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Rocquemont (Oise)

commune française du département de l'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rocquemont.

Rocquemont
Rocquemont (Oise)
L'église Saint-Laurent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Arnaud Peters
2014-2020
Code postal 60800
Code commune 60543
Démographie
Population
municipale
119 hab. (2016 en augmentation de 16,67 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 34″ nord, 2° 49′ 09″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 114 m
Superficie 6,26 km2
Localisation

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Rocquemont

Rocquemont est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

La commune est située dans le sud du département de l'Oise, sur le plateau du Valois et non loin de la vallée de l'Automne, à 5,5 km au nord-ouest de Crépy-en-Valois. Rocquemont est un village à caractère rural en dehors de toute agglomération[1]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 56 km[2]. Le chef-lieu de d'arrondissement de Senlis est éloigné de 18 km[3], et le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 17 km[4], et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 36 km au sud[5]. Rocquemont comporte un hameau, le Plessis-Châtelain, situé à l'extrémité nord-ouest du territoire communal. Le hameau comportait une partie habitée sise sur la commune de Néry.

Communes limitrophes de Rocquemont (Oise)[6]
Béthisy-Saint-Martin
Néry   Glaignes
Trumilly Duvy Séry-Magneval

Le territoire communal est occupé pour sa plus grande partie par des surfaces agricoles et présente un paysage dénudé, pratiquement sans arbres, à l'exception d'une toute petite parcelle boisée au nord et du vallon de Baybelle. Orienté dans un sens ouest-est, il tient son nom du ruisseau de Baybelle qui y prend sa source, pour s'écouler à Séry-Magneval dans le ruisseau Sainte-Marie, affluent de l'Automne. Le vallon présente de coteaux raids et escarpés et atteint une quarantaine de mètres de profondeur par rapport au plateau agricole. Le point le plus bas de la commune se trouve par ailleurs à la sortie du ruisseau du territoire communal, à 59 m au-dessus du niveau de la mer. Le village est bâti immédiatement au nord du vallon, près de son origine, où il s'appelle encore vallée du Mont Jouy. Ailleurs, le relief est peu accentué sur la commune. Le point culminant atteint 114 m, soit seulement dix à quinze mètres de plus que le plateau dans les environs de Rocquemont, le village lui-même étant bâti à 102 m d'altitude. Il n'y a pas d'autres cours d'eau.

Concernant les voies de communication, Rocquemont est desservie par une seule route départementale, la RD 25 Béthisy-Saint-Martin - Duvy. En direction du nord, elle permet de rejoindre Verberie et Compiègne par la RD 200 ; en direction du sud, elle débouche à Duvy sur la RD 1324 Senlis - Crépy-en-Valois. Des voies communales relient Rocquemont à d'autres communes voisines : Néry par son hameau de Verrines, Glaignes et Trumilly. Depuis cette dernière commune, il est également possible de rejoindre la RD 1324 en direction de Senlis et de l'autoroute A1. Rocquemont ne dispose pas d'une gare sur son territoire, la gare la plus proche étant celle de Crépy-en-Valois. Elle est desservie par des trains TER Picardie et la ligne K du Transilien depuis la gare de Paris-Nord. Rocquemont n'est pas desservie par les transports en commun, l'arrêt le plus proche d'une ligne régulière se trouvant à l'église de Trumilly, à une distance routière de 1,7 km depuis la mairie. Cet arrêt est desservi du lundi au samedi par la ligne n° 62 du réseau départemental Sud-Oise, exploité par Keolis Oise à Senlis[7].

ToponymieModifier

Rupimons, Roquemons, Roquemons en 1288, Rocmont, Rokemont, Roquemont[8].

Il s'agit d'une formation médiévale en -mont. L'appellatif toponymique mont a le sens ancien de « hauteur, colline, mont » et est issu du gallo-roman MONTE, lui-même de l'accusatif singulier montem du latin mons, montis « mont, élévation de terrain, montagne ». Le premier élément roque est la forme normanno-picarde correspondant au français roche, tous deux procédant du gallo-roman ROCA, d'origine celtique (gaulois). cf. breton roc'h. Il signifie « roche » mais aussi « fortification sur une roche », puis « château ».

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 n'achève pas le mandat 2008-2014 Michel Peters   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2008-2014
? En cours
(au 27 septembre 2014)
Arnaud Peters   Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 119 habitants[Note 1], en augmentation de 16,67 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
164177160139163166168188151
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
150146110126138140134128127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
125111122116116120159107108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8410310495104104100103115
2016 - - - - - - - -
119--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (10 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 26,5 %, 30 à 44 ans = 14,3 %, 45 à 59 ans = 30,6 %, plus de 60 ans = 12,3 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 31,4 %, plus de 60 ans = 7,8 %).
Pyramide des âges à Rocquemont en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,1 
75 à 89 ans
0,0 
8,2 
60 à 74 ans
7,8 
30,6 
45 à 59 ans
31,4 
14,3 
30 à 44 ans
21,6 
26,5 
15 à 29 ans
17,6 
16,3 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monumentsModifier

Monuments historiquesModifier

 
Vue partielle de l'église et croix de cimetière.

Rocquemont compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Laurent (inscrite monument historique par arrêté du 23 février 1951[16]) : elle a été construite à la fin de la période romane, vers 1130, et ne comporte à l'origine qu'un vaisseau unique. L'adjonction de bas-côtés et de croisillons à la période gothique transforme la silhouette de l'église et modifie les élévations latérales de la nef romane et de la base du clocher, mais tous leurs éléments d'origine restent visibles à l'intérieur. Il faut notamment citer les deux voûtes d'ogives précoces du chœur, qui sont parmi les premières du département. Elles sont simples et robustes, et tel est le caractère de l'ensemble de l'église, hormis le portail occidental du milieu du XIIe siècle, qui fait preuve d'une certaine recherche. L'église Saint-Laurent ne se démarque donc pas par le raffinement de son architecture, mais par sa rusticité, ce qui n'empêche pas un appareillage et des finitions soignés et des proportions harmonieuses. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1951[17], et a été restaurée d'une façon intelligente à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle. L'ambiance du XVIIIe siècle a ainsi pu être restituée, ce qui fait aujourd'hui le principal intérêt de l'église. Elle possède encore sa clôture du chœur en fer forgé de 1758, et des retables baroques en pierre et en bois du XVIIe siècle. Dans la nef, des peintures murales discrètes animent les murs. La sobriété de l'espace intérieur favorise le recueillement[18].
  • Croix de cimetière du XVIe siècle (inscrite monument historique par arrêté du 23 février 1951[19]) : C'est une petite croix en pierre sculptée, dont les quatre bras sont reliés par des volutes. Le Christ ne subsiste que sous la forme de traces. La croix est montée sur un long fût sans décor, planté sur un petit socle octogonal. Ce dernier repose sur un piédestal circulaire, qui se retraite à cinq reprises à la façon d'un escalier. Un autel est aménagé dans le piédestal côté ouest.

Autres éléments du patrimoineModifier

  • Ferme du Plessis-Châtelain, au hameau du même nom : l'une des deux fermes constituant le hameau est réputée pour avoir été la résidence des premiers officiers châtelains du château royal de Béthisy. Elle comporte une chapelle de la première moitié du XIIIe siècle et un logis seigneurial assez simple. Le rez-de-chaussée est pratiquement aveugle ; une poterne donnait accès sur les jardins. L'étage comporte encore une fenêtre étroite se terminant par un trilobe, ainsi qu'une autre fenêtre agrandie au XVe siècle. Le comble est éclairé par deux fenêtres rectangulaires dans l'un des pignons. Quant aux bâtiments d'exploitation, ils datent pour l'essentiel de leur substance de l'époque moderne[20],[21].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Robert Fuzier (1898-1982), dessinateur de presse et responsable politique socialiste, est mort à Rocquemont.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 22 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Rocquemont et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 22 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Rocquemont et Senlis », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 22 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Rocquemont et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 22 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Rocquemont et Tremblay-en-France », sur Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  6. « Communes limitrophes de Rocquemont (Oise) » sur Géoportail.
  7. [PDF] « Horaire de la ligne 62 Senlis - Crépy-en-Valois », sur Oise Mobilité (consulté le 23 octobre 2012).
  8. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 155.
  9. « Rocquemont », Cartes de France (consulté le 27 septembre 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Évolution et structure de la population à Rocquemont en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  16. « Église Saint-Laurent », notice no PA00114842, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Église Saint-Laurent », notice no PA00114842, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Dominique Vermand, Rocquemont - Église Saint-Laurent, Association pour la restauration de l'église de Rocquemont, coll. « Monuments de l'Oise 9 », , 8 p..
  19. « Croix de cimetière », notice no PA60000073, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Cf. Jean Mesqui, « Maisons, maisons fortes ou châteaux ? : Les implantations nobles dans le comté de Valois et les franges occidentales du comté de Champagne au XIIIe et XIVe siècles », La maison forte au Moyen Âge, Actes de la table ronde de Nancy - Pont-à-Mousson, 31 mai - 3 juin 1984, Paris, Éditions du CNRS,‎ , p. 185-214 (lire en ligne [PDF]) ; p. 204 et fig. 10 p. 207.
  21. Cf. Jean Mesqui, « Notes sur l'habitat noble rural dans le nord et l'est de l'Île-de-France du XIIe au XVe siècle », Manorial domestic buildings in England and Northern France (occasional papers), Londres, Society of Antiquaries of London,‎ , p. 121-140 (lire en ligne [PDF]) ; ill. 11 p. 130.