Mbujimayi

ville de RDC
(Redirigé depuis Mbuji-Mayi)

Mbujimayi
Mbujimayi
Vue de l'aéroport
Administration
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes 5

Bipemba, Dibindi,
Diulu, Kanshi,
Muya

Province Kasaï oriental
Députés
de la ville
11
Maire M. Jean Paul Ntambwe Kasanzu
Démographie
Population 1 680 991 hab. (2012)
Densité 12 441 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 08′ 13″ sud, 23° 35′ 23″ est
Altitude 550 à 725 m
Superficie 13 512 ha = 135,12 km2
Divers
Langue nationale tshiluba
Langue officielle français
Localisation
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Mbujimayi
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Mbujimayi est une ville de la République démocratique du Congo, sur la rivière Mbuji-Mayi. Chef-lieu de la province du Kasaï oriental, ses origines datent de 1913, mais elle fut fondée en 1914. Elle est désormais la deuxième ville du pays pour ce qui est de la population, devant Lubumbashi. A partir de 1963, la ville qui s'appelait Bakwanga, prend officiellement le nom de Mbujimayi en un seul mot, distinct du nom composé de la rivière Mbuji-Mayi[1].

GéographieModifier

SUPERFICIE ET HISTORIQUE :

Située sur la rive droite de la rivière portant le même nom, et ayant la superficie de 13520 Ha (c’est-à-dire 135,20 km²) la Ville de Mbujimayi mesure approximativement de l’Est à l’Ouest 15km, et du Nord au Sud 9 km. Et comme aperçu historique, nous dirons en substance que jadis territoire de BAKWANGA, la ville de Mbuji Mayi doit sa création à la découverte du diamant en 1918 par le prospecteur écossais YOUNG qui travail au service de la société «  FORMINIERE » sur le site de la lukelenge à la confluence des rivières Mbuji Mayi et Muya ; lequel site fut circonscrit dans la zone A où l’immigration fut strictement contrôlée pour empêcher le trafic du nouveau gisement. Il conviendrait de spécifier que ledit site était en fait une constellation de 13 villages des Bakwanga (descendants de MWAMBA MUKWANGA) appartenant au clan de Bakwa Nyanguila.

Marquée par urbanisation de type ségrégationniste, organisée en deux espaces dont la ville européenne d’une part, , et la cité pour indigènes d’autre part. Avec le développement des activités sur le tracé du chemin de fer ILEBO vers le Katanga en passant par Mwene-Ditu, plusieurs personnes quittent le Kasaï pour le Katanga ou s’installent et se développent les sociétés Union Minière du Haut-Katanga « U.M.H.K. »

Vers les années 60, les guerres sécessionnistes et autres fratricides d’origine politique occasionnent un grand mouvement migratoire qui poussera les baluba d’autres cieux à revenir à Bakwanga, donnant lieu à une ville spontanée sans normes urbanistiques autour de la cité FORMINIERE dont la société donnera officiellement naissance à la MIBA (Société Minière de Bakwanga) le 13 décembre 1961.

L’agglomération de Mbujimayi est donc en fait, fruit de l’auto-construction mal dirigée et ou on ne retrouve pas de division fonctionnelle de l’espace (opposant un centre-ville administratif et commercial à des zones résidentielles intégrées. La ville fut par la suite érigée en Sous-région Urbaine par l’Ord. N°67-211 du 03 Mai .Au terme de l’Ord. N°082-006 du 25 Février 1992 portant organisation territoriale, politique et administrative, telle que modifiée et actualisée par le décret-loi N°081 DU 02 juillet1998 portant organisation territoriale et administrative elle est devenue une entité administrative décentralisée dotée de la personnalité juridique ; l’article53 du décret-loi précité fait d’elle le chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental.

Au début des années 80, le gouvernement a libéralisé l’exploitation du diamant et plusieurs mines d’exploitation artisanale s’ouvrent un peu partout dans la ville et aux alentours, attirant ainsi des nombreux paysans voisines.

A la chute de la GECAMINES, le gouvernement central se tourne vers la MIBA qui devient le seul soutient financier de l’effort de guerre, et qui par la suite finit par s’essouffler, se retrouvant, au bord de la faillite ; situation aggravée par la chute des prix des matières premières conséquemment à la crise financière mondiale.

En novembre 2010, le gouvernement central octroi à la MIBA un chèque de 10 millions de dollars américains pour sa relance ; tant bien que mal celle-ci revient à la vie mais cette paix sociale reste précaire et fragile étant donné l’état de vétuste des outils et machines de la dite société par rapport aux défis en présence .Cette reprise redonne un peu la vie à la ville de Mbujimayi.

Les Limitations Géographiques de la VilleModifier

La ville de Mbujimayi est bornée :

  • Au Nord par la rivière Muya ;
  • Au Sud par la rivière Kanshi ;
  • A l’Ouest par la ligne artificielle joignant la confluence Kanshi-Nzaba à celle de la Muya-Bipemba ;
  • A l’Est par la rivière Mbujimayi.  

Au terme de l’ordonnance portant sa création et que nous avons eu à évoquer dans l’introduction du présent rapport, la ville de Mbujimayi constituait jadis un noyau central en plein district de Tshilenge dans lequel elle se retrouvait prise en étau par le territoire de Katanda (secteur de Nsangu), à l’Est, et Lupatapata (secteur de Mukumbi et de Kabinda) à l’Ouest.

Et comme nous l’avions également dit, la réalité de la surface bâtie inhérente à l’évolution démographique qui s’est révélée galopante suite aux nombreux facteurs évoqués historiquement, nécessite à ce jour la révisitation des limites territoriales de la Ville de Mbujimayi dans le sens de son extension.

C’est pourquoi, au rythme de cette explosion démographique élevée d’une part, et d’autre part de la consommation voire de l’épuisement spatial rendant impérative l’extension de cette entité urbaine pour son équilibre urbanistique et social, un projet de faisabilité allant dans ce sens avait déjà été élaboré en son temps et soumis à la hiérarchie et au terme duquel il faudrait :

  1. A l’Ouest : annexer le territoire de Lupatapata à l’instar des territoires de Moanda et celui de Lubudi qui ont été rattachés respectivement aux villes de Boma (Bas-Congo) et de Kolwezi (ancien Katanga). Au cas où l’annexion intégrale dudit territoire ne serait pas opportune, il faudrait alors envisager celle de ses deux secteurs les plus rapprochés de la ville en l’occurrence ceux de Mukumbi et Mulenda ;
  2. A l’Est : annexer le secteur de Nsangu (territoire de Katanda) au cas où il faudrait y aller progressivement, commencer alors par annexer d’abord le groupement le plus rapproché de la ville, en l’occurrence le groupement de Bakwa Ndaba.

Par ailleurs, il y a lieu de noter que depuis les grands mouvements migratoires des kasaiens des années 1990 suite aux troubles politiques notamment à l’Est de la République et au Shaba/Katanga, les limites territoriales renseignées ci-dessus nécessitent désormais une révision dans le sens de l’extension de la ville.

Cette situation a fait que la ville de Mbujimayi s’est étendue à l’Ouest et au sud sur une partie, ou elle n’a pas de limites naturelles. C’est ainsi que la route de Bena Mbaya et le village Makala qui jadis formaient les limites Sud-Ouest entre Mbujimayi et le territoire de Lupatapata duquel ils dépendaient, sont actuellement intégrés de fait dans la ville de Mbujimayi ; et plus précisément dans la commune de Bipemba.

Dès lors, l’on comprend le pourquoi du conflit de limites territoriales entre la ville de Mbujimayi et le territoire de Lupatapata .D’ou il y a nécessité impérieuse que soient modifiées par leur re-lecture les dites limites en vue de devoir doter Mbujimayi de nouvelles limites territoriales qui soient conformes à sa nouvelle configuration.

Latitude et LongitudeModifier

Les coordonnées géographiques de la ville de Mbujimayi sont :

  • -6°0891399 de latitude sud
  • -23°3592399 de longitude Est

Mbujimayi est sur un plateau légèrement vallonné incliné de l’Ouest(740m d’altitude) vers l’Est (490m l’altitude). La déclivité varie entre 5%et 10%.On note des zones de dépressions qui sont des foyers des effondrements à la sollicitation des eaux pluviales de ruissellement.

Ce plateau est constitué des crêtes. Il est généralement constitué par une crête principale d’orientation E-W sur laquelle se buttent 24 crêtes secondaires d’orientation SW-NE et NW-SE ; et est légèrement incliné vers l’Est. Les pentes du terrain dudit plateau sont généralement faibles mais longues ; la pente moyenne de la ville étant de 7,1%.

Quant aux inclinaisons du plateau, la situation se présente comme suit :

  • Le versant de la Muya serait de 8,4%
  • Le versant de la Kanshi serait de 8,1%
  • Le versant de la Mbujimayi serait de 4,9%

Les différentes Saisons et caractéristiquesModifier

Deux saisons sont observées:

  1. La saison de pluie puis dure 8 mois (septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, Février, mars, et avril).
  2. La saison sèche puis dure 2 mois (juin et juillet).Attendu que les 2 autres mois restants (mai et août) sont ceux de la transition.

Pendant les 8 mois de la saison des pluies, il pleut en moyenne 60 jours de pluie avec deux maxima (Novembre et Mars), le mois le plus pluvieux étant Novembre. Il pleut en moyenne 185,5mm /mois, et le nombre de jours de pluie est plus élevé en décembre.

Quoique le nombre de jours de pluie soit inferieur à celui de jours sans pluies, il n ya pas persistance de la sécheresse pendant la saison des pluies qui va du 15 Août de l’année en cours jusqu’au 15 Mai de l’année suivante, alors que la saison sèche prend cours le 15 Mai pour se terminer le 15 de la même année.

Le climat étant de type AW2, les vents dominants sont les alizés du Sud-Est en saison sèche et les alizés du Nord-Est en saison des pluies.

La température ambiante de la Ville varie entre 20° et 30°, avec une moyenne annuelle de 25,2°C.

Les différents cours d’eau et rivièresModifier

La ville de Mbujimayi regorge un réseau hydrographique qui, utilisé pour raison de boisson, de lessive, arrosage des cultures, fabrication de la bière, tamisage des  gravier de diamant, etc…Comprend les cours d’eau suivants :

  1. Rivière Mbujimayi
  2. Rivière Muya
  3. Rivière Kanshi
  4. Rivière Nzaba
  5. Source d’eau de Lukelenge
  6. Ruisseau Bipemba

Toutefois, il sied de signaler que la ville de Mbujimayi éprouve d’énormes difficultés en ce qui concerne la desserte en eau potable suite à la vétusté du matériel de barrage hydro-électrique de Tshiala ainsi que de la tuyauterie de la REGIDESO. Face à cette situation la population se voit obligée d’aller se ravitailler aux puits d’eau ; d’oû la persistance de certaines maladies d’origine hydrique telles que l’amibiase, la typhoïde, etc…

Les différents Types de Sols et son AltitudeModifier

La ville de Mbujimayi présente un sol fortement accidenté par la qualité de son sol sablonneux et supporté par le calcaire qui est facilement dissout par les eaux pluvieuses infiltrées.

Son altitude moyenne varie entre 525 et 650m ; le point le plus bas (525m) est situé eau Nord de la ville dans la vallée de la rivière Muya, tandis que celui le plus haut (650m) se trouve non loin du poste Miba vers la crête de l’Aéroport International de Bipemba.

Il est donc à noter que le sol de cette ville est à l’état de dégradation inquiétante caractérisée par les érosions, ravins effondrement et autres affaissements ; attendu que cet état de chose n’est que la conséquence logique des lotissements anarchiques, de déboisements, de l’absence et l’insuffisance ou l’inadaptation des collecteurs des eaux.

Les érosions, ravins et autres effondrements dominent le terrain tel qu’on en a démontré plus de 700 selon le recensement réalisé en 2008 par la coordination urbaine de l’environnement en partenariat avec la Coopération Technique Belge « C.T.B ».

Bien avant cela, une étude réalisée de 1997 à 1998 avec l’appui de l’USAID avait fait constater que les érosions de la ville de Mbujimayi progressent à une vitesse de 431 m dans 8 mois des pluies, soit 41,50 m par an. Mais les efforts sont déployés tant par le Gouvernement Central que Provincial soit pour arrêter la progression de certains ravins, ou carrément les canaliser en utilisant d’énormes moyens de lutte antiérosives de grande envergure jumelée à celle des moyens phytotechniques.

Les différentes communesModifier

Par l’Arrêté Ministériel (Départemental) N°83 du 04 mars 1968 du Ministre de l’Intérieur, la ville de Mbujimayi fut structurée en cinq communes ci – après :

  • La commune de Bipemba ;
  • La commune de Dibindi ;
  • La commune de Diulu ;
  • La commune de la Kanshi ;
  • La commune de la Muya.

Commune de Bipemba

Tirant son nom du ruisseau Bipemba qui y a sa source et affluent de la rivière Muya, située au Sud – Ouest de la ville de Mbujimayi ; la commune de Bipemba est limitée au Nord par la commune de Diulu, au Sud par le territoire de Lupatapata, à l’Est par la commune de la Kanshi, et à l’Ouest par les rivières Nzaba et Kanshi qui la séparent d’avec le territoire de Lupatapata.

Subdivisée en 41 quartiers avec 425 cellules Administratives pour une population de plus ou moins 910.978 habitants ; la commune de Bipemba est dirigée par Madame Brigitte KANZEU KANIKI depuis l’année 2011 et qui se trouve être la 17ème Autorité municipale à pouvoir administrer cette entité ; il y a aussi à noter qu’elle en est la deuxième femme à le devenir.

Commune de DibindiModifier

Du nom d’un ancien chef coutumier des Baluba Bakwa Disho, premiers occupants de cette contrée et puis répondait au nom de DIBINDI WA KONJI, la commune de Dibindi est la commune-mère de la ville de Mbujimayi.

Subdivisée en 38 quartiers avec 294 cellules Administratives, cette commune est limitée au Nord par la commune de la Muya, au Sud par la commune de la Kanshi, à l’Est par la rivière Mbujimayi la séparant d’avec le territoire de Katanda, à l’Ouest par la commune de Diulu et de la Muya.

Pours son Administration, la commune de Dibindi est dirigée par madame Marie Thérèse MUISANGIE NGOIE qui est la 20ème Autorité à diriger ladite entité, et la troisième femme à l’être.

Commune de DiuluModifier

Jadis agglomération urbaine – rurale des villages Bakwa Nyanguila, Bena Tshibuyi et Kansele, la commune de Diulu occupe l’espace territoriale de l’actuel Bipemba.

Quoiqu’étant une agglomération à faible démographie, cette commune avait eu sa valeur par le fait d’être à coté de la société FORMINIERE (MIBA) ; attendu que dans les années 1959 – 1961 elle avait offert son hospitalité aux réfugiés Luba qui fuyaient la guerre ethnique opposant les Luba aux Lulua de la Luluabourg (Kananga).

Cette commune est dirigée par madame Angèle LUSAMBA MUKENDI depuis l’année 2008 et qui en est le 16ème Bourgmestre et la toute première femme à le devenir.

Géographiquement, la commune de Diulu est bornée au Nord par la rivière Muya qui la sépare d’avec le territoire de Lupatapata, au Sud par la commune de la Muya, à l’Est par la commune de la Muya et à l’Ouest par la commune de Bipemba ; attendu qu’elle est subdivisée à son tour en 24 quartiers et 120 cellules Administratives.

Commune de la KanshiModifier

Tirant son nom de la rivière Kanshi qui la baigne de sa rive gauche, cette commune regorge en son sein la société MIBA, et a le privilège d’héberger toutes les autorités tant politiques, policières, militaires que civiles de la province ; elle est également le siège de la Haute Direction de la MIBA.

La commune de la Kanshi est limitée au Nord par la commune de Dibindi, au Sud par la rivière Kanshi qui la sépare d’avec le territoire de Lupatapata, à l’Est par la rivière Mbujimayi qui la sépare d’avec le territoire de Katanda, et à l’Ouest par la commune de Bipemba.

Elle est en outre subdivisée en 26 quartiers avec 90 cellules Administratives et est dirigée par Monsieur Anaclet EDIMEKOMBA DJONGA qui en est le 11ème Bourgmestre depuis sa création.

Commune de la MuyaModifier

La commune de la Muya tire son nom de la rivière portant le même nom. Son siège est en face du Palais de Justice sur l’avenue ODIA David. Autrefois appelée centre commercial du fait qu’elle regorgeait le grand marché urbain dénommé « WETRAFA » (anciennement SIMIS), ce dernier ne cesse de se vider chaque jour qui passe de ses marchands pour plusieurs raisons.

Dirigée par Monsieur Anania KABEYA KASONGA qui en est le 13ème Bourgmestre, la commune de la Muya est subdivisée en 33 quartiers avec 187 cellules Administratives.

Elle est limitée au Nord par la rivière Muya qui la sépare d’avec le territoire de Lupatapata, au Sud par la commune de la Kanshi, à l’Est par la commune de Dibindi, et à l’Ouest par la commune de Diulu.

Tailles estimées de la populationModifier

Entités Mineurs Majeurs Total
Garçons Filles Hommes Femmes
COM. DE BIPEMBA 243.461 248.453 214.175 219.703 925.792
COM. DE DIBINDI 206.492 215.676 217.020 231.714 870.902
COM. DE DIULU 116.852 120.795 119.012 134.884 491.543
COM. DE LA KANSHI 81.127 96.476 88.429 110.799 376.831
COM. DE LA MUYA 162.464 182.644 179.026 178.380 702.514
TOTAL 810.396 864.044 17.662 875.480 3.367.582


La population de la ville de Mbujimayi au regard des statistiques arrêtées au terme de l’exercice 2015 est de 3.367.582 habitants tels que repris dans le tableau ci – dessus.

Il convient de signaler que l’on y dénombre 146 expatriés dont 82 hommes, 32 femmes, 17 garçons et 15 filles.

Et s’il nous fallait proportionner ces statistiques démographiques, nous spéculerons en disant que la ville de Mbujimayi regorge une population caractérisée par 48,34% d’hommes contre 51,66% des femmes et 50,27% des majeurs contre 49,73% des mineurs.

Nous disons aussi pour conclure ce volet qu’une telle croissance démographique ne pouvait qu’engendrer des problèmes environnementaux qui ont généré :

  • La forte dégradation de la couverture végétale ;
  • La disparition quasi-totale des terres cultivables ;
  • L’apparition des érosions suite aux fortes précipitations ;
  • L’urbanisation anarchique de l’espace habitable ;
  • L’aménagement inapproprié des routes le long des pentes ;
  • Le manque de domestication rationnelle des eaux de ruissellement ;
  • Le non entretien des drains collecteurs.

Particularités et richesses de la villeModifier

Les différentes richessesModifier

Comme tout milieu physique de vie, la ville de Mbujimayi regorge d’énormes richesses ou ressources naturelles et d’une biodiversité qui exigent non seulement une conservation, mais aussi et surtout une gestion rationnelle ; lesquelles ressources sont perçues à travers le sol, la faune et la flore.

Qu’à cela ne tienne, nous ne nous empêcherons de dire que l’économie de la ville de Mbujimayi demeure jusqu’à ce jour essentiellement extravertie c’est-à-dire dépendant de l’extérieur pour son approvisionnement aussi bien en produits de base qu’en certaines matières et intrants nécessaires à son appareil de production.

Données culturellesModifier

Nous avons comme entendement de la culture, l’ensemble des usages, des coutumes, des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent et distinguent un groupe, une société.

