Juan José Arévalo

homme politique guatémaltèque

Juan José Arévalo
Illustration.
Arévalo en 1945
Fonctions
23e président de la République du Guatemala

(6 ans)
Vice-président Mario Monteforte
(1948-1950)
Prédécesseur Juan Federico Ponce Vaides
Successeur Jacobo Árbenz Guzmán
Biographie
Nom de naissance Juan José Arévalo Bermejo
Date de naissance
Lieu de naissance Taxisco, Drapeau du Guatemala Guatemala
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Guatemala, Drapeau du Guatemala Guatemala
Nationalité Drapeau du Guatemala Guatémaltèque
Parti politique PAR (en)

Juan José Arévalo
Présidents de la République du Guatemala

Juan José Arévalo Bermejo est un professeur de philosophie guatémaltèque né le à Taxisco, dans le département de Santa Rosa, et mort le à Guatemala.

En 1945, il devient le premier président démocratiquement élu du Guatemala à la suite d'un soulèvement populaire qui chasse le dictateur Jorge Ubico. Durant ses six années à la tête du pays, il échappe à plusieurs tentatives de coup d'État, met en œuvre des réformes sociales et supervise la mise en place d'une nouvelle constitution (1945). Ses réformes majeures sont, d'une part, l'établissement en 1947 d'un code du travail, lequel abolit un servage encadré par la loi depuis la fin du XIXe siècle, et d'autre part la création en 1949 de l’Institut guatémaltèque de sécurité sociale, qui assure des soins gratuits aux citoyens[1]. Il décide de ne pas se représenter en 1951, laissant le pouvoir à Jacobo Árbenz.

En 1956, il publie le livre The shark and the sardines (Le Requin et les sardines) qui décrit et condamne la politique impérialiste américaine en Amérique latine, sa « zone d'influence ». Au mois de , quelques jours avant l'assassinat du président Kennedy, ce livre fut emprunté par le tueur présumé Lee Harvey Oswald à la bibliothèque Jefferson de Dallas[2].

Il sera par la suite ambassadeur du Guatemala au Chili en 1969-1970 puis en France entre 1970 et 1972.

Notes et référencesModifier

  1. Mikaël Faujour, « Un « printemps guatémaltèque » qui dura dix ans », sur Le Monde diplomatique,
  2. [1] Dallas News Nov. 2013

Liens externesModifier