Ouvrir le menu principal

Villeneuve (Aveyron)

commune française du département de l'Aveyron
(Redirigé depuis Villeneuve d’Aveyron)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villeneuve.

Villeneuve
Villeneuve (Aveyron)
Villeneuve et ses environs
Blason de Villeneuve
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Villeneuve
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Villefranchois
Maire
Mandat
Pierre Costes
2014-2020
Code postal 12260
Code commune 12301
Démographie
Gentilé Villeneuvois, Villeneuvoises
Population
municipale
1 990 hab. (2016 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 17″ nord, 2° 01′ 57″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 505 m
Superficie 65,30 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative de l'Aveyron
City locator 14.svg
Villeneuve

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
Villeneuve

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villeneuve

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villeneuve

Villeneuve, quelquefois Villeneuve-d'Aveyron, est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie, dans le sud-ouest de la France, à une altitude de 410 mètres. Elle s'étend sur une superficie de plus de 6 500 hectares.

Villeneuve, avec Najac, Villefranche-de-Rouergue, Sauveterre-de-Rouergue et La Bastide-l'Évêque - est l'une des cinq bastides du département. Une des « villes neuves » médiévales caractérisées par un plan d’urbanisme novateur, toutes situées à l'ouest, près du département voisin le Lot. Ces bastides furent construites aux XIIIe et XIVe siècles pour faire face à la forte croissance démographique dans la région du Sud-Ouest. A cette époque, on en construisit 315 dans une période de 150 ans, entre 1229 et 1373.

GéographieModifier

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Villeneuve, en occitan Vilanòva, doit sa naissance au pèlerinage sur les Lieux Saints, à Jérusalem, que fit le seigneur du lieu, Ozile de Morlhon, soucieux du salut de son âme et de celle de ses ancêtres, qui, dans un acte de donation rédigé à Jérusalem offrit au Patriarche Sophronius de construire, sur ses terres « rougeâtres » de l'Aveyron, près de Mauriac, un monastère fonctionnant sous la règle du Saint-Sépulcre et pour lequel le Patriarche recevrait tous les ans un besant d’or. C’était en fait la fondation de ce qui allait devenir plus tard Villeneuve.

En 1072, les Turcs ayant envahi Jérusalem et Ozile étant mort, son fils Raoul de Morlhon donna le monastère encore en construction à l’abbaye de Moissac, elle-même rattachée à Cluny. Le prieur Déodat, en accord avec l’évêque de Rodez Pierre Bérenger acheva la construction du monastère et les deux autorités s’accordèrent pour édifier l’église dédiée au Saint-Sépulcre. L’évêque de Rodez, agissant en seigneur du lieu, allait y instituer un marché et créer une sauveté pour favoriser le développement du peuplement. Après les péripéties de la Croisade des Albigeois, Simon de Monfort dépouillait la famille de Morlhon de tous ses droits, et donnait Villeneuve à l’évêque de Rodez.

En 1231, Raymond VII, comte de Toulouse et de Rouergue, réussit, après échange, à reprendre le contrôle de ce fief, qui allait alors devenir une bastide comtale. Villeneuve est la première bastide du Rouergue. Construite à l'initiative du comte de Toulouse, elle est venue se greffer, en 1231, autour du monastère du XIe siècle fondé par Ozile II de Morlhon depuis Jérusalem.

À la mort de Raymond VII, elle passa sous l'influence d'Alphonse de Poitiers en 1249. D'abord bastide comtale, elle devient bastide royale. Ce bourg, issu d’un simple prieuré de Moissac, va devenir bientôt une ville importante, siège d’une viguerie. Mais, la création, quelque temps plus tard, de la bastide de Villefranche, et surtout le fait que celle-ci devienne le siège de la Sénéchaussée de Rouergue, va lui porter un coup fatal, en même temps qu’à Peyrusse et Najac.

La ville fut fortifiée au XIVe siècle, et conserve de cette époque deux vestiges importants, la Tour-porte de Cardalhac et la Porte haute. La place centrale de la bastide, place des Conques, montre encore ses arcades et de très belles maisons, témoins de l’architecture du XIVe siècle. Mais le principal monument demeure l’église du Saint-Sépulcre, car il ne reste presque plus rien de l’ancien monastère. Cet édifice construit dès la fin du XIe siècle présente une partie romane en forme de croix grecque, rappelant celle de l’église de Jérusalem. Mais cette première église, correspondant à la sauveté, s’avéra bien trop petite lorsque fut créée la bastide. Si bien qu’en 1249 l’absidiole orientale fut démolie pour faire place à la construction d’une nef en style gothique méridional. Un peu plus tard furent ajoutées les chapelles latérales et le clocher.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1965 Elie Roumec DVD Conseiller général (1945-1970)
maire en 1981[1]   Michel Soulié    
1995 2001 Raymond Audouard DVD médecin généraliste, conseiller général (1994-2008)
2001 2008 Guy Cassanis DVD  
2008 En cours Pierre Costes PS Professeur retraité, conseiller général (2008-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 1 990 habitants[Note 1], en augmentation de 2,31 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1043 1333 1922 9843 3723 3643 2513 7233 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4133 2343 3263 2133 2773 0743 0792 9482 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0363 6383 6602 8212 7052 5022 5121 8141 611
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4731 4611 4931 6491 8912 0171 9991 9451 990
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Chaque dernier dimanche de juillet, une fête médiévale est organisée, avec un défilé en costumes d'époque, une évocation historique, un marché médiéval, des jongleurs, des saltimbanques et des concours de bras de fer.