Sous cet aspect, la ville de Mbuji Mayi est un mosaïque de tribus ayant des critères de valeurs et de traditions différentes. Et quand nous avons parlé de la classification des langues parlées dans cette ville il avait été constaté que le tshiluba était de loin la langue prédominante, et cela du fait que non seulement cest la langue maternelle des autochtones mais aussi elle est la langue par excellence de latribu la plus populeuse de la place ; d’où nous pouvons donc parler des caractéristiques du muluba comme formant la personnalité de base du Mbujimayien.

Le comportement étant généralement fonction de ce que l’homme a comme perceptionde lui-meme et de son environnement, le muluba se révèle comme étant un sanguin, un extraverti, un débrouillard, un entrepreneur convainquant, un para-colérique primaire, un inconstant dans ses prises de position ; le psychologue nous renseigne qu’il convient particulièrement pour les fonctions parlementaires, religieuses, et commerciales.

Par sa manière de se conduire, le muluba se caractérise par une résistance au changement, et un égocentrisme doublé d’un individualisme ; et comme cas illustratif nous pourrons suivre le programme « parole aux auditeurs » de la radio okapi dans son générique où certain ANDRE de Mbuji Mayi réfute totalement tout ce que dit le kinois !

En tout, les activités artisanales sont beaucoup exercées dans la ville de Mbuji Mayi. Cependant elles se butent à des difficultés d’ordre énergétique qui pouvaient faire qu’elles puissent se développer davantage.

Langues parlées dans cette villeModifier

En dehors de la langue officielle qui est le français, la ville cosmopolitaine de Mbujimayi est d’abord en plein fief des Baluba c’est-à-dire que le tshiluba est la langue qui est plus parlée suivie du swahili, ensuite viennent par ordre d’importance numérique le songé, le tetela, le kanyok et le lingala.

Principales activitésModifier

Les activités des commerçants sont plus: boutiques d’habillement, boutique cosmétique, comptoirs diamants, quincaillerie, agence des frets, dépots de vente des produits plastics, boutique de vente des céllulaires, dépot d’achat de carburant, boutique d’alimentation et divers…

HistoireModifier

Bakwanga fut de 1960 à 1962 la capitale de l'État sécessionniste du Sud-Kasaï. (Bakwanga, les descendants de Mwamba Mukwanga), le territoire peuplé dès le XVe siècle de tribus lubas, est soumis par la Force Publique au début du XXe siècle, les Africains ne pouvant résister à l'arme à feu. Le premier diamant est découvert en 1906, mais l'hévéa (caoutchouc) y sera également exploité. Le territoire étant densément peuplé, les Belges décident de déporter de nombreux Lubas vers le Katanga (Élisabethville, Jadotville, Kamina).

Les originaires du site qui accueille la ville sont les Bakwanga, une tribu Luba du Kasaï. Plus précisément, ce site était une constellation de onze villages appartenant au clan de Bakwa-Nyanguila, une subdivision de la tribu Bakwanga.

Voici les onze villages historiques de la Ville de Mbuji-Mayi :

  • village de Bakua Nkumba ;
  • village de Bena Dipunda ;
  • village de Bakwa Dianga ;
  • village de Bena Tshibwabwa ;
  • village de Bena Kaseka ;
  • village de Bena Mbombu ;
  • village de Bena Kabongo ;
  • village de Bena Mabika ;
  • village de Bakwa Kapanga ;
  • village de Bena Kansele ;
  • village de Bena Tshibuyi.

Les autres sites connus dans la genèse de la ville sont : Disele (du clan Bakua-Tshimuna chez les Bakwanga actuellement occupé par la polygone de la Miba), Lukelenge (groupement de Bakwa-Ndoba secteur de Nsangu)et Bonzola.

En 1960, lors de l'indépendance de la colonie, la province du Sud-Kasai fait sécession, avec Albert Kalonji, un Luba comme président. Bakawanga sera la capitale du nouvel État sécessionniste. Le premier ministre Patrice Lumumba du Congo, un Tetela, sera accusé de réprimer la sécession avec l'armée nationale en massacrant les Lubas, ce que l'ONU considèrera comme génocide[réf. nécessaire]. « Les massacres de Bakwanga » sont notamment à la base d’une hostilité séculaire tacite, latente ou parfois ouverte entre les Lubas et les Tetelas[réf. nécessaire].

En 1979, des centaines de chercheurs de diamants qui avaient organisé un trafic sont massacrés par les troupes d'élite de Mobutu[2].

AdministrationModifier

 
Un agent de police devant le collège Saint-Léon de la commune de Bipemba, utilisé comme bureau de vote lors de l'élection présidentielle de 2011.

Mbuji-Mayi est considéré comme l'aînée des villes congolaises, du fait qu’elle est la première à obtenir le statut de ville après l’indépendance du Congo, au contraire de villes telles que Kinshasa ou Lubumbashi qui avaient déjà ce statut bien longtemps avant l’indépendance du Congo et qui sont donc des villes coloniales.

Mbujimayi est érigée en ville depuis le . Elle est dirigée par le maire de la ville et est constituée de 5 communes dirigées chacune par un bourgmestre : Bipemba, Dibindi, Diulu, Kanshi et Muya[3].

Commune Population
Superf.
(km2)
Quartiers
(nbre)
Noms des quartiers
Bipemba 840 723 57,6 26 Lubwebwe • Makala • Mpokolo • Mulekelayi • Mulenda • Muya • Nzaba I • Nzaba II • Odia David • Regideso • RVA • Tshielela • Tshintunta • Tshiombela • de la Mission • de la Plaine • Diowo • Ditunga dietu • Diwola • Kabuatshia • Kakelenge • Kalundu • Kanjiya • Kanshi • Katu • Lubanda
Dibindi 852 753 27,8 21 Bonzola I • Minkoka • Bonzola II • Misesa I • Dipumba I • Misesa II • Dipumba II • Monzo I • Kabongo I • Monzo II • Kabongo II • Université I • Kasavubu I • Université II • Kasavubu II • Snel I • Lukelenge I • Snel II • Lukelenge II • Tshiya • Mikela
Diulu 401 258 18,2 5 Bubanji • Dipa • Lusenga • Masanka • Nkulusa
Kanshi 281 431 28,8 16 Bimpe • Buzala • Kananga • Kasaï • Kashala • Lubilanji I • Lubilanji II • Luzumu • Makasi I • Makasi II • Mudiba • Nyongolo • Tshiatshiatshia • Tshikisha • Tubondo I • Tubondo II
Muya 635 405 12,8 27 Badibanga Lukuni • Kajiba • Biayi Mikenji • Nkonga • Bukasa Nkumbi • Ngomba Ngole • Dieu M’a donné • Ntita Kalavanda • de la poste • Nzangula Menji • Kalala Mutombo • OUA • Kansele • Siona • Lunga • Tender • Lupemba • Tshibangu Mpoyi • Lusamba • Beena Tshibwabwa • Mbaya Musangana • Tshikama • Muluma musulu • Tshidibi Tshikunga • Ngalula Mpandajila • Tshiminyi • M’Tshia
Mbujimayi 3 011 570 145,2 95
Maires de Mbujimayi
Période Identité Notes
1997 - 1999 Dinanga Mpinga Kana
1999 - 2000 Kabamba Ngombe
2000 - 2002 Tshimanga Mukala
2002 - 2005 Marcel Innocent Kinga Muana
2005 - 2008 Marie-Thérèse Tshisaka Mutole Kazadi
2008 - 2011 Kongolo Kabila
depuis 2011 Jean-Paul Ntambue Kasanzu

