Togny-aux-Bœufs

commune française du département de la Marne

Togny-aux-Bœufs
Togny-aux-Bœufs
La Guenelle à Togny-aux-Bœufs.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté de communes de la Moivre à la Coole
Maire
Mandat
Michel Jacquet
2020-2026
Code postal 51240
Code commune 51574
Démographie
Gentilé Tognats, Tognates
Population
municipale
138 hab. (2019 en augmentation de 5,34 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 12″ nord, 4° 26′ 44″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 161 m
Superficie 9,98 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châlons-en-Champagne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châlons-en-Champagne-3
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Togny-aux-Bœufs

Togny-aux-Bœufs est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

GéographieModifier

Ce village rural se trouve à 13 km au sud-est de Châlons-en-Champagne et 18 km au nord-ouest de Vitry-le-François et est aisément accessible depuis la route nationale 44.

Le territoire de la commune s'étend du sud-ouest, de la Champagne crayeuse, au nord-est, jusqu'à la vallée de la Marne[1]. L'altitude se réduit dans cette même direction, de 161 à 85 mètres[2].

Son territoire est traversé par la ligne Paris - Strasbourg, dont la station la plus proche est celle de Vitry-la-Ville.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Togny-aux-Bœufs
Mairy-sur-Marne Vésigneul-sur-Marne
  Pogny
Coupetz Vitry-la-Ville

HydrographieModifier

La principale rivière arrosant le village est la Guenelle. Celle-ci est un affluent de la Marne, rivière qui passe sur quelques centaines de mètres au nord-est de la commune.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Togny-aux-Bœufs est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châlons-en-Champagne dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), prairies (2,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,5 %), zones urbanisées (2 %), forêts (1,7 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

HistoireModifier

OriginesModifier

Togny-aux-Bœufs aurait été fondé par un général romain nommé Toniacus. Son nom a évolué au fil du temps vers Togny-sur-Guenelle, nom de la rivière longeant le village, pour finalement prendre son nom tel que connu actuellement, a priori du fait que les bœufs ayant servi à la construction de la basilique de l'Épine seraient venus dans les pâtures du village pour prendre quelque repos. La craie utilisée pour la construction pourrait venir également en partie du village.

Moyen-âgeModifier

En 1375, un capitaine du roi de France, Enguerrand de Coucy, traverse la Champagne avec ses bandes de routiers, au grand dommage du plat pays : « Ainsi les habitants de Togny-en-Champagne se virent-ils  réduits à s’entasser dans des cachettes pour échapper aux terribles gens d’armes. »

Deuxième guerre mondialeModifier

Le , lors de la Bataille de France, ordre est donné au 36ème BCC (bataillon de char de combat) de faire mouvement pour assurer la garde des têtes de ponts sur la Marne à Pogny et Vésigneul. La troisième compagnie du bataillon s'installe à Togny-aux-Bœufs le . Dès le , cette compagnie quitte le village et est transportée par chemin de fer depuis Châlons vers Berzy-le-Sec[10] (Aisne).

Le , après avoir traversé la Marne à Pogny, les chars du détachement Gasc du 41ème BCC - renvoyés vers l'arrière pour réparations - se regroupent à Togny. Le général de Lattre de Tassigny met le capitaine Gasc en demeure, malgré son ordre de mission, de mettre ses chars à sa disposition. Vers 20 heures, les chars pratiquement inutilisables sont dispersés le long de la Marne sur un front de près de 12 kilomètres. Le char 342 CORTON est placé à la lisière Nord de Togny-aux-Bœufs en direction de Vésigneul puis sabordé[11], ainsi que les chars 320 DROME[12] et 316 MOSELLE (ce dernier à court d'essence, entre Togny et Vitry-la-Ville[13]). Le , ordre est donné au détachement Gasc de se replier dans le département de l'Aube.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Châlons-en-Champagne du département de la Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la cinquième circonscription de la Marne.

À la Révolution française, la commune fait partie du canton de Pogny. Celui-ci est supprimé en 1801 et Togny-aux-Bœufs intègre le canton d'Écury-sur-Coole[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Châlons-en-Champagne-3.

