Emeric Glasz

résistant FTP-MOI hongrois
Emeric Glasz
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Emeric Glasz (Imre Békés Glasz) né le à Budapest (Empire austro-hongrois, actuelle Hongrie) et mort le , fusillé au fort du Mont-Valérien, est un Hongrois, soldat volontaire de l'Armée française de libération (FTP-MOI/Groupe Manouchian).

Document d'archive allemand, indiquant les noms des condamnés et le verdict, daté du .

Biographie modifier

Jeunesse modifier

Emeric Glasz, né dans une famille juive[1],[2], émigre en France en 1937 où il travaille comme ouvrier mécanicien[3]. Il se marie le , jour de la déclaration de guerre. Durant la campagne de France, il combat dans le 23e régiment de marche des volontaires étrangers[4] et participe notamment à la défense de l'Aisne lors de la percée allemande du et . Démobilisé après l'armistice, il reprend son travail à Paris.

Seconde Guerre mondiale modifier

Entré dans la clandestinité en 1941, il agit d'abord au sein des GSD (Groupes de sabotage et de destruction), puis dans le 2e détachement des FTP-MOI, rassemblant les hungaro-roumains, et enfin dans les équipes de « dérailleurs », dont il devient l'un des chefs et responsables majeurs. Il travaille beaucoup avec le bataillon de Joseph Boczov et participe notamment au déraillement du convoi allemand sur la ligne Paris - Troyes, à Grandpuits près de Mormant dans la nuit du au [4], et à l'attaque d'une patrouille allemande à Paris à l'été 1943.

Il est arrêté le au métro Denfert-Rochereau par des inspecteurs des Brigades spéciales (BS2) qui le remettent aux Allemands. Il est l’un des vingt-quatre accusés qui sont jugés le 18 février 1944 par le tribunal du Gross Paris. Il est condamné à mort et fusillé au Mont-Valérien, le à 15 h 40, aux côtés notamment de Celestino Alfonso, Joseph Boczov et Marcel Rayman[5]. Ce martyr de la Résistance est mort sous les balles allemandes à l'âge de 42 ans.

Divers modifier

Mémoire modifier

Timbre-poste modifier

En 1974 l'administration postale de la République populaire de Hongrie émet un timbre-poste, d'une valeur de trois forint, illustré, sur fond bleu-blanc-rouge, des effigies de trois hongrois « héros de la Résistance française » : Jószef Boczor, Imre Békés Glasz et Tamás Elek[6]

Panthéon modifier

Le , il est cité « Mort pour la France », ainsi que ses 23 autres camarades, avec l'entrée de Missak et de Mélinée Manouchian lors de la cérémonie de panthéonisation en présence d'Emmanuel Macron, président de la République française. Une plaque portant son nom et ceux des 23 résistants du groupe Manouchian est apposée au Panthéon[7].

Liste des membres du groupe Manouchian exécutés modifier

 
Mémorial de l'Affiche rouge à Valence.

La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'Affiche rouge :

Filmographie modifier

Hommages modifier

Distinctions modifier

Notes et références modifier

  1. Yves Faucoup, « Ils n'étaient même pas Français », sur Club de Mediapart (consulté le ).
  2. « MANOUCHIAN Missak et les MEMBRES DE L'AFFICHE ROUGE - Tombes sépultures dans les cimetières et autres lieux », sur www.tombes-sepultures.com (consulté le )
  3. Grégoire Georges-Picot, « Glacz, Emeric », sur odysseo.generiques.org (consulté le ).
  4. a et b Jean-Pierre Besse, Daniel Grason, « GLASZ Émeric [dit Robert] », sur maitron.fr.
  5. « Le groupe Manouchian » (consulté le )
  6. « 1944 FRANCIA ORSZÁGBAN HALTAK MEG A SZABADSÁGÉRT, BOCZOR JÓSZEF, BÉKÉS IMRE, ELEK TAMÁS », cat. Michel N° 2928.
  7. Louis Hausalter, « « Vous entrez ici en soldat » : Macron accueille Manouchian au Panthéon »  , sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le ).
  8. « Emeric GLASZ, Mort pour la France le 21-02-1944 », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).

Articles connexes modifier

Liens externes modifier