Moncetz-Longevas

commune française du département de la Marne

Moncetz-Longevas
Moncetz-Longevas
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
Maire
Mandat
Catherine Tschambser
2020-2026
Code postal 51470
Code commune 51372
Démographie
Gentilé Moncelots, Moncelottes
Population
municipale
528 hab. (2019 en diminution de 1,86 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 31″ nord, 4° 25′ 41″ est
Superficie 7,24 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Châlons-en-Champagne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châlons-en-Champagne-3
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Moncetz-Longevas

Moncetz-Longevas est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Montcetz-Longevas
Sarry Courtisols
 
Sogny-aux-Moulins Cheppy

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Moncetz-Longevas est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châlons-en-Champagne dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,6 %), zones urbanisées (4,3 %), mines, décharges et chantiers (1,9 %), eaux continentales[Note 3] (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Le village fut d'abord appelé Moncelle (venant de mont celoe), puis Monticul en 1178 et enfin Moncetz-lès-Sarry en 1380.

Ensuite il prit le nom de Moncetz seul, puis afin de minimiser les confusions avec un village de la Marne s'appelant Moncetz-l'Abbaye (ce qui entraînait souvent des problèmes de courrier), le conseil municipal fit la demande auprès du président de la République avec l'avis favorable du conseil général de la Marne afin que la demande de l'autorisation légale pour que Moncetz se nomme à l'avenir Moncetz-Longevas. Cette procédure débuta le et prit fin le .

HistoireModifier

Hameau de LongevasModifier

 
Longevas.

En 1815, après la défaite des troupes napoléoniennes à Waterloo, la France fut envahie pour la seconde fois. Le , Longevas fut ravagé par un passage d'environ 80 000 hommes des troupes allemandes. 6 000 hommes de ces troupes campèrent autour du hameau et le pillèrent au point de ne laisser plus qu'une seule vache. Un grand nombre de moutons et 16 vaches servir à les nourrir, et pour faire cuire ces viandes, ils brûlèrent les équipements agricoles tels que les charrues, les herses, etc. Les habitations furent très détériorées.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 Benoist[8]    
novembre 1985 juin 1995 Claude Cailliette Agriculteur
juin 1995 mars 2008 Pierre Morvan Retraité
mars 2008[9] 2020 Marie-Jeanne Tronchet AC Réélu pour le mandat 2014-2020[10]
2020 En cours Catherine Tschambser    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2019, la commune comptait 528 habitants[Note 4], en diminution de 1,86 % par rapport à 2013 (Marne : −0,55 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196192182266253273275270277
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
270264270274275268256254238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224226205172202208196223218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
220240254297530525547548541
2019 - - - - - - - -
528--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

 
L'église et la salle municipale.

ÉgliseModifier

L'église possède un bas-relief de saint Hubert encastré dans la muraille gauche en entrant dans le chœur.
Cette sculpture date de la fin du XVIe siècle, le saint y est présenté chassant dans une forêt avec ses serviteurs, un cerf apparaît devant lui portant un crucifix dans ses bois. Saint Hubert descend de son cheval et idolâtre l'image du cerf miraculeux. Et l'on voit un ange voltigeant dans l'air et tenant une étole entre les mains. Le fait que ce bas relief soit dans cette église s'explique par la fait qu'autrefois, lorsque des bestiaux étaient mordus par un animal soupçonné de la rage, les villageois conduisaient ces bestiaux à l'église, faisaient dire quelques prières en leur intention et puis leur faisaient faire trois fois le tour de l'église dans l'espoir d'obtenir leur guérison.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Sur le mur de l'église, dans le cimetière se trouvent les tombes des familles Richard, François Jean et Pierre François, tous deux chevaliers de l'Ordre militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur ; ainsi que Louis Cesar Hyacinthe comte de Dessoffy de Csern et de Tarko, magnat de Hongrie.
  • Au XVIIe siècle, la famille de Pinteville[15] est seigneur de Moncetz et de La Motte. On retrouve ses armes à l'intérieur de l'église de sur un gisant face à l'hôtel.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Almanach économique, historique & administratif la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1877, p163.
  9. « Liste des maires au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le ).
  10. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. Pierre Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Sedopols 1994, page 238.