Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge

Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Brétigny-sur-Orge
Coordonnées 48° 35′ 47″ nord, 2° 19′ 55″ est
Altitude 82 m (270 ft)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge
Pistes
Direction Longueur Surface
05/23 3 000 m (9 843 ft) revêtue
Informations aéronautiques
Code OACI LFPY
Nom cartographique BRETIGNY
Type d'aéroport militaire

Le centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge est un centre d'essais de matériels aéronautiques militaires et civils situé à Brétigny-sur-Orge, en France, en activité de 1945 à 2001. Il relève alors de la direction générale de l'Armement.

HistoireModifier

 
Stèle commémorative américaine.

Projeté en 1938 pour y regrouper les essais de prototypes des nouvelles sociétés aéronautiques de France, le terrain est utilisé de 1940 à 1944 par la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande. À cette époque, des bombardiers opérant vers l'Angleterre y sont stationnés. Cette vocation fait alors de cette base aérienne une cible privilégiée des bombardiers alliés.

Le 25 juin 1944, une formation de Consolidated B-24 Liberator américains passe sur la base sous le feu de la Flak. Un B-24, atteint par un obus anti-aérien, tente un atterrissage forcé entre la Ferme des Noues (à Vert-le-Grand) et la piste. Six membres de l'équipage périssent dans l'écrasement de l'appareil, tandis que quatre survivent et sont faits prisonniers. L'évènement est commémoré par une stèle érigée sur place en 2017 par une association américaine d'anciens combattants.

Le centre d'essais ouvre officiellement le . Il dispose rapidement d'infrastructures innovantes pour l'époque : une piste de plus de 3 km de long, et de 100 mètres de large, avec une section inondable à la demande. Construite en 1949, cette piste est alors la plus longue d'Europe. Le centre d'essais en vol (CEV) dispose en même temps d'une implantation sur la base aérienne d'Istres, et à partir de 1949 d'une antenne sur la base de Cazaux pour tester les armements embarqués et leur largage, puis celui des missiles. Il a également des antennes en Algérie, à Hammaguir et à Colomb-Béchar (tirs de fusées).

Le CEV intègre rapidement les aspects études et essais de prototypes d'avions militaires et de leurs équipements, les essais de parachutes et de parachutage, ceux des premiers sièges éjectables, les effets médico-physiologiques sur les pilotes, les équipements radio et de radionavigation, les radars embarqués, les armements, etc. On y réalise aussi les essais en vol des hélicoptères. En 1950, le CEV emploie 46 pilotes dont 21 spécialement brevetés pilotes d'essais, 22 pilotes « non spécialisés » et trois moniteurs de l'école de formation du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER)[1].

Lors de son ouverture, le pilote Paul Badré sur Messerschmitt Me 262 est le premier Français à piloter un avion à réaction en France.

Dans les années 1950, huit pilotes d'essai y perdent la vie.

De nombreuses premières ont lieu à Brétigny :

Fermeture

La piste est fermée depuis le redéploiement complet en 2001 des activités du CEV vers Cazaux (Gironde) et Istres (Bouches-du-Rhône). L'emprise a été alors rendue à l'Armée de l'air, ce qui a été suivi par l'extension de la base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge (base fermée en juin 2012).

Directeurs du CEVModifier

Pilotes d'essaisModifier

(liste non exhaustive)

Notes et référencesModifier

  1. Listing consulté à la base de Brétigny, dans les archives du CEV détenues par l'AAEV.
  2. Sylvain Champonnois, « L’adaptation de l’armée de l’air française à l’aviation à réaction (1945-1950) », sur CAIRN (consulté le 2 février 2015).
  3. Jacques Noetinger, « Roger Carpentier... premier Mach 1 », Air & Cosmos, no 927,‎ .
  4. Pierre Gaillard, « Le cinquantenaire du Centre d'Essais en Vol », Le Fana de l'aviation, no 300,‎ , p. 50-58.
  5. Le jeune pilote se tue dans l'accident.

BibliographieModifier

  • Pierre Gaillard, « Le cinquantenaire du Centre d'Essais en Vol », Le Fana de l'aviation, no 300,‎ , p. 50-58.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier