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Ambert

commune française du département du Puy-de-Dôme
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ambert (homonymie).

Ambert
Ambert
La mairie ronde (ancienne halle aux grains).
Blason de Ambert
Héraldique
Ambert
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert (chef-lieu)
Canton Ambert (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Ambert Livradois Forez
(siège)
Maire
Mandat
Myriam Fougère
2014-2020
Code postal 63600
Code commune 63003
Démographie
Population
municipale
6 743 hab. (2015 en diminution de 2,56 % par rapport à 2010)
Densité 111 hab./km2
Population
aire urbaine
11 044 hab. (2013[1])
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 01″ nord, 3° 44′ 33″ est
Altitude Min. 514 m
Max. 1 365 m
Superficie 60,48 km2
Localisation

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Ambert

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Ambert
Liens
Site web ville-ambert.fr

Ambert (Embar en auvergnat[2],[3]) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Issoire, Riom et Thiers. Ses habitants sont appelés les Ambertois.

La ville est réputée pour sa gastronomie. La fourme d'Ambert est un fromage renommé, autrefois produit dans les jasseries du Forez en période d'estive. Ce bourg a pour particularité d'avoir une mairie ronde qui est l'ancienne halle aux grains, le centre médiéval a conservé des maisons à colombages.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans le sud-est du département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle faisait partie de l'ancienne région administrative de l'Auvergne.

Thiers se trouve à 52 km au nord de la commune, Issoire à 58 km à l'ouest et Clermont-Ferrand à 75 km au nord-ouest.[4]

Ambert se situe dans la plaine d'Ambert entourée à l'est par les monts du Forez et à l'ouest par les monts du Livradois.

Lieux-dits et écartsModifier

 
La ville d'Ambert s'étend au pied des monts du Livradois et du Forez.

Aubignat, la Barge, la Baratte, Beauvialle, la Bégonie, la Besseyre, Bioras, Boisseyre, les Bordes, la Borie, Bost, les Bracons, la Brugerette, les Bruyères, les Bruyères de Chanabert, Les Bruyères de Châtelet, Bunangues, les Caires, le Champ de la Jarrige, le Champ de Clure, Chanabert, la Chardie, Châtelet, Chaudabris, les Chaux, Cleurettes, la Collange, la Combe, Combrias, Combris, le Cros de Dore, le Cros de Montgolfier, Daragon, Étagnon, le Faveyrie, la Fougedoire, le Fournet, la Garde, la Gerle, Germanangues, Gonlaud, Goyes, le Grand Cheix, Grandsaigne, Gratarelles, Ladrye, Ligonne, Longechaud, les Loyes, Magnarot, Marcheval, le Mareynat, le Mas de la Farge, la Masse, Maufre, Meydat, le Monteix, le Montel, Montgolfier, Moulin de la Sagne, le Moulin du Lac, la Murette, Nouara, Paneton, Pellegrole, les Perriers de Valeyre, la Planche, Pomeyrolles, Pont de Chauttes, Pouteyre, le Poyet Marraud, le Poyet Valentin, Pradelles, Reveret, la Ribbe Basse, Richard de Bas, la Rodarie, la Roche, Rodde, la Sagne, Saint-Pardoux, Saint-Pierre, Saint-Roch, Chez le Soldat, Terre Rouge, la Tolle, Valeyre, la Vaure, les Vergnes sous Goye, la Vernadelle, Viallis, Villeneuve, le grand Vimal, le petit Vimal, les Virands, la Visseyre, Zol[Note 1].

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est traversée, en dehors de la zone urbanisée, par le cours de la Dore, affluent de l'Allier. Le ruisseau de Valeyre et le ruisseau du Cros traversent également la commune[5]. Ambert dispose aussi d'un plan d'eau à l'ouest du centre ville.

