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Paul Badré (aviateur)

aviateur français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paul Badré et Badré.

Paul Badré
Naissance
Saint-Saëns (Seine-Inférieure)
Décès (à 94 ans)
La Ferrière-Bochard, Orne
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Armée de l'Air
Unité Franche-Comté
Grade lieutenant-colonel
Années de service 1929-1969
Autres fonctions pilote d'essai

Paul Badré, né le à Saint-Saëns (Seine-Inférieure) et mort le à La Ferrière-Bochard, Orne, est un aviateur français, combattant de la Seconde Guerre mondiale, puis pilote d'essai après-guerre.

Sommaire

BiographieModifier

Entre-deux-guerresModifier

Paul Badré fait ses études au lycée de Strasbourg[1]. Il entre à l’École polytechnique dans la promotion 1926. Cette promotion et la suivante (1927) comptent de nombreux noms célèbres dans l’aéronautique : Henri Ziegler, Jacques Tuffal, Jacques Lecarme, Henri Desbruères, Georges Glasser, Joseph Roos, François Polart, Guy du Merle, Maurice Cambois, Louis Bonte[2].

Il passe son brevet de pilote le [1]. Il fait ses débuts sur Morane-Saulnier MS.138[2]. En 1930, il est pilote militaire au 21e régiment d’aviation de Nancy. En 1935, il est pilote d'essai au Centre d'essais du matériel aérien (CEMA) de Villacoublay [1].

Seconde Guerre mondialeModifier

En , parlant allemand, il est nommé à la Commission d'armistice. Il y reste jusqu'en , et entre dans la Résistance à Vichy après réception des premiers postes de radio de Londres, participant aux opérations du "Service de Renseignement Air" (SR Air). Il envoyait à Londres, du grenier de sa maison, les communications téléphoniques entre l'état-major allemand de Paris et l'Allemagne, interceptées par Robert Keller (qui fut dénoncé par René Bousquet et mort en déportation). En il passe à Londres où il sert dans l'Intelligence Service. Avide d'action, il se fait envoyer en Afrique française du Nord où il prend le commandement du groupe de bombardement Franche-Comté[2] dont il est le premier commandant[1] de 1943 à 1945. Il effectue un tour d'opérations sur Martin B-26 Marauder[2].

Après-guerreModifier

Le , il est le premier Français à piloter un avion à réaction en France[3], un Messerschmitt Me 262 pris à l'ennemi, lors de l'inauguration du Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge[2]. Il fait aussi voler le Dornier Do 335[1].

De 1946 à 1948 il est directeur du Bureau des matériels nouveaux[2]. En 1948 il est le premier directeur des essais en vol de la SNECMA puis directeur de production de la SNCASO. De 1957 à 1969, il est président de la SFERMA[1]. Il tenta de sauver la firme Facel S.A., constructeur des prestigieuses automobiles Facel Véga, en la prenant en location-gérance. Rappelé à l'ordre par le gouvernement, car la SFERMA était une filiale de la société nationalisée Sud-Aviation, le contrat ne fut pas renouvelé et Facel S.A. ferma définitivement ses portes le .

Il prend sa retraite en 1969 et décède le à La Ferrière-Bochard, Orne. Il repose dans le cimetière Saint-Léonard à Alençon, Orne[1].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Marcel Catillon, Qui était qui ? : Mémorial de l'aéronautique tome 2, vol. 2, Nouvelles Editions Latines, , 220 p. (ISBN 978-2-7233-2053-5), p. 18-19.
  2. a b c d e et f André Turcat (X40), « Paul Badré (X26), 1906-2000, pilote d'essai », La Jaune et la Rouge. Revue mensuelle des anciens élèves et diplômés de l’Ecole Polytechnique, no 587,‎ (lire en ligne).
  3. Durant la Seconde Guerre mondiale, Maurice Claisse fut le premier Français à voler en avion à réaction, en 1943 au Royal Aircraft Establishment (RAE) à Farnborough, quand il participe à la mise au point du prototype Gloster E.28/39

BibliographieModifier

  • Marcel Catillon, Qui était qui ? : Mémorial de l'aéronautique tome 2, vol. 2, Nouvelles Editions Latines, , 220 p. (ISBN 978-2-7233-2053-5), p. 18-19.

Liens externesModifier

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