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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Canard (homonymie).
photo d'un colvert
Test du canard positif.
photo d'un foulque
Faux positif : un platypus anatinus ou canard à pied plat.

Le test du canard, parfois appelé l'analogie du canard, est un raisonnement par abduction qui s'énonce ainsi :

Si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c'est qu'il s'agit sans doute d'un canard.

Cette formule implique qu'un sujet inconnu peut simplement être identifié en observant ses caractéristiques habituelles. Elle peut servir également à réfuter un argument selon lequel telle ou telle chose n'est pas ce qu'elle paraît.

OriginesModifier

 
Le test du canard a notamment été employé par Joseph McCarthy à l'encontre du journaliste Edward R. Murrow qui dénonçait ses pratiques et qu'il considérait comme un « anti-anti-communiste » tout aussi dangereux qu'un communiste[1],[2].

L'origine de l'expression est souvent attribuée[3],[4] au poète américain James Whitcomb Riley (1849-1916) sous la forme suivante :

« Quand je vois un oiseau marcher comme un canard, nager comme un canard et cancaner comme un canard, j'appelle cet oiseau un canard. »

La citation est toutefois absente de l'édition Bobbs-Merrill en dix volumes de ses œuvres complètes[5] et pourrait être apocryphe. L'expression de « test du canard » est attestée en 1946 — et décrite alors comme étant immédiatement devenue un « cri de ralliement des forces anti-communistes » — dans un contexte anti-communiste :

« Je ne peux pas prouver que vous êtes un communiste. Mais quand je vois un oiseau qui cancane comme un canard, qui marche comme un canard, qui a des plumes et des pieds palmés, et qui s'associe avec des canards, je vais certainement affirmer qu'il est un canard[6],[7]. »

En septembre 1948, le syndicaliste américain James B. Carey (en), interrogé par un journaliste du New York Times sur le fait de savoir si les dirigeants d'un syndicat affilié à la CIO étaient ou non communistes, déclare :

« Je ne crois pas que cela fasse une différence. Quelqu'un qui ouvre des portes pour le parti communiste est pire qu'un membre du parti communiste. Quand quelqu'un marche comme un canard, nage comme un canard et cancane comme un canard, c'est un canard[8],[9]. »

Le syntagme « test du canard » est popularisé aux États-Unis en 1950 par Richard Cunningham Patterson Jr. (en), après que le gouvernement du Guatemala ait obtenu son rappel, dans une série de conférences où il dénonce le danger communiste[10],[11],[12].

La figure du canard devient ensuite très fréquente entre 1950 et 1953, à l'apogée du maccarthysme, dans le contexte de la « peur rouge » et de la chasse aux crypto-communistes[13],[14]. Les références au test du canard sont en particulier très nombreuses chez les enquêteurs de la commission d'enquête sénatoriale sur les activités anti-américaines[15]. Elle est notamment utilisée durant cette période par Harvey Matusow, un renégat communiste[16],[17], Walter Reuther, chef du syndicat CIO et anti-communiste notoire[18],[19],[20] et Joseph McCarthy lui-même[21],[22].

Les « canards » ainsi mis en cause sont non seulement des espions soviétiques stricto sensu ou des membres du parti communiste américain, mais aussi des « compagnons de route » ou des « dupes » qui sont « mous sur le communisme »[23],[24]. Le test du canard, ainsi conçu, justifie donc la notion de « culpabilité par association », comme l'exprimer en 1952 le journaliste John O'Donnell (en) dans le New York Daily News :

« La doctrine de la « culpabilité par association » signifie que si vous vous promenez avec des canards, si vous avez l'air d'un canard, si vous cancanez comme un canard et nagez comme un canard, il y a une base raisonnable pour supposer que vous êtes un canard[25]. »

Le lien entre le test du canard et la chasse aux sorcières fait l'objet d'une évocation parodique dans le film Monty Python : Sacré Graal !, où il est argumenté qu'une femme qui pèse comme un canard est nécessairement de bois et par conséquent destinée à brûler[26],[27],[28].

