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Noyelles-sur-Mer

commune française du département de la Somme

Noyelles-sur-Mer
Noyelles-sur-Mer
Paysage de Noyelles.
Blason de Noyelles-sur-Mer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Abbeville-1
Intercommunalité Communauté de communes Ponthieu-Marquenterre
Maire
Mandat
Jean-Louis Desmarest
2014-2020
Code postal 80860
Code commune 80600
Démographie
Gentilé Noyellois
Population
municipale
727 hab. (2016 en diminution de 5,22 % par rapport à 2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 04″ nord, 1° 42′ 35″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 42 m
Superficie 20,01 km2
Localisation

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Noyelles-sur-Mer

Noyelles-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

Géographie physiqueModifier

GéomorphologieModifier

Des alluvions se sont déposées dans les Salines. En plaine, le sol est composé de silice mêlée à plus ou moins d'argile. Du côté de Sailly-Bray, il est plutôt marécageux. Dans les bas-champs, il est soumis au dessèchement[1].

Relief, paysage, végétationModifier

Côté sud, vers la baie, l'altitude n'excède pas trois mètres. En allant vers l'est, les terres s'élèvent jusqu'à 12 mètres. Un point de vue intéressant se dévoile alors vers Saint-Valery-sur-Somme, Le Hourdel et Le Crotoy[1].

HydrographieModifier

Le Riot qui prend sa source à Nolette se jette dans le Dien. La vallée du Dien rejoint la baie de Somme. Fin XIXe siècle, le Dien qui prend sa source à Nouvion, alimente encore deux moulins : un à Bonnelle, l'autre à Noyelles[1].

La nappe phréatique affleure et en cas de fortes pluies, des caves peuvent être inondées.

ClimatModifier

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaineModifier

Urbanisme et aménagement du territoireModifier

Vers 1890, la commune comprend six dépendances ou hameaux[1] :

  • la Comterie,
  • Nolette,
  • les Salines et les Carrières,
  • le Pont à brebis,
  • Sailly-Bray,
  • Bonnelle dont une partie, au-delà du Dien, relève de Ponthoile.

Une digue protège la commune du danger présenté par les hautes marées pouvant provenir de la baie.

Communes limitrophesModifier

Transports en commun routiersModifier

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[2].

ToponymieModifier

Du IVe au XIVe siècle, on trouve Nigella, Noella supra summum[1].

HistoireModifier

 
La commune est desservie par le chemin de fer depuis 1847, avec la ligne de Longueau à Boulogne-Ville, qui dessert la gare de Noyelles.
Elle était également desservie par les chemins de fer départementaux de la Somme, dont les lignes Noyelles - Le Crotoy et Noyelles - Saint-Valery sont désormais exploitées par un chemin de fer touristique, le chemin de fer de la baie de Somme.
 
Le cimetière chinois de Nolette : son porche d'entrée, d'un style typique, visible au fond, comporte des inscriptions en mandarin.

AntiquitéModifier

Nigella est d'origine ancienne. À Sailly-Bray, on a trouvé des haches celtiques, des tuiles plates à rebords et des tessons de poterie rouge et noire, des figurines égyptiennes qui peuvent faire présumer que les Phéniciens, vinrent sur ses bords[1].

Moyen ÂgeModifier

Lorsque les comtes du Ponthieu eurent fortifié Abbeville et que celle-ci prit de l'importance comme havre maritime[Note 1], ils élevèrent une forteresse à Noyelles à l'embouchure de la Somme. C'était une citadelle avancée contre les incursions et les invasions des pirates.

  • Les cercueils de pierre découverts à Sailly-Bray appartiennent à l'époque gallo-romaine et aux premiers siècles de la monarchie française[3].
  • En 1194, Noyelles obtint une charte communale copiée sur celle d'Abbeville.
  • En 1217, naissance d'une collégiale dédiée à Notre-Dame : Guillaume III, comte de Ponthieu, établit dans l'église un chapitre composé de douze chanoines et d'un doyen[4].
  • En 1346, Édouard III d'Angleterre, passa le gué de Blanquetaque, se présenta et somma le château de se rendre.
  • Jacques d'Harcourt, seigneur de Noyelles et gouverneur du Crotoy attaque les villes et les châteaux occupés par les Anglo-bourguignons et ramène à Noyelles un butin important.
  • En 1423, Jacques d'Harcourt finit par succomber sous le nombre des Anglo-Bourguignons de Philippe III de Bourgogne.

