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Union pour la démocratie et le progrès social

parti politique congolais
Ne pas confondre avec le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social, parti politique du Congo-Brazzaville

Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)
Image illustrative de l’article Union pour la démocratie et le progrès social
Logotype officiel.
Présentation
Président Jean-Marc Kabund (intérim)
Fondation
Siège 546, avenue Zinnia
Kinshasa/Limete
Fondateurs Étienne Tshisekedi
Alphonse Pashi
Secrétaire général Inconnu
Positionnement Centre gauche
Idéologie Social-démocratie
Affiliation internationale Alliance progressiste
Internationale socialiste (observateur)
Couleurs Rouge, jaune et bleu
Site web https://udps-rdc.net/
Représentation
Députés
32 / 500

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est un parti politique en République démocratique du Congo. Il a été fondé le par Étienne Tshisekedi, Marcel Lihau et d'autres[1],[2]. Il est membre de l'Alliance progressiste et membre observateur de l'Internationale socialiste[3].

Sommaire

HistoireModifier

En tant que mouvement politique d’opposition contre la dictature du régime du maréchal Mobutu, l’UDPS a vu le jour le 1er novembre 1980, jour de la publication de la Lettre ouverte des Treize Parlementaires adressée au Président Mobutu[4].

Cette lettre fut, depuis le coup d’État militaire du par lequel le régime Mobutu s’était installé au pouvoir, la toute première contestation non-violente, sous forme d’une analyse critique, rigoureuse et globale de l’ensemble du système politique du Maréchal Mobutu, la toute première remise en question de l’ensemble d’un régime qui était jusque-là soutenu par tout l’Occident, en pleine guerre froide et au moment où Mobutu était au sommet de sa puissance et sa gloire.

La Lettre se terminait par dix propositions invitant Mobutu à démocratiser le système politique conformément aux aspirations profondes et légitimes de la population et au Manifeste de la Nsele, document fondateur du MPR qui, dans sa conception, faisait du MPR un parti politique démocratique à côté d’un deuxième parti politique dont la création était prévue à l’article 4 de la Constitution du . Pour les treize parlementaires donc, Mobutu était un déviationniste par rapport à l’essence même du MPR et un traître par rapport à l’aspiration profonde et légitime de la population à l’avènement d’un État de droit souverain, démocratique, pluraliste, moderne et prospère au cœur de l’Afrique.

Au lieu d’écouter les treize parlementaires, Mobutu se livra à la répression (relégation dans leurs villages d’origine, emprisonnements, traitements cruels, inhumains et dégradants, tortures, bannissements, déchéance de leurs droits civils, politiques, sociaux…)[5].

Ayant sous-estimé la détermination et la résistance intérieure des treize parlementaires et l’écho favorable que leur message avait eu chez nombreux compatriotes, Mobutu obtint le résultat tout à fait opposé : plusieurs compatriotes rejoignirent les treize parlementaires dans la lutte clandestine contre le régime de Mobutu; le , les treize parlementaires et les autres cofondateurs qui les avaient rejoints dans le combat politique créèrent un deuxième parti politique d’opposition en pleine dictature à Parti-État (MPR) : l’Union pour la démocratie et le progrès social[6],[7].

L'UDPS, ayant choisi de boycotter en 2006, les élections présidentielle et législatives, est de 2006 à 2011 écartée de l'ensemble des institutions congolaises, tant au niveau provincial que national.

En septembre 2016, le siège du parti à Kinshasa est victime d'un incendie criminel, faisant cinq morts. Les incendiaires auraient avoué être membre d'un groupe militaire proche du président de la République Joseph Kabila[8].

Après la mort d’Étienne Tshisekedi en février 2017, le Rassemblement de l'opposition, une organisation qui regroupe plusieurs partis de l'opposition se restructure et est dirigée par deux personnes, Félix Tshisekedi, fils d'Étienne Tshisekedi et Pierre Lumbi devenant respectivement président et président du conseil des sages. Bruno Tshibala se désolidarise du Rassemblement pour se rallier à Joseph Olengankoy. Il est exclu par une partie de l'UDPS quelques semaines après[9]. Cependant, il reste membre du Rassemblement[10]. En avril, il est nommé Premier ministre d'ouverture par Joseph Kabila, ce qui fait perdurer les divisions au sein de l'opposition[11].

Le parti se divise alors en quatre factions : UDPS/Tshisekedi, UDPS/Le Peuple, UDPS/Kibassa et UDPS/Tshibala[12]. Cette dernière faction est dirigée par Tharcisse Loseke jusqu'en juillet 2018[13].