Plus récemment, le test du canard a fait un retour remarqué dans l'argumentaire de politiciens israéliens s'exprimant en anglais :

  • En 2000, Avraham Burg déclare, à propos de la « solution à deux États » : « Si ça marche comme un canard, si ça parle comme un canard et si ça sonne comme un canard, c'est un état palestinien[29],[30]. »
  • En 2002, Ehud Barak déclare à propos de Yasser Arafat : « Il se trouve que Yasser Arafat se comporte comme un terroriste, qu'il a l'air d'un terroriste, qu'il marche et cancane comme un terroriste, alors peut-être bien qu'il est un terroriste[31],[30]. »
  • En 2012, Benyamin Netanyahou déclare à propos du programme nucléaire de l'Iran : « Si ça ressemble à un canard, si ça marche comme un canard et cancane comme un canard qu'est-ce que c'est ? Eh oui ! C'est un canard — mais ce canard est un canard nucléaire. Et il est temps que le monde appelle un canard un canard[32],[33],[30]. »

Dans un article remarqué publié en 2011, le politologue américain Bruce Jentleson (en) invite à la méfiance à l'égard du test du canard[34]. Il considère que ce dernier, en associant tout ce qui évoquait le « radicalisme » à la sphère d'influence soviétique, a constitué une composante importante des échecs de la politique étrangère américaine durant la guerre froide dans ce qu'il était convenu d'appeler le tiers-monde et qu'il convient, pour les États-Unis, d'éviter de répéter les mêmes erreurs à l'égard du monde arabe et, pour ce faire, d'éviter « les généralisations allègres, la pensée binaire et l'alarmisme », les analogies trompeuses, ainsi que « l'incapacité concomittante à [...] identifier les différences, inhérente au test du canard »[34].

AnalysesModifier

Outre la contextualisation historique, le test du canard peut être appréhendé sur différents plans, notamment le plan logique et le plan psychologique.

Au plan logiqueModifier

Au plan logique, l'analyse du test du canard fait l'objet de différentes analyses, selon qu'on le considère comme un enthymème ou comme une abduction.

En tant qu'enthymèmeModifier

Le test du canard est fréquemment considéré comme une analogie[35],[36],[37]. Au plan logique, il s'agit d'un enthymème, c'est-à-dire d'un syllogisme dont une prémisse, supposée claire et connue, est omise[38] : tout ce qui marche et cancane comme un canard est un canard[39].

En tant qu'abductionModifier

Le test du canard est tout aussi fréquemment caractérisé comme une forme de raisonnement par inférence, une abduction[40],[41].

Cette détermination est éclairée par les analyses du philosophe américain Charles Sanders Peirce sur l'inférence. Il en distingue trois sortes :

  • La déduction part de la règle générale, tous les canards cancanent, appliquée au cas particulier, cet animal est un canard, pour établir un résultat expérimental, cet animal cancane.
  • L'induction part du cas particulier, cet animal est un canard, puis généralise un résultat expérimental, cet animal cancane, pour établir une règle, tous les canards cancanent.
  • L'abduction part de la règle, tous les canards cancanent, pour conjecturer qu'un résultat expérimental, cet animal cancane, s'explique par un fait, cet animal est un canard.

Selon Peirce, l'abduction, qu'il appelle aussi rétroduction, est l'expression d'une préférence pour une hypothèse parmi plusieurs autres expliquant les mêmes faits, qui ne se fonde pas sur une connaissance préalable relative à la vérité de cette hypothèse[42]. La forme de cette inférence est la suivante :

« Le fait surprenant C est observé ; si A était vrai, C en serait une conséquence ; il y a donc lieu de suspecter que C soit vrai. Toutefois, A ne peut pas être inféré par abduction ou, si l'on préfère cette formulation, ne peut pas être conjecturé par abduction tant que son contenu entier n'est pas entièrement présent dans la prémisse, si A était vrai, C en serait une conséquence [42]. »