ClimatModifier

Tableau climatologique station d'Ambert Le Poyet (555 m) sur la période 1981-2010 (en service depuis 1993)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,2 −1,7 −0,2 2,4 6,4 9,3 11,1 10,7 7,2 5,2 1,2 −1,4 4
Température moyenne (°C) 2,1 3,3 5,9 8,6 12,9 16,5 18,4 18 13,9 10,9 5,5 2,5 9,9
Température maximale moyenne (°C) 6,4 8,2 12 14,8 19,5 23,6 25,7 25,3 20,6 16,6 9,9 6,4 15,8
Record de froid (°C)
date du record
−17,4
20/01/2017
−21
05/02/2012
−22,1
01/03/2005
−9
08/04/2003
−3,8
06/05/2002
−0,7
04/06/2001
1,5
17/07/2000
−0,2
30/08/1998
−2,5
14/09/1996
−10
31/10/1997
−13,2
22/11/1998
−19,8
30/12/2005
−22,1
01/03/2005
Record de chaleur (°C)
date du record
20,3
30/01/2002
23,1
18/02/1998
27,2
17/03/2004
27,9
30/04/2005
31,1
23/05/2009
37,2
22/06/2003
38,5
07/07/2015
38
13/08/2003
32,7
04/09/2005
28,5
12/10/2001
25
08/11/2015
17,7
05/12/2006
37,7
04/08/2017
Nombre de jours avec température minimale ≤ −10 °C 1,7 0,8 0,2 0 0 0 0 0 0 0,1 0,3 1,8 4,8
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 8,2 6,4 3,8 0,4 0 0 0 0 0 0,6 3 6,2 28,7
Nombre de jours avec gel 20,7 17,8 16,6 8,6 1,4 0,1 0 0,2 1,1 3,7 11,9 19,2 101,1
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 4 2,1 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0,6 3,7 10,9
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0,1 0,5 4,5 12,4 17,8 15,5 5,8 0,7 0 0 57,3
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0,2 3,8 6,3 6,4 0,7 0 0 0 17,3
Ensoleillement (h) 91,2 115,6 162,5 167,2 196,7 250,8 259,6 215,6 182,3 139,9 83,4 73,5 1 938,3
Record de vent (km/h)
date du record
75,6
13/01/1998
97,6
05/02/2014
88,9
03/03/2017
105,5
28/04/2012
90,4
21/05/2014
75,6
05/06/2002
111,2
11/07/2010
90
06/08/1999
85
16/09/2015
85
18/10/2012
90
12/11/2017
100,8
27/12/1999
111,2
10/07/2010
Précipitations (mm) 57,8 50 46,6 69,9 91,5 73 86 88,8 87,5 83,8 83,1 55,3 873,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
29
24/01/1994
25,2
17/02/1995
31,5
23/03/2017
61,4
26/04/1998
64,6
17/05/1999
71,6
24/06/2005
116,5
22/07/2004
136,5
24/08/2009
67,6
01/09/2011
67,2
21/10/2008
82,4
12/11/1996
81,6
01/12/2003
136,5
24/08/2009
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 10,4 9,5 8,6 10,7 10,9 8,3 9,5 9,9 9,6 10,3 10,8 10,9 119,4
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,5 3,7 3,2 4,7 5,4 4,6 4,9 4,8 5 5,1 4,8 2,9 53,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,6 1,1 1,2 1,9 3,2 2,2 2,6 2,5 2,9 2,3 2,2 0,9 24,8
Source : Météo-France, disponible sur Météociel [2]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,4
−2,2
57,8
 
 
 
8,2
−1,7
50
 
 
 
12
−0,2
46,6
 
 
 
14,8
2,4
69,9
 
 
 
19,5
6,4
91,5
 
 
 
23,6
9,3
73
 
 
 
25,7
11,1
86
 
 
 
25,3
10,7
88,8
 
 
 
20,6
7,2
87,5
 
 
 
16,6
5,2
83,8
 
 
 
9,9
1,2
83,1
 
 
 
6,4
−1,4
55,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Ambert est située au carrefour des routes départementales 906 (à 72 km du Puy-en-Velay vers le sud, 55 km de Thiers et à 91 km de Vichy vers le nord) et 996 (à 60 km d'Issoire par les monts du Livradois ; à 45 km de Montbrison et 75 km de Saint-Étienne par les monts du Forez). Ambert est la seule sous-préfecture du Puy-de-Dôme à ne pas être desservie par l'autoroute.

