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Léon Goldberg
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GOLDBERG Lejb cimetiere Ivry.jpg
Vue de la sépulture.

Léon (Lejb) Goldberg dit Julien (14 février 1924 à Łódź (Pologne) - fusillé au fort du mont Valérien le 21 février 1944) est un Juif polonais, combattant du mouvement français de résistance intérieure (FTP-MOI / Groupe Manouchian).

Sommaire

JeunesseModifier

En 1928, son père Jacob Goldberg (né le 15 avril 1901, à Radomsk, en Pologne[1]) s’expatrie en France, et fait venir sa femme, Riwka et son fils, Léon Goldberg, en 1929.

Riwka Goldberg (née Jellen) est née le 1er janvier 1894 à Zwolen[1].

Ils demeurent à Paris où voient le jour Henry le 27 mars 1931, dans le 10e arrondissement de Paris et Max le 25 août 1934, dans le 4e arrondissement de Paris[1].

Seconde Guerre mondialeModifier

Lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver le 16 juillet 1942, les parents de Léon l’envoient se cacher chez une voisine, tandis qu'ils restent chez eux avec ses deux jeunes frères. Ils sont arrêtés. Son père est interné à Beaune-la -Rolande et Compiègne avant d’être déporté vers Auschwitz, par le convoi No. 13, le 31 juillet 1942. Sa mère et ses deux frères (Henry 11 ans et Max 8 ans) sont internés à Pithiviers et Drancy avant d’être déportés, par le Convoi No. 21, pour Auschwitz, 19 août 1942. Leur dernière adresse est au 32 rue de Meaux, dans le 19e arrondissement de Paris[1]. Aucun d'eux ne reviendra[1].

Léon Goldberg rejoint alors les FTP-MOI, intégrant le 2e détachement (juif), puis le 4e détachement dit des dérailleurs. Il prend le pseudonyme de Julien[2].

Le , Léon Goldberg, Joseph Boczov et deux autres combattants de la MOI se rendent par le train à Brie-Comte-Robert. De là, ils vont à Coubert où ils effectuent un sabotage sur la voie ferrée. Le lendemain ils reprennent le train à Lieusaint pour rentrer à Paris.

Le 21 octobre 1943, Léon Goldberg, Joseph Boczov, Maurice Fingercwajg, Jonas Geduldig dit Martiniuk, Thomas Elek et un sixième résistant, tous de la MOI, partent en mission pour faire stopper un convoi allemand sur la ligne Paris - Troyes, à Grandpuits près de Mormant.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre, ils attaquent un train se composant de 51 wagons dont 27 seront détruits et obstrueront les deux voies en occasionnant la destruction de blé, de bois, de divers colis et de moteurs d’avions. Deux convoyeurs militaires allemands sont tués et le chef de train est légèrement blessé.

Mais ils n'ont pas repéré qu'ils étaient filés par la BS2. Trois résistants sont faits prisonniers et les trois autres s'enfuient mais sont repérés.

Léon Goldberg est arrêté à Mormant, jugé le 15 février, condamné à mort et fusillé au fort du mont Valérien le 21 février 1944 avec 21 autres membres du groupe Manouchian[3],[4].

Son corps repose dans le carré des fusillés au cimetière parisien d'Ivry.

La mention Mort pour la France est attribuée à Léon Goldberg par le Ministère des Anciens Combattants en date du 15 février 1949[5].

Liste des membres du groupe Manouchian exécutésModifier

 
Mémorial de l'Affiche rouge à Valence.
 
Tombe au cimetière parisien d'Ivry.

La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'Affiche rouge :

BibliographieModifier

Note et référenceModifier

  1. a b c d et e Beate Klarsfeld et Serge Klarsfeld, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France : Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France, .
  2. Jean-Pierre Besse, Daniel Grason, « GOLDBERG Lebj (GOLDBERG Léon) [dit Julien] », sur /maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr (consulté le 21 octobre 2018).
  3. http://www.des-gens.net/Leon-GOLDBERG (consulté le 14 décembre 2013)
  4. « Le groupe Manouchian », sur ivry94.fr (consulté le 10 février 2017)
  5. Lejb Léon GOLDBERG, base des fusillés du Mont-Valérien, memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Articles connexesModifier

Liens externesModifier