Les 30 et 31 mars 2018, lors d'un congrès extraordinaire réuni à Kinshasa, Félix Tshisekedi est élu président de l'UDPS/Tshisekedi. Il est aussi choisi candidat du parti pour la prochaine élection présidentielle, prévue pour décembre 2018[14].

Après le début du mandat présidentiel de Félix Tshisekedi, l'UDPS nomme Jean Marc Kabund comme président de l'UDPS/Tshisekedi. Augustin Kabuya devient secrétaire général par intérim[15].

RésultatsModifier

Plusieurs résultats caractérisent le combat de l’UDPS[16] :

  • émergence en 1990 de plusieurs forces politiques et sociales acquises au changement et fonctionnement progressif de la société comme toute société démocratique moderne ;
  • tenue de la Conférence Nationale Souveraine en 1991 ;
  • la réussite du Dialogue Inter-congolais de 2003 et le démarrage de la Transition vers des élections libres et démocratiques.

Jeunesse de l'UDPSModifier

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L'organisation de la Jeunesse de l'UDPS intervient peu après l'ouverture démocratique en 1990 sous la houlette des jeunes comme Godé Mwamba, Jacques Mbila, Aimée Boende, Georges Matungulu, Allen Mukendi Luaba Muana Katshi, Vianney Kabukanyi... C'est surtout avec l'arrivée de Raymond Kahungu, Raoul Nsolwa-Muye que cette structure du parti va prendre sa part de noblesse.

La J'UDPS constitue la force centrale de l'opposition depuis Mobutu jusqu'à Kabila. La plupart de ses membres ont été victimes des différents régimes qui se sont succédé en RDC. Certains d'entre eux ont rejoint le régime en place notamment Aubain Minaku et Jacques Mbila.

Membres notoires du partiModifier

OrganisationModifier

Au Congo RDC, le parti est organisé en 39 fédérations : Bandundu, Bas-Fleuve, Bas-Uélé, Boma, Muanda, Bukavu, Cataractes, Equateur, Funa, Goma, Haut-Katanga, Haut-Lomami, Haut-Uélé, Ituri, Kabinda, Kananga, Kasai, Kikwit, Kindu, Kisangani, Kolwezi, Kwango, Kwilu, Lualaba, Lubumbashi, Lukaya, Lukunga, Lulua, Maniema, Matadi, Mbuji-Mayi, Mongala, Mont-Amba, Mwene Ditu, Nord-Kivu, Nord-Ubangi, Plateaux, Sankuru, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tanganyika, Tshangu, Tshilenge, Tshopo, Tshuapa. Il compte 21 fédérations ou représentations à l'extérieur : Afrique du Sud, Allemagne, Angola, Belgique-Luxembourg, Bénin, Canada Est, Canada Ouest, Congo (République du), Etats-Unis Centre, Etats-Unis Est, Etats-Unis Sud, France, Gabon, Irlande (République d'), Italie, Nations-Unies, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède-Danemark, Suisse[17].

Le quartier de Limete, quartier à la fois populaire et pavillonnaire de Kinshasa, est son fief dans la capitale.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. UDPS :: http://www.udps.net
  2. La Libre Belgique : La descente aux enfers de l’UDPS
  3. Internationale socialiste, Partis membres de l’IS
  4. UDPS : Lettre ouverte des Treize Parlementaires adressée au Président Mobutu
  5. [1]
  6. Radio Okapi : 26e anniversaire de l’UDPS, un message d’Étienne Tshisekedi
  7. Adresse du 1er VP, Mr Beltchika, 26e anniversaire du Parti
  8. François de Labarre, « RDC : des photos qui accusent », parismatch.com, 24 septembre 2016.
  9. « RDC: l'ex-UDPS Bruno Tshibala devient Premier ministre - RFI », RFI Afrique,‎ (lire en ligne)
  10. « RD Congo : dissensions autour de la nomination de Bruno Tshibala au poste de Premier ministre - France 24 », sur France 24 (consulté le 10 avril 2017)
  11. Tanguy Berthemet, « Kinshasa malade de ses hommes politiques », Le Figaro, 14 avril 2017, page 8.
  12. « Opinions: appel à un dialogue au sein de la grande famille UDPS — La Libre Afrique », sur La Libre Afrique (consulté le 29 mai 2019)
  13. « RDC : le président de l’UDPS-Tshibala démissionne – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 29 mai 2019)
  14. « RDC: Félix Tshisekedi élu à la tête de l'UDPS, en marche pour la présidentielle », RFI,
  15. « RDC: les organisations de jeunes de l'UDPS se mêlent à la crise du parti - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 29 mai 2019)
  16. Note verbale NO002/UDPS/GR/IS/REP/09
  17. Wikiwix's, Archive du site udps.org, 2010

Liens externesModifier