Temps modernesModifier

Première Guerre mondialeModifier

  • Pendant la Première Guerre mondiale, Noyelles abritera une importante base arrière britannique dont un grand camp de travailleurs immigrés chinois. Près de 12 000 coolies furent recrutés par l'armée britannique entre 1917 et 1919 dans le cadre du Corps de travailleurs chinois, pour des tâches civiles à l'arrière du front mais certains connaitront les zones de combat. À ce titre, ils représentent l'une des premières immigrations chinoises en France. Ils avaient l'interdiction de se mêler à la population civile du lieu et étaient affectés à des tâches ingrates et rudes. Beaucoup sont morts d'une épidémie de choléra qui a sévi dans le camp, de tuberculose et surtout de la grippe espagnole en 1918-1919, certains furent tués au combat. Le cimetière chinois de Nolette regroupe 849 stèles de marbre blanc ornées d'inscriptions en anglais ("Faithful unto Death" ou " Though death he still liveth" ou encore "A good reputation endures for ever") ainsi que d'idéogrammes en chinois et sur quelques-unes, très rares, le nom du défunt. La Commonwealth War Graves Commission entretient ici le plus grand cimetière chinois d'Europe.

Deuxième Guerre mondialeModifier

Dans la nuit du 28 au 29 août 1944, Marguerite Duflos, résistante domiciliée à Nolette, est massacrée par les Allemands. Son corps sera retrouvé dans le bois de Gentelles[5].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1977 Gilbert Dercourt    
1977 1983 Bernard Grenu    
1983 1989 Claude de Valicourt    
1989 avril 2014 Michel Letocart    
avril 2014[7] 2016 Jean-Michel Gay   Démission.
7 octobre 2016 En cours
(au 8 octobre 2016)
Jean-Louis Desmarest[8]    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 727 habitants[Note 2], en diminution de 5,22 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590515512639615565675726754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733751780790802807851837883
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
930938936918963904939901905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
984939908813802742834773725
2016 - - - - - - - -
727--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune gère une école primaire relevant de l'académie d'Amiens, en zone B pour les vacances scolaires.

Pour l'année scolaire 2018-2019, 45 élèves sont inscrits dans l'établissement[13].

La compétence scolaire est du ressort de la communauté de communes.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église de l'Assomption de la Vierge : édifice en brique qui conserve plusieurs œuvres protégées comme monuments historiques[14].
  • Le Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS), un chemin de fer touristique sur voie métrique et qui circule de mars à décembre entre Le Crotoy et Cayeux-sur-Mer via Noyelles-sur-Mer et Saint-Valery-sur-Somme.
  • Le cimetière chinois de Nolette[15], où sont inhumés 849 des travailleurs chinois, est le plus grand cimetière chinois de France. La plupart travaillait au camp chinois de l'armée britannique situé sur la commune entre 1917 et 1919.
  • Le gué de Blanquetaque (« Blanche tache »), un passage historique de l’embouchure de la Somme. Il n’est plus utilisé depuis la construction du canal de Saint-Valery-sur-Somme à Abbeville en 1786.
  • Dans le marais de Sailly-Bray, la commune possède la  « Hutte des 400 coups », construite en 1905 pour le vicomte. Son nom serait dû aux 400 coups de fusil tirés par les garde-chasse, lors de l'inauguration.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'argent à la fasce d'azur, accompagné en chef de trois fleurs de lys de gueules et en pointe d'une molette de sable.

Personnalités liées à la communeModifier

JumelagesModifier

  •   Tungkang (Taïwan) depuis le . Noyelles-sur-Mer a conclu un accord de jumelage avec la commune de Tungkang (Taiwan).

Un calendrier perpétuel a été remis à cette occasion par le maire de Tungkang, M. Chu-i Hsu, au conseil municipal de Noyelles-sur-Mer.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Anciennement, on appelait havre un port de mer.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Notice historique et géographique de l'instituteur, M. Warin, fin du XIXe siècle, Archives départementales de la Somme, Amiens
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, vol. reprise de 1883, t. Tome 1, 67, rue Saint-Jacques - 75005 Paris, Lorisse éditeur-diffuseur, , 14e éd., 439 p. (ISBN 2-84435-013-5), p. 13.
  4. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté du Ponthieu jusqu'en 1789, Le Livre d'histoire, Paris, réédit., 1988
  5. Lire en ligne.
  6. L'écho du canton, communauté de communes du canton de Nouvion, 4e trim. 2000, édit. Norsud S.A. Saleux - 80480.
  7. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 avril 2014, p. 13.
  8. Le Courrier picard, 8 octobre 2016, p. 8.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale » (consulté le 27 janvier 2019).
  14. « Protection des œuvres de l'église comme monuments historiques ».
  15. « Le cimetière chinois de Nolette ».
  16. Commonwealth War Graves Commission référence erronée dans la base du CWGC: Cheng Hang Tzu