Personnalités liées à la communeModifier

ÉconomieModifier

Culture et patrimoineModifier

De son passé de sauveté puis de bastide, la ville a conservé un riche patrimoine de constructions civiles du XIIIe au XVe siècle[6].

Édifices religieuxModifier

Église du Saint-SépulcreModifier

  Inscrit MH (1925)[7]

L'église du Saint-Sépulcre est un bel édifice roman du XIe siècle en forme de croix grecque. Au XIVe siècle, son abside orientale a été détruite pour faire place à une nef gothique pleine de lumière dédiée à Saint Pierre et Saint Paul. La partie romane, plus sombre, semble laisser place à la méditation.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Église de ToulongerguesModifier

  Inscrit MH (1988)[8]

Dans le hameau de Toulongergues, se présente l'église préromane Saint-Pierre, construite avant l'an Mille (?) près d'une nécropole datant du Ve siècle, et, à côté, l'ancien logis du prieur datant du XIVe-XVe siècle, aussi appelé château[9].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Prieuré de VilleneuveModifier

C'est au milieu du XIe siècle que fut fondée par Pierre Béranger, évêque de Rodez, le monastère de Villeneuve construit en l'honneur du Saint-Sépulcre. L'église primitive fut bâtie, au début du XIIe siècle, en forme de trèfle autour d'un carré central limité par quatre piliers. Au XIVe siècle, le cœur fut détruit et prolongé par une nef gothique, terminée par une abside à cinq pans dont la voûte repose sur six branches d'ogives; dans l'absidiole Nord, voûte, ornée d'une peinture XIIIe siècle), figurant un Christ en majesté entouré des symboles des évangélistes. le clocher roman, élevé sur la croisée du transept, a été surhaussé à l'époque gothique


Article détaillé : Prieuré de Villeneuve.

Édifices civilsModifier

Porte hauteModifier

  Inscrit MH (1928)[10]

La Porte haute, qui compte trois étages, fermée par deux herses, a servi de prison.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tour-porte CardalhacModifier

Article détaillé : Porte de Cardalhac.

  Inscrit MH (1928)[11]

La Tour porte Cardalhac, encore appelée Tour Savignac, un des derniers vestiges des fortifications du XIVe siècle.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Maison du XVe siècleModifier

  Inscrit MH (1928)[12]

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Château de ToulongerguesModifier

  Inscrit MH (1997)[13]

Il s'agit d'un ancien prieuré avec un pigeonnier.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturelModifier

MuséeModifier

Le musée des arts et savoirs populaires fondé par Aline Brisebois[14] présente des milliers d'objets de la vie courante dans sept salles, sur deux étages, dans une maison médiévale des XIVe et XVe siècles, place des Conques.

Distinctions culturellesModifier

Villeneuve fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Michel Renaud (1945-2015), l'une des douze victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo, est enterré dans la commune, où il avait une résidence secondaire[15].
  • Jean-Marie Périer, photographe, réalisateur et écrivain, séjourne plusieurs mois par an[16] non loin du village.

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à la croix estrée, recroisetée et pommetée de douze pièces d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Devise 
Deus noster refugium (« Dieu est notre refuge »)
Détails
Adopté par la municipalité.
Alias D'azur à cinq losanges d'or posées et rangées en barre.
Blason attribué en 1696 par Charles d'Hozier, dans l'Armorial général de France.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Raymond Audouard), Vilanòva : Ambairac, La Capèla, Montsalés, Òls, Sanch-Igèst, Santa-Crotz, Sent-Remèsi, Sauvanhac, Saujac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilanòva, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 247 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-23-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688568)
  • Henri Enjalbert, Entre Lot et Diège : le causse de Villeneuve-Saint-Loup, l'évolution du monde rural, Villefranche-de-Rouergue, Association départementale de rénovation agricole de l'Aveyron, , 167 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm (ISBN 2-9501814-0-6, notice BnF no FRBNF34964393)
  • Jean Dumoulin, Villeneuve et le Rouergue occidental : XIe-XIVe siècles, Aire-sur-Adour Cap de la Coste, Castay, , 249 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF35498450)
  • Pierre-Christian d'Yzarn-Freissinet (marquis de) Valady (préf. Bernard Combes de Patris), Les Châteaux de l'ancien Rouergue.... 3e série, La Basse-Marche. 2. Cantons de Villefranche, Villeneuve. Aquarelles du comte R. de Levezou de Vezins. Dessins de Bertrand Bonpunt, Millau, Maury, , In-fol. (33 cm), XVI-599 p., pl. en noir et en coul., portrait. (notice BnF no FRBNF33205674)
  • Jacques Bousquet, La fondation de Villeneuve d'Aveyron (1053) et l'expansion de l'abbaye de Moissac en Rouergue, p. 517-542, dans Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, 1963, volume 75, no 64 (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Christophe Évrard, Villeneuve-d'Aveyron, le cadre architectural, p. 407-414, dans Congrès archéologique de France. 167e session. Monuments de l'Aveyron. 2009, Société française d'archéologie, Paris, 2011.
  7. Notice no PA00094227, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00094228, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Danièl Brillet, L'église de Toulongergues et l'architecture toulongienne, vol. Mémoires 2011, Villefranche-de-Rouergue, coll. « Pages d'Histoire du Bas-Rouergue », (présentation en ligne), p. 31-174
  10. Notice no PA00094230, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA00094231, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00094229, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA12000011, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Musée des arts et savoirs populaires
  15. « Le journaliste Michel Renaud, tué dans l'attaque de Charlie Hebdo, repose sur les terres de Villeneuve », La Dépêche du Midi, .
  16. « Jean-Marie Perier, photographe », sur www.aveyron.com (consulté le 13 juillet 2015)