Il existe d'autres routes départementales traversant Ambert :

Ligne ferroviaireModifier

Ambert possède une gare sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac qui n'est plus exploitée par la SNCF depuis le milieu des années 80. Elle est toutefois empruntée par les trains de l’association AGRIVAP qui assurent des circulations touristiques entre Ambert et La Chaise-Dieu pendant la haute saison[6].

Le chemin de fer est arrivé sur la commune le 5 mai 1885 avec la mise en service de la gare d'Ambert par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)[7].

Transports en communModifier

Ambert est desservie par trois lignes du réseau départemental Transdôme[8] et trois lignes d'autocars du réseau TER Auvergne-Rhône-Alpes :

Réseau Ligne Tracé
Transdôme 2 Arlanc ↔ Ambert ↔ Thiers ↔ Clermont-Ferrand (gare routière)[9]
13 Ambert ↔ Vertolaye[10]
15 Valcivières ↔ Ambert[11]
TER ARA 19 VichyThiers ↔ Ambert – Correspondance à Vichy pour Paris ou Lyon[12]
27 Le Puy-en-VelayLa Chaise-DieuArlanc ↔ Ambert le lundi matin vers Le Puy et le vendredi après-midi depuis Le Puy[13]
82 Clermont-Ferrand ↔ Thiers ↔ Ambert – Correspondance à Pont-de-Dore pour Clermont-Ferrand[14]

ToponymieModifier

L'ouvrage collectif Ambert et son église : 1471-1971[15] avançait, en 1971, dans le premier article du recueil, signé M. Tartas et intitulé « Le Pays d'Ambert», l'origine celtique, voire gauloise, du nom « Ambert », dérivé selon l'auteur d'une variante « Ambertitus » dans laquelle importerait le suffixe « -rito » ou « -ritu », qui signifierait « le gué fréquenté ».

Dans son Guide de l'Auvergne mystérieuse[16], Annette Lauras-Pourrat (fille d'Henri Pourrat), reprenait cette hypothèse et rapportait que le nom d'Ambert dériverait d'Amberitus qui aurait signifié, à l'époque gallo-romaine, le gué sur la rivière (la Dore).

Cette hypothèse est à rapprocher des éléments indiqués par Xavier Delamarre dans son Dictionnaire de la langue gauloise[17]. Ce dictionnaire donne comme équivalent, pour le mot gaulois « ambe », le mot « rivière », et pour le mot gaulois « ritus », le mot « gué », ce qui validerait l'expression « gué de la rivière ». Cette hypothèse était également avancée par l'anthroponymiste et toponymiste Marie-Thérèse Morlet, dans son Dictionnaire étymologique des noms de famille[18].

Selon Ernest Nègre, Ambert proviendrait par contre du nom de personne germanique romanisée Ambertus: Ambert en 1095[19].

HistoireModifier

 
Dolmen de Boisseyre.

Selon une thèse non attribuée citée par Annette Lauras-Pourrat[16], les Ambertois pourraient être « les Ambivareti dont César rapporte la dissidence d'avec les Arvernes et qui, même après Alésia, demeurèrent insoumis », ajoutant que ce nom pourrait être associé à « ceux qui sont défendus de toute part » (par les montagnes).

Jusqu'au XVe siècle, le bourg d'Ambert était morcelé en trois quartiers spécifiques, correspondant à une division ternaire de la société : un quartier marchand, un quartier ecclésiastique et monastique, et un quartier « seigneurial ». Ils sont réunis à la construction de l'enceinte fortifiée dite des 19 tours (aujourd'hui disparue).

 
Maison à colombages du XVe siècle, place des Minimes.

Au XVIe siècle, la ville fut éprouvée par les suites du massacre de la Saint-Barthélemy. Des Huguenots, commandés par le capitaine Merle, s'emparent de la ville en 1574, firent subir des pillages, des massacres et autres sévices à la population majoritairement catholique. La ville fut ensuite reprise par les catholiques.

