Antiracisme

idéologie politique opposée au racisme
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Poignée de main amicale entre un Noir et un Blanc, souvent représentée comme le symbole de l'antiracisme.

L’antiracisme, parfois orthographié anti-racisme, est une idéologie politique désignant et incluant les opinions, les actions, les mouvements et les politiques mises en place, adoptées, ou développées pour lutter et s'opposer à toutes formes de racismes et de discriminations

l'Antiracisme promeut une société où les individus, citoyen(s) et citoyenne(s) de n'importe quel pays du monde ne subissent pas de discrimination(s) sur la base de leur appartenance ethnique, religieuse, ou physique.

De par sa nature, l'Antiracisme avance la vision que le racisme dans une société est à la fois pernicieux et socialement, voire économiquement pénalisant et que des changements politiques, économiques et/ou sociaux sont nécessaires pour l'éradiquer. Selon la sociologue Micheline Labelle, comme le Multiculturalisme et l'Interculturalisme, c'est l'une des formes de traitement de l'altérité[1].

Histoire de l'antiracismeModifier

C'est dans un contexte d'après-guerre que la catégorisation du racisme se définit et ce, autour de trois axes principaux : les mouvements de libération des peuples colonisés, l'antisémitisme européen et les mouvements anti ségrégations et anti Apartheid, ainsi que sous l'influence de penseurs tels que Jean-Paul Sartre, Franz Fanon, et Claude Levi-Strauss[2]. L'ONU jouera un rôle important en 1945, puis en 1950, avec sa Déclaration sur les races et les préjugés raciaux[2].


En EuropeModifier

En FranceModifier

En France, l'antiracisme semble s'être développé avec notamment :

  • la création de la Société des amis des Noirs, contre l'esclavage au début du XIXe siècle jusqu'à l'abolition de 1848,
  • la défense du capitaine Alfred Dreyfus,
  • la lutte contre le racisme pseudo-scientifique à la fin du XIXe siècle,
  • le mouvement anticolonialiste[3],
  • le principe de l'égalité des races en 1919,
  • l'antiracisme contemporain, depuis l'émergence de la seconde génération (Les Français issus de l'immigration maghrébine et subsaharienne) au tournant des années 1970 et 1980 :
    • la lutte contre les violences policières et les homicides racistes de 1975 au milieu des années 1980,
    • la lutte contre le Front national et ses idées dans les années 1980 et 1990,
    • la lutte contre les « quartiers-ghettos » à partir des années 1990,
    • la lutte contre les discriminations raciales depuis la fin des années 1990,
    • la luttes mémorielles à propos de la colonisation, des traites et de l'esclavage depuis 1998 et 2005.

En AmériqueModifier

Évolution et diversité des conceptions et des actions de l'antiracisme en FranceModifier

Positivement et dans son sens le plus général, l'antiracisme souhaite que tous puissent vivre dans une société plurielle, où nul n'aurait à souffrir de discrimination pour des raisons ethniques. Selon les lieux et les époques il est porté par l'ONU, l'Unesco, des États ou d'autres collectivités, ONG est institutions, ou encore par des individus[4].

Évolution des manifestations racistesModifier

Selon Jean-Baptiste François, « les manifestations du rejet de l'autre ont évolué. Elles se fondent moins sur des critères biologiques que sur des aspects culturels ou religieux. Le racisme exprime davantage une peur de voir son identité remise en question par d'autres »[5][source insuffisante].

Pour le sociologue Alain Mergier[6] : « Plutôt que sous la forme d'une idéologie, le racisme émerge bien davantage dans les milieux fragilisés comme une réaction aux expériences de la vie quotidienne : des différences dans les habitudes alimentaires ou des coutumes peuvent aboutir à un rejet brutal d'autres catégories de personnes jugées comme incompatibles ».

Selon Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNDCH), Internet est « devenu un amplificateur » de l'expression raciste[7].