DémographieModifier

Depuis les années 1980, la ville a multiplié sa population par trois, causé par l'afflux de Kasaïens du Katanga au début des années 1990, et également par l'engouement anarchique des exploitations de diamants, devenus le premier produit d'exportation du pays depuis la crise minière au Katanga. Le dernier recensement de la population date de 1984. La croissance annuelle de la population est estimée à 4,16[4].

Évolution démographique
1958 1970 1984 1993 2004 2012
42 864204 923486 235766 6841 213 7261 680 991
(Source : ZPP[5] et WG[4])
 
Mine de Bakwanga (1950)

ÉconomieModifier

La MIBA, Societé minière de Bakwanga (extraction du diamant), ayant fait faillite à cause de la mauvaise gestion étatique, l'extraction du diamant se fait en général clandestinement. La construction d'une ligne de chemin de fer jusqu'à Kananga a été proposée.

Principaux opérateurs économiquesModifier

Statistiques des activités commercialesModifier

Types d’activités Communes
Bipemba Dibindi Diulu Kanshi Muya
1.         Boutiques d’habillement 36 69 12 41
2.         Boutiques cométiques (centenaires) 76 383 48
3.         Comptoirs des diamants 6 4 13
4.         Pharmacies 107 224 17 24 27
5.         Quincailleries 3 24 1 44
6.         Boutiques ventes cellulaires 86 44
7.         Dépôts ventes produits plastics 18 6 195
8.         Boutiques ventes bijoux 13 1
9.         Dépôts pharmaceutiques 2
10.      Usines de fabrication des mousses 1 1
11.      Agences de frets aériens 7
12.      Maisons de transfert des fonds 14 6 6 2
13.      Dépôt d’importation des carburant 1 3
14.      Dépôt d’achat de carburant local 9
15.      Sociétés en succursales 15 17
16.      Chambres froides 6 3
17.      Maisons de ventes des appareils électroménagers 18 34
18.      Dépôts des engrais chimiques 4
19.      Dépôt ventes des fretins 4
20.      Boutiques d’alimentation et divers 14 14 104
21.      Dépôt de ciment 1
22.      Maison de communication 4
23.      Maisons de ventes de carburant 2 10
24.      Blanchissement 1
25.      Laboratoire des photos 1
26.      Librairies 3
27.      Magasins 4 28
28.      Boulangeries 2
Total 228 896 147 121 471

Principales activités des opérateurs économiquesModifier

Nous dirons d’abord que l’économie de la ville de Mbujimayi souffre atrocement des insuffisances des certains fondamentaux notamment les infrastructures de base. Fief ou bastion d’une opposition politique qui s’est révélée destructrice vers les années 90, cette ville a été la plus victime lors des pillages qui s’en étaient suivis et au cours desquels les investisseurs se trouvaient assimilés à ceux qu’on appelaient alors « mouvanciers ». les opérateurs économiques sont plus dans l’habillement, alimentation, diamant, pharmacie, cellulaires…

Principales activités des PME/PMIModifier

Types d’activités Communes
Bipemba Dibindi Diulu Kanshi Muya
1.         Boutiques d’habillement 36 69 12 41
2.         Boutiques cométiques (centenaires) 76 383 48
3.         Comptoirs des diamants 6 4 13
4.         Pharmacies 107 224 17 24 27
5.         Quincailleries 3 24 1 44
6.         Boutiques ventes cellulaires 86 44
7.         Dépôts ventes produits plastics 18 6 195
8.         Boutiques ventes bijoux 13 1
9.         Dépôts pharmaceutiques 2
10.      Usines de fabrication des mousses 1 1
11.      Agences de frets aériens 7
12.      Maisons de transfert des fonds 14 6 6 2
13.      Dépôt d’importation des carburant 1 3
14.      Dépôt d’achat de carburant local 9
15.      Sociétés en succursales 15 17
16.      Chambres froides 6 3
17.      Maisons de ventes des appareils électroménagers 18 34
18.      Dépôts des engrais chimiques 4
19.      Dépôt ventes des fretins 4
20.      Boutiques d’alimentation et divers 14 14 104
21.      Dépôt de ciment 1
22.      Maison de communication 4
23.      Maisons de ventes de carburant 2 10
24.      Blanchissement 1
25.      Laboratoire des photos 1
26.      Librairies 3
27.      Magasins 4 28
28.      Boulangeries 2
Total 228 896 147 121 471

Grandes entreprises localesModifier

Parmi les grandes entreprises, nous avons SOGAKOR qui oeuvre dans la sucrérie et la MIBA qui est une entreprise minière. mais nous signalons que la liste n’est pas exhaustive mais nous avons cité les par ce que dans la ville, c’est elles qui détiennent les plus d’émployés.

Principaux produits agricolesModifier

Les principales cultures pratiquées dans la ville de Mbujimayi sont notamment le manioc, le maïs, l’arachide et le haricot ; elles sont directement utilisées pour la consommation familiale. C’est dire que nous sommes en présence d’une agriculture de subsistance pour un centre réputé de consommation.

La carence des terres arables fait que les cultivateurs aillent dans les territoires voisins s’y donner aux travaux champêtres. Mais, il y a lieu de devoir y recourir à l’agriculture intensive étant donné qu’il devient impossible ou alors difficile d’augmenter la superficie cultivée par chaque paysan ; car en mode de culture traditionnelle la limite semble avoir été atteinte. Il faut donc faire usage d’intrants agricoles en vue d’augmenter la productivité.

Nous pourrons donc noter que les efforts de production dans ce secteur sont demeurés insuffisants, car la ville ne fait que recourir à des achats massifs hors ses limites territoriales des denrées alimentaires comme le maïs, le riz, les haricots, le manioc, l’oignon et autres épices ; toutes ces sorties des masses d’argent laborieusement accumulées par sa population soignent à blanc toute la ville et la    paupérisent davantage, ce qui constitue l’une des causes évidentes de l’école vers d’autres cieux.