Comme l'observe Harry Frankfurt, l'abduction n'est donc pas, chez Peirce, un moyen de supposer qu'une hypothèse est vraie, mais d'établir qu'elle n'est qu'une vérité supposée, une simple hypothèse en somme, ce qui est « une affaire bien plus tiède »[43]. Daniel McKaughan ajoute que, pour Peirce, l'abduction n'a pas pour objet de tester ou de valider une hypothèse, mais qu'elle est au contraire entièrement déconnectée de l'évaluation de cette hypothèse et cite à ce sujet deux propos de Peirce : l'abduction « ne nous engage à rien », elle n'est « que préparatoire »[44]. Il en résulte donc qu'un test abductif, en particulier celui du canard, est un oxymore. Si le test du canard n'est donc pas à proprement parler une abduction, au sens où l'entend Peirce, dans la mesure où il ne se limite pas à envisager l'hypothèse du canard mais prétend la confirmer, sa modalité d'inférence correspond plutôt à la notion « d'inférence à la meilleure explication ». Cette notion a été introduite en 1965 par le philosophe américain Gilbert Harman (en), qui la définit comme l'inférence, à partir du fait qu'une certaine hypothèse pourrait expliquer des données, que cette hypothèse est vraie[45]. Toutefois, en même temps qu'il définit la notion, Harman en souligne le caractère problématique :

« Il est à présumer qu'un tel jugement est fondé sur des considérations telles que la plus grande simplicité de l'hypothèse envisagée, le fait qu'elle soit plus simple, plus plausible, qu'elle explique plus de choses ou de manière plus générale, et ainsi de suite. Mais je ne souhaite pas contester le fait qu'il y a un problème pour expliquer l'exacte nature de ces considérations[45]. »

Peter Lipton (en) affine cette notion en posant que cette inférence est le produit de plusieurs « filtres épistémiques »[46]. Le premier filtre consiste à ne retenir, parmi un grand nombre d'explications possibles, que les plus plausibles d'entre elles ; le second, à choisir la meilleure d'entre elles. Ce choix, selon Lipton, se fait selon deux critères possibles : soit une hypothèse est plus plausible (likeliest), soit elle est plus explicative (loveliest). Il est question de vérité dans la première, de compréhension dans la seconde, ce qui ne la rend pas nécessairement plus légitime, Lipton donnant pour exemple une théorie du complot, mais nous avons tendance à la préférer parce qu'elle est moins triviale et plus précise, tout en fournissant un schéma causal qui unifie notre compréhension des phénomènes[46],[47].

Au plan psychologiqueModifier

En psychologie de la personnalité, le test du canard s'analyse en termes de validation convergente[48]. Selon le psychologue américain Jack Block (en), il s'agit de rassembler un faisceau d'indicateurs équivoques et ambigus, sans qu'aucun d'eux soit déterminant : les canards ont des pieds palmés mais il va de même pour les grenouilles ; ils volent vers le nord au printemps et vers le sud à l'automne, tout comme les oies, etc.[49]. Il s'agirait alors, selon David Funder (en), de rechercher la caractéristique dominante du sujet, sans prendre en considération le caractère amical ou hostile de son comportement, et de rechercher sur ce point un consensus avec des pairs ou avec le sujet lui-même[48].

Plus généralement, le test du canard est fréquemment considéré comme un cas classique de biais cognitif[50],[51],[52].

Plusieurs analyses en termes de biais cognitifs peuvent être appliquées au test du canard :

ReprisesModifier

L'idée a été reprise en 1960 par Michel Audiard dans le film Les Vieux de la vieille, de Gilles Grangier[62] : « Y a pas à dire, dans la vie il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canard, c'est un canard. Et ce qui est vrai pour les canards est vrai aussi pour les petits merdeux[63]. »

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Duck test » (voir la liste des auteurs).
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  2. (en) James Cross Giblin, The Rise and Fall of Senator Joe McCarthy, New York, Houghton Mifflin Harcourt, (lire en ligne), p. 205.
  3. (en) Robin S. Davis, Who's Sitting on Your Nest Egg?, Austin, Bridgeway Books, (lire en ligne), p. 7.
  4. (en) Christine Heinrichs, How to Raise Poultry, Berverly (Massassuchets), Voyageur Press, (lire en ligne), p. 8.
  5. The complete works of James Whitcomb Riley, New York, Collier, (lire en ligne).
  6. (en) John Sentinel, « Communist Expose: The Case of the Duck », The Milwaukee Sentinel,‎ (lire en ligne).
  7. (en) Labor Relations Program: Hearings Feb. 20-Mar. 4, 1947:United States. Congress. Senate. Committee on Labor and Public Welfare, Washington, US Government Printing Office, (lire en ligne), p. 1684.
  8. (en) By Joseph A. Loftus, « Electrical Union a Russian Front, says Carey of CIO; He Asserts Some Companies Cooperate With Communists in Hope of 'Buying Peace' », New York Times,‎ (lire en ligne).
  9. (en) Elizabeth Knowles, Oxford Dictionary of Modern Quotations, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 53.
  10. (en) Walter LaFeber, Inevitable Revolutions: The United States in Central America, New York, W. W. Norton & Company, (lire en ligne), p. 115-116.
  11. (en) Richard H. Immerman, The CIA in Guatemala: The Foreign Policy of Intervention, Austin, University of Texas Press, (lire en ligne), p. 102.
  12. (en) Stephen E. Ambrose et Richard H. Immerman, Ike's Spies: Eisenhower and the Espionage Establishment, Jackson, University Press of Mississippi, (lire en ligne), p. 222.
    « Il est bien souvent impossible de prouver légalement qu'un individu est un communiste. Mais dans de tels cas, je recommande une méthode pratique, le test du canard [...] Supposez que vous voyez un oiseau qui se promène dans une ferme. Il ne porte pas une étiquette qui dise « canard ». Mais l'oiseau a certainement l'air d'un canard. Et puis il va à la mare, et vous remarquez qu'il nage comme un canard. Il ouvre ensuite son bec et nasille comme un canard. Eh bien à ce moment là, vous êtes probablement arrivé à la conclusion que c'est un canard, qu'il porte une étiquette ou non. »
  13. (en) Ellen Schrecker, « McCarthyism: Political Repression and the Fear of Communism », Social Research, vol. 71, no 4,‎ (JSTOR 40971992).
  14. (en) James Darsey, « A Vision of the Apocalypse: Joe McCarthy’s Rhetoric of the Fantastic », dans The Prophetic Tradition and Radical Rhetoric in America, New York, New York University Press, (JSTOR j.ctt9qfckh.10), p. 144.
  15. (en) Ellen Schrecker, Many Are the Crimes: McCarthyism in America, Princeton, Princeton University Press, (lire en ligne), p. 437.
  16. (en) Strategy and Tactics of World Communism (significance of the Matusow Case): Report of the Subcommittee to Investigate the Administration of the Internal Security Act and Other Internal Security Laws to the Committee on the Judiciary, United States Senate, Eighty-fourth Congress, First Session, Pursuant to S. Res. 58 on the Significance of the Matusow Case, Wahington, US Government Printing Office (lire en ligne), p. 29.
    « Mon hypothèse de base ou ma prémisse était que si ça nage comme un canard, se dandine comme un canard et cancane comme un canard, c'est un canard. Ce qui est d'ailleurs la tactique de McCarthy. J'ai juste été un peu plus loin que ça. »
  17. (en) McCarthyism vs. Clinton Jencks, Oklahoma City, University of Oklahoma Press, (lire en ligne), p. 180.
  18. (en) Mark Kristmanson, Plateaus of Freedom: Nationality, Culture, and State Security in Canada, 1940-1960, Toronto, University of Toronto Press, (lire en ligne), p. 273.
  19. (en) Hearings, Reports and Prints of the Senate Committee on Labor and Public Welfare, t. 1, Washington, U.S. Government Printing Office, , p. 436.
    « Nous avons une maxime au syndicat : « si un type a l'air d'un canard, cancane comme un canard et marche comme un canard, il est possible que ce soit un canard ». C'est la même chose avec un communiste. Si un type fait tout ce que le parti fait, il est probable qu'il soit un membre du parti ou un compagnon de route »
  20. (en) William Safire, Safire's Political Dictionary, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 583.
  21. (en) Joseph McCarthy, Major Speeches and Debates of Senator Joe McCarthy: Delivered in the United States Senate : 1950-1951, Washington, U.S. Government Printing Office, , p. 46.
  22. (en) Joseph Wershba, « Murrow vs.McCarthy: See It Now », New York Times,‎ (lire en ligne).
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  62. [vidéo] Disponible sur YouTube.
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AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier