Ploumagoar

commune française du département des Côtes-d'Armor

Ploumagoar
Ploumagoar
La mairie.
Image illustrative de l’article Ploumagoar
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Yannick Echevest
2020-2026
Code postal 22970
Code commune 22225
Démographie
Gentilé Ploumagoarien, Ploumagoarienne
Population
municipale
5 434 hab. (2017 en augmentation de 3,64 % par rapport à 2012)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 45″ nord, 3° 07′ 53″ ouest
Altitude Min. 67 m
Max. 202 m
Superficie 32,07 km2
Élections
Départementales Canton de Guingamp
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la commune de Ploumagoar

Ploumagoar [plumagwaʁ] est une commune française du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

GéographieModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Plomagor en 1158 et en 1185, parochia Plomagor en 1190, Ploemagoer en 1358, 1368 et en 1380, Ploemauguer à la fin du XIVe siècle, Ploemagoer en 1417, Ploemoguer en 1461, Ploumagoar en 1555[1].

De Plou (paroisse) et magoar (murailles, ruines datant de l'époque romaine)[2], « paroisse aux murs [en ruines] »[3].

Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait de "Magoer", nom en breton de saint Magloire. Ces hypothèses sur l'origine du nom sont identiques à celles de Ploumoguer (Finistère) et de Magoar (Côtes-d'Armor).

Le nom breton de Ploumagoar est Plouvagor[4].

HistoireModifier

Origines gallo-romaines puis bretonnesModifier

La voie romaine allant jusqu'à Vorguim, passe sur une partie de la commune de Ploumagoar.

 
L'église Saint-Pierre

À la chute de l'Empire romain, les Brittons commencent leurs mouvements de migration. Fuyant les Pictes et les Saxons, ils traversent la Manche et viennent s'installer en Armorique.

Le commerce, favorisé par l'emploi d'une langue similaire des deux côtés de la Manche, y était florissant. Les Bretons arrivent donc sur les terres de Ploumagoar en remontant très certainement le Trieux, et en cherchant un endroit élevé pour pouvoir se défendre, ils découvrent les vestiges d'une citadelle romaine et un habitat dispersé toujours occupé, les populations indigène armoricaines se mélangèrent alors, petit à petit, avec les brittons d'origine. C'est à ce moment que Plouvagor renaît pour la seconde fois et devient le bourg que l'on connaît aujourd'hui.

Des paroisses commençant par Plou avec des variantes Plu et Ploé, il en existe 169 en Bretagne dont 73 dans les Côtes-d'Armor. Elles sont nées entre 450 et 600. Magoar n'est pas un quelconque saint, venu avec les envahisseurs, mais signifie mur ou ruines, mot attesté en breton avec Moger, ainsi qu'en gallois avec Magwyr. La même racine Magor se retrouve dans les noms Magoarou et Magoariec et signifie maçon. Magoar serait un synonyme indo-européen de l'allemand Maurer et de l'italien Muratore.

Ploumagoar est donc une paroisse bâtie sur des ruines ou vestiges considérés comme anciens (gallo-romains) et tire son nom de cette origine. Cette paroisse va s'étendre sur des surfaces considérables et englobe toute la rive droite du Trieux. Elle correspond à l'ensemble de l'étendue de Ploumagoar, Pabu et Saint-Agathon aujourd'hui. La paroisse primitive de Ploumagoar était divisée en dîmeries dont celles de Tréméac, de Goazanlès et de Trivis. Ces sous-divisions donneront les trèves de Pabu et de Saint-Agathon qui feront partie intégrante de la paroisse-mère, pendant longtemps encore.

Ploumagoar est attaché au Pagus Tréher dont le siège épiscopal se trouve à Tréguier depuis le VIe siècle.

Le XXe siècleModifier

La Deuxième Guerre mondialeModifier

Un groupe de 18 résistants, lesquels tenaient une réunion dans la sacristie de l'église de Guingamp, fut arrêté par les Allemands, emprisonnés à Saint-Brieuc et, après avoir été torturés, 17 d'entre eux furent tués et leurs corps jetés pêle-mêle dans une fosse commune dans le bois de Malaunay en Ploumagoar le [5] ; le 18e, Eugène Moulin, a été exécuté d'une balle dans la tête à Plélo la veille[6].

Les 17 résistants massacrés dans le bois de Malaunay sont : Eugène Floury (de Plumaugat, vicaire de la paroisse Saint-Michel à Saint-Brieuc ; Jean Métairie (père) et Jean Métairie (fils), de Saint-Brieuc ; Jean-Baptiste Caro, de Landéhen ; Yves Charpentier, de Lamballe ; Yves Derriennic, de Loc-Envel ; Robert Hamel, de Créhen ; Francis Hamon, de Saint-Cast ; Marcel Languillec, du Guildo ; Yves Le Berre, de Lannion ;Joseph Le Du, de Plerneuf ; Émile Le Guennec, de Plémet ;Jean-Baptiste Le Du, Louis Le Maître, Jean Le Quéré et Armand Olivier, tous les quatre de Plounévez-Moëdec ; Marcel Le Roux, de Plouaret. Le nom d'Eugène Moulin, de Saint-Vran, a été rajouté bien qu'il n'ait pas été tué à cet endroit[7].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1815 Jean Yves Homo    
1815 1840 Ollivier Le Boedec    
1840 1848 Yves Huon    
1848 1870 François Guillossou    
1870 1874 Jean Marie Le Roux    
1874 1878 Bertrand Huon    
1880 1881 Jean Marie Le Bonniec    
1886 1886 Jean Marie Jegou    
1886 1896 Jean Marie Alain Le Bescont    
1896 19XX Jean Huon    
    Yves Maze    
  1937 Yves Garlantezec    
1937   Yves Offret RS Entrepreneur
1959 1978 Louis Keromest PSA
puis PSU
puis PS
Ingénieur Guingamp EDF
1978 mars 2001 Christian Le Verge PCF Conseiller général du canton de Guingamp (1988-2001)
mars 2001 janvier 2010 Yves Lollieric DVG  
février 2010 3 juillet 2020 Bernard Hamon DVG Retraité
Président de Guingamp Communauté (2014-2016)
Conseiller départemental du Canton de Guingamp (depuis juin 2017)
3 juillet 2020 En cours Yannick Echevest[8] DVG Aide médico-psychologique
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2017, la commune comptait 5 434 habitants[Note 1], en augmentation de 3,64 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8191 7691 9342 0352 0552 0042 1012 1892 151
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0962 1342 2682 1922 2672 2822 2362 3222 348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3082 4272 4952 3702 4892 3582 5172 5572 499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 6043 0923 9404 5634 5674 3994 7945 1865 412
2017 - - - - - - - -
5 434--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonneModifier

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .

Une classe bilingue a été ouverte à l’école publique à la rentrée 2016. 44 enfants y sont scolarisés (soit 9,5 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[13].

Lieux et monumentsModifier

  • Le Monastère Notre Dame de Providence, initialement fondé à Guingamp en 1676, est un monastère de sœurs hospitalères Augustines. Il sera transféré à Pabu en 1915 puis à Kerprat en Ploumagoar en 1983. Le monastère appartient à la Congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus.
  • Le Manoir de Locmaria, du XVIIIe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du , pour ses façades et toitures (hors tour d'angle), sa chapelle, son escalier et sa salle à manger[14].http://fr.topic-topos.com/chateau-de-locmaria-ploumagoar
  • L'église Saint-Pierre.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier