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Saint-Valery-sur-Somme

commune française du département de la Somme
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Valery (homonymie).

Saint-Valery-sur-Somme

De haut en bas, de gauche à droite :Vue du Quai-Digue nord; la place du Jeu de Battoirs; la rue des Moulins; la porte de Nevers; la chapelle des Marins; l'église Saint-Martin; la gare-ville; la plage; panorama sur la Baie de Somme.
Saint-Valéry-sur-Somme.jpeg
Saint-Valery-sur-Somme (80), place du Jeu de Battoir.jpg 1102 - Rue des moulins - St Valery sur Somme.jpg
Somme 244, Valéry-sur-Somme.JPG Chapelle des marins Saint-Valery2.jpg St-Valery-sur-Somme église Saint-Martin 4.jpg
Saint-Valery-Ville gare 2016-a.jpg St-Valéry 005.JPG
St Valery sur Somme panoramic.jpg
Blason de Saint-Valery-sur-Somme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Abbeville-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Baie de Somme
Maire
Mandat
Stéphane Haussoulier
2014-2020
Code postal 80230
Code commune 80721
Démographie
Gentilé Valericains
Population
municipale
2 562 hab. (2016 en diminution de 7,17 % par rapport à 2011)
Densité 244 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 20″ nord, 1° 37′ 50″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 43 m
Superficie 10,5 km2
Localisation

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Saint-Valery-sur-Somme

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Saint-Valery-sur-Somme
Liens
Site web saint-valery-sur-somme.fr

Saint-Valery-sur-Somme (/sɛ̃valʁi syʁsɔm/, le nom de la commune ne porte pas d'accent aigu sur le « e », ajout liée à une pratique incorrecte) est une commune française située dans le département de la Somme et dans la région des Hauts-de-France (fusion du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie).

Saint-Valery-sur-Somme est l'un des trois ports de la baie de Somme, avec Le Crotoy et Le Hourdel (commune de Cayeux-sur-Mer).

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Située sur l'estuaire de la Somme, Saint-Valery est bâtie sur un promontoire qui domine la baie de Somme et se trouvait vraisemblablement au Moyen Âge à l'extrémité de chenaux traversables à gué depuis Le Crotoy.

Géographie physiqueModifier

Géomorphologie et reliefModifier

Saint-Valery est située sur un promontoire qui domine l'estuaire de la Somme.

HydrographieModifier

Saint-Valery est située sur l'estuaire de la Somme.

L'Amboise, petit affluent de la rive gauche de la Somme, qui se jette dans la baie au sud de Saint-Valery. Le Drancourt est un petit affluent de la rive droite de l'Amboise

ClimatModifier

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et sud-ouest.

Géographie humaineModifier

Voies de communication et transportsModifier

  • Voies routières : la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[1].
  • Voies ferrées : ancien chemin de fer économique — dénommé ainsi parce que doté de la voie métrique, moins coûteuse en ouvrages d'art que la voie normale — le chemin de fer de la baie de Somme relie Saint-Valery à Noyelles-sur-Mer et Saint-Valery à Cayeux-sur-Mer et fut exploitée régulièrement de 1858 à 1972. Aujourd'hui, c'est une navette d'autocars qui effectue ce service, assurant des correspondances avec certains Intercités Paris – Boulogne ainsi qu'avec les Transport express régional (TER). La ligne fut reprise partiellement par l'association CFBS à partir de 1971 puis complètement dès 1973 à des fins touristiques. Ce chemin de fer permet aujourd'hui de relier Cayeux-sur-Mer / Saint-Valery / Le Crotoy en passant par la gare de Noyelles, assurant également, l'été, une correspondance avec le train de Paris.

La ville de Saint-Valery dispose de trois gares ou arrêts sur la ligne : Saint-Valery-Ville, Saint-Valery-Port et Saint-Valery-Canal.

Le dépôt et atelier du matériel est installé à la gare de Saint-Valery-Canal. Saint-Valery-Port dispose d'une plaque tournante.

Urbanisme et aménagement du territoireModifier

L'agglomération de Saint-Valery est composée de trois entités : la ville haute, la ville basse appelée la Ferté où se trouve le port, et le quartier de l'abbaye en prolongement de la vieille ville.