IntercommunalitéModifier

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Guenelle, est membre, depuis le , de la communauté de communes de la Moivre à la Coole.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [14], cette communauté de communes de la Moivre à la Coole est issue de la fusion, au , de la communauté de communes de la Vallée de la Coole, de la communauté de communes de la Guenelle, de la communauté de communes du Mont de Noix et de la communauté de communes de la Vallée de la Craie[15].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[16].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1851 Alexis Gatelet    
1851 1862 Joseph Songy    
1862 1896 Onésime Henry    
1896 1908 Louis Estienne    
1908 1913 Ulysse Gatelet    
1913 1925 Henri Berthemy    
1925 1935 Louis Ollivier    
1935 1944 Louis Mortas    
1944 1971 Robert Berton    
1971 1983 Marc Jeanmaire    
1983 2001 Michel Berton    
2001 En cours
(au 18 novembre 2018)
Michel Jacquet   Agriculteur propriétaire-exploitant
Président de la CC de la Guenelle (2008 → 2013)
Président de la CC de la Moivre à la Coole (2014 → 2018)
Réélu pour le mandat 2014-2020[17],[18]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2019, la commune comptait 138 habitants[Note 3], en augmentation de 5,34 % par rapport à 2013 (Marne : −0,55 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275290296300313327331343381
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
362333338323331320287270230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
219222215189192199171204228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
200163153165166161146150134
2015 2019 - - - - - - -
137138-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Brice abrite quatre objets classés monuments historiques : une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle[22], un Christ en croix du XIVe siècle[23], un bas-relief de l'Adoration des mages du XVe siècle[24] et un vitrail représentant l'Annonciation et deux hommes aux côtés d'un évêque, datant de 1520 et compléter au XIXe siècle[25].
  • Le Robinson châlonnais, lieu de détente ;
  • en avion, des sites archéologiques sont repérables ;
  • la mairie ;
  • le cimetière du village comportent de nombreux éléments historiques d'intérêt.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis-Antoine Cagnon (1771-1853), capitaine de cavalerie sous le 1er Empire, chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur[26];
  • Auguste Person, l'inventeur de la jupe à crinoline ;
  • le pilote australien Gordon Edwin Beckhouse, tué par les Allemands en 1944 ;
  • Togny-aux-Bœufs est le village d'origine -au XVIIe siècle- de la famille Chanoine : Jean Louis Chanoine (1787-1872), conseiller général de la Marne et maire d'Épernay de 1840 à 1848, Général Jules Chanoine (1835-1915), conseiller général de la Marne et ministre de la guerre en 1898, maison de champagne Chanoine Frères :
  • Louise-Marie Lévêque (1842-1926), épouse du docteur Jean-Baptiste Langlet, maire de Reims de 1908 à 1919.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Carte IGN de Togny-aux-Bœufs » sur Géoportail (consulté le 23 octobre 2013)..
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Journal des marches et opérations du 36e bataillon de char de combat : Source SHD - Retranscrit de l'original par Marie-Claude Toubin », Journaux de marches et opérations, sur http://www.chars-francais.net/, (consulté le ).
  11. « CORTON n° 342 (41e BCC - compagnie d’Échelon) », Chars B1 et B1bis, sur http://www.chars-francais.net, (consulté le ).
  12. « DROME n° 320 (41e BCC - 2e compagnie) », Chars B1 et B1bis, sur http://www.chars-francais.net (consulté le ).
  13. « MOSELLE n° 316 (41e BCC - 3e compagnie) », Chars B1 et B1bis, sur http://www.chars-francais.net, (consulté le ).
  14. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  15. « Arrêté préfectoral du 29 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes de la Guenelle, de la Communauté de communes du Mont de Noix, de la Communauté de communes de la Vallée de la Coole et de la Communauté de communes de la Vallée de la Craie », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 21-24 (lire en ligne [PDF]).
  16. « Les maires de Togny-aux-Bœufs », sur FranceGenWeb, (consulté le ).
  17. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  18. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. Notice no PM51001101, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 23 octobre 2013.
  23. Jean Fusier et Sophie Tissier. Notice no PM51001725, base Palissy, ministère français de la Culture, 2004. Consulté le 23 octobre 2013.
  24. Notice no PM51001102, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 23 octobre 2013.
  25. Bruno Decrock. Notice no IM51000197, 1989. Notice no PM51001103, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 23 octobre 2013.
  26. Bulletin des lois de la République Française, vol. 8, Imprimerie nationale des lois, (lire en ligne), p. 34.