Le brigand et contrebandier Mandrin fit un passage à Ambert le 12 octobre 1754 [réf. nécessaire]. ; il existe dans la ville une tour Mandrin.

Ambert fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Les papetiers d'AmbertModifier

Les origines de la papeterie livradoise datent de la deuxième moitié du XVe siècle selon les historiens[20] . Etude complétée ici [21].

Pendant trois siècles, cette industrie du papier a prospéré, les maître-papetiers d'Ambert fabriquaient du papier d'excellente qualité qu'ils vendaient aux imprimeurs de Lyon puis à Paris. Les premiers tirages de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert, furent imprimés en 1751 sur du papier d'Ambert[22].

Plusieurs familles de papetiers faisaient tourner les moulins qui ont gardé leurs noms dans les trois vallées de La Forie, Valeyre et Chadernolles.

Une légende[22], créée au XIXe siècle par la famille Montgolfier, voudrait donner aux papeteries d'Ambert une origine remontant aux Croisades. « Jean Montgolfier croise en 1147. Il est capturé et fait prisonnier par les Turcs. Il besogne trois ans à Damas dans un Khaghidkaneh (moulin à papier) sur les rives du Nahrbarada. Il s'enfuit avec deux compagnons. Ils emportent dans leurs bagages quelques échantillons de la Charta Damascena (feuille du papier de Damas) et dans leurs têtes les secrets de sa fabrication. De retour à Ambert, près de la Forie, au bord du Batifol, ils achètent un vieux moulin à farine qu'ils convertissent en moulin à papier[23]. » Pourtant comme d'autre familles de papetiers d'Ambert, les Montgolfier ne sont connus comme fabriquants de papier qu'avec le dernier quart du XVIe siècle [22].

Au début du XIXe siècle la concurrence est l'une des causes du déclin de la papeterie livradoise.

Ambert avait aussi pour spécialité, dès le XVIIe siècle, des métiers du tissage, de la passementerie, de la tresse et du lacet, de la broderie et de la fabrication de chapelets.

  Blasonnement :
D'azur, à la croix d'argent cantonnée de quatre trèfles d'or.
Commentaires : On rencontre cependant D’azur au gammadion d’argent, écartelé de trèfles de sinople.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1893 1900
(décès)
Antoine Ledieu-Bazin Républicain Conseiller général du canton d'Ambert (1892 → 1900)
1901 1908 Adrien Farjon    
1908 1932 Georges Courtial Centre droit Conseiller général du canton d'Ambert (1910 → 1932)
1932 1938 Louis Bonnet    
1938 1944 Raymond Lachal AD Employé de la Caisse d'épargne
Député du Puy-de-Dôme (1932 → 1942)
Conseiller général du canton d'Ambert (1932 → 1940)
1944 1954
(décès)
Claudius Penel RGR Médecin
Conseiller général du canton d'Ambert (1949 → 1954)
1954 1976 Robert Lacroix RGR puis DVG Conseiller général du canton d'Ambert (1954 → 1973)
Georges Chanoine UDF-PR Agent immobilier
Conseiller général du canton d'Ambert (1979 → 2004)
Jean Aulagnier UDF puis MoDem Universitaire
Conseiller régional d'Auvergne (2004 → 2010)
Christian Chevaleyre DVG Commerçant retraité
Président de la CC du Pays d'Ambert (2008 → 2011)
mars 2014 en cours Myriam Fougère LR Inspectrice de l'Éducation nationale
Conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes (2015 → )

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2015, la commune comptait 6 743 habitants[Note 2], en diminution de 2,56 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5405 9266 1366 9227 6508 0167 8848 0178 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 7037 6617 4467 6257 7897 7278 2117 9077 709
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 6487 5817 8637 0917 1166 8626 8777 0046 849
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7 1607 3287 6037 7227 4207 3097 0577 0166 975
2013 2015 - - - - - - -
6 8346 743-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

AnimationsModifier

  • Médiathèque Alexandre-Vialatte.
  • Chaque année, la cyclosportive Les Copains a lieu à Ambert et dans sa région ; le départ se déroule au « coin » de sa mairie (ronde).
  • Chaque année également, le Festival de danses et musiques du Monde La ronde des copains du Monde anime pendant une semaine la petite ville auvergnate.
  • Les Fourmofolies rassemblent les amoureux de la Fourme d'Ambert et des fromages AOP d'Auvergne. Biennal de 1997 à 2015, l'événement est de nouveau programmé les 6 et 7 août 2016.
  • Gare d'Ambert de la ligne touristique du Livradois-Forez, exploitée par AGRIVAP Les trains de la découverte, en saison[6].
  • Depuis 2008, la manifestation « Ambert côté jardin » se déroule en avril. Elle propose de faire découvrir le patrimoine jardiné de la ville avec un regard sur le développement durable.
  • Le Centre Culturel Le Bief - Programmation culturelle.

Randonnée sur la communeModifier

  • Chemin des Papetiers.

ÉconomieModifier

 
La gare d'Ambert.
  • Ambert était le siège d'une chambre de commerce et d'industrie.
  • Filière bois, fromage (fourme d'Ambert), tourisme, fabrication de tresses et câbles.
  • Indissociable du bassin d'Ambert, le groupe familial Omerin, a été créé il y a plus d'un siècle (entreprise artisanale de lacets). Il est aujourd'hui un important acteur économique de la région Auvergne ainsi que le premier fabricant français de fils et câbles de sécurité incendie, le premier fabricant mondial de fils et câbles isolés silicone[28] et de fils et câbles pour conditions extrêmes (hautes et basses températures[29]). Le groupe est aussi le premier fabricant de gaines isolantes tressées ainsi que le premier tresseur européen de fibre de verre. OMERIN dispose aujourd’hui de 9 sites de production et de 11 filiales de business développement et bureaux de vente répartis dans le monde (900 salariés).

Culture locale et patrimoineModifier

 
Moulin à papier et musée Richard de Bas.
 
La tour de l'église Saint-Jean depuis le plan d'eau.

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

Patrimoine civilModifier

ArchitectureModifier

  • Mairie ronde, à l'origine Halle aux grains, construite en 1816 pour libérer la nef de l'église où se faisait le commerce des céréales depuis la Révolution. En 1823 est décidée une extension verticale de l'édifice, pour héberger certains services (salle du Conseil, Contributions indirectes).
  • Gare d'Ambert (bâtiment voyageurs type PLM de 1885).
  • Caisse d'épargne et deux autres bâtiments du début du XXe siècle, construits dans un style inspiré de l'architecture des villes d'eaux, avec coupoles, etc.

MuséesModifier

  • Mus'énergie, « le musée de la force motrice et de l’énergie au service de l’homme », anciennement « Musée de la machine agricole et à vapeur » (créé par l'association AGRIVAP).
  • Maison de la fourme d'Ambert et des fromages, gérée par l'association Fromage et patrimoine.
  • Manufacture d'images, en cours de finalisation, devant regrouper, juste à côté de la Maison de la fourme d'Ambert, les bureaux de Centre culturel Le Bief, des ateliers de typographie, de sérigraphie, de gravure et de lithographie, une arthothèque, une salle d'exposition et un atelier de façonnage, et des locaux mutualisés avec la Maison de la fourme.
  •  
    Place Saint-Jean.
    Moulin à papier Richard de Bas[31]. Le moulin Richard-de-Bas, situé dans le vallon de Laga dont le ruisseau alimente la roue du moulin, témoigne d'une industrie présente dans la région depuis le XIVe siècle ; toujours en activité, il produit des feuilles de papier selon les techniques ancestrales.
  • Proche de la ville de trouve l'école1900 est une rétrospective de l'École de la 3ème République[32]. Elle illustre aussi l'histoire d'une époque et d'une région avec ses coutumes.

Patrimoine culturelModifier

GastronomieModifier

Ambert dans la littérature et au cinémaModifier

Ambert est, avec Issoire, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913. Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film du même nom (Les Copains), dont la musique fut le célèbre titre de Georges Brassens, Les Copains d'abord. Les copains y décident de se donner rendez-vous devant la façade de la mairie, chose difficile puisque la mairie est... ronde. Le réalisateur français Claude Berri réalisa en 1990 une partie du tournage du film Uranus dans la ville d'Ambert.

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

 
Adrien Farjon.
  • Michel Rolle (1652-1719), mathématicien et géomètre, né à Ambert.
  • Jean-Joseph Vimal-Flouvat (1737-1810), député du Puy-de-Dôme et maire d'Ambert.
  • Benoit Sauvade (14/07/1743-27/08/1792), prêtre, chapelain de la maison royale des Tuileries, mort exécuté à Paris.
  • Étienne Christophe Maignet (1758-1834) personnage de la Révolution française enterré à Ambert.
  • Pierre Pourrat (1758-1835), sous-préfet (1800-1814 et 1830-1834), maire (1818-1826), conseiller général (1818-1830) et député (1821-1824) d'Ambert, à l'origine de la mairie ronde pour rappeler la forme de la fourme d'Ambert.
  • Théophile Gautier (fils) (1836-1904), littérateur français, sous-préfet d'Ambert.
  • Emmanuel Chabrier (1841-1894), compositeur, né à Ambert.
  • Claude-Thomas DUPUY (1678-1738) , Intendant de la Nouvelle France de 1726 à 1728
  • André-Joseph Salis dit Bibi-la-Purée(1848-1903), figure de la bohème montmartroise de la Belle Epoque, né à Ambert.
  • Adrien-Vital Farjon (1850 Ambert +1907), conseiller général de Viverols, député, participa à la création de la buvette de l'Assemblée nationale.
  • Pierre de Nolhac (1859-1936), écrivain et académicien, né à Ambert.
  • Georges Courtial (1866-1932), député du Puy-de-Dôme, né et mort à Ambert.
  • Albert Chérel (1880 - 1962), linguiste et romaniste français, né à Ambert, auteur de manuels de langues, professeur de littérature française à l'Université de Bordeaux.
  • Jules Romains (1885-1972) a choisi Ambert comme cadre pour Les Copains, en 1922. La première mention d'Ambert, dans le roman, est faite dans le chapitre initial, « Le Repas », dans les termes suivants :
    Mais la vue était soudain envahie par une carte de France. Le papier en semblait résistant. Deux barres de bois noir, une en haut, une en bas, lui donnaient de la rigidité. Une simple ficelle la suspendait à un clou. Bénin n’avait rien avancé que de vrai. Cette carte figurait quatre-vingt-six départements, et on ne sait combien de villes qui faisaient de l’œil. Les copains trouvèrent ça admirable.
    — Des yeux ! cria Bénin, il y en a plus que dans le bouillon du pauvre, plus que sur la queue du paon.. Il tendit le bras.
    — Issoire ! Ambert !
    Tous, au fond d’eux-mêmes, furent d’avis qu’effectivement Issoire et Ambert avaient un drôle d’air.
    — Qu’allons-nous répondre, messieurs, à ce défi ? Issoire et Ambert narguent notre assemblée. La chose n’en restera pas là.
  • Henri Pourrat (1887-1959), écrivain, né à Ambert où il passa presque toute sa vie.
  • Les frères Angeli : Jean Angeli, dit Jean l'Olagne (1886-1915), ami de Henri Pourrat avec lequel il écrit en 1912 La Colline Ronde, dont son frère François Angeli (13/02/1890 - 30/05/1974) réalisa les illustrations.
  • Gabrielle Barnicaud (1888-1964), écrivain.
  • Jeanne Lichnerowicz, dite Claude Dravaine, (1888-1957), écrivain-romancière originaire d'Ambert. C'est sous son nom de plume qu'elle écrivit l'histoire de ses ancêtres papetiers, dans son ouvrage Nouara, Chroniques d'un antique village papetier (1927). Situé au-dessus du village de Valeyre, Nouara fut l'une des plus grosses fabriques de papier des trois vallées papetières autour d'Ambert au XVIIIe siècle. Le moulin[34] est encore en grande partie visible de nos jours ; il est situé sur le Sentier des papetiers.
  • Antoine Sylvère (1888-1963), auteur de Toinou et de Le légionnaire Flutsch. Il a pris une part active dans un réseau de résistance lors de la Seconde Guerre mondiale ; il a participé à la libération de Montauban. Son fils est mort en mai 1940. Sa belle-fille a été déportée et est morte à Ravensbrück.
  • Alexandre Vialatte (1901-1971), chroniqueur et écrivain, Ambertois d'adoption, mais issu de familles ancrées dans le terroir du Livradois.
  • Marguerite Soleillant (1906-1999) poétesse née à Ambert. Marguerite Soleillant a été l'invitée de l'émission (enregistrée) Les Chemins d'une Vie présentée sur FR3 Auvergne Radio par Christian Lassalas (5 émissions du 16 au 20 novembre 1981).
  • Paul Aulagnier (né à Ambert en 1943), ancien membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, supérieur de son district de France de 1976 à 1994.
  • Claude Vorilhon (1946-) dit Raël, fondateur et chef spirituel du mouvement raëlien, a passé son enfance à Ambert.
  • Jean-Claude Mourlevat (né à Ambert en 1952), écrivain.
  • Philippe Russias (né à Ambert en 1952), avocat et écrivain, auteur de La Maison du Gagarine, Auvergneskaya, La Rose de Ladaland.
  • Aboubacar Sidiki Camara dit « Titi Camara », né en 1972, ancien footballeur international guinéen, a évolué au Ambert FCUS de 1987 à 1989.
  • Simon Dufour (né à Ambert en 1979), nageur plusieurs fois champion de France

ArchivesModifier

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Délibérations municipales depuis :

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Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. "Chez le soldat est appelé ainsi car un garçon de cette maison se faisait payer pour d'autres garçons durant leurs temps d'appelés militaires ; Zol était anciennement appelé Dapzol ou Apzol ; Beauvialle était anciennement appelé Bostvial = le vieil bois ;
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. « Séries historiques des résultats du recensement – Aire urbaine d'Ambert (357) », Insee (consulté le 9 novembre 2016).
  2. Pierre Rimbaud, Histoires du pays d'Ambert : racontées en auvergnat de chez nous et traduites en français, Olliergues, Editions de la Montmarie, , 191 p., 24 cm (ISBN 2-915841-00-4, notice BnF no FRBNF39293184).
    La couverture de l'ouvrage comporte en outre les titre et sous-titre en auvergnat : Istoéà do paï d'Embar : contada en euvarnhàt de per atï virada en fransez, non repris sur la page de titre proprement dite.
  3. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3), p. 149.
    Plus généralement en auvergnat, le terme « cantouneir de vé Ember » désigne en Basse-Auvergne, le vent du Sud en période d'hiver. Prononcer pour cette version locale Imbar et pour Ember, une version plus large en Basse-Auvergne, « Imbert ».
  4. Distances terrestres selon GoogleMaps. [1]
  5. « Google Maps », sur Google Maps (consulté le 2 juillet 2017)
  6. a et b Site agrivap.fr, infos pratiques : Ambert lire (consulté le 2 août 2013).
  7. « Histoire de lignes oubliées : ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac », sur lignes-oubliees.com (consulté le 2 août 2013).
  8. « Horaires TRANSDÔME », Conseil départemental du Puy-de-Dôme (consulté le 9 décembre 2018).
  9. Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Fiche horaire ligne 2 : Arlanc – Ambert – Clermont-Ferrand [PDF], horaires valables à compter du (consulté le 9 décembre 2018).
  10. Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Fiche horaire ligne 13 : Ambert – Vertolaye [PDF], horaires valables à compter du (consulté le 9 décembre 2018).
  11. Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Fiche horaire ligne 15 : Valcivières – Ambert [PDF], horaires valables à compter du (consulté le 9 décembre 2018).
  12. TER Auvergne-Rhône-Alpes/SNCF, Fiche horaire ligne 19 : Vichy – Thiers – Ambert [PDF], horaires valables du 9 décembre 2018 au 13 juillet 2019, version du 16 novembre 2018 (consulté le 9 décembre 2018).
  13. TER Auvergne-Rhône-Alpes/SNCF, Fiche horaire ligne 27 : La Chaise-Dieu – Le Puy-en-Velay [PDF], horaires valables du 9 décembre 2018 au 13 juillet 2019, version du 16 novembre 2018 (consulté le 9 décembre 2018).
  14. TER Auvergne-Rhône-Alpes/SNCF, Fiche horaire ligne 82 : Clermont-Ferrand – Ambert – Arlanc [PDF], horaires valables du 9 décembre 2018 au 13 juillet 2019, version du 16 novembre 2018 (consulté le 9 décembre 2018).
  15. [collectif] et François Angeli (gravures sur bois), Ambert et son église : 1471-1971, Clermont-Ferrand, éd. par G. de Bussac, 233 p., 19 cm (lire en ligne), p. 10.
  16. a et b Guide de l'Auvergne mystérieuse, Paris : Tchou, coll. « Guides noirs », 1973, rééditions diverses
  17. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éd. Errance, coll. « Collection des Hespérides », , 2e éd. (1re éd. 2001), 440 p., 24 cm (ISBN 2-87772-237-6, notice BnF no FRBNF38972112), p. 41
    Seconde édition, revue et augmentée.
  18. Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Paris, éd. Perrin, , 983 p., 25 cm (ISBN 2-262-00812-4, notice BnF no FRBNF35481705), p. 38
    Nouvelle édition revue et augmentée. Dans son entrée « Ambert », Marie-Thérèse Morlet donne deux acceptions : la première est un renvoi (page 37) vers le nom de personne d'origine germanique « Amabert », avec ses variantes « Ambert » (en Artois) et « Amber » (dans le Nord) et en mentionnant une troisième variante « Amaubert ». La seconde associe à ce nom de famille une localité d'origine (Ambert, dans le Puy-de-Dôme) en faisant dériver ce nom de localité de l'association entre les deux mots gaulois ambe et -ritus, auxquels elle assigne la même signification que celle avancée antérieurement par Annette Lauras-Pourrat et ultérieurement par Xavier Delamarre.
  19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t1996), t. 2, p. 826.
  20. Reynard, Pierre-Claude., Histoires de papier : la papeterie auvergnate et ses historiens, Presses universitaires Blaise Pascal, (ISBN 2845161786 et 9782845161788, OCLC 422147617, lire en ligne), p.74
  21. Michel Boy, Jean-Louis Boithias, Moulins, papiers et papeterie d'Auvergne, Editions des Monts d'Auvergne, , 607 p. p. (ISBN 978-2-36654-019-2), p.55
  22. a b et c Michel Boy, Jean Louis Boithias, Moulins, papiers et papetiers d'Auvergne, Editions des Monts d'Auvergne, , 607 p. p. (ISBN 978-2-36654-019-2), p.206-207
  23. Jean Anglade, Les Montgolfier, éditions Perrin
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  28. Fabienne Cholat-Gessand, « Omerin, le tresseur auvergnat, à la conquête des USA », Leprogres.fr,‎ (lire en ligne).
  29. « Utilisation du silicone pour des température extrêmes (-60°C à +180°C) »
  30. « Dolmen de Boisseyre dit la Pierre Couverte », notice no PA00091855, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Site du moulin.
  32. Ecole 1900, « Musée de l'Ecole 1900 - Saint-Martin-des-Olmes (63) », sur www.ecole1900.fr (consulté le 2 juillet 2017)
  33. Museum national d'Histoire naturelle, « INPN - FSD Natura 2000 - FR8301091 - Dore et affluents - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 2 juillet 2017)
  34. « Blog du moulin de Nouara »

BibliographieModifier

  • Michel Boy, Jean-Louis Boithias, Moulins, papiers et papetiers d'Auvergne, Editions des Monts d'Auvergne, 2014, 607 p.
  • Pierre-Claude Reynard, Histoires de papier, Presses universitaires Blaise Pascal, 2002