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Cette page présente les articles ayant été mis en lumière sur le Portail:Iran.

Sommaire

Août 2008Modifier

 
Dressage de table typique pour un plat iranien populaire, le Chelo Kabāb.

La cuisine iranienne est diverse, chaque province ayant ses propres plats aussi bien que ses styles et traditions culinaires, distinctes selon leurs régions.

Cela inclut une grande variété de plats comme par exemple le chelow kabab (barg, koobideh, joojeh, shishleek, soltani, chenjeh), khoresht (un ragout servi avec du riz blanc Basmati ou Persan: ghormeh sabzi, gheimeh, et autres), aash (une soupe épaisse), kookoo (une sorte de tarte-omelette à base de légumes et/ou de viande), polow (du riz cuit avec de la viande et/ou de légumes et des herbes, dont le loobia polow, albaloo polow et autres) et une grande diversité de salades, de patisseries et de boissons spécifiques aux différentes régions d'Iran. La liste des recettes perses, des entrées et des desserts est extensive.

La nourriture iranienne n'est pas épicée. Les herbes sont beaucoup utilisées, de même que les fruits tels que prunes, grenades, raisins, coings ou autres. La plupart des plats perses sont une combinaison de riz avec de la viande, poulet, agneau ou poisson et beaucoup d'ail, d'oignon, de légumes, de noix et de fines herbes. Pour atteindre un goût délicieux, des épices Persanes telles que le safran, les limes séchés, la cannelle et le persil sont délicatement mélangées et utilisées dans des plats spéciaux.

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Juillet 2008Modifier

 
Le palais de Shapur Ier à Bishapour

Bishapour (moyen-persan : Bay Shāpur, « le seigneur Shapur ») est une ancienne cité sassanide, à 23km de Kazerun, dans le Fars, en Iran. Fondée par Shapur Ier, la ville se trouvait sur la route reliant les villes d’Istakhr et Ctésiphon.

Le site de Bishapour se situe dans une plaine cultivée au bord de la rivière Shapur, juste devant la gorge de Chowgan. Cette gorge étroite donne accès à la vallée de Shapur, de forme ovoïde, fermée par une seconde gorge et offrant ainsi un abri naturel et facilement contrôlable aux habitants de la ville et des environs, ainsi qu'à leurs troupeaux. Le site présente trois parties notables :

  • la cité elle-même, dont l’architecture suit un plan orthogonal, et qui ceinte de fortifications, abritait un palais et un temple
  • la gorge de Chowgan (Tang-e Chowgan) dans laquelle sont gravés 6 reliefs rupestres
  • la grotte de Shapur qui abrite une statue colossale du roi

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Juin 2008Modifier

Le cinéma iranien ou cinéma persan est l'activité cinématographique de Iran.

L'industrie cinématographique voit le jour en Iran dès 1900, quand la cour ramène le cinématographe de France. Une production spécifiquement iranienne se développe au long du XXe siècle. L'émergence du cinema motafavet ou cinéma différent dans les années 1960 - 1970 marque un tournant dans l'histoire de l'industrie du film en Iran, tout comme la révolution iranienne de 1979. Les nouvelles contraintes qui pèsent sur les réalisateurs à l'avenue du régime islamique révolutionnaire vont influencer le cinéma iranien tout au long des années 1980. À partir des années 1990, le cinéma iranien connait une reconnaissance croissante sur la scène internationale : des films iraniens obtiennent fréquemment des récompenses dans les festivals internationaux, et des festivals voués au cinéma iranien se tiennent régulièrement dans le monde.

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Avril-Mai 2008Modifier

 
Schéma des institutions iraniennes

La politique de l'Iran se déroule dans le cadre d'une république théocratique islamique. Selon la constitution de 1979, votée à la révolution, toutes les institutions et les activités de l'Iran sont fondées sur les principes de la loi coranique.

À la tête du pays se trouve le « Guide Suprême », autorité religieuse suprême. Sous sa responsabilité, le pouvoir exécutif est détenu par le président de la république, chef du gouvernement, qui dispose d'un cabinet composé de 20 ministres. Le pouvoir législatif appartient à un parlement de 290 députés élus tous les 4 ans au suffrage universel supervisé par un « Conseil des Gardiens de la Constitution » qui approuve ou s'oppose aux résolutions de l'assemblée. Il existe également un conseil de discernement, composé des chefs des trois pouvoirs, des 6 clercs du Conseil des Gardiens et de 25 membres désignés par le Guide à la tête duquel se trouve actuellement Hachemi Rafsandjani, renommé pour 5 ans en mars 2002. Le Conseil de Discernement est chargé de ratifier, lors d'une opposition irrévocable du Conseil des Gardiens au Parlement, l'application des lois qu'il juge indispensables, et dorénavant, d'assister le Guide pour la gestion du pays.

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Mars 2008Modifier

 
Bol décoré de pampres et de grenades, avec une inscription en écriture arabe, céramique argileuse à décor moulé, VIIe-VIIIe siècle, Suse, musée du Louvre (MAO S. 376)

Suse est l'un des plus importants sites archéologiques iraniens, à la frontière entre monde mésopotamien et monde persan.

Habité depuis des temps très anciens (4500 ans av. J.-C.), il est resté occupé jusqu'au milieu du XVe siècle. Ses fouilles, réalisées par des équipes françaises, ont permis la découverte de nombreux objets, dont une importante production de céramique datant de la période islamique, actuellement conservée pour une grande partie (plus de 2000 objets répertoriés) au musée du Louvre (leur numéro d'inventaire se compose des lettres MAO S. et d'un chiffre).

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Février 2008Modifier

 
La Mosquée du Sheikh Lutfallah à Ispahan, ne compte aucun minaret

Une mosquée est un lieu de culte où se rassemblent les musulmans pour les prières communes.

L’ensemble architectural est le plus souvent entouré d’une ou plusieurs tours, ou minarets, dont le nombre est limité à six pour ne pas excéder celui de la mosquée de La Mecque qui en comporte sept. Le toit est souvent en forme de dôme. C’est du haut d’un des minarets que le muezzin (Moadhin) appelle à la prière au cours de l’adhan. Une mosquée est plus qu’un lieu de culte ; c’est, également, une institution sociale, éducative et politique : elle peut, ainsi, être accompagnée d’une madrasa, d’un centre de formation, voire d’une université. Elle sert aussi de lieu de rencontres et d’échanges sociaux.

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Janvier 2008Modifier

 
Vase aux danseuses, argent doré, IVe ou Ve siècle, musée du Louvre

L’art sassanide regroupe la production artistique qui a lieu en Perse durant la dynastie éponyme, c’est-à-dire entre le IIIe et le VIIe siècle de l'ère chrétienne. Elle se distingue par une production artistique très développée, permise par la richesse de l'empire sassanide et sa position entre l'Empire romain à l'ouest et la Chine à l'est, au carrefour des échanges matériels et culturels entre de nombreuses civilisations. Avec les échanges qui avaient lieu entre le monde occidental, le monde asiatique et l'Iran, les Sassanides ont évidemment eu une importante influence sur les civilisations qui leur étaient contemporaines. La dynastie tente de s’affranchir de l’art hellénistique, par réaction avec la dynastie précédente des Arsacides[1]. Le plus grand héritage Sassanide se trouve dans l’art islamique car la conquête arabe a complètement intégré l’empire.

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Décembre 2007Modifier

 
Hassan Darabi dans Le Passager, 1974

Abbas Kiarostami (en persan : عباس کیارستمی, Abbās KiārostamiÉcouter) est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma iranien né en 1940 à Téhéran, Iran.

Dans le monde du cinéma depuis les années 1970, Kiarostami signe plus de quarante films dont des courts métrages, des documentaires ou encore des films dramatiques. La critique l’a majoritairement loué pour des œuvres telles que la trilogie du tremblement de terre (Où est la maison de mon ami ? en 1987, Et la vie continue en 1991 et Au travers des oliviers en 1994), ou Le Goût de la cerise en 1997 et Le vent nous emportera en 1999.

Abbas Kiarostami s’investit comme scénariste, monteur, directeur artistique, producteur mais surtout en tant que réalisateur. Avant de se tourner vers le cinéma un peu plus tard, il débute en produisant des dessins animés, des génériques et des supports publicitaires. Il est également poète, photographe, peintre, illustrateur et dessinateur graphiste

Kiarostami est un des réalisateurs de la Nouvelle Vague iranienne (Cinemay-e motafavet ou « cinéma différent »), un mouvement du cinéma iranien qui commence vers la fin des années 1960 et inclut les précurseurs Forough Farrokhzad, Sohrab Shahid Saless, Bahram Beizai et Parviz Kimiavi. Ces réalisateurs ont beaucoup de techniques en commun, dont l’utilisation du dialogue poétique et de la narration allégorique pour traiter les séquences politiques et philosophiques

Kiarostami est connu pour filmer les enfants comme protagonistes de films documentaires à style narratif, ainsi que pour des innovations en termes de réalisation. Il utilise la poésie iranienne contemporaine dans les dialogues, les titres et les thèmes de ses films.

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Novembre 2007Modifier

 
Bataille entre Tamerlan et le roi égyptien

Kamaleddin Behzad ou Kamal od-Din Bihzad (en persan : کمالالدین بهزاد), dit Behzad ou Bihzad était un grand maître de la miniature persane originaire d'Herat (actuel Afghanistan). Entré au service du grand émir timouride Husayn Bayqara à Hérat, il illustre des recueils de poèmes tels que l'épopée persane du Shâh Nâmâ et créé une école dont l'héritage a perduré. À la chute des Timourides en 1507, il entre au service des Séfévides d'Iran à Tabriz, dont l'excellence en matière de miniature passe ensuite aux Moghols d'Inde.

Behzad se signale par un style vivant. Ses personnages, souvent engagés dans des actions de la vie quotidienne, présentent généralement des postures, des attitudes et des sentiments variés, peu stéréotypés. De nombreux travaux lui sont attribués, mais seulement quelques-uns sont reconnus comme étant de sa main. Plusieurs traits sont caractéristiques de Behzad, et resteront employés en Iran comme en Inde longtemps après sa mort, survenant vers 1535-1536 à Tabriz.

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Octobre 2007Modifier

Isfahan ou Esfahan (en persan : اصفهان, Esfahān) est une ville d’Iran, capitale de la province d'Isfahan. Le nom de la ville est aussi rendu sous la graphie Ispahan. Elle est située à 340 kilomètres au sud de la capitale, Téhéran. Troisième ville d’Iran (après Téhéran et Mashhad) avec 1 600 554 habitants en 2006, la zone métropolitaine d’Isfahan est un des centres majeurs de l’industrie et de l’enseignement en Iran.

Isfahan a été capitale de l’empire perse sous la dynastie des Safavides entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. L’architecture de la ville, qui est noyée de verdure bien irriguée, offre un contraste avec les étendues désertiques qui l’entourent. Cet aspect particulier, résultat des efforts de Shah Abbas, ainsi que les nombreux monuments islamiques construits entre le XIe et le XIXe siècle, sont aujourd’hui menacés par la modernité. Le classement de la place Naghsh-e Jahan au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1988 contribue à faire prendre en considération les spécificités de l’urbanisme d’Isfahan.


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Septembre 2007Modifier

 
Riza-i Abbasi, Deux amants, Iran, 1630

Le terme arts d'Islam désigne la production artistique ayant eu lieu depuis l'hégire (622 de l'ère chrétienne) jusqu'au XIXe siècle dans un territoire s'étendant de l'Espagne jusqu'à l'Inde et habité par des populations de culture islamique.

L'art islamique présente une certaine unité stylistique due aux déplacement des artistes, des commerçants, des commanditaires et des œuvres. L'emploi d'une écriture commune dans tout le monde islamique et la mise en valeur particulière de la calligraphie renforcent cette idée d'unité. D'autre éléments ont été mis en valeur, comme l'attention portée au décoratif et l'importance de la géométrie et des décors tapissants.

En architecture, des bâtiments aux fonctions spécifiques, comme des mosquées et des madrasas, sont créés dans des formes très variées mais suivant souvent un même schéma de base. S'il n'existe quasiment pas d'art de la sculpture, le travail des objets de métal, d'ivoire ou de céramique atteint fréquemment une grande perfection technique. Il faut aussi souligner la présence d'une peinture et d'une enluminure présentes dans les livres sacrés et profanes.

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Juillet - Août 2007Modifier

Téhéran (en persan : تهران, Tehrān), prononcé tʰehˈɾɒn (IPA), est la capitale de l'Iran. Située au nord du pays, au pied des monts Alborz, la ville donne son nom à la province dont elle est également la capitale. Téhéran a vu sa population multipliée par quarante depuis qu'elle est devenue la capitale suite au changement de dynastie de 1786, soit 7 314 000 habitants en 2007, tandis que l'agglomération regroupe 12 486 000 habitants. La ville possède un métro (trois lignes en 2007) et un dense réseau autoroutier.

Cette croissance très importante de Téhéran est principalement due à l'amélioration des conditions de vie ainsi qu'à l'attraction exercée sur les habitants des provinces. Elle a connu une forte accélération à partir de 1974, suite à la forte hausse du prix du pétrole lors du premier choc pétrolier. Les banlieues de la ville ont alors cru très rapidement ; finalement la pression immobilière a eu raison de la politique de développement urbain fixée en 1969.

Téhéran accueille près de la moitié de l'activité industrielle du pays : industrie automobile, équipements électriques et électroniques, armement, textiles, sucre, ciment et produits chimiques. La ville et son bazar sont le pôle de commercialisation des tapis et meubles produits dans l'ensemble du pays.

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Juin 2007Modifier

 
Persépolis vue d’oiseau, par Charles Chipiez (1884)

Persépolis (du grec Περσέπολις Persépolis, littéralement « la ville perse »), Parsa en vieux-persan, ou Takht-e Jamshid (en persan : تخت جمشید, « le Trône de Jamshid »), était une capitale de l’empire perse achéménide. Le site se trouve dans la plaine de Marvdasht, au pied de la montagne Kuh-e Rahmat, à environ 70 km au Nord-Est de la ville de Shiraz, province de Fars, Iran.

Sa construction commence en -521 sur ordre de Darius Ier. Elle fait partie d’un vaste programme de construction monumentale visant à souligner l’unité et la diversité de l’empire perse achéménide, et à asseoir la légitimité du pouvoir royal. Elle fait appel à des ouvriers et artisans venus de toutes les satrapies de l’empire. L’architecture résulte d’une combinaison originale des styles issus de ces provinces créant ainsi le style architectural perse ébauché à Pasargades, également retrouvé à Suse et Ecbatane. Cette combinaison des savoir-faire marque également les autres arts perses, comme la sculpture ou l’orfèvrerie. La construction de Persépolis se poursuit pendant plus de deux siècles, jusqu'à la conquête de l'empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand en -331.

Le site est plusieurs fois visité au cours des siècles par des voyageurs occidentaux, mais ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’il est authentifié comme étant les ruines de la capitale achéménide. De nombreuses explorations archéologiques permettent par la suite d’en mieux appréhender les structures, mais aussi l’aspect et les fonctions passés.

L’idée que Persépolis n’avait qu’une occupation annuelle et rituelle dédiée à la réception par le roi des tributs offerts par les nations assujetties de l’empire à l’occasion des cérémonies du nouvel an perse a longtemps prévalu. Il est maintenant certain que la cité était occupée en permanence et tenait un rôle administratif et politique central pour le gouvernement de l’empire. Persépolis est classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1979.

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Mai 2007Modifier

 
Carte de l'empire achéménide aux alentours de 500 av. JC.

L’Empire achéménide (Vieux-persan : Hakhāmanishiya), est le premier des Empires perses à régner sur une grande partie du Moyen-Orient. Il s'étend alors au nord et à l'ouest en Asie Mineure, en Thrace et sur la plupart des régions côtières de la mer Noire ; à l'est jusqu'en Afghanistan et sur une partie du Pakistan actuels, et au sud et au sud-ouest sur l'actuel Iraq, sur la Syrie, l'Égypte, le nord de l'Arabie saoudite, la Jordanie, Israël, le Liban et jusqu'au nord de la Libye.

Le nom « Achéménide » se rapporte au clan fondateur qui se libère vers 556 av. J.-C. de l’État des Mèdes, auparavant son suzerain ; ainsi qu'au grand empire qui résulte de la fusion des deux ensembles. L'empire fondé par les Achéménides menace par deux fois la Grèce antique, conquiert l’Égypte et prend fin, conquis par Alexandre le Grand, en 330 av. J.-C..

Dans l'histoire du Proche-Orient ancien, l'empire Achéménide a une place particulière. C'est sous le règne de Achéménides qu'ont été réunis des royaumes auparavant concurrents dans une même formation étatique qui s'étendait entre l'Indus et la mer Égée. Les royaumes précédents ont effectivement disparu, remplacés par l'organisation administrative de l'empire ; empire qui a d'ailleurs conservé les différentes traditions des empires conquis et les a refondés en un nouvel ensemble en y introduisant une idéologie nouvelle comme le montrent notamment l'art achéménide ou certaines traditions administratives. Les éléments proprement iraniens sont prépondérants dans celles-ci.

La création des grands royaumes séleucides et hellénistiques qui a suivi dans la région est en partie intervenue dans la continuité des pratiques achéménides. Certains rois des pays helléniques et balkaniques reprennent même à leur compte des pratiques sociales des Perses pour créer une communauté de culture avec les nobles du pays conquis.

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Avril 2007Modifier

L’appellation art safavide regroupe la production artistique qui a eu lieu en Perse durant la dynastie éponyme, entre 1501 et 1722. Elle marque un apogée dans l’art du livre et de l’architecture persans alors que les arts mineurs tels que la céramique, l’art du métal ou le verre ont plus ou moins tendance à péricliter. Bien que nourri de culture persane, l’art safavide est fortement influencé par les cultures turkmène (eu égard aux origines de la dynastie), chinoise, ottomane et occidentale.

Les Safavides furent les derniers souverains à promouvoir un art national « perse ». On leur doit un nouvel essor de la production artistique dans l’actuel Iran, particulièrement remarquable dans l’urbanisme : Ali Qapu, Chehel Soutoun ou encore le boulevard monumental de Tchāhar Bagh (ou « avenue des Quatre-Jardins ») qui traverse la ville d’Isfahan sur trois kilomètres. Gardiens de l’ancienne tradition artistique iranienne plus que véritables novateurs, ils élaborèrent un art de cour raffiné et somptueux dont les tendances maniéristes dans le décor sont comblées par un grand charme poétique. Leur chute entraîna une dégénérescence rapide de l’art en Iran.

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Mars 2007Modifier

 
Carte topographique de l'Iran.

L’Iran (en persan : ايران, Irān), dont le nom officiel est République islamique d’Iran (en persan : جمهوری اسلامی ايراﻥ, Jomhūrī-ye Eslāmī-ye Īrān), est une république islamique d’Asie occidentale (ou centrale). Sa capitale est Téhéran (ou Tehrān), sa langue officielle le persan et sa monnaie le rial. Le calendrier officiel est le calendrier persan.

Le pays a une superficie de 1 648 195 km² et une population de près de 70 millions d’habitants. Avec un produit national brut de 570 milliards de dollars en 2005, il constitue la deuxième économie de la région. Son produit intérieur brut par habitant s’élève à 8400 dollars. L'Iran est le 4e producteur de pétrole au monde et le 2e exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il dispose aussi de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel, après la Russie, et en est le 8e producteur.

L’Iran a une longue histoire artistique, musicale, poétique, philosophique, de traditions et d’idéologies. Beaucoup d’Iraniens pensent que leur culture est la seule et unique raison ayant permis à leur civilisation de survivre à des milliers d’années de perturbations.

Le régime révolutionnaire mis en place par l’ayatollah Khomeini en 1979 a initié des changements radicaux dans la politique étrangère qui était menée par le Shah, particulièrement en inversant l’orientation du pays vis-à-vis de l’Occident. Après l’idéalisme post-révolutionnaire initial, une politique étrangère dure et la Guerre Iran-Irak, le pays a initié une politique étrangère plus rationnelle, basée sur des objectifs économiques.

L'Iran est régulièrement à la une de l'actualité depuis 2002 pour son programme nucléaire et ses prises de position en politique étrangère.

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Février 2007Modifier

 
Partisans de Mostafa Mo’in, candidat à l’élection présidentielle en 2005, dont un des slogans était de se battre pour les Droits de l’Homme.

Les principes des droits de l'homme sont diversement appliqués au cours de la longue histoire de l'Iran. Les traces les plus anciennes de certains des principes du concept des droits de l’homme, finalisé en Occident il y a deux siècles, remontent à l'antiquité perse. Au cours du XXe siècle, l’Iran subit à plusieurs reprises de profonds bouleversements sociaux et politiques, s'accompagnant de changements multiples dans l'application des droits humains fondamentaux. Une période de terreur suit l'instauration de la république islamique, mais la généralisation de l'accès à l'éducation et l'arrivée au pouvoir de réformistes se traduisent par la mise en place d'une liberté relativement plus importante. Malgré des critiques internationales très sévères, plusieurs résolutions de l'Assemblée générale et de la commission des droits de l’homme de l’ONU portant sur la manière dont l’Iran applique la convention internationale sur les droits de l'homme ; le gouvernement de la république Islamique d’Iran continue de restreindre la liberté d’expression, d’avoir recours à la torture, et à la peine capitale. Des femmes et des minorités sont discriminées. Paradoxalement, la société iranienne change et se modernise. Des élections sont régulièrement organisées, et leurs résultats influencent la manière dont sont appliqués les droits de l'homme en Iran.

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Janvier 2007Modifier

 
Une femme perse de l'époque qajare fumant le Qaliān.

La condition de la femme dans la société iranienne a connu de nombreuses évolutions au cours de l’histoire, depuis l’égalité complète ou presque avec l’homme dans la mythologie ou aux temps pré-islamiques, la perte de leur indépendance durant la période islamique, le début de leur émancipation avec la révolution constitutionnelle, les grandes modernisations de l’ère Pahlavi, et enfin l'avènement d’une théocratie en Iran en 1979 qui leur a fait perdre la plupart de leurs droits. Certaines de l’importance de leur place dans la société, des femmes s’impliquent dans le combat pour l’amélioration de la condition féminine et la reconnaissance de leurs droits par la république islamique. L’attribution du prix Nobel de la paix en 2003, à Shirin Ebadi, souligne l’importance d’un militantisme féminin qui inclut des femmes de toutes origines ethniques, et de tous points de vue religieux. Les femmes ont ainsi fait leur entrée dans les secteurs politiques, économiques, sociaux et culturels de la société.

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Décembre 2006Modifier

 
Carte de l'Iran vers 1900.

L’Iran possède l'une des civilisations continues les plus anciennes du monde. L’histoire de l’Iran couvre des milliers d’années, depuis les civilisations antiques du plateau iranien, la civilisation des Mannéens en Azerbaïdjan, de Shahr-i Sokhteh (« Ville brûlée ») dans le Sistan, et l’ancienne civilisation de Jiroft, suivie du royaume d’Élam, de l’empire Achéménide, des Parthes, des Sassanides, de la dynastie Safavides, etc. jusqu’à l'actuelle République islamique d’Iran.

L'Iran est le premier pays musulman à avoir fait une révolution constitutionnelle en 1906 et aussi le premier pays à avoir fait une révolution ayant amené un régime islamique au pouvoir ; aujourd'hui, Bernard Hourcade dit que l'Iran est « le pays islamique où la révolution féministe est en marche ». L'histoire de l'Iran permet de mieux percevoir certains des paradoxes du pays.

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Novembre 2006Modifier


Les Azéris, aussi appelés Azerbaïdjanis forment un groupe ethnique qui vit principalement dans le nord-ouest de l'Iran et dans la République d'Azerbaïdjan. Les Azéris en Iran se trouvent principalement dans les provinces du nord-ouest: Azerbaïdjan oriental, Azerbaïdjan occidental, Ardabil, Zanjan et Markazi. De nombreux autres vivent à Téhéran, dans le Fars et d'autres régions. En dépit de problèmes sporadiques, les Azéris sont une communauté intrinsèque à l'Iran, dont ils représentent un quart de la population totale. Les Azéris en Iran ont des postes importants, comme l'Ayatollah Ali Khamenei occupant actuellement le poste de Guide suprême. Ils sont particulièrement présents dans le commerce, et plus particulièrement au bazar.

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Septembre - Octobre 2006Modifier

 
Mozaffaredin Shah fait la couverture du Petit Journal le 19 août 1900, lors de sa visite à Paris.

Les plus anciennes Relations entre la France et l'Iran attestées datent du haut Moyen Âge. Elles ont d'abord un objectif politique et religieux lors des croisades, puis avec l'envoi de missionnaires. Par la suite, les relations franco-iraniennes se développent dans un but plus commercial à partir des Safavides. Entre la Révolution française et la Première Guerre mondiale, de nombreux contacts se nouent entre les deux pays, avec la mise en place d'une influence culturelle française grandissante en Perse. Ces relations sont périodiquement ternies par les manœuvres des grands empires occidentaux (russe et britannique principalement) visant à peser sur le destin de l'Iran, stratégiquement situé sur les routes entre le Proche-Orient et l'Inde. Cependant, depuis la révolution iranienne et le soutien de la France à l'Irak lors de la guerre Iran-Irak, les relations se sont dégradées. Dernièrement, le refus de l’Iran de stopper l’enrichissement de l’uranium, et le fait que la France soutient le renvoi de l'Iran devant le Conseil de sécurité des Nations unies ont encore plus éloigné les deux pays.

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Août 2006Modifier

Le tapis persan est un élément essentiel de l’art et de la culture perses, et son tissage est devenu un art. Le tissage du tapis est sans doute une des manifestations les plus distinguées de la culture et de l’art perse, et on le fait remonter à l’Âge du bronze.

Le luxe auquel est associé le tapis persan fournit un contraste saisissant avec ses débuts modestes parmi les tribus nomades de Perse. Le tapis était alors article nécessaire contre les hivers rudes. Depuis, il est devenu un mode d’expression artistique par la liberté qu’autorise notamment le choix des couleurs vives et des motifs employés. Les secrets de fabrication sont passés de génération en génération. Les artisans utilisaient les insectes, les plantes, les racines, les écorces et d’autres matières comme source d’inspiration.

À partir du XVIe siècle, la fabrication des tapis s’est développée jusqu’à devenir un art à part entière.

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  1. Frantz Grenet, Article Sassanides, in Jean Leclant (dir.), Dictionnaire de l’Antiquité, Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 2464 p. (ISBN 2-13-055018-5).