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Plerneuf

commune française du département des Côtes-d'Armor

Plerneuf
Plerneuf
L'église Saint-Pierre et Saint-Paul
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Plélo
Intercommunalité Leff Armor Communauté
Maire
Mandat
Jean-Pierre Martin
2014-2020
Code postal 22170
Code commune 22188
Démographie
Gentilé Plerneucois, Plerneucoise
Population
municipale
1 046 hab. (2016 en augmentation de 3,98 % par rapport à 2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 55″ nord, 2° 53′ 01″ ouest
Altitude 164 m
Min. 118 m
Max. 208 m
Superficie 8,3 km2
Localisation

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Liens
Site web http://communedeplerneuf.fr

Plerneuf [plɛʁnœf] (Plerneg en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ses habitants s’appellent les Plerneucois.

GéographieModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploharnoc en 1233, Ploernec en 1337, 1416 et en 1418, Plerneuc en 1427, Ploerneuc en 1480, Ploernuc en 1490, Pleerneuc en 1516, Plerneuc en 1543 et en 1546[1], Ploueneuc en 1569, Plerneuf en 1679[2].

Plerneg en breton[3] et Pierneu en gallo.

Plerneuf vient de l'ancien breton ploe (paroisse) et de Saint-Hernec[2].

HistoireModifier

De nombreux vestiges, aujourd’hui malheureusement disparus, permettent de faire remonter l’habitat à la période préceltique :

  • le menhir de la pierre blanche : renversé en 1822, haut de 7 m, près de la Croix de Beauchamp.
  • une allée couverte qui conservait trois supports appuyés sur quatre montants d’un côté et trois de l’autre située dans le champ de Keruault ou Kernaut (une des plus belles roches aux fées de Bretagne selon M. Jollivet).
  • une autre allée couverte dans le champ des Rochers ; deux tables supportées par 3 grosses pierres placées perpendiculairement.
  • un dolmen en ruine auprès de cette allée couverte.
  • un tumulus en limite de Saint-Donan
  • un cromlech (cercle de pierres), non situé ?
  • un menhir appelé pierre longue à la Landelle
  • des vestiges gallo-romains à Belle-Issue.
  • Une motte castrale ou féodale (du haut Moyen Âge) à la Ville Cario.

Une voie romaine qui reliait Yffiniac et Guingamp passait à Ploufragan, puis au Four de la Rue, le champ du Tertre, la Hélioterie sur la commune de La Méaugon, le Guéthébault, le bas de la rue et la croix de Belle-Issue sur la commune de Plerneuf, et se dirigeait vers la Ville Chevalier sur Plouvara. (On peut en emprunter une partie en marchant sur le sentier de randonnée qui fait le tour de Plerneuf).

Au Ve et VIe siècles, les Bretons quittèrent la Grande-Bretagne, fuyant les Anglo-Saxons qui envahissaient leur pays. Parmi eux, Erneuc, qui fonda Plerneuf.

Plerneuf est une ancienne paroisse primitive qui englobait à sa fondation les territoires de Tré muson et Lann Méaugon. Le plou de Plerneuf (paroisse) qui englobe les Tre (hameaux importants des paroisses) et les Lann (subdivisions autour d’un ermitage).

Sous l’ancien régime, Plerneuf appartenait à l’archidiaconé du Goëlo, à l’évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo.

En 1790, Plerneuf fait partie du canton de Plouvara avec Saint-Donan, Cohiniac et La Méaugon. La commune comptait 818 habitants. C’est le dimanche 26 août 1792, lors d’une Assemblée cantonale à l’église de Plouvara que l’on trouve le nom de Thomas Tréhen, un des premiers élus de Plerneuf. Un président pour le canton, un agent et un adjoint par commune étaient élus, ils remettaient leur mandat en jeu périodiquement. Thomas Tréhen et Pierre Guyot en l’an IV, Thomas Tréhen et Pierre Courtel en l’an VI. Ils remplissaient les fonctions d’officiers d’état civil. Pour pouvoir voter, il fallait être âgé de 25 ans au moins et payer l’impôt.

Bastion républicain au cœur d’une région largement favorable aux Chouans, Plerneuf, subit à de nombreuses reprises les assauts de ceux que l’on nommait « les brigands ». À cette époque, Plerneuf était un point stratégique dans le canton et un télégraphe optique, inventé par Claude Chappe, fut construit à l’emplacement de l’actuel château d’eau. Il correspondait avec celui de l’église Saint-Michel à Saint-Brieuc et avec celui de Lanrodec. De son altitude de 190 mètres, on pouvait voir, dit-on, les clochers de 40 paroisses. On peut affirmer en tout cas qu’on distinguait parfaitement les feux des phares de Bréhat et du Cap Fréhel.

Le 9 frimaire de l’an VII, (29 novembre 1798), suite aux nombreuses attaques des Chouans ; Apollinaire Hillion, alors Président de l'administration cantonale, demande l’organisation d’une garde nationale sédentaire pour le télégraphe ; le 13 floréal de l’an VII (2 mai 1799), il fut décidé de le faire garder par une patrouille de 5 hommes. Les attaques augmentant, la municipalité de canton décida la fortification de la garde ; construction de barricades, puis réquisition de 53 hommes ; Plerneuf en fournit 6. Rémunérés grâce à une imposition extraordinaire sur les 20 plus grosses fortunes du canton. Puis Plélo, riverain du canton, fut sollicité pour 15 hommes et pour moitié aux frais de défense. Plélo devait aussi fournir draps, couvertures, paillasses, paille et oreillers, les lits et autres fournitures étaient à la charge du canton. Les soldats réquisitionnés se rendaient au presbytère de Plerneuf où ils recevaient les consignes, ceux qui ne se présentaient pas avaient une amende de 3 francs qui était partagée entre ceux qui étaient présents.

Vers 1800, la troupe fut réduite de moitié, puis le télégraphe fut démoli en 1854. Un télégraphe du même type, entièrement rénové, existe à Saint-Marcan, non loin du Mont Saint-Michel.

À cette époque, il y avait beaucoup d’affaires judiciaires, et chaque canton élisait un juge de paix par canton avec 4 assesseurs par commune ; en l’an IV, pour Plerneuf, ce fut Mr Méléard, Pierre Le Moulnier, Jean Guyot et Jacques Pédron. Les audiences avaient lieu alternativement à Plouvara et à Saint-Donan pour ménager les susceptibilités entre ces 2 communes. On avait installé une maison d'arrêt à La Cave au-dessous de la salle du presbytère de Saint-Donan.

Au temps de la Révolution, Plerneuf est une commune de paysans qui récoltent l’avoine que l’on exporte. On y fabrique également du cidre. En 1846, la population est de 928 habitants. À partir de cette date, la population diminue considérablement, 426 habitants en 1968 !

La construction de la voie ferrée Paris-Brest, qui scinde la commune en 2 parties, fut décidée en 1859 et la ligne qui mène à Guingamp fut ouverte en 1863. À l’occasion du creusement de la grande tranchée du chemin de fer, une grosse quantité de minerai de galène argentifère fut découverte sur le remblai. Il fut alors décidé de forer un puits et on reprit l’exploitation des mines, dont la veine argentifère principale venait de Trémuson. L’électricité fut installée en 1936, et en 1954, Mr François Rivolet, maire, va créer le syndicat des eaux avec Plouvara, puis Trémuson va les rejoindre en 1962 puis La Méaugon et Saint-Donan en 1968.

Les travaux de la RN 12, qui permet à la commune d’être facilement accessible, ont débuté en 1968 et se sont terminés 20 ans après.

Aujourd’hui la population est de 1 050 habitants.

Histoire linguistiqueModifier

En 1843, dans son Dictionnaire géographique et historique de la province de Bretagne, Jean Ogée explique qu'on parle français et breton.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Pierre Martin DVG Formateur
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 1 046 habitants[Note 1], en augmentation de 3,98 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
818829816992977979925927894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
861955922819794773693689673
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
677690604546550532509468470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4464255457558448861 0021 0191 002
2016 - - - - - - - -
1 046--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Archives des Côtes d’Armor, 1E1776
  2. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff »
  3. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externesModifier

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