  • La vieille ville ou ville haute a gardé en partie son aspect médiéval avec ses rues étroites, deux portes fortifiées, les remparts et l'église Saint-Martin. Constitué de maisons étroites qui descendent vers le port, le quartier des marins de Saint-Valery s'appelle le « Courtgain ».
  • Le hameau de Ribeauville, limitrophe de la commune d'Estrébœuf, constitue une extension de la commune valéricaine.

Aménagements urbainsModifier

À l'instar du Crotoy, la ville a instauré le stationnement payant sur tout son territoire. Les procès-verbaux dressés par la police municipale ne sont pas sans incidence sur les activités commerciales, artisanales et de restauration[2].

Le creusement du canal de la Somme au XIXe siècle et la construction du chemin de fer de Noyelles à Saint-Valery ont accentué l'ensablement de la baie. Malgré l'envasement de la baie de Somme et le déclin des ressources halieutiques, le bourg garde un attrait touristique certain.

Ville fleurie : quatre fleurs ont été attribuées en 2012 à la ville de Saint-Valery-sur-Somme par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[3].

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Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Saint-Valery-sur-Somme
Mer de la Manche Le Crotoy
Cayeux-sur-Mer   Noyelles-sur-Mer
Lanchères et Pendé Estrébœuf Boismont

ToponymieModifier

Primitivement appelé Leuconaus, la ville prit le nom de saint Valery au Xe siècle. Saint-Valery s'écrit Saint-Wary en picard. Le nom est sans rapport avec le latin Valerius dont sont issus Valère et Valérie. Il procède du nom germanique Walaric, ce qui explique le e muet. On retrouve le même phénomène dans la commune de Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime).

Durant la Révolution, la commune porte les noms de La Montagne-sur-Somme et de Port-Somme[4].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Moyen ÂgeModifier

 
Plaque indiquant le passage de Jeanne d'Arc
à Saint-Valery-sur-Somme.

Selon l'hagiographie du diocèse d'Amiens, le roi Clotaire II aurait octroyé l'ancien domaine gallo-romain de Leucone au saint éponyme, saint Valery (né en Auvergne vers 565, mort le au cap Hornu). Leucone resta un lieu de pèlerinage jusqu'au XIe siècle.

Hugues Capet, en 981, passa le gué de Blanquetaque pour s’emparer des reliques de Valery de Leuconay. La ville médiévale, s'est constituée vers cette époque autour du sanctuaire de Saint-Valery. Sa position géographique, sur la route de Rouen à Boulogne, ainsi que la possibilité de passer l'estuaire à gué à certaines heures, en firent un lieu de transit important.

Ainsi, c'est de ce port que Guillaume le Conquérant partit, en , à la conquête de l'Angleterre. Saint-Valery pouvait être approvisionnée en bois par l'ancienne forêt de Crécy, bien plus étendue qu'aujourd'hui.

En 1358-1359 : siège de Saint-Valery par des Picards menés par le connétable Robert de Fiennes, lieutenant du roi en Picardie et le comte de Saint-Pol, Guy V de Châtillon-Saint-Pol. Le roi de Navarre, Charles le Mauvais, s'était emparé de Saint-Valery, qu'il avait conservé jusqu'à ce siège de 1358-1359.

Il existe également d'importants vestiges, témoignant notamment du passage de Jeanne d'Arc dans cette cité, en décembre 1430.

Époque moderneModifier

 
Massacre à Saint-Valeri,
gravure de Frans Hogenberg (1535-1590).
 
Saint-Valery-sur-Somme,
série de plans des ports de France - 1777.

Pendant les guerres de religion, le capitaine huguenot Cocqueville prend Saint-Valery en juin 1568. Il est battu le 18 juillet à la bataille de Saint-Valery par le gouverneur de Picardie Cossé-Brissac. Seuls 300 huguenots en réchappent[5].

Ensuite, le maréchal de Cossé reprend Saint-Valery et y massacre les protestants.

Article détaillé : Bataille de Saint-Valery (1568).

Constitué de maisons étroites qui descendent vers le port, le quartier des marins de Saint-Valery s'appelle le « Courtgain », allusion aux maigres salaires que percevaient autrefois ses habitants. Au retour des bateaux, spécialisés dans la crevette et le hareng, les femmes s'employaient à mettre le poisson en conserve dans du sel. Cette activité a disparu depuis que Saint-Valery n'abrite pratiquement plus d'embarcations de pêche.

