Gellenoncourt

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Gellenoncourt
Gellenoncourt
Mairie
Blason de Gellenoncourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes de Seille et Grand Couronné
Maire
Mandat
Patrick Poirel
2014-2020
Code postal 54110
Code commune 54219
Démographie
Population
municipale
77 hab. (2017 en augmentation de 11,59 % par rapport à 2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 43″ nord, 6° 23′ 13″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 269 m
Superficie 3,61 km2
Élections
Départementales Canton du Grand Couronné
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Gellenoncourt

Gellenoncourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

Le territoire de la commune est limitrophe de 5 communes. Sa superficie est de 361 hectares. Gellenoncourt est à 21 km du centre de Nancy, à 17 km de Lunéville et à 10 km de Champenoux, siège de la communauté de communes Seille et Grand Couronné. La commune a la charge de deux sections de routes communales distinctes avec la particularité qu'aucune ne rejoint la zone urbaine. Le village est desservi par la route départementale D80A. Le territoire ne comprend pas de massif boisé et par conséquent, la commune n'a pas de ressource forestière.

HydrographieModifier

Le territoire de Gellenoncourt est séparé au Nord-Est de celui de Réméréville par une rivière,la Roanne. Il est également séparé, au Sud-Ouest, de celui de Haraucourt par le ruisseau des Goulottes. Un autre petit ruisseau, que les habitants appellent la Pissotte, prend sa source à l'extrémité Sud-Est, passe tout près du village au Nord-Est et va se jeter dans la Roanne à l'Ouest, à proximité du pont sur la D80. Il ne quitte jamais le territoire communal et sa longueur est de 2,94 km. La totalité des eaux territoriales aboutissent à la Roanne, affluent de la Meurthe, elle-même affluent de la Moselle.


Communes limitrophes de Gellenoncourt
Réméréville Courbesseaux
  Drouville
Haraucourt

ToponymieModifier

Évolution du toponyme : Le nom du village se serait formé à partir de Gelnonis-Curia[1]. Il est ensuite passé par les formes suivantes : Hadewidis de Geveroncort en 1178, Gillerancourt en 1284, Geleraucourt en 1333, Gelelancourt en 1319, Gelnancourt en 1502, Genellaincourt en 1562[2]. A la fin du Moyen Âge, Gellenoncourt est parfois appelé Beaufort, du nom du seigneur détenant le fief[1]. Sobriquet : les habitants étaient surnommés «les gros sabots».

HistoireModifier

 
Destructions de la Grande guerre.

Période pré-romaineModifier

selon plusieurs historiens locaux, il aurait existé une voie pré-romaine reliant Saint-Nicolas-de-Port à Marsal. Ce chemin passerait sous l'actuelle route communale en direction de Courbesseaux, parfois appelée chemin des Allemands.

Moyen ÂgeModifier

1317 : Collin d'Aumécourt écuyer, déclare être homme de lige pour ce qu'il est possède à Athienville, Hoéville et Gellenoncourt[3].

XIVe siècle : Réméréville est le chef-lieu d'une Mairie comprenant aussi Buissoncourt, Cercueil (Cerville) et Beaufort. Beaufort est en réalité Gellenoncourt qui prend ici le nom du seigneur détenant le fief[1].

1333 : Aymars, évêque de Metz engage en garantie d'un prêt, la moitié de plusieurs bans et mairies dont le ban de Geleraucourt (Gellenoncourt)[1].

Ancien régimeModifier

1571, le  : pour éviter les conflits de juridiction entre le duché de Lorraine et l'évêché de Metz, un traité décide que la Lorraine aura le ban de Réméréville comprenant Beaufort (Gellenoncourt), Cercueil (Cerville), Buissoncourt, Erbéviller et Réméréville[4]. Cette décision ne fut que partielle dans les faits. Seuls Gellenoncourt et Cercueil (Cerville) restèrent attachés à la Lorraine. Les autres faisaient partie de l'évêché de Metz à la veille de la Révolution.

1582 : Le duc de Lorraine est seul haut, moyen et bas justicier à Gellenoncourt, et lui appartenant tous commandements, création de maire et justice, confiscations, épaves, attrahières[5], hautes amendes, basses, moyennes et tous autres droits seigneuriaux de quelle condition qu'ils soient. Les prisons sont au château d'Einville puisque le village est de cette prévôté ainsi que la châtellenie et la recette[3].

1587, le  : le duc Charles III de Lorraine cède à François de Beaufort De Pulligny la terre et seigneurie de Gellenoncourt[3].

1588, le  : François de Beaufort de Pulligny obtient des lettres qui lui permettent de prendre la qualité d'écuyer, de quitter le nom et les armes de Beaufort pour prendre ceux de Gellenoncourt dont il est le seigneur. La même année, il acquiert à Nancy, au 4 rue des loups, un lot de terrain qui lui permettra de construire l'hôtel de Gellenoncourt[6]. François de Gellenoncourt est honoré du titre de chambellan par Charles III de Lorraine. Il s'installe au château de Gellenoncourt et y fait des réparations[7]. Il profite de ses relations pour transformer la chapelle du village en église paroissiale.

1594 : prévôté et châtellenie d'Einville. Gellenoncourt est mentionné comme fief dans le dénombrement de cette année[1].

1601, le  : des lettres de Charles, cardinal de Lorraine, autorisent l'érection en cure de l'église de Gellenoncourt, auparavant annexe de Drouville[3].

La guerre de Trente Ans dépeupla le village, qui se releva vers le milieu du XVIIe siècle.

1663, le  : le sieur Hennequin fait ses reprises pour la seigneurie de Gellenoncourt[3].

1710 : prévôté et châtellenie d'Einville, bailliage de Nancy[1].

1712 : la communauté n'est constituée que de l'admodiateur (orthographe de l'époque), de 4 laboureurs et d'un manouvrier[3].

1751 : bailliage de Lunéville, généralité de Nancy, coutumes de Lorraine[1].

1768 : il y a 25 feux (foyers) et 106 communiants[3]. Il faut probablement comprendre 106 personnes communiant à la messe dominicale ?

1771, le  : Charles-François d'Hennequin, comte de Curel, gentilhomme de la chambre du feu roi de Pologne , déclare tenir du roi (de France) à titre patrimonial et sans part d'autrui, la terre et seigneurie de Gellenoncourt en haute, moyenne et basse justice ; consistant en château, grange, colombier, maisons Etc[3].

1772 : les habitants jouissent d'un droit de pâturage d'environ 20 à 25 jours (4 à 5 ha) entre Gellenoncourt et Haraucourt[3].

1770-1791 : procès entre les communautés de Gellenoncourt et d'Haraucourt à propos des grands paquis[8].

1779 : Gellenoncourt est curieusement mentionné dans le diocèse de Metz[1].

Révolution française et EmpireModifier

1790 : Gellenoncourt fait partie du canton de Buissoncourt[1].

1791 : le  : bien qu'il ait prêté serment à la constitution et lu le jour même en public la lettre de l'évêque constitutionnel Lalante, Hyacinthe JACQUEMOT, curé de la paroisse, émigre le jour même. Aux élections des cures vacantes des 24-, il est remplacé mais on n'a aucune trace de son successeur. Il fait une rapide apparition à Gellenoncourt en 1797 mais n'y demeure pas. En 1802, il est nommé curé de Faulx[9]. Tout porte à croire qu'il est le dernier curé résidant de Gellenoncourt.

1802 : 100 habitants[1].

Époque contemporaineModifier

1822 : 95 habitants, 21 feux[1].

1852, le  : érection d'une chapelle[3]. Henri Lepage ne précise pas à quel endroit.

1853 : la cure est redevenue annexe de Drouville[3], probablement depuis 1802.

1838 : le duc et la duchesse d'Orléans versent 100 francs au profit de l'église de Gellenoncourt[10].

1914 : La Grande guerre fit de nombreuses destructions dans la ville. Le site "mémoire des hommes" recense 133 fiches de soldats français tués sur le territoire communal en août et . Il y eut une victime civile lors des bombardements du village. Le nombre de soldats allemands tués sur la commune est important mais les archives ne sont pas disponibles.

1960 : L'école communale ferme définitivement cette année là. Monsieur Jean-Claude Michel est le dernier instituteur à Gellenoncourt.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Paule Durand PS  
mars 2008 2014 Marie-Luce Lejeune    
2014 En cours Patrick Poirel (dit "lynx")    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2017, la commune comptait 77 habitants[Note 1], en augmentation de 11,59 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7510010682911051138087
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
939488857977767064
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
576533373939475335
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
413034363534587377
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Le village est essentiellement agricole. Il compte 2 exploitations en 2019. Le territoire fait l'objet d'une exploitation minière du sel gemme par sondages hydrauliques souterrains. Cette industrie provoque des désordres géologiques irréversibles. La compagnie des salins du midi et des salines de l'Est est l'unique concessionnaire de cette ressource. Cette activité ne génère aucun emploi dans la Commune et son produit fiscal, sous forme de péréquation de la redevance des mines, est insignifiant.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Château des XVIe et XVIIe siècles, gravement endommagé lors des combats d' : deux tours carrées.
  • Saint-Claude : à l'extrémité Sud du territoire, à une centaine de mètres de l'actuelle route Haraucourt-Drouville et à l'extrémité du chemin rural de Crévic, on peut apercevoir à l'époque des labours, des restes de construction. La carte de Mercator nomme cet endroit Saint-Claude[15]. Dans l'accord de 1601 autorisant l'érection d'une paroisse à Gellenoncourt, il est mentionné un ermitage présentement ruiné[16]. Il s'agit très probablement de Saint-Claude.

Édifice religieuxModifier

  • Église de l'Assomption construite en 1772[17], en grande partie détruite en et rebâtie après le premier conflit mondial ; tour romane remaniée, nef XIXe siècle.
  • Pompe

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'or au léopard de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k « Le département de la Meurthe, 2e partie par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 27 juin 2019)
  2. « Dictionnaire topographique de la Meurthe par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 27 juin 2019)
  3. a b c d e f g h i j et k « Les communes de la Meurthe par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 27 juin 2019)
  4. « mémoire de la société d'archéologie lorraine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 28 juin 2019)
  5. « ATTRAHIÈRE : Définition de ATTRAHIÈRE », sur cnrtl.fr (consulté le 30 septembre 2019)
  6. « Le pays Lorrain », sur gallica.bnf.fr, bimensuel, (consulté le 27 juin 2019)
  7. Archives de Meurthe-et-Moselle, Nancy, série B n° 6856
  8. « Archives communales et hospitalières de la Meurthe par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 27 juin 2019)
  9. « Dictionnaire biographique des prêtres de l'évêché de Nancy et de Toul », sur bdnancy.fr (consulté le 27 juin 2019)
  10. « La Presse », sur gallica.bnf.fr, quotidien,
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. « Saint-Claude, le village fantôme », sur mairie.haraucourt.free.fr (consulté le 27 juin 2019)
  16. Registre des contrats reçus et stipulés par le tabeillon Jean André pendant l'année 1601. Archives de Meurthe-et-Moselle, série N n° 1044
  17. « Monographie de Gellenoncourt pour la l'exposition universelle de 1889 », sur galeries.limedia.fr, (consulté le 27 juin 2019)

Liens externesModifier

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