Wolf Wajsbrot

résistant français
Wolf Wajsbrot
Bundesarchiv Bild 146-1983-009-08A, Französischer Widerstandskämpfer.jpg
Portrait de Wolf Wajsbrot conservé dans les archives fédérales allemandes, dans une pose identique à celle de l'Affiche rouge.
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Mécanicien, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata

Wolf Wajsbrot est un résistant juif et communiste polonais né à Kraśnik (Pologne) le et mort pour la France le , fusillé au fort du Mont-Valérien.

BiographieModifier

Wolf Wajsbrot réside au 153, rue de Paris à Ivry-sur-Seine et, de 1939 à 1942, apprend la mécanique à l'École du travail (centre d'apprentissage pour jeunes Juifs) du 4 bis, rue des Rosiers[1].

Il s'engage dans les Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) probablement au cours de l'été 1942. Il participe avec le 2e détachement FTP-MOI à l'action du , avenue de Lowendal dans le 7e arrondissement de Paris, où des Allemands sont tués et blessés. En , il est versé dans le « détachement des dérailleurs » des FTP-MOI de la région parisienne et participe à de nombreux déraillements de trains[2]. Il habite alors à Paris dans une chambre louée sous un faux nom par sa petite amie, Sarah Danciger[3].

Arrêté en même temps que cette dernière le par la police française (Brigades spéciales des Renseignements généraux), il déclare que sa mère a été déportée après la rafle du Vel' d'Hiv' pour la protéger. En réalité, selon un témoignage de la sœur de Wolf Wajsbrot, sa mère (veuve depuis 1935) et ses six frères et sœurs échapperont aux rafles et survivront à la guerre[4],[5]. Sarah Danciger, quant à elle, sera déportée à Auschwitz, d'où elle ne reviendra pas[6]. Emprisonné à Fresnes, Wolf est condamné à mort par une cour militaire allemande le et fusillé le au fort du Mont-Valérien avec 21 de ses camarades du « Groupe Manouchian ».

Affiche rougeModifier

Il figure sur l'« Affiche rouge » éditée par les Allemands :
« Wasjbrot, Juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements ».

DistinctionsModifier

DiversModifier

HommagesModifier

Le nom (et la photographie) de Wolf Wajsbrot figurent au cimetière parisien de Pantin (Seine-Saint-Denis). Il a été gravé sur l'un des monuments funéraires de la Société des amis de Krasnik, où une plaque commémorative a été déposée par sa mère.

Son nom est inscrit sur la cloche du Mémorial de la France combattante au fort du Mont-Valérien, ainsi que sur la plaque commémorative dédiée au groupe Manoukian à Ivry-sur-Seine, au Blanc-Mesnil, de même qu'à proximité de la gare d'Évry-Petit-Bourg.

Liste des membres du groupe Manouchian exécutésModifier

 
Mémorial de l'Affiche rouge à Valence.

La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'Affiche rouge :

Notes et référencesModifier

  1. « Inauguration de la plaque commémorative dédiée à Wolf Wasjbrot (le 3 février 2010) », sur le site ecoledetravail.fr, consulté le .
  2. « Le groupe Manouchian », sur ivry94.fr (consulté le ).
  3. « Wajsbrot », dans le site d'Alain Blottière consacré à son roman Le Tombeau de Tommy, consulté le .
  4. Témoignage de Dora Phélut, sœur de Wolf Wajsbrot, recueilli le par Alain Blottière et publié dans son site consacré à son roman Le Tombeau de Tommy (http://www.letombeaudetommy.net/Wajsbrot_files/modifications.pdf).
  5. Selon la notice du Maitron, ses parents sont arrêtés au cours de la rafle du Vel'd'Hiv du , puis déportés depuis le camp de Drancy ou de Pithiviers à Auschwitz où ils moururent (cf. Daniel Grason et Michèle Rault, « Wolf Wajsbrot »).
  6. Extrait de la liste du convoi 67 pour Auschwitz publié sur la page « Wajsbrot » dans le site d'Alain Blottière consacré à son roman Le Tombeau de Tommy.

BibliographieModifier

AnnexesModifier

Liens internesModifier

Liens externesModifier