À la fin du XVIIIe siècle, le comte d’Artois, frère de Louis XVI, le futur Charles X, voulut transformer l’abbaye de Saint-Valery-sur-Somme qui n’accueillait plus que neuf moines, en hôpital maritime.

Epoque contemporaineModifier

Révolution française et EmpireModifier

Déclarée bien national à la Révolution, l’abbaye fut désaffectée puis vendue.

En 1790, une Société populaire fut créée à Saint-Valery ; elle était affiliée au Club des Jacobins de Paris.

Napoléon Ier se rendit à deux reprises à Saint-Valery pour inspecter les travaux du canal de la Somme.

Second Empire et début de la IIIe République : arrivée du chemin de fer à Saint-ValeryModifier

Première Guerre mondiale : Saint-Valery, base arrière britanniqueModifier

De 1914 à 1918, le port de Saint-Valery connut une grande activité[6].

En août 1914, des réfugiés belges et français fuyant les zones de combat trouvèrent refuge à Saint-Valery. Plusieurs hôpitaux militaires furent aménagés dans la ville afin de soigner les blessés.

En 1915, les Britanniques en 1915 utilisèrent le port de Saint-Valery pour le ravitaillement des troupes en munitions, en vin, en mâchefer, en bois... Le matériel militaire débarqué était ensuite véhiculé jusqu’à Saigneville où était installé l’un des plus importants dépôts de munitions britannique. En 1916, le Royaume-Uni fit appel à des travailleurs chinois affectés à des tâches de manutention[7]. La main-d’œuvre chinoise qui était cantonnée à Noyelles-sur-Mer.

Seconde Guerre mondiale : deux jeunes Valéricains fusillésModifier

Le 12 novembre 1940, étaient fusillés dans les fossés de la citadelle d'Amiens, Lucien Brusque, âgé de 21 ans[8] à 10h[9] et Emile Masson, âgé de 18 ans, tous deux [10], un jeune batelier de 18 ans[11], « pour avoir agi comme franc-tireur et pour avoir commis des actes de violence et de sabotage de câbles téléphoniques au préjudice de l’armée Allemande » selon la Cour martiale. Ce sont les deux premiers fusillés de Picardie[12]. Pour effrayer la population, leur exécution est annoncée par voie d’affiches[13] où ils sont qualifiés de « francs-tireurs »[14].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Saint-Valery-sur-Somme est le siège de la communauté de communes Baie de Somme Sud.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1959 René Delepierre DVD Directeur de coopérative agricole
Conseiller général du canton de Saint-Valery-sur-Somme (1945 → 1964)
mars 1959 mars 1965 Maurice Robart    
mars 1965 mars 1989 Gilbert Gauthé PS Directeur d'école
Conseiller général du canton de Saint-Valery-sur-Somme (1970 → 1988)
Conseiller régional de Picardie (1979 → 1982)
mars 1989 mars 2001 Pierre Dingremont app. UDF-PSD Médecin
Conseiller général du canton de Saint-Valery-sur-Somme (1988 → 2001)
mars 2001 En cours
(au 30 avril 2014)
Stéphane Haussoulier UDF puis UMP-LR Cadre du secteur privé
Conseiller départemental du canton d'Abbeville-2 (2015 → )
5e vice-président du conseil départemental de la Somme (2015 → )
Président de la CC Baie de Somme Sud (1998 → 2017)

JumelagesModifier

La commune de Saint-Valery-sur-Somme est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants de la commune s'appellent les Valericains[16].

Évolution démographiqueModifier

Le maximum de la population a été atteint en 1872 avec 3 686 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2016, la commune comptait 2 562 habitants[Note 1], en diminution de 7,17 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6393 1833 1233 2243 2653 2853 2413 3513 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4043 4563 6743 6863 6473 5063 4623 5413 554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5273 6563 5253 3713 0712 9823 0042 9633 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 1693 2403 0722 9352 7692 6862 7902 8052 703
2016 - - - - - - - -
2 562--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,2 % d'hommes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 30,7 %) ;
  • 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 11,2 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 13,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 40,6 %).
Pyramide des âges à Saint-Valery-sur-Somme en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90  ans ou +
4,7 
11,3 
75 à 89 ans
17,8 
18,7 
60 à 74 ans
18,1 
23,3 
45 à 59 ans
20,4 
17,0 
30 à 44 ans
13,7 
15,4 
15 à 29 ans
14,0 
13,6 
0 à 14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

EnseignementModifier

  • La ville de Saint-Valery-sur-Somme possède des écoles maternelles et primaires et un collège d'enseignement secondaire.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Chaque année, la ville commémore le départ de Guillaume de Normandie pour la conquête de l'Angleterre. Cette fête est organisée par l'association des Fêtes Guillaume le Conquérant, membre de la fédération française des fêtes et spectacles historiques. Pendant deux jours, des animations de rues, des échoppes, des personnes en costumes, des musiciens animent la vieille ville.

Saint-Valery est partie prenante de la « Fête de la vapeur », manifestation ferroviaire unique en Europe par son ampleur et organisée par le chemin de fer de la baie de Somme.

Chaque année depuis 2009, un festival de théâtre se déroule la dernière semaine de juin. Des artistes professionnels de tous horizons se retrouvent pour offrir au public des spectacles de qualité dans la vieille ville, cité des artistes de tous les siècles, tels Victor Hugo ou Anatole France. Un véritable moment festif où le public est convié dans les rues fleuries à suivre des acteurs au cœur des vieilles pierres.

SantéModifier

SportsModifier

La Transbaie est une course à pied de 15 km environ qui consiste à effectuer le trajet aller-retour Saint-Valery - Le Crotoy à travers la baie à marée basse. Elle se déroule au printemps et rassemble plusieurs milliers de sportifs amateurs.

CultesModifier

  • Culte catholique : la commune possède une église paroissiale.

ÉconomieModifier

Activités économiques et de servicesModifier

L'activité traditionnelle de pêche subsiste encore bien qu'en très net déclin.

Les activités de commerce, artisanat, banque, hôtellerie-restauration et autres services touristiques dominent aujourd'hui l'économie valericaine.

La ville dispose d'un hôpital, d'établissements scolaires : maternelles, primaires et collège, ainsi que de la station d’études en Baie de Somme de l’université de Picardie Jules-Verne (UPJV).

PortModifier

Saint-Valery-sur-Somme est un port de plaisance et de pêche.

La pêche est une activité en déclin du fait de l'ensablement inexorable de la baie. L'ensablement oblige les pêcheurs à aller au large et à quitter la baie, ce qui raccourcit d'autant la durée de la journée de pêche. La navigation dans le chenal est de plus en plus difficile pour les chalutiers.

La plaisance se développe de plus en plus et les voiliers ou bateaux à moteur remplacent de plus en plus les bateaux de pêche.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Bateau et écluseModifier

Le baliseur Somme II, construit à Arcachon en 1950, est géré par l'association Somme II[22].

En restauration pendant quelques années sur un chantier naval de Lorient, il est de retour à son port d'attache depuis la fin du printemps 2009 et propose des sorties pédagogiques en baie de Somme et sur le canal jusque Abbeville.

Le Somme II fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

L'écluse à la mer[23],[24], qui contrôle le débouché de la Somme.

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Le phareModifier

Article détaillé : Phare de Saint-Valery-sur-Somme.

FortificationsModifier

Des fortifications, il subsiste la porte Guillaume, la porte de Nevers, la tour de pierre où, dit la tradition, Jeanne d'Arc fut détenue, la tour Harold où la tradition raconte qu'Harold, seigneur anglais fit naufrage et fut prisonnier dans cette tour vers 1055 ; et le château, à l'intérieur de la vieille ville fortifiée.

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Église Saint-MartinModifier

L'église paroissiale Saint-Martin fut construite au XIIIe siècle en damiers de silex et de pierre calcaire, caractéristiques du littoral picard. Sa position sur le rempart de la ville haute, son clocher, lui donnent un aspect pittoresque. Elle est composée de deux nefs jumelles séparées par de grandes arcades gothiques. Elle fut dévastée par les combats entre Français et Anglais pendant la guerre de Cent Ans et entre Français et Bourguignons sous le règne de Louis XI. Elle fut en grande partie reconstruite à la fin du XVe siècle.

Chapelle des marinsModifier

La chapelle, dite des marins est située sur les hauteurs du Cap Hornu. Sa toute première construction a été réalisée en 628 par saint Blimont à l'emplacement de la sépulture de Valery, apôtre du Vimeu. Elle connut une première reconstruction en 1675, puis fut remplacée par une nouvelle chapelle construite en 1878. Le sanctuaire a totalement été rénové en 2013 sous l'égide du Patrimoine de France[25].