Principaux produits non agricolesModifier

Principaux produits non agricolesModifier

Comme produits non agricoles, nous trouvons sur le marché de la place les articles ci – dessous :

  1. Carburant (mazout et essence), Ciment, Friperie, Piles, Sel, Motos, velours, timberlite, matériel scolaire, baguettes, allumettes, papiers hygiéniques, tôles, engrais, peinture, papeterie, clous, ferons, fil conducteur, électroménager, motopompe, planches, cosmétiques, moulin, mousse, plastics, bougie, vitrerie, habillement, savon, pneumatique, cirage.

Nos servies se buttent à des difficultés sur terrain pour arriver à recueillir les statistiques d’arrivage de tous ces produits par le fait que les grandes maisons commerciales acceptent difficilement que ceux ci qui puissent assister aux déchargements.

Principales sources d’énergieModifier

Les principales sources d’énergie dans la ville de Mbujimayi sont :

  • Thermique avec la société SNEL mais qui, malheureusement ne fournit plus du courant suite aux multiples facteurs entre autres les arriérés des factures et l’insolvabilité des clients, la carence en carburant sans oublier le vol des câbles électriques sur plusieurs lignes ;
  • Hydroélectriques avec la société d’Enneiger du Kasaï « ENERKA » qui distribue le courant électrique produit par le central hydroélectrique de TSHIALA situé dans le territoire de Katanda et appartenant à la société Minière de Bakwanga « MIBA ». Mais ici aussi l’ENERKA n’a pas couvert toute l’étendue de la ville de Mbujimayi en courant électrique.

Nous avons aussi le secteur des énergies dites nouvelles et renouvelables c’est-à-dire celles provenant des sources naturelles non épuisables, et dont en voici les catégories répertoriées ici :

  • Charbon de bois de chauffage qui ne sont pas produit dans la ville, mais sont consommes par la population de cette dernière ;
  • Energie solaire qui est rapidement adoptée par la population au vu des nombreux des panneaux solaires perçus à travers la ville ;
  • Autres formes : nous citons dans cette catégorie les batteries, les piles, la bougie et les allumettes. Tous ces produits sont importants.

PolitiqueModifier

La ville est notamment l'un des principaux centres de l'UDPS, Étienne Tshisekedi étant originaire de la région.

SportsModifier

Le SM Sanga Balende est un club professionnel de football de Mbujimayi, il évolue en première division du championnat de République démocratique du Congo de football 2018-2019. Il réside au stade Kashala Bonzola, d'une capacité de 22 000 places ouvert en 2018[6].

Situation sanitaireModifier

La ville de Mbujimayi compte 10 zones de santé reparties en 167 aires de santé ayant 577 structures médicales opérationnelles. Ci – dessus, le tableau synoptique reprenant par commune les zones de santé, les aires de santé et structures médicales par gestion :

Communes Zone de santé Aires de santé Structures médicales Etatiques Entreprises Confessions religieuses Privés lucratifs
Dénomination
Bipemba Bipemba 19 56 0 0 2 54
Nzaba 18 73 1 0 5 67
Mpokolo 15 41 0 0 5 38
Dibindi Dibindi 15 78 0 0 5 73
Lubilanji 13 62 0 0 2 60
Lukelenge 15 58 0 0 3 55
Diulu Diulu 19 55
Kanshi Bonzola 15 71 4 11 2 54
Muya Muya 19 36 2 0 1 44
Kansele 19 47 2 0 1
Totaux 167 577 10 14 24 529


En ce qui concerne les hôpitaux, la ville de Mbujimayi en compte 10 repartis de la manière suivante :

  1. Quatre hôpitaux d’Etat avec une capacité de 483 lits :
    • Dipumba ;
    • Kansele ;
    • Muya ;
  2. Deux hôpitaux pour les entreprises et les privés avec une capacité de 453 lits :
  • Hôpital Bonzola ;
  • Clinique MIBA.

Quatre hôpitaux de confessions religieuses avec la capacité de 358 lits :

  • Notre Dame de l’espérance ;
  • H.P.M.
  • Sœurs franciscaines.

Il y a lieux d’épingler les lacunes constatées dans le domaine médical sur la ville de Mbujimayi ; telles entre autres :

  • Le délabrement des infrastructures sanitaires ;
  • La vétusté des équipements ;
  • La défectuosité de l’hygiène sanitaire ;
  • La non viabilité des établissements des structures ;
  • L’insuffisance ou l’imprécision des textes légaux en la matière ;
  • La mauvaise répartition des établissements de soins.

Maladies les plus récurrentesModifier

Fièvre typhoide, malaria, mal nutrition, VIH, tuberculose, verminose.

ÉducationModifier

Enseignement primaire et secondaireModifier

La ville de Mbuji-Mayi compte 428 écoles primaires et 187 écoles secondaires.

Voici comment se présente la situation par commune :

Commune Maternelle Primaire Secondaire Total
1. DININDI 27 149 62 238
2. BIPEMBA 15 119 34 168
3. MUYA 14 73 37 124
4. KANSHI 11 43 29 83
5. DIULU 11 44 25 80
Total 78 428 187 693


Et ces 693 structures scolaires sont concentrées comme suit :

Commune Concentration des écoles
1. DIULU 80 écoles/8,20 km2 = 9,76 écoles/km2
2. MUYA 124 écoles/12,80 km2 = 9,69 écoles/km2
3. DIBINDI 238 écoles/27,80 km2 = 8,56 écoles/km2
4. KANSHI 83 écoles/28,80 km2 = 2,88 écoles/km2
5. BIPEMBA 168 écoles/57,60 km2 = 2,91 écoles/km2
Total 693 écoles/135,2 km2 = 5,13 écoles/km2

La scolarité étant intimement corrélationnelle à la capacité des structures d’accueil en place, les statistiques des salles de classes se présentent comme suit par Sous–division scolaire urbaine :

Sous–division Nombre de classes
Maternelles Primaires Secondaires
Mbujimayi I 73 1322 945
Mbujimayi II 127 1383 698
Mbujimayi III 30 1159 752
Total 230 3864 2395

Par rapport à ces structures d’accueil, voici comme se présentent les statistiques des enfants scolarisés :

Sous–division Nombre d’élèves
Maternelles Primaires Secondaires
Mbujimayi I 1280 73658 21984
Mbujimayi II 1350 68736 28203
Mbujimayi III 948 63796 21343
Total 3578 206190 71530


Ci–dessous, la situation des bureaux, laboratoires, ateliers et toilettes :

Sous–division Nombre de locaux
Bureaux Laboratoires Ateliers Toilettes
Mbujimayi I 70 99
Mbujimayi II 121 2 20 257
Mbujimayi III 151 1 9 117
Total 342 3 29 473

N.B :

  • Mbujimayi I = commune de Diulu et celle de la Muya ;
  • Mbujimayi II = commune de Bipemba et une grande partie de celle de la Kanshi ;
  • Mbujimayi III = Commune de Dibindi et une petite partie de celle de la Kanshi.

Enseignement supérieur et universitaireModifier

4 universités et 9 instituts supérieurs sont présents dans la ville de Mbuji-Mayi.

Voici comment se présente la liste des Etablissements d’Enseignement Supérieur et Universitaire opérationnels sur la ville de Mbujimayi ainsi que leur type des filières organisées :

  • Etablissements publics
  1. Université Officielle de Mbujimayi « UOM » ;
  2. Institut Facultaire des Sciences d’Information et de Communication « IFASIC » ;
  3. Institut Supérieur Pédagogique « ISP » ;
  4. Institut Supérieur des Techniques Médicales « ISTM ».
  • Etablissements privés
  1. Université de Mbujimayi « U.M » ;
  2. Université Libre de Mbujimayi « ULM » ;
  3. Université Protestante au Cœur du Congo « UPCC » ;
  4. Institut Supérieur des Techniques Médicales Saint Luc ;
  5. Institut Supérieur Techniques d’Informatique Appliquée « ISTIA » ;
  6. Institut Supérieur de Gestion et de Techniques « ISGT » ;
  7. Institut Supérieur Pédagogique et Technique de la Kanshi « ISPTK » ;
  8. Institut Universitaire du Congo de Mbujimayi « IUC » ;
  9. Institut Supérieur des Arts et Métiers de Mbujimayi « ISAM ».
  10. Principaux produits agricoles

Les principales cultures pratiquées dans la ville de Mbujimayi sont notamment le manioc, le maïs, l’arachide et le haricot ; elles sont directement utilisées pour la consommation familiale. C’est dire que nous sommes en présence d’une agriculture de subsistance pour un centre réputé de consommation.

La carence des terres arables fait que les cultivateurs aillent dans les territoires voisins s’y donner aux travaux champêtres. Mais, il y a lieu de devoir y recourir à l’agriculture intensive étant donné qu’il devient impossible ou alors difficile d’augmenter la superficie cultivée par chaque paysan ; car en mode de culture traditionnelle la limite semble avoir été atteinte. Il faut donc faire usage d’intrants agricoles en vue d’augmenter la productivité.

Nous pourrons donc noter que les efforts de production dans ce secteur sont demeurés insuffisants, car la ville ne fait que recourir à des achats massifs hors ses limites territoriales des denrées alimentaires comme le maïs, le riz, les haricots, le manioc, l’oignon et autres épices ; toutes ces sorties des masses d’argent laborieusement accumulées par sa population soignent à blanc toute la ville et la    paupérisent davantage, ce qui constitue l’une des causes évidentes de l’école vers d’autres cieux.

ONG et projetsModifier

Principales activités des ONGModifier

Nous partons d’un principe constaté dans la société locale, c’est que généralement le Muluba se révèle dans ses profits comme étant un homme entreprenant, mais il est aussi apparut que ses activités ne font pas long feu et ne lui survivent pas. Les efforts devraient être faits en vue de pérenniser ses activités ; cette réalité fait que beaucoup d’ONG sont initiées et créées par pure opportunité dès que l’on sent venir quelque éventuel financement par le Nord, et dès que ledit financement arrive à terme échu l’existence de l’organisation cesse également. D’où nous démontrons à ce jour:

  1. Cluster Nutrition Kasaï-Oriental « OCNKOR » ;
  2. Association Congolaise des transporteurs Privés « ACOTRAP – ONGD » ;
  3. Organisation des Mamans Lumières « OML » ;
  4. Fonds Social de la RDC « F.S/RDC » ;
  5. Centre pour la Réhabilitation et Maintenance des Infrastructures Routières « AREMIR KASAI – ONGD » ;
  6. Centre d’Encadrement, Réhabilitation et intégration des Aveugles au Kasaï « CERIAC » ;
  7. Union pour le Développement des Commerçants Congolais « UDCC » ;
  8. Association des Chauffeurs du Congo « ACCO » ;
  9. Association des Chauffeurs du Kasaï-Oriental « ACHAKOR » ;
  10. Association des Déchargeurs du Kasaï-Oriental « ADEKOR » ;
  11. Centre de Solidarité pour les Personnes de Troisième Age « CESOPETA » ;
  12. Association de Recherche et Action en Matière Agricole et Routière « ARAMAR » ;
  13. Trading Compagny ;
  14. KA – BE asbel « Société Privée à responsabilité limitée ;
  15. Action pour le Développement de TSHIJIBA « ADT asbl » ;
  16. Comité d’appui au Développement Intégral « CADI » ;
  17. Environnement Propice Jardin d’Eden ;
  18. Les amis de maman Kabila Olive Lembe « AMKOL » ;
  19. Centre Féminin de Formation et d’Information pour le Développement « CEFIDE asbl » ;
  20. Centre Féminin de Formation et d’Apprentissage Maman KIKI « CEFFAMAK » ;
  21. Equipe Nationale des Formateurs en Eau et Assainissement « ENFEA – ONGD ».

Cependant, quelques ONGD ont fait large écho surtout dans le secteur des actions pour al protection de l’enfant où nous pouvons citer ou énumérer :

  1. Maman angélique ;
  2. Miséricorde ;
  3. Dieu parmi nous ;
  4. Lumière à l’horizon ;
  5. Muetu Don Bosco ;
  6. Saint Vincent de Paul ;
  7. Orphelin du peuple ;
  8. OCEM Pasteur KABALA MPANYA ;
  9. Fondation CH Dorcas ;
  10. CAJAC ;
  11. CHIAM AMINATA MUSADI ;
  12. Betu Bana garçon ;
  13. Betu Bana Filles ;
  14. Enfants prodigues ;
  15. Orphelinat Saint Joseph Bena Tshibuabua ;
  16. Vraie parole;
  17. Maman TSHIDIBU;
  18. PAFISIDE;
  19. Dieu soit béni;
  20. Amour du prochain;
  21. Père LUFULUABU;
  22. Structures hébergent 798 enfants dont 314 scolarisés.

Nous venons de dire ci – haut, la création des ONG est d’origine opportuniste c’est-à-dire conséquente aux annonces de financement par les organismes du système des Nations Unies et autres ; c’est ainsi que des gens se regroupent en vue d’élaborer les statuts assortis des règlements d’ordre intérieur qui étaleraient les raisons sociales permettant de gagner le financement ou crédit ; d’où les activités des ONG étaient principalement dans le secteurs :

  • Lutte antiérosive ;
  • Projet faciliter pour l’eau ;
  • Elevage domestique ;
  • Enfants vulnérables ;
  • Réunification familiale.

Principaux projets de développement financés par le GouvernementModifier

La ville déclare de n’avoir aucune idée sur le projet financé par le gouvernement, elle nous renvoie au niveau provincial…

Principaux projets de développement sous financement autre que le GouvernementModifier

Nous avons déjà eu à dire que les ONGD de la place étaient créées et voient le jour au grès des différents financements provenant des organismes du système des Nations Unies et autres du Nord.

Accessibilité et tourismeModifier

Accessibilité à la villeModifier

Routes Oui
Voies aériennes Oui
Biefs navigables Non
Train Oui

La ville est accessible par voies aériennes, par train et par routes.

Réseaux de communicationModifier

Africel non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

De ces quatre sociétés de télécommunication, nous pouvons dire que c’est ORANGE qui arrive à tirer son épingle du jeu de part l’importance numérique de ses abonnés locaux suite à la tarification appliquée sur le marché.

Attraits touristiquesModifier

Parcs Non
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Non

Liste des sites touristiques naturels, socio – culturels, historiques et archéologiques de Mbujimayi

Nom du site Localisation
1.        Complexe minier MIBA Commune de la Kanshi
2.        Grotte de Bena Kabongo Commune de Dibindi
3.        Résurgence fontaine de Lukelenge Commune de Dibindi
4.        Ravin Mbala wa Tshitolo Commune de Diulu
5.        Aéroport international de Bipemba Commune de Bipemba
6.        Grotte Nyongolo Commune de la Kanshi
7.        Cathédrale de Bonzola Commune de la Kanshi
8.        DAIPN/Lukelenge Commune de Dibindi
9.        Couvent des sœurs de Lukelenge Commune de Dibindi
10.    Site Tshibombo des refoulés Commune de Bipemba
11.    Site lac Monde – arabe Commune de Bipemba
12.    Pont de la rivière Lubilanji Commune de Dibindi
13.    Maison de la zaïroise Commune de Diulu

Espèces phares de la fauneModifier

Les eaux que regorge la ville Mbujimayi renferment une faune constituée des diverses espèces de poissons telles que : Tilapia, Clanios,synodentis, etc…etc… Mais malgré cette potentialité en poissons non négligeable la pêche n’y est pas développée ; car on y pratique la pêche de substance à la ligne, sporadiquement aux filets maillants.

Espèces phares de la floreModifier

Mbujimayi est lotie sur un terrain jadis couvert par un manteau végétal composé d’arbres et d’arbustes. La preuve en est que Tshibombo (une partie de la commune de Bipemba) était dénommé : « Tshibombo wa makala » pour traduire littéralement (Tshibombo de la braise) car toute la ville était ravitaillée en énergie de bois par Tshibombo.

Actuellement, Tshibombo wa makala est couvert par une savane d’une taille chétive apparentée à la steppe. Les lotissements des parcelles, la constriction des maisons (bois de constriction), énergie bois (charbon de bois et bois de chauffage), tracés réservoirs publiques sont autant des causes de la destruction de la disparition du couvert naturel.

Pour parer à cette situation, la ville est actuellement protégée et couverte par un rideau et manteau végétal constituée par les arbres fruitiers, d’ombrage et quelques espèces d’essence forestières.

La poussée démographique et la pauvreté sont à la base de la destruction du couvert végétal artificiel, l’éloignement des forêts où la population se ravitaillait en énergie de bois pour les besoins domestiques et pour la vente a poussé les habitants à se retourner contre les arbres parcellaires en vue de la carbonisation ou et des bois de chauffage. Par ce fait, bien que le règlement d’abattage anarchique et illicite d’arbres bat record à travers a ville.

Opportunités de développementModifier

Pour pouvoir prétendre au développement, il faudra que nous puissions avoir d’abord le souci de devoir accumuler en plus de la richesse, le savoir et le savoir – faire : d’où nous plaidons que soient maintenues dans leur état de fonctionnement le différentes institutions universitaires de la place menacées de fermeture étant donné les conséquence fâcheuses qui en découleraient.

La ville de Mbujimayi se caractérise comme étant une société dissipative c’est-à-dire où règnent l’ostentation, le lucre, l’orgueil, la concurrence, l’égocentrisme, bref nous dirons qu’il y a la préférence exagérée à la consommation des biens par rapport à l’épargne. Il y a leiu donc d’éduquer les hommes d’affaires aux principes managériaux en vue de devoir pérenniser leurs activités.

Et aussi, il faudra identifier et localiser tous les goulots d’étranglement pour un décalage économique qui inciterait l’homme d’affaires Mbujimayiens à demeurer sur place ; et ne pas chercher à s’enfuir vers d’autres cieux (Katanga, Kinshasa). Et pour cela, l’une des solutions envisagée c’est la prise de conscience de la part de l’homme d’affaires pour apprendre à devoir s’assumer là où il est.        

Nous devrions aussi noter l’élan de dynamisme dont font montre les opérateurs économiques et autres trafiquants de la ville de Mbujimayi. Car n’eut été la contrainte due à la problématique énergétique (manque de desserte en électricité et en eau courante) on assisterait à la naissance de beaucoup d’entreprises manufacturières, alimentaires, hôtelières, etc… c’est-à-dire que la solution à l’épineux problème de l’électrification de la ville de Mbujimayi aura certes des effets multiplicateurs sur le plan du développement socioéconomique.

Voies de communications et transportsModifier

Notes et référencesModifier

  1. F Green, Journal 1939, p. 211
  2. « De 1980 a 1997 », sur afriquepluriel.ruwenzori.net
  3. Shomba Kinyamba S. et Olela Nonga D. Monographie de Mbujimayi, Editions MES, Kinshasa, 2015
  4. a et b (en) « Congo (Dem. Rep.): largest cities and towns and statistics of their population », sur Word Gazetteer, .
  5. (en) Jean-Claude Willame, Hugues Leclercq, Catharine Newbury, Peter Rosenblum: Zaïre: Predicament and Prospects, Diane Publishing, 1997
  6. Franck Mbambi, Habari RDC, Le stade Kashala Bonzola enfin opérationnel, 23 avril 2018
  7. Placide Sido Nshimba, Habari RDC, Mbujimayi : une ville sans société étatique de transport en commun, 8 février 2019

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier