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Roanne (affluent de la Meurthe)

rivière française
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Roanne
(Ruisseau de Hoéville)
Illustration
La Roanne entre Varangéville et Lenoncourt.
Caractéristiques
Longueur 15,9 km [1]
Bassin 78 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhin
Cours
Source source
· Localisation Hoéville
· Altitude 261 m
· Coordonnées 48° 42′ 21″ N, 6° 26′ 18″ E
Confluence la Meurthe
· Localisation Saint-Nicolas-de-Port
· Altitude 201 m
· Coordonnées 48° 38′ 08″ N, 6° 17′ 37″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Meurthe-et-Moselle
Régions traversées Grand Est

Sources : SANDRE, Géoportail

La Roanne est une petite rivière française qui coule dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. C'est un affluent droit de la Meurthe en rive droite, donc un sous-affluent du Rhin par la Moselle.

GéographieModifier

 
Vallée de la Roanne entre Varangéville et Lenoncourt On devine les ruines de l'ancien moulin de Lenoncourt

De 15,9 km de longueur[1], elle naît à l'est de Courbesseaux et au sud d'Hoëville, à 261 m d'altitude, et s'appelle ruisseau de Hoéville dans cette partie haute.

Sur la carte militaire du 9 octobre 1918 (référence archives militaires GR6MLVIBIB192), cette rivière est nommée "La Pissotte" depuis la Meurthe jusqu'à son entrée sur le territoire de Buissoncourt. Les habitants de Buissoncourt la nommaient ainsi au début du XXe siècle.

Sur la carte de Mercator, elle est coupée par un vaste étang qui recouvre partiellement les territoires de Buissoncourt et d'Haraucourt. De nombreux lieux-dits de ce secteur font référence à cet étang aujourd'hui asséché.

Elle arrose Courbesseaux, Gellenoncourt, Réméréville, Buissoncourt, Haraucourt, Lenoncourt, Varangéville, passe sous le canal de la Marne au Rhin et se jette dans la Meurthe en rive droite à Saint-Nicolas-de-Port, au lieu-dit Pré de Rouanne, 201 m d'altitude.

HydrologieModifier

La Roanne traverse une seule zone hydrographique 'La Roanne' (A691) de 78 km2 de superficie[1].

Caractéristiques minéralogiques et algologiquesModifier

La Roanne descend d'un plateau liasique et transporte par conséquent des limons de calcaires argileux. Dans la seconde partie de son cours, elle se charge de sel du fait du lessivage des dépôts keupériens de son bassin[2]

Comme la Seille et le Sânon, la Roanne présente alors des eaux à forte teneur en sel d'origine naturelle[réf. nécessaire](entre 0,2 et 7 grammes par litre)[3]. Cette particularité, connue de longue date[réf. nécessaire], n'a cependant pas donné lieu à une exploitation historique comme le briquetage de la Seille[4].

Du fait de cette salinité, la Roanne possède une flore halophile spécifique, avec de nombreuses espèces d'algues identiques à celles trouvées dans la Seille.

L'origine de la salinité de la Meurthe et de la Roanne soulevait déjà des passions au XIXe siècle[5]. Plusieurs documents affirment que la salinité de la Roanne est connue depuis longtemps mais aucun ne cite de référence solide. La salicorne, plante halophile souvent citée comme témoin des sols salins, est aujourd'hui bien représentée sur les bords de la Roanne mais curieusement, elle n'est présente qu'à proximité des sites d'exploitation du sel. On n'en trouve pas en amont ce qui est curieux pour une rivière naturellement salée ? En 1844, donc avant l'exploitation industrielle du gisement salin, dans un ouvrage botanique qui fait référence, le Docteur Godron fait mention de cette plante à Lindres, Vic, Moyenvic, Marsal, Kochenren, Château-Salins, Rosbruck, Sarralbe et Salzbronn[6]. Il ne parle pas de plante halophile à proximité de la Roanne alors qu'il a exploré son vallon ?

Selon le forage 02307X0180/S[7], on observe que la couche de sel est beaucoup plus profonde sous la Roanne que sous la Seille ou le Sânon. les premières traces de sel apparaissent à 151 mètres, ce qui est de nature à remettre en cause un lessivage par le lit de la Roanne.

En 2005, l'aménagement foncier a cartographié onze zones de terres salées par les fuites du saumoduc qui traverse le territoire de Haraucourt[note 1]. La responsabilité de la pollution a été reconnue en son temps par l'exploitant qui a indemnisé les propriétaires.

Les zones d'herbe grillée qui apparaissent sur les photos IGN, le long de la Roanne, sont des résurgences de saumure pour certaines, et des fuites d'un autre saumoduc pour les autres. Leur apparition est récente et consécutive à l'exploitation du sel. L'une d'entre elles, sur le territoire de Buissoncourt, fait l'objet d'un suivi régulier[8].

Les communes de Lenoncourt, Buissoncourt, Haraucourt, Gellenoncourt et Réméréville, situées dans le bassin versant de la Roanne sont équipées de stations d'épurations modernes. La qualité de l'eau de la Roanne s'est nettement améliorée depuis le début du XXIe siècle. La Communauté de communes du Grand-Couronné a mis sur pied un projet de renaturation des berges.

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Enquête publique réalisée en vue du classement agronomique des sols pour remembrement

RéférencesModifier

  1. a b c et d Sandre, « Fiche cours d'eau - La Roanne (A6910300) » (consulté le 8 février 2014)
  2. Étude du bassin de la Meurthe 1959, page 30
  3. Étude hydrobiologique et algologique de la Roanne, 2006, page 4.
  4. Étude hydrobiologique et algologique de la Roanne, 2006, page 1 (résumé).
  5. Délibération du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle du 22 août 1884
  6. Flore de Lorraine : Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges., 1843, Tome 1, page XII par le docteur D.-A. Godron
  7. BRGM Infoterre
  8. SOLVAY Carbonate France : rapports annuels d'exploitation des mines, concession de Haraucourt ; page 7 pour 2009 et page 8 pour 2010