La chapelle, de style néogothique, présente des murs en damiers de pierre blanche et de silex. Son clocher est surmonté d'un goéland. À l'intérieur le tympan est sculpté en plein bois et sur ses murs on peut voir de nombreux ex-voto. Saint Fiacre, patron des jardiniers et gens de culture, y est également célébré.

L'abbayeModifier

L'abbaye de Saint-Valery-sur-Somme est la plus ancienne du diocèse d'Amiens. La communauté monastique fondée par saint Valery au VIIe siècle était inspirée du colombanisme. Elle possédait principalement des terres aux alentours, en Artois et en Flandre, mais aussi en Bretagne et en Angleterre. Elle disparut à la Révolution française. L'église abbatiale vendue devint carrière de pierre. Aujourd'hui ne subsiste que la maison conventuelle, propriété privée. On peut encore voir dans le parc divers éléments d'architecture (classés MH) et son mur d'enceinte en damier (silex et calcaire).

Article détaillé : Abbaye de Saint-Valery-sur-Somme.

Calvaire des marinsModifier

Érigé en hommage à ceux-ci, on y trouve une ancre décorée de fleurs. Tout en haut d'un piquet en fer, est indiquée la direction des vents. On peut voir les drapeaux anglais, français, américain et canadien. Le calvaire a été restauré en 1991 par Pèlerin magazine. À côté, se trouve un oratoire dédié à la gloire de Dieu et de Marie. la descente par le quartier des marins pêcheurs s'appelle le Courtgain, parce que les pêcheurs gagnent le plus souvent juste de quoi survivre.

Statue de la Roche MadoneModifier

Non loin du quartier des marins, on peut admirer la statue de la roche Madone, patronne des marins pêcheurs.

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Entrepôt des selsModifier

Sur le quai Lejoille, un autre vieux bâtiment est l'entrepôt des sels. Il date de 1736 et pouvait stocker jusqu'à 20 000 tonnes de sel. Saint-Valery approvisionnait la Picardie, l'Artois, la Champagne et la Bourgogne. Ne pas confondre avec le grenier à sel qui se trouvait dans la vieille ville.

Maison où résida Anatole FranceModifier

Sur la balise du port, rouge et blanche, on peut également voir son nom. Il y a aussi une plaque en hommage à Anatole France.

Tribunal de commerceModifier

Parmi les bâtiments anciens de Saint-Valery, nous avons le tribunal du commerce. Il servait à traiter les litiges entre commerçants. Il est situé dans l'actuelle rue commerçante, la rue de la Ferté qui vient du latin firmitas.

Stèle à Guillaume le ConquérantModifier

Une stèle a été érigée en hommage à Guillaume de Normandie qui partit de Saint-Valery pour la conquête de l'Angleterre en 1066. Le décor gravé est l'œuvre de Josette Hébert-Coëffin.

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Herbarium des RempartsModifier

L'herbarium des Remparts est labellisé « jardin remarquable ». On peut y voir un arbre remarquable : le sureau lacinié (sambucus nigra laciniata) ; des arbres fruitiers : poiriers, pommiers, néfliers, cognassiers ; des arbustes : pittosporum, arbousiers, argousiers, figuiers, mimosa... des plantes vivaces et annuelles.

Article détaillé : Herbarium des Remparts.

Autres lieuxModifier

Un petit « coin des menteurs » donne l'orientation, il est nommé ch'coin Minteux car les pêcheurs avaient l'habitude de se réunir là et de mentir sur leurs prises qui devenaient beaucoup plus grosses.

Équipements culturelsModifier

Le musée Picarvie est un musée privé d'arts et traditions populaires qui retrace la vie rurale en Picardie maritime aux XIXe et XXe siècles. Il restitue à travers plus de 6 000 vieux outils les anciens métiers : tourbier, paysans, travail du lin... Reconstitution de l'intérieur d'une maison picarde traditionnelle, d'ateliers d'artisans, d'une ferme, d'un bistrot, d'une salle de classe...

La Société d'histoire et d'archéologie de Saint-Valery-sur-Somme, du Ponthieu et du Vimeu est une société savante fondée en 1962 qui effectue des recherches sur l'histoire locale, édite un bulletin annuel et organise des conférences et des expositions.

Saint-Valery-sur-Somme et les artsModifier

ChansonModifier

Alain Souchon mentionne discrètement Saint-Valery au début de sa chanson On avance : « Des Villa des Mimosas au fond de la baie de Somme... ».

LittératureModifier

Victor Hugo a daté son célèbre poème Oceano Nox (recueil Les Rayons et les Ombres) de Saint-Valery-sur-Somme.

Anatole France y rédigea un recueil de souvenirs de son enfance, Pierre Nozière (1899).

Philippe de Saint Robert (1934), a situé son roman La Même Douleur démente à Saint-Valery. Il séjourne régulièrement dans la commune.

PeintureModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur à une nacelle d'or désemparée sans rames ni voile ni mat, voguant sur des ondes d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or à la bordure componnée d'argent et de gueules[26].

Ce blason a été adopté par une délibération de l'échevinage du 27 janvier 1725 qui indique comme support aux armoiries deux branches de lauriers de sinople liées d'un ruban de gueules[26].

Les armes de Saint-Valery existaient déjà en 1601[27].

Ornements extérieurs : Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent.

Citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : « Vaillante commune déjà éprouvée en 1940, qui n'a cessé par la suite de témoigner de son patriotisme et de sa foi dans la victoire. En partie détruite, 27 civils tués, 3 morts en captivité, 12 déportés dont 5 morts pour la France. A apporté une aide précieuse aux parachutistes alliés, les aidant à rejoindre l'Angleterre. A supporté dignement ses pertes et s'est remise avec foi au travail ».

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de Saint-Valery et le comté de Vimeu, 1858 ; réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2005 (ISBN 2-84373-746-X)
  • Livres et romans régionalistes :
    • Alain Minard, Les femmes et la mer.
    • Fernand Calmettes, Brave Fille suivi de Élise et la baie de Somme, réédition, Aquarello Découvertes, 2010.
    • Alain Leduc, Musiques et allégories Baie de Somme (La Baie de Somme en poèmes et photographies), Quasar Éditions 2005.

Articles connexesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, octobre 2013
  3. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. John Lothrop Motley, History of the Netherlands, PG Edition, volume 15. Présentation en ligne. Consulté le 22 février
  6. http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article4111
  7. https://crdp.ac-amiens.fr/idp/saint-valery-somme-80-port/
  8. Jean Bezaut, Les exécutions capitales durant le IIIe Reich, p. 46, éd.Nuit et Brouillard, 2000
  9. Archives départementales de la Somme
  10. Hoover Institution on War, Revolution, and Peace, Colloque sur la "nébuleuse du dévouement, p.77, éd. Editions de Paris, 2002, (ISBN 2851620436)
  11. Alain Vincenot, La France résistante : histoires des héros ordinaires, p.276, éd. Syrtes, 2004, (ISBN 2845450893)
  12. Nadine-Josette Chaline, Amiens, 1900-2000 : un siècle de vie, éd. des Falaises, 2003, (ISBN 2848110104)
  13. Charles-Louis Foulon, Victoire à l’Ouest, 1944-1945 : la fin de l’Europe nazie, la libération de la France, éd. Ouest-France, 1993, (ISBN 2737311063)
  14. Rémy, Une Épopée de la Résistance : En France, en Belgique et au Grand-duché de Luxembourg, vol. 1, p. 140, éd. Grange Batelière, 1976
  15. Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945), Jean-Michel Schill, 2011, Archives départementales de la Somme
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  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Évolution et structure de la population à Saint-Valery-sur-Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  22. Assoc. Somme II
  23. Magdelaine, N°XXXVII - Description des procédés employés de 1812 à 1815 pour la fondation, et notamment pour le coulage de l'aire de béton du barragé éclusé de Saint-Valery-sur-Somme, p. 52-65, Annales des ponts et chaussées - Mémoires et documents, 1832, volume 1 (lire en ligne), planche XIX Trémie pour coulage de béton (voir)
  24. Mary, N°XXXVIII - De l'emploi du béton dans les fondations des écluses, p. 66-105, Annales des ponts et chaussées - Mémoires et documents, 1832, volume 1 (lire en ligne)
  25. https://www.fondation-patrimoine.org/fr/picardie-19/tous-les-projets-894/detail-chapelle-des-marins-a-saint-valery-sur-somme-14295
  26. a et b Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
  27. A. Huguet, Saint-Valery de la Ligue à la Révolution, tome II, 1909, p. 733-735