Rareté et diversité des analysesModifier

Alors que les études portant sur le racisme se comptent par milliers, celles qui portent sur l’antiracisme en général[8], dans l'éducation[9] ou face à tel ou tel groupes haineux[10] se comptent sur les doigts d’une seule main note en 2019 l'anthropologue Wiktor Stoczkowski (directeur d'étude à l'EHESS)[11].

L'antiracisme n'est pas un courant uniforme, et la notion de racisme est fluctuante dans l'Histoire avec par exemple selon Pierre-André Taguieff en 1989 : « l'anti-esclavagisme devenu anticolonialiste ou assimilationiste », « l'anti-antisémitisme, de l'antigermanisme retraduit en antifascisme, de l'anti-occidentalisme tiers-mondiste »[8]

  • refuser les approches idéologiques et « biologisantes » mises en place au XIXe siècle et notamment reprises par le nazisme au XXe siècle, qui ont justifié[12],[13],[14] des traitements inégalitaires jusqu'à des tentatives d'éradiquer des populations entières (génocide, « purifications ethniques »), au motif qu'il existerait des « races » inférieures2[Quoi ?], approche aujourd'hui totalement discréditée, scientifiquement, et institutionnellement ;
  • ne pas traiter les individus selon leurs différences (culturelles, ethnique, religieuses), au contraire d'une nouvelle forme de racisme qui selon P-A Taguieff, souvent au nom du concept notamment mis en avant par le christianisme de « respect de l'autre »[8], parfois instrumentalisé par des individus ou groupes racistes[8], peut aboutir enfermer les individus dans leurs identités d'origine, éventuellement dans des quartiers susceptibles de devenir des ghettos
  • mettre en valeur ces différences (culturelles…), par une discrimination positive ou un différentialisme culturel ;
  • refuser l'expression ostentatoire de spécificités socioculturelles ou religieuses

L'antiracisme s'inscrit souvent dans une attitude plus large d'altruisme, de défense des libertés, ou d'antisexises[15] et d'autres formes d'égalité des droits, avec dans certains selon PA Taguieff des possibilités de dérives amenant à combattre une intolérance par une autre, au nom du Mal absolu, jusqu'à obtenir l'effet inverse[8].

Pour Philippe Raynaud, l'antiracisme est pour la gauche, « à la fois un thème fédérateur et une source de divisions », car d'un côté l'antiracisme unit la gauche pour une cause jugée grande, à la manière de l'antifascisme, mais de l'autre il divise les partisans de l'universalisme républicain et ceux du multiculturalisme, il divise encore sur la place de l'Islam[16]. Les formes d'antiracisme sont parfois classées selon deux mots-clé : « diversité » et multiculturalisme[16]. Certaines personnes et associations revendiquent la discrimination positive, tandis que d'autres s'y opposent.

Diversité des programmes d'actionModifier

L'un des moyens d'œuvrer contre le racisme du quotidien (et des cours d'école parfois) est d'y faire réfléchir les élèves en le milieu scolaire[17] et dès la maternelle[18], au collège[19]. Philippe Castel[20] fait valoir que « dès la maternelle, l'enfant développe une compétence à distinguer les choses. C'est sans doute le moment le plus propice pour commencer à percevoir la différence sans en avoir peur ni la rejeter ». L'antiracisme est l'une des valeurs de la république (liberté, égalité, fraternité…) et donc de l'école, lieu de socialisation et d'éducation civique ; le ministère de l'Éducation nationale a fait de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme « Grande cause nationale 2015, mettant en avant l’impératif de « faire vivre » cette cause à travers un « parcours éducatif citoyen »[21][réf. non conforme] ; En France après les attentats de , l’Éducation nationale a rappelé que c'est l’un des thèmes importants de l’action éducative[22].

Mouvements antiracistes en FranceModifier

 
Manifestation antiraciste à Paris en 2014.

En France, depuis la loi Pleven de 1972, les associations antiracistes peuvent se porter partie civile devant les juridictions pénales. Les plus connues sont SOS Racisme (9 000 adhérents[23]), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP, 5 000 adhérents[23]), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA, 5 000 adhérents[23]), la Ligue des droits de l'homme (LDH, 10 000 adhérents[23]), etc.

La LICRA sous la présidence de Patrick Gaubert jusqu'en 2010 s'était focalisé sur la lutte contre l'antisémitisme, ce qui, selon Le Monde, avait réduit son influence médiatique[23]. Idem pour le MRAP qui, selon la journaliste Elise Vincent, luttait beaucoup jusqu'en 2012 contre l'islamophobie[23].

Racisme antiblancModifier

Le cas du racisme antiblanc a longtemps divisé les associations antiracistes françaises. Alain Jakubowicz, le nouveau président de la LICRA, « mesure que le vocable de racisme anti-Blancs est équivoque car ceux qui l'utilisent viennent souvent de l'extrême droite. Mais on n'est plus dans les années 1980. La société a changé, le mouvement antiraciste n'a pas suivi ces évolutions, et nous avons perdu en crédibilité »[23]. La LICRA se porte partie civile pour la première fois en 2012 dans le cas d'une de ces affaires, soutenue par le MRAP. SOS Racisme considère que tous les racismes « tout court » doivent être combattus, la LDH considère que le racisme antiblanc n'existe pas car « ça va banaliser l'idée que tout le monde est raciste ». Le PIR pense que « les véritables racisés » sont les immigrés originaires des anciennes colonies françaises et leurs descendants[23]. En Belgique, BePax considère qu'on ne peut pas parler de racisme anti-blanc car les populations majoritaires ne sont jamais la cible de discriminations structurelles. Il peut y avoir des insultes ou du harcèlement mais ce n'est pas du racisme en tant que tel[24].

L'expression « racisme antiblanc » est contestée par la majorité des chercheurs[n 1] en sciences sociales qui rappellent l'importance du contexte historique et social. Ils font ainsi une distinction conceptuelle entre le racisme des dominants — inscrit dans l'organisation sociale, il est systémique ou structurel — et l’existence de certains comportements individuels relevant de la haine raciale. Ces auteurs considèrent que la notion de racisme anti-Blancs n'est pas pertinente dans des sociétés où les Blancs sont en position de domination. Magali Bessone, professeure en philosophie politique à l'université Panthéon-Sorbonne, écrit par exemple que cette notion n'est pas pertinente « dans des sociétés où les Blancs sont en position de domination. [Ce qui] n’empêche pas l’existence de comportements individuels que l’on peut désigner dans ce cas comme relevant de la haine raciale[26] ». De même, Éric Fassin soutient que « lorsqu'on parle de racisme anti-Blanc, on revendique une conception purement individualiste, alors que le racisme repose sur des rapports sociaux. Le racisme est un phénomène de domination sociale, donc, par définition, il ne peut pas être symétrique »[27].

Critiques en FranceModifier

Des approches critiques des idéologies antiracistes ont été avancées :

Le politologue Alain de Benoist chef de file de la Nouvelle Droite cite le politologue et historien des idées Pierre-André Taguieff qui a proposé des analyses dans La Force du préjugé (1988) et dans plusieurs ouvrages ultérieurs. Benoist considère que Taguieff « n'a pas eu de mal à montrer les faiblesses intrinsèques de cet antiracisme humanitaire et médiatique, commémoratif, juvénile et lacrymal » et les faiblesses conceptuelles intrinsèques des associations antiracistes[28]. Taguieff met selon lui en évidence les « contradictions idéologiques » de l'antiracisme, son « inefficacité dûment constatée » et dénonce sa « stratégie cynique d'occupation du terrain médiatique » et sa « méthode de « diabolisation » de l'adversaire »[28].

À la suite de la Conférence de Durban II boycottée par plusieurs pays et où certaines délégations qualifient l'État israélien de raciste, le philosophe français Alain Finkielkraut dénonce l'antiracisme comme vecteur de la persécution et du fanatisme : « la persécution, le fanatisme contemporain ont une prédilection pour les atours de la lutte contre la discrimination et contre l'exclusion. On ne porte plus la croix gammée, on la colle sur ceux qu'on veut abattre. » Dans cette perspective, l'antiracisme a perdu sa nature de rejet du racisme et devient une rhétorique artificielle qui sert à cacher les turpitudes des pays du Tiers monde[29]. Finkielkraut définit l'antiracisme comme « l'idéologie de notre temps » qui réduit la complexité du monde pour ne dresser que « deux camps : les oppresseurs et les opprimés »[30]. Il avance également que par un retournement historique l'antisémitisme « parle la langue de l'antiracisme »[31]. C'est un argumentaire proche que reprend Gilles-William Goldnadel pour qui l'antiracisme « a favorisé l’émergence du communautarisme » en France et ses débordements[32].

Pascal Bruckner voit l'idéologie affichée par des régimes autoritaires - notamment à la tribune de l'ONU - être propagée sous les apparences de la lutte contre le racisme[33]. Il condamne également un « pathos antiraciste » qui empêcherait d'analyser la situation présente de la France[34].

Pour le sociologue Paul Yonnet, l'antiracisme peut consister à remplacer la lutte des classes par la lutte des « races ». Professant un différentialisme destructeur de l'assimilation culturelle, l'idéologie antiraciste provoquerait en retour une réaction identitaire dont l'extrême droite serait bénéficiaire. En conséquence l'antiracisme nourrirait pour lui le racisme[35]. Étudiant l'histoire de l'antiracisme et notamment de SOS Racisme, Paul Yonnet condamne sévèrement le rôle joué par l'association qui, selon lui, a réintroduit la notion de race au cœur du débat national[36]. Il conclut que la France est le seul pays où l'antiracisme a conquis l’appareil d’État et obtenu une telle influence dans les réseaux de pouvoir[35],[37].

Philippe Raynaud critique la façon dont certaines formes d'antiracisme conduiraient à une réinterprétation intéressée de l'histoire de France et la nourriture du ressentiment dans une logique victimaire, qui trouverait en la personne de Dieudonné son porte-parole médiatique[16].

Pour le géographe Christophe Guilluy, la posture antiraciste comme la posture antifasciste est une manière aisée pour la France d’en haut de disqualifier tout diagnostic social, de se fermer aux revendications des classes populaires en les ostracisant. Devenue « une arme de classe », elle est sans rapport avec la réalité dans une France où le niveau de violence raciste reste très bas par rapport à la situation aux États-Unis ou au Royaume-Uni[38]. Elle provoque enfin « un assèchement complet de la pensée » qui laisse en dehors du cadre de la réflexion la question sociale, celle des flux migratoires, de l’insécurité culturelle ou encore du modèle économique et territorial[38].

Voir aussiModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Antiracisme.

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BibliographieModifier

  • Adler F.H & Adler M.H (1997) Différence, antiracisme et xénologique. L'Homme et la Société, 125(3), 59-67.
  • Balibar, É. (1996) Racistes et antiracistes. Le Courrier de l'Unesco, 49(3), 14-16.
  • Benelli N, Delphy C, Falquet J, Hamel C, Hertz E & Roux P (2006) Les approches postcoloniales: apports pour un féminisme antiraciste. Nouvelles questions féministes, 25(3), 4-12.
  • Correia, I. A. F. F., Brito, R., Vala, J., & Perez, J. (2001). Normes antiracistes et persistance du racisme flagrant : Analyse comparative des attitudes face aux Tziganes et face aux noirs au Portugal. Manuscrito não publicado (résumé).
  • Costa, S. (2010). Au-delà du métissage. Antiracisme et diversité culturelle sous les deux gouvernements Lula. Problèmes d’Amérique latine, (4), 91-110 (résumé).
  • Gibb R (2003) Constructions et mutations de l'antiracisme en France. Journal des anthropologues. Association française des anthropologues, (94-95), 165-179.
  • Eckmann M & Davolio M.E (2017) Pédagogie de l’antiracisme : Aspects théoriques et supports pratiques. Éditions ies (résumé).
  • Gallissot R (1985) Misère de l'antiracisme : racisme et identité nationale, le défi de l'immigration (vol. 1), Éditions de l'Arcantère.
  • Raynaud P (2007) L'extrême-gauche plurielle, La fracture coloniale (chap. 2), éditions Autrement.
  • Marhraoui A (2005) La lutte contre le racisme en l'absence de politique antiraciste : Le cas du Québec (1990-2004). Nouvelles pratiques sociales, 17(2), 31-53.
  • Meyran R (2000) Races et Racisme : Les ambiguïtés de l'antiracisme chez les anthropologues de l'Entre-deux-guerres[PDF], Gradhiva, (27), 63-76.
  • Reynaud-Paligot C (2015) Races, racisme et antiracisme dans les années 1930. Presses universitaires de France.
  • Stoczkowski W (2007) Racisme, antiracisme et cosmologie lévi-straussienne. Un essai d’anthropologie réflexive (no 182, p. 7-51). Éditions de l’EHESS.
  • Taguieff P-A (1988), La Force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles| éditions La Découverte, coll. « Armillaire » (ISBN 978-2-7071-1719-9).
  • Taguieff P-A (1993) Comment peut-on être antiraciste ?, Esprit (1940-), 36-48.
  • Taguieff P-A (1995) Les fins de l'antiracisme : essai, Éditions Michalon.
  • Yonnet P (1993), Voyage au centre du malaise français. L'antiracisme et le roman national, Gallimard, coll. « Le Débat », Paris.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

NotesModifier

  1. Selon un article du Monde, publié en 2012, « Parmi ces spécialistes, une seule voix est discordante : celle de Pierre-André Taguieff […] »[25].

RéférencesModifier

  1. Labelle, M. (2015). Multiculturalisme, interculturalisme, antiracisme : le traitement de l’altérité. Revue européenne des migrations internationales, 31(2), 31-54.
  2. a et b Labelle, Micheline, 1940- auteur., Racisme et antiracisme au Québec : discours et déclinaisons (OCLC 1132122753, lire en ligne)
  3. Siblot P (1989) De l'anticolonialisme à l'antiracisme: de silences en contradictions. Mots. Les langages du politique, 18(1), 57-74.
  4. Meyran R (2000) Races et Racisme : Les ambiguïtés de l'antiracisme chez les anthropologues de l'Entre-deux-guerres[PDF] | Gradhiva, (27), 63-76.
  5. La Croix, mercredi , p. 2.
  6. directeur du Cabinet Wei, cité par La Croix, op. cit.
  7. « Comment le racisme s'est déplacé sur Internet », sur lefigaro.fr (consulté le 10 août 2018).
  8. a b c d et e Taguieff P.A (1989) Réflexions sur la question antiraciste. Lignes Revue, (12), 15-53.
  9. F. Ouellet et M. Page (dir.), ouvr. cité ; R. Grinter, « Multicultural or antiracist education? The need to choose », dans J. Lynch, C. Modgil et S. Modgil (1992) Cultural Diversity and the Schools, vol. 1: Education for Diversity: Convergence and Divergence, Londres, The Falmer Press, p. 95-111 ; M. Mc Andrew, « L'éducation interculturelle au Québec dix ans après », Revue Impressions, cégep Saint-Laurent, , p. 5-7.
  10. Bataille P & Juteau D (1994) Les conduites des antiracistes militants et des groupes communautaires en réponse à l'activité des groupes haineux : une étude en Ontario et au Québec, rapport remis à Multiculturalisme et Citoyenneté Canada, Ottaw.
  11. Figures ancestrales ; « Est-ce que les chercheurs deviennent parfois crédules en dépit de leur science, ou plutôt à cause de leur science ? » Dans un essai aussi original que déstabilisant l'anthropologue Wiktor Stoczkowski ose poser cette question sacrilège à propos d'un ancêtre : Émile Durkheim ; .
  12. G. Le Bon ((1895) Loi psychologique de l'évolution des peuples[PDF], Paris.
  13. Alean M & Vacher de Lapouge (1899) L'Aryen. Son rôle social, Paris.
  14. A. Fontenoing & A. de Gobineau (1940), Essai sur l'inégalité des races humaines, Paris, Firmin-Didot [1852].
  15. Delphy C (2006) Antisexisme ou antiracisme ? Un faux dilemme. Nouvelles questions féministes, 25(1), 59-83.
  16. a b et c L'extrême-gauche plurielle, La fracture coloniale, Perrin, 2007, chap. 2.
  17. Potvin, M., McAndrew, M., & Kanouté, F. (2006) L'éducation antiraciste en milieu scolaire francophone à Montréal: diagnostic et perspectives. Ministère du Patrimoine Canadien/Chaire de recherche du Canada Éducation et rapports ethniques.
  18. Potvin M & Carr P (2008) La « valeur ajoutée » de l’éducation antiraciste : conceptualisation et mise en œuvre au Québec et en Ontario[PDF] | Éducation et francophonie, 36(1), 197-216.
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  20. Chercheur en psychologie sociale à l'Université de Bourgogne, cité par La Croix, op. cit.
  21. [1].
  22. Dhume F (2016) Comment l'antiracisme devint une «valeur de l'école.
  23. a b c d e f g et h Le « racisme anti-Blancs » divise les antiracistes, Elise Vincent, lemonde.fr, .
  24. « Le racisme « anti-blanc » n'existe pas ! », sur BePax (consulté le 23 mars 2018).
  25. Elise Vincent, « « Racisme anti-Blancs » : la formule qui fâche », sur lemonde.fr, .
  26. Séverine Kodjo-Grandvaux, « Racisme : « La couleur demeure un marqueur de privilèges » », sur lemonde.fr, (consulté le 11 janvier 2020)
  27. Louis Chahuneau, « Une association réveille le débat sur le « racisme anti-Blanc » », Le Point, (consulté le 7 juillet 2018).
  28. a et b L'IMMIGRATION AUTREMENT Intégration ou assimilation ?[PDF], Revue Éléments, p. 15
  29. Alain Finkielkraut sur Durban II.
  30. « L'antiracisme est l'idéologie de notre temps », entretien, lexpress.fr, .
  31. Alain Finkielkraut : « L'antisémitisme contre Israël parle la langue de l'antiracisme », actuj.com, .
  32. Le réquisitoire de Goldnadel : de l'antiracisme à l'antisémitisme, Gilles William Goldnadel, lefigaro.fr, .
  33. (fr) « L’antiracisme, nouvelle idéologie des dictatures. », Pascal Bruckner, Libération le .
  34. Pascal Bruckner : « Cet attentat abominable doit nous ouvrir les yeux », entretien, lefigaro.fr, .
  35. a et b Paul Yonnet, Voyage au centre du malaise français, Gallimard, 1993.
  36. Paul Yonnet, fin de partie…, marianne.net, .
  37. Alexandre Devecchio, « Paul Yonnet, mémoires d'outre-tombe », Le Figaro Magazine, semaine du , page 42.
  38. a et b Christophe Guilluy : "La posture antifasciste et antiraciste de la France d’en haut est devenue une arme pour protéger son modèle face aux gens d’en bas dont on délégitime les diagnostics en les assimilant à du populisme", atlantico.fr, 27 avril 2017