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HistoriqueModifier

 
Le second prototype de la Caravelle inspecté par Charles de Gaulle en 1959.
 
Le prince Philip Mountbatten visitant un avion en construction en 1965.
 
Ouvriers en grève de l'usine de Saint-Martin-du-Touch le , encadrés par des CRS.

Sud-Aviation est créée le par la fusion de la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest (SNCASO) et de la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est (SNCASE).

Au 31 décembre 1964, elle est la première entreprise aéronautique d'Europe occidentale continentale avec 24 500 employés, des sites dans dix villes françaises, 71 hectares de surfaces couvertes développées et 9 370 machines-outils.

La société est connue du grand public par ses avions Caravelle et Concorde, ses hélicoptères Alouette, Frelon et Puma. Elle est également constructeur d'appareils électroménagers (lave-linge, lave-vaisselle, téléviseur) sous les noms de marques pour grand public FRIGEAVIA / TELEAVIA, au tournant des années 1960.

Le mouvement ouvrier de l'usine Sud-Aviation à Bouguenais comptant plus de 2 600 employés[3], qui dura du 14 mai au 14 juin 1968, est à la fois le premier et le plus long de Mai 68[4]. La direction voulait réduire le temps de travail de 48h par semaine à 46h30 puis 45h, en ne compensant les pertes de ressources qu'à hauteur de 1 % du salaire.

En 1970, Il fusionne avec Nord-Aviation et la Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques pour créer la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS).

ProductionModifier

 
Le Concorde après son premier vol le 2 mars 1969 sur l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
 
La Une du no 64 du bulletin interne Échos Sud-Aviation de novembre 1969, avec photo d'un prototype d'un corps de rentrée d'un MSBS M1.

AvionsModifier

HélicoptèresModifier

 
Un hélicoptère Super Frelon, le plus gros produit par Sud-Aviation, sur le pont d'envol du Clemenceau en 1985.

Fusées-sondesModifier

 
Fusées sondes Bélier, Centaure, Dragon et Veronique au musée de l'Air et de l'Espace (au premier plan, une fusée Rubis).

Au début des années 1960 l'établissement de Cannes de Sud-Aviation développe une première génération de fusées-sondes brulant du propergol solide sur la base de spécifications du CNET. Ces fusées-sondes sont construites en utilisant des blocs de poudre existant. Elles sont utilisées par différentes agences (CNET, CNES, ESRO) et les armées pour des missions scientifiques et technologiques. Une deuxième génération de fusées-sondes plus modulaires et plus performantes est développée dans la deuxième moitié des années 1960. Un des modèles est construit sous licence par l'Inde et le Pakistan.

Les fusées-sondes de Sud-Aviation[6].
Caractéristiques Bélier Centaure Dragon Bélier III Dragon III Dauphin Éridan
Génération Première génération Deuxième génération
Nombre lancements 16 99 30 3 7 6 15
Dates lancement 1961-1970 1961-1974 1962-1972 1968-1969 1968-1973 1967-1979 1968-1979
Performances
Masse charge utile 32 kg 30 à 60 kg 60 kg 30 à 60 kg 60 kg 130 à 250 kg
Altitude maximale 80 km 130 à 200 km 475 km 30 à 60 km 560 km 100 à 150 km 220 à 425 km
Caractéristiques techniques
Masse totale 315 kg 490 kg 1 190 kg 352 kg 1 288 kg 1 132 kg 2 127 kg
Diamètre (étage supérieur) 30,5 cm 30,5 cm 30,5 cm 30,5 cm 30,5 cm 56 cm 56 cm
Longueur 5,9 m 7,08 m 8,16 m 5,9 m 8,16 m 6,21 m 9,92 m
Étages 1 2 2 1 2 1 2
Propergol épictète plastolite + épictète plastolane + épictète isolane plastolane + isolane plastolane plastolane
Poussée au décollage 20 kN 42 kN 90 kN 21,5 kN 42 kN 90 kN 90 kN
Durée combustion 21 s. 27 s. 37 s. 23,4 s. 27,7 s. 16 s. 32 s.

Dirigeants successifsModifier

À partir de la création de la société, les dirigeants sont[7] :

RéférencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Les fusées de Sud-Aviation
  • [PDF] Gérard Hartmann, Sud-Aviation (1957-1970) - La plus importante des sociétés françaises de construction aéronautique , 20 pages, en ligne

Liens externesModifier