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Piège de cristal

film sorti en 1988

Piège de cristal
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo original du film

Titre original Die Hard
Réalisation John McTiernan
Scénario Jeb Stuart
Steven E. de Souza
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Silver Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Durée 132 minutes
Sortie 1988

Série

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Piège de cristal (Die Hard) est un film d'action américain réalisé par John McTiernan, sorti en 1988.

Écrit par Jeb Stuart et Steven E. de Souza, le film est librement adapté du roman Nothing Lasts Forever (en)[1] de Roderick Thorp. Le film met en scène un officier de la police de New York, John McClane (Bruce Willis), pris à partie dans un gratte-ciel de Los Angeles par un groupe de criminels de haut-vol mené par Hans Gruber (Alan Rickman). Leur but est de réaliser un vol de 640 millions de dollars en se faisant passer pour des terroristes et en utilisant des otages présents à la soirée du réveillon de Noël de l’Entreprise Nakatomi, incluant la femme de McClane, Holly (Bonnie Bedelia), pour maintenir la police à distance.

Le style du film mèle à la fois action (nombreuses scènes d’échanges de coups de feu), suspense (les otages vont-ils s’en sortir?), humour (l’inspecteur John McClane en étant bien fourni), le tout pour garder le spectateur en haleine.

Le film sort en salles le aux États-Unis et le en France. Son succès entraîne quatre suites : 58 minutes pour vivre en 1990, Une journée en enfer en 1995, Die Hard 4 : Retour en enfer en 2007, Die Hard : Belle journée pour mourir en 2013.

RésuméModifier

Le film s'ouvre sur l'atterrissage d'un BOEING 747 Jumbo Jet. En 1988, le lieutenant de police à New York John McClane se rend à Los Angeles afin de passer Noël en compagnie de son épouse Holly et de leurs deux enfants. John n’est pas du tout à l’aise en avion et est très crispé lors de l’atterrissage. Son voisin de siège, constatant cela, en vieux briscard de l’avion, lui indique une méthode imparable pour se remettre du mal de l’air : arrivé à destination il faut enlever ses chaussures et ses chaussettes et faire le point avec les orteils, sur la moquette de préférence. Il ajoute que cette méthode éprouvée depuis des années est plus efficace qu’une douche et un café chaud. Devant l'étonnement de John, le passager ricane et ajoute que ça fait 9 ans qu'il pratique ce truc et que c'est plus efficace qu'une douche et un café chaud. John le remercie. En prenant son bagage cabine, le passager remarque le revolver que John porte sous sa veste, dans son holster. John remarque l'angoisse du passager. Comme pour le rassurer et le taquiner, John lui dit de lui faire confiance, car il est flic et ça fait 11 ans qu'il pratique ce truc! (On comprend alors que John est un flic expérimenté). En se frayant un passage dans le couloir de l'avion, il se frôle avec une superbe hôtesse de l'air brune, qui semble elle aussi se régaler du physique avantageux de John. Arrivé à l’aéroport, portant sous le bras un énorme ours en peluche, John s'allume une cigarette. La scène passe dans l'immeuble où on observe un homme asiatique en costume élégant. Il se déplace, demande à un orchestre classique d'arrêter de jouer, pour faire son discours depuis un balcon surplombant la foule. Voici le discours (en VF), cela a son importance pour l'analyse qui suit : "Mesdames et Messieurs! Mesdames et Messieurs! Je tiens à féliciter chacun de vous pour avoir permit que cette année soit une des plus mémorable de l'histoire de la Compagnie Nakatomi. (les gens applaudissent) Au nom de notre Président, Monsieur Hozzu, et de tout le conseil d'administration, je vous remercie tous et je vous souhaite un Joyeux Noel et une Bonne Année!" La foule lui souhaite en retour. Une femme, Holly Gennaro, passe dans la foule, papiers à la main, sans se soucier ni de la fête, ni du discours, car elle est très occupée à son travail. Un homme la suit et lui propose ostentatoirement de sortir avec elle le soir de Noel. Holly le rembarre gentillement. Elle appelle chez elle (et c'est Lucie Mac Clane qui répond, on la verra plus tard dans un autre opus de la série Die Hard). Lucie lui demande si son papa rentre ce soir. Holly ne sait pas. Holly demande à son empleada de faire la chambre d'amis, ce qu'elle a déjà fait. Holly, nerveuse en revoyant une photographie de sa famille, avec John, cache cette photo, tout en laissant le cadre sur son bureau. Nous retournons à l'aéroport où John constate la différence entre New York City et la Californie quand une superbe femme blonde en habits sportswear moulant se jette au cou de son ami, ce qui surprend John. L'ambiance dans l'aéroport se retrouvera un peu dans DieHard2, l'opus suivant. Une limousine attend John avec un chauffeur, Argyle (qui est novice, c’est la première fois qu’il est chauffeur de limousine, avant il était chauffeur de taxi, ce qui explique sa facilité à engager le dialogue avec John, qui lui est plus renfermé), pour le mener au siège de la compagnie où travaille sa femme, le gratte-ciel Nakatomi Plaza pour la fête de Noël de l'entreprise. Lors de la discussion dans la limousine, Argyle, pas aussi idiot qu’il s’en donne l’air, comprend vite que les relations conjugales entre John et sa femme Holly ne sont pas au beau fixe. John a préféré rester à News York quand Holly a été promue à un poste de cadre dans son entreprise à Los Angeles. Ainsi, le couple vit séparé depuis des mois. Argyle propose d’attendre John dans le parking de l’immeuble, le temps à John de se rabibocher avec Holly. Sinon Argyle lui propose de lui trouver un endroit pour dormir. Devant les remerciements de John, Argyle lui rappelle de s’en souvenir au moment du pourboire !

John pénètre dans le building et constate le luxe apparent du site. Il demande à l’hôte d’accueil à voir Holly McClane mais celui-ci, peu impliqué, lui indique l’ordinateur qui doit être questionné. Devant l’admiration de John devant cette technologie (de pointe en 1988, rappelons-le), l’hôte plaisante en disant à John que s’il a besoin de faire pipi, l’ordinateur pourra l’aider en trouvant sa braguette. John ne réagit pas à cette plaisanterie de mauvais goût car il cherche sa femme dans la liste, sans succès. En fait, Holly est enregistrée sous son nom de jeune fille, Holly Gennaro (prononcé Généro en VF), et ce constat déplaît fortement à John. L’hôte lui indique devoir aller à l’étage de la fête, le 30ème, le seul étant occupé (tout le reste de l’immeuble est vide). En allant aux cages d’ascenseurs, John, par ses habitudes de flic, constate la présence discrète mais réelle des caméras et des vigiles de sécurité. Lorsque l’ascenseur arrive, la sonnette retentit d'un "ting" caractéristique qu'on retrouvera tout au long du film. Il monte à l’étage...

Arrivé à la fête il constate le luxe fastueux des lieux. Il semble y avoir beaucoup de monde à cette soirée. Il boit une coupe qui ne lui plait pas. Un homme égayé (voire passablement alcoolisé) l'embrasse en lui souhaitant "un bon Noel vieux!" ce qui dégoûte John des mœurs californiennes. John se dirige vers un homme asiatique assez classe, il s’agit justement, par chance, du patron de l’Entreprise, Joseph "Jo" Takagi. Il le remercie pour lui avoir envoyé une limousine. Monsieur Takagi apprend à John qu'il reste plusieurs étages en travaux dans la tour, puis fait quelques plaisanteries innocentes pour détendre John mais celui ci reste tendu, bien que courtois et poli envers son hôte. En fait John est tendu à l’idée de revoir Holly. En entrant dans le bureau de Holly, on peut lire sur la porte "Holly Gennero, Director, Corporate Affaires" ("Holly Gennnero, Directrice des affaires générales). On voit que Holly a donc un poste très important dans la société. (les plus attentifs noteront que l'orthographe du nom diffère entre celui écrit sur sa porte, et celui enregistré dans l'ordinateur dans le hall d'entrée de l'immeuble Nakatomi, en effet en bas il était écrit Holly Gennaro alors que c'est Holly Gennero, il y a un A à la place d'un E).

Monsieur Takagi conduit John dans le bureau de Holly mais au lieu de la trouver elle, ils tombent nez à nez avec Harry Ellis, un collègue de Holly qui prétextait avoir eu besoin de passer un fax et donc avoir pris le premier bureau. Ellis dirige le service international de la société Nakatomi. Monsieur Takagi rappelle alors lourdement que John est policier. John se détend un peu et d’un trait taquin, il chambre un peu Ellis en lui indiquant qu’il lui reste un peu de poudre sur le nez. En effet, Ellis était en train de consommer une ligne de cocaine (rappelons que ce fait est illicite en Californie). À ce moment précis, Holly entre dans son bureau. On sent que les retrouvailles sont étranges entre le couple qui ne se voyait plus depuis des mois et la présence concomitante du patron (Monsieur Takagi) et du collègue (Harry Ellis), témoins malgré eux de la scène. Holly et John échangent un simple baiser (sur la joue).

Pendant ce temps là, on voit un camion type fourgon avec hayon arrière rouler à vive allure dans les rues de Los Angeles, à la nuit tombante. Il semble bien connaître son trajet et s’engouffre dans le parking souterrain de la tour Nakatomi Plaza. Au même moment, une berline se gare devant l’entrée principale de la tour Nakatomi Plaza et deux hommes, dont un semble particulièrement excité, sortent de la berline et se dirige vers le hall. L’homme excité raconte à l’autre, un grand blond tout de noir habillé (chaussures y-compris), un match de basket, en décrivant toute la phase de jeu, joueur par joueur (ce qui semble ennuyer le grand blond noyé dans cette foultitude de détails, et à vrai dire on peut le comprendre). Le gardien les regarde sans arrière pensée ni aucune réaction (rappelons que ce gardien avait accueilli John de la même façon, c’est-à-dire avec une attitude assez laconique). Arrivés devant le gardien, le blond sort un pistolet muni d’un embout silencieux et abat froidement le gardien d’une balle dans la tête. L’excité (qui en fait n’en était pas un, c’était une mise en scène) conclut l’assaut par un « et boum, deux points » comme s’il voulait finir la phase de jeu des Los Angles Lakers (avec Magic Johnson). Poussant Le cadavre de son siège, les terroristes prennent le contrôle de la Tour...

Pendant ce temps, John et Holly se disputent à cause du nom professionnel de Holly, qui est son nom de jeune fille. Une employée subordonnée d'Holly vient la chercher pour lui demander de venir faire un discours aux troupes (Holly est dans le Comité de direction). L’employée observe John qui est torse-nu et elle semble insister sur les abdos du policier musclé. Agacé par sa dispute avec sa femme Holly plus que par l’attitude déplacée de l’employée, il la salue d’un air peu respectueux voire arrogant. Après cette dispute stérile avec Holly, une fois seul, John s’en veut terriblement et il se reproche de ne pas être très constructif. Il décide de se rafraîchir dans la salle de bain après le voyage en avion (on note que Holly a un poste à hautes responsabilités et bénéficie d’un bureau particulièrement cossu), comme lui avait conseillé le voyageur habitué au tout début du film. John ricane en constatant que faire le poing avec les orteils ne l’aide pas beaucoup. Tout d’un coup, John entend des cris ponctués de détonations. Un groupe de treize pseudo-terroristes mené par Hans Gruber investit l'étage de la fête et prend les occupants en otages. Le groupe se compose de Hans Gruber, Karl, Tony, Theo, Alexander, Marco, Kristoff, Eddie, Franco, Uli, Heinrich, Fritz et James. La panique s’empare des occupants, tout le monde hurle et les terroristes semblent beaucoup s’amuser. Des femmes tombent au sol, des hommes sont malmenés. Un couple d’employés de la Nakatomi est surpris par les terroristes alors qu’ils (le couple) s’étaient isolés dans un bureau voisin de celui de Holly pour consommer une relation sexuelle. La femme est expulsée par les terroristes hilares vers le couloir alors qu’elle est partiellement dévêtue et l’homme est sorti manu-militari avec le pantalon sur les chevilles. Cette scène qui semble cocasse et détonner avec l’ambiance glamour et chic de la fête a en réalité toute son importance, car en détournant l’attention des terroristes qui rient de ce vaudeville, elle permet que John McClane s'échappe vers un étage supérieur, malheureusement dans sa précipitation, sans avoir le temps de mettre ni ses chaussures, ni ses chaussettes. Il a toutefois réussi à s’emparer de son arme de service.

Gruber veut interroger seul à seul le dirigeant de la branche américaine du groupe, Joseph Takagi, affirmant qu'il veut donner une leçon à la multinationale pour sa cupidité. Se mettant à l'écart des otages, Gruber veut le code d'accès pour le coffre de l'immeuble. Gruber admet que le terrorisme est une couverture car il veut en fait voler les 640 millions de dollars en bons au porteur du coffre-fort. Takagi stipule qu'il n'a pas le code et il est exécuté sous les yeux de McClane qui est caché non loin.

McClane tue le frère de Karl, Tony. Il lui prend ses armes et utilise sa radio pour contacter la police de Los Angeles, qui dépêche le sergent Powell sur place. Pendant ce temps, Hans envoie deux hommes pour stopper McClane. McClane tue Heinrich et Marco et leur prend un pain d'explosif C4 et les détonateurs. Gruber envoie Eddie, habillé en agent de sécurité, à la rencontre de Powell. Ce dernier, après vérification, repart satisfait. Mais au moment où il s'installe dans sa voiture, McClane fait tomber le cadavre de Marco sur son capot puis Alexander se met à mitrailler la voiture. Powell qui fait marche arrière, s'en sort. Il alerte alors la police qui arrive rapidement et entoure le gratte-ciel.

Gruber laisse penser aux policiers qu'il est un terroriste allemand, en demandant la libération de prisonniers membres de diverses véritables organisations terroristes. Il demande également des hélicoptères sur le toit pour que son équipe et les otages puissent gagner un aéroport international. Son plan est de faire exploser le dernier étage de l'immeuble, avec les hélicoptères pour faire croire à sa mort, alors qu'il s'enfuit dans une ambulance garée au sous-sol de l'immeuble.

Lors de la diffusion d'un reportage télévisé, Gruber se rend compte qu'Holly est la femme de McClaine. Il l'emmène avec lui quand le coffre-fort est ouvert grâce à la coupure de courant effectuée par le FBI Les otages sont amenés sur le toit. McClane intervient, et fait redescendre les otages. Gruber fait quand même exploser le dernier étage, et lorsqu'il s'apprête à descendre rejoindre l'ambulance, McClane le tue grâce à l'intervention du chauffeur, Argyle. Le policier peut alors profiter pleinement du réveillon en compagnie de sa femme Holly.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Source et légende : version française (VF) sur Voxofilm[4] et RS Doublage[5]

ProductionModifier

Genèse du projetModifier

En 1985, la 20th Century Fox et Joel Silver projettent d'adapter le roman Nothing Lasts Forever pour produire une suite au film Commando. Mais Arnold Schwarzenegger refuse finalement de reprendre son rôle de John Matrix. L'idée scénaristique est donc recyclée par la Fox et le producteur Joel Silver pour un nouveau projet, Die Hard[6].

Après le succès de Predator, John McTiernan a gagné la confiance des producteurs (Lawrence Gordon et Joel Silver) pour son film suivant et dispose désormais d'une plus grande liberté d'action. À l'origine, le scénario était plus sombre, à l'image du roman d'origine, et les preneurs d'otages étaient de véritables terroristes. Mais comme il s'agissait avant tout d'un divertissement d'été, le scénario a été édulcoré et les terroristes sont devenus des cambrioleurs.

Distribution des rôlesModifier

Par contrat avec la Fox, Frank Sinatra était lié au projet, car il avait joué dans l'adaptation du roman précédant Nothing Lasts Forever, Le Détective, mais était trop âgé pour le rôle[6].

Le rôle de John McClane a d'abord été proposé à divers acteurs de films d'action comme Sylvester Stallone ou à des acteurs en pleine gloire comme Richard Gere, Mel Gibson, Al Pacino et Burt Reynolds[6]. Les producteurs se tournent donc vers des acteurs de télévision : Don Johnson (Deux flics à Miami), Richard Dean Anderson (MacGyver) et Bruce Willis, alors en plein succès grâce à la série télévisée comique Clair de lune[6].

TournageModifier

 
Le Nakatomi Plaza, en réalité le Fox Plaza, le décor principal du film.

Le tournage débute le 4 novembre 1987 et se termine au début du mois de mars 1988. La tour-vedette du film, le Nakatomi Plaza, est en fait le Fox Plaza le siège de la 20th Century Fox, où l'équipe du film a bénéficié de huit semaines de tournage. Le reste du tournage a eu lieu dans les studios de la Fox à Los Angeles[7]. La tour américaine était encore en construction à l'époque du tournage.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

AccueilModifier

CritiqueModifier

Piège de cristal reçoit à sa sortie un accueil mitigé de la presse française. Si France-Soir le qualifie de « fort efficace » et lui alloue la note maximale, Positif, Télérama, Les Échos et L'Événement du jeudi retiennent d'abord son côté « primaire » sinon « bête », en l'affublant tous d'un timide 2/5. La donne change cependant au fil du temps, le film gagnant un statut culte traduit par des critiques devenues très positives près de trente ans plus tard. Les Inrockuptibles et Metro, entre autres, y voient finalement un précurseur majeur du cinéma d'action, l'honorant chacun d'un 5/5[9]. Même tendance à l'étranger : l'agrégateur Metacritic recense plusieurs retours tièdes datant de 1988, mais retient finalement une moyenne honorable de 70 pour 100[10].

Du côté des spectateurs, le site Allociné affiche une moyenne de 4,2/5, basée sur 34 141 notes données[11]. À l'étranger, le recueil de critiques Rotten Tomatoes rapporte que 92 % des 64 critiques ont donné un avis positif au film, qui hérite globalement d'une excellente moyenne de 8,4/10[12]. De même, le site IMDB affiche une très bonne moyenne de 8,2/10 sur 568 155 avis collectés[13].

Box-officeModifier

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
  États-Unis[2] 83 008 852 $ 16
  France[14] 655 545 entrées

  Total Monde 140 767 956 $

Piège de cristal sort aux États-Unis à la mi-juillet 1988 dans un circuit limité de 21 salles et rapporte 601 151 $ lors de son premier week-end d'exploitation[2]. Largement distribué la semaine suivante (dans 1 276 salles), le film se hisse en troisième position du box-office avec 7 105 514 $ en week-end, portant le total à 10 147 587 $ depuis sa sortie[2]. N'étant pas diffusé au-delà de 1 713 salles, Piège de cristal parvient à se maintenir au box-office, restant dix semaines de suite dans le top 10 hebdomadaire et atteint la seconde place des meilleures recettes deux mois après sa sortie[2]. Il finit son exploitation avec 83 008 852 $, devenant ainsi le septième plus grand succès commercial aux États-Unis en 1988[15].

Ce succès surprise[16] se confirme à l'international avec 57,8 millions $ de recettes, portant le total à 140 767 956 $, ce qui est rentable pour un budget de 28 millions $[2].

En France, le succès est relativement plus modeste en salles avec 655 545 entrées[16] mais connaîtra un triomphe en vidéo[17].

Autour du filmModifier

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (avril 2016).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
  • Dans le script tout comme dans le roman qui l'a inspiré, l'action de l'intrigue se déroule en trois jours. Cependant, la majeure partie du film se déroule en une seule nuit.
  • Bruce Willis n'apparaissait pas à l'origine sur l'affiche internationale du film, du fait qu'il n'était pas vraiment connu du grand public. Le succès du film fit que sa notoriété augmenta considérablement et les créateurs du film décidèrent alors de l'inclure sur l'affiche.
  • Durant presque tout le tournage, Bruce Willis portait des chaussures en plastique en forme de pieds nus qui avaient été conçues spécialement pour ses pieds.
  • L'acteur britannique Alan Rickman jouait pour la première fois dans un film en incarnant ici le chef des terroristes nommé Hans Gruber. Il ne pouvait s'empêcher de sursauter à chaque fois qu'il tirait un coup de feu. Toutes les scènes où il tire ont été coupées, mise à part celle où il tue Joe Takagi. Si l'on est attentif, on peut le voir sursauter au moment d'ouvrir le feu.
  • Les terroristes allemands disent n'importe quoi lorsqu'ils parlent entre eux. Les germanophones peuvent remarquer qu'ils font de nombreuses fautes de conjugaison et de syntaxe. C'est peut-être dû au fait que les acteurs qui incarnent les terroristes avaient été sélectionnés pour leur air menaçant et non pour leur capacité à parler l'allemand.
  • Bruce Willis a perdu les deux tiers de son audition à l'oreille gauche lors du tournage d'une scène où il tue le terroriste Marco en tirant plusieurs coups de feu à travers une table.
  • Un clin d’œil est inséré lorsque John McClane parle d'Arnold Schwarzenegger ; Schwarzenegger avait failli être engagé pour incarner John McClane avant la sélection de Bruce Willis.
  • La scène où McClane détruit tout un étage du gratte-ciel en provoquant une explosion à partir de C-4 a été réalisée à partir de flashs extrêmement puissants qui illuminaient l'étage et en superposant une image de destruction avec celle de la maquette noire de l'immeuble.
  • À l'origine, la scène où Hans rencontre John tout en se faisant passer pour un otage n'apparaissait pas dans le script. En effet, les scénaristes ne voyaient pas comment McClane aurait pu rencontrer Hans sans savoir qui il était, étant donné qu'il était censé avoir vu son visage lors de l'exécution de Takagi.
  • Hans Buhringer, l'interprète de Fritz, le terroriste aux longs cheveux blonds, n'a pas été appelé pour tourner la scène où son personnage meurt abattu en sortant de l'ascenseur. L'équipe du film a donc décidé de remplacer Buhringer par le cascadeur américain Henry Kingi tout en lui mettant une perruque. La scène a été tournée en une seule prise de la manière suivante : Kingi avait des pétards sur lui afin de simuler sa mort. Buhringer plaisante donc en disant que son personnage n'est pas vraiment mort.
  • L'ambulance que Theo utilise pour s'échapper est trop grande pour entrer dans le camion. Cette erreur est due au fait que le script n'était pas finalisé lorsque le tournage a débuté.
  • La scène finale où Hans Gruber meurt en tombant dans le vide a été tournée ainsi : Alan Rickman était perché sur une réplique du building, a six mètres de hauteur et devait être lâché à trois par un cascadeur. Mais, à la demande du réalisateur, John McTiernan, il a été lâché à deux ce qui explique l'expression de son visage lorsqu'on le voit tomber dans le film.
  • Le plan suivant dans lequel John embrasse Holly après la mort de Gruber a été filmée en quatre prises, car Bruce Willis n'arrêtait pas de faire rire Bonnie Bedelia :
    • lors de la première prise, Willis a eu un fou rire en disant : « je ne voulais pas faire ça ».
    • lors de la deuxième prise, il l'a fait rire à nouveau.
    • lors de la troisième prise, il s'est mis à chanter une chanson ce qui a fait rire l'ensemble de l'équipe.
  • Dans la scène du journal télévisé ou un professeur est interviewé, le « spécialiste » parle du syndrome d'Helsinki au lieu du syndrome de Stockholm.
  • le voisin de siège d’avion au tout début du film donne un conseil à John qui fera que ce dernier sera tout le long du film pieds nus, ce qui l’handicapera face aux pseudo-terroristes. Ainsi le voisin de siège a une action prédominante dans le film alors qu’elle paraît anodine initialement. Ceci se retrouve dans la scène de « l'ami à usage unique » dans le film Fight Club.

Références dans d'autres œuvresModifier

  • Dans l'épisode Hallucinations de la série télévisée X-Files, les deux enfants qui font l’école buissonnière dans la maison d'un suspect sont surpris par Mulder et Scully en train de regarder Piège de cristal sur sa télévision.
  • Le film est cité plusieurs fois dans les séries télévisées :
  • Le film français La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes, sorti en 2001, est une parodie du film.
  • Dans une scène du film Top Cops, dans lequel Bruce Willis tient également le rôle principal d'un policier, ce dernier (Jimmy Monroe) par jeu, observe derrière une vitre teintée son coéquipier (Paul Hodges, interprété par Tracy Morgan) en train de faire l'interrogatoire d'un suspect réfractaire en lui jouant un rôle de flic complètement cinglé qui cite des répliques cultes de films policiers : au moment où Hodges cite le fameux « Yippee-ki-yay, pauvre con ! » de John McClane, Monroe fait mine de ne pas connaître cette réplique-là.
  • Une fresque murale dite effemaire surnommée « Tagaki Schiste Zen Fender » a été réalisée par un street artiste non identifié sur le mur arrière du bâtiment désaffecté situé sur le lieu dit de La Prise De l’Alzeau sur les hauteurs de Saissac. On y voit des références à la réplique de Hans à Carl, mais aussi à la nature géologique du lieu de l’oeuvre. Le caractère Zen du lieu peut expliquer une autre partie du nom. Quand au Fender, la fresque a été réalisée le 21 juin 2019, fête de la musique. Fender est une marque de guitare.

TraductionModifier

Dans la version allemande du film, les prénoms des terroristes allemands ont été changés par des prénoms américains. Ainsi Hans Gruber devient Jack Gruber, Karl devient Charlie, Heinrich devient Henry. Quand John écrit le nom des terroristes sur son bras, une voix-off précise : « Je vais vous appeler Hans et Karl, comme les deux mauvais géants dans le conte de fées ». Par ailleurs, les références à leurs revendications par rapport à leur pays sont atténuées[18].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier