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Saint-Agathon

commune française du département des Côtes-d'Armor

Saint-Agathon
Saint-Agathon
Les cinq stèles gauloises.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Guingamp
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Lucien Mercier
2014-2020
Code postal 22200
Code commune 22272
Démographie
Gentilé Saint-Agathonnais
Population
municipale
2 263 hab. (2016 en augmentation de 5,5 % par rapport à 2011)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 35″ nord, 3° 06′ 12″ ouest
Altitude 123 m
Min. 80 m
Max. 146 m
Superficie 14,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saintagathon.fr/

Saint-Agathon [sɛ̃tagatɔ̃] est une commune française du département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

GéographieModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Prior Sancti Guengontoni vers 1330, Saint Gueganton en 1447, prioratus Sanctus Negantonii en 1516, Saint Negantonen 1555, Sainct Eganton en 1574, Sainct Aganthon en 1583[1].

Zan Eganton en breton[1].

Saint Gwéganton, ce saint breton a donné son nom au bourg, il a été faussement assimilé au pape saint Agathon, actuel patron de l'église[1].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Un alignement de stèles, de forme semi-cylindrique ou oblongue, témoigne de la présence à cet endroit d'une nécropole datant du premier Âge du fer armoricain.

Révolution françaiseModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bonvalon[2].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Yves Riou    
1793 1795 Robert Godest    
1795 1796 Le Peuch    
1796 1799 Jean Lorgere    
1799 1800 Philippe le Guevellou    
1800 1816 Jean Lorgere    
1816 1830 PMJE Desjars    
1830 1867 Jean-Marie Lorgere    
1867 1897 Jean-Claude Guillouet    
1897 1898 Jean Lorgere    
1898 1902 Jean Morice    
1902 1908 Germain Monfort    
1908 1919 François Allée    
1919 1925 Yves Milon    
1925 1929 Jean-Marie Bono   cultivateur
1929 1947 François Le Guyader    
1947 mars 1971 Jean-Louis Berthelot   Charpentier
mars 1971 mars 1977 Denis Henry   agriculteur
mars 1977 juin 1995 Henri Even PCF professeur
juin 1995 mars 2001 Jean-Yves Pinson PCF  
mars 2001 2004 Jacques Gueno   Retraité
2004 mars 2008 Daniel Goudigan   Retraité
mars 2008 En cours Lucien Mercier PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 2 263 habitants[Note 1], en augmentation de 5,5 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8508919298909289459721 0091 021
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0241 0151 0281 0151 0571 1141 1251 1301 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0601 0381 007973945955970982924
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8998901 1061 3311 4531 7831 9732 0022 180
2016 - - - - - - - -
2 263--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
Une des stèles gauloises christianisée.

La commune compte un monument historique, les cinq stèles de Boulbin (Age de fer), classées par arrêté du 13 janvier 1958[7].

  • l'une d'entre elles 90 cm environ, en granit, de forme hémisphérique semble porter la trace de deux christianisations successives. L'une des croix, la plus grande, pourrait dater du VIIe siècle.
  • celle en forme d'obélisque pourrait être un petit menhir daté du Néolithique[8].
Autres monuments notables 
 
L'église Notre-Dame.
  • L'église Notre-Dame. Granit de l'île Grande. Cet édifice néogothique est élevé sur l'emplacement de l'ancienne église tréviale devenue paroissiale après la Révolution. Dédiée à Notre-Dame, elle est construite avec peu de moyens. Certains éléments, telles les accolades et les gargouilles, sont peut-être des remplois.
  • La chapelle Notre-Dame de Malaunay (1702-1704) : le clocher-mur a une seule chambre de cloche ; une inscription sur la sablière permet de dater la chapelle élevée en action de grâce après la capture des « Courqueux », brigands qui rançonnaient les voyageurs, cachés dans le bois de Malaunay. Une tour cylindrique est appliquée au chevet. On y prie sainte Apolline en souvenir des tortures infligées par les « Courqueux » à leurs victimes : ils leur arrachaient les dents.
  • Le manoir de Kerleino ou Kerlaino. Propriété au XVe siècle du comte de Kerleyno, le manoir est racheté au XVIIe siècle par Jacques Le Brun, négociant en vin et notable de Guingamp, dont il est le maire en 1644-1645. Son fils Bertrand reconstruit le manoir en 1681. À cette époque, on abandonne alors les éléments défensifs des manoirs plus anciens et on évolue vers un style plus citadin. Ces habitations sont les maisons de campagne et de prestige des bourgeois qui souhaitent intégrer la noblesse par alliance ou par l'achat de terres nobles ou d'offices.
  • Le manoir de Kérenez et son colombier. Le manoir ne se différenciait des habitations rurales que par la tourelle de l’escalier et par la double porte de sa cour close. Telle était la maison de Kerennes en la trève de Saint-Agathon, c’est là que mourut, fin 1516, Guillaume Le Croazer, écuyer, sieur du lieu-dit.
  • Le manoir de Kerlann (1661) : au début du XXe siècle, une porte appareillée agrémente la façade de ce manoir, qui fut, au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la propriété de la famille de Perrien de Chavagnac ; une tour carrée sur la façade nord abrite l'escalier ; il subsiste aussi une partie du mur d'enceinte et des dépendances, dont un four.
  • Le moulin de Kermorvan (XVIIIe siècle) exploité par Gabriel Louis Le Tertre, meunier en premier lieu, au milieu du XVIIIe.
  • Les moulins aujourd'hui disparus : de La Villeneuve, de Coulouan (entre Kerhor et Traoudour), de Quelen (entre Restquelen et Coat-Briant), et un moulin à vent situé vers Belorme.

SportModifier

  • La commune de Saint-Agathon possède une salle de sport, ainsi que deux terrains de tennis en outdoor.
  • La commune de Saint-Agathon possède sa propre équipe de foot, l’Étoile Sportive du Frout de Saint-Agathon. Club qui a été créé en 1975. L'équipe 1 est actuellement en 2ème division de district. Elle possède aussi une école de foot.
  • Un terrain multisports en aluminium avec gazon synthétique a été installé en 2011[9].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b et c Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Agathon », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 30 novembre 2012)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Notice no PA00089578, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp, Institut Culturel de Bretagne, , 92 p. (ISBN 9782868221018), p. 67
  9. « Saint Agathon : le terrain multisports 3R est en place », sur 3R Playground, terrains multisports, (consulté le 14 janvier 2015)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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