Rostrenen

commune française du département des Côtes-d'Armor

Rostrenen
Rostrenen
La mairie de Rostrenen.
Blason de Rostrenen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
(siège)
Maire
Mandat
Guillaume Robic
2020-2026
Code postal 22110
Code commune 22266
Démographie
Gentilé Rostrenois, Rostrenoise
Population
municipale
3 056 hab. (2019 en diminution de 5,21 % par rapport à 2013)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 14″ nord, 3° 18′ 56″ ouest
Altitude 216 m
Min. 152 m
Max. 262 m
Superficie 32,17 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Rostrenen
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web rostrenen.fr

Rostrenen [ʁɔstʁənɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rostrenen en 1248, Rostraenen en 1254, Rostrenen en 1262, 1267 et en 1269, Rostraenen en 1270 et en 1285, Rostrenain en 1294, Rostrenen 1296, Rostrainen en 1317, Rostraenein vers 1330, Rosdrenen en 1368, Rostrenen en 1535 et en 1536[1].

Le nom de la commune vient des mots bretons « roz » (tertre) et « draenen » (ronces)[1].
Rostrenen (Rostrenenn en breton) signifie donc « la colline (ou le tertre) des ronces ».

La légende raconte qu'une statue en bois de la Vierge a été trouvée dans un buisson de ronces. Cette statue est exposée dans l'église de Rostrenen. Elle est montrée en plein air, lors de la procession du 15 août. Les pèlerins, s'éclairant avec une bougie, se donnent rendez-vous vers 20 heures, devant l'église et montent en chantant sur la colline du Miniou (près de l'observatoire météorologique) autour d'un grand feu de bois. Ce pèlerinage est l'un des plus fréquentés en Bretagne.

PrononciationModifier

Rostrenen se prononce /rosse-treu-nain/ (toujours en phonétique « française »).

En breton, Rostrenenn se prononce /rosse-traine/ (phonétique française et non internationale) : la finale est probablement tombée au cours du Moyen Âge par amuïssement sous l'influence du fort accent tonique breton mais comme souvent pour les noms de lieux bretons, l'administration française a conservé une graphie archaïque datant du Moyen Âge (cf le célèbre Henaff prononcé /Henañ/ mais dont l'état-civil conserve l'usage du digramme ff utilisé par les Bretons au Moyen Âge pour noter la nasalisation d'une voyelle).

GéographieModifier

DescriptionModifier

Rostrenen est située dans la partie occidentale de la péninsule bretonne, à l'intérieur des terres (en Argoat), loin des côtes et des grands centres urbains, dans une région appelée communément le Kreiz Breizh. Rostrenen est ainsi situé à vol d'oiseau à 50 km au sud-ouest de Saint-Brieuc, à 54 km au nord de Lorient, à 64 km au nord-est de Quimper et à 122 km à l'ouest de Rennes. Elle fait partie sur le plan historique de la partie cornouaillaise des Côtes-d'Armor : elle faisait, sous l'ancien régime, partie de l'évêché de Cornouaille. Plus localement, Rostrenen est la ville principale du pays Fisel, un pays traditionnel qui doit son nom à la célèbre danse. La RN 164 traverse la commune et contourne par le nord l'agglomération principale. La commune renferme plusieurs bois : bois de Kerbescond, bois de Coat ar Forn et totalise 359 ha de bois pour une superficie totale de 3 217 ha[2]. La colline de Miniou Braz, située au sud du bourg, culmine à 262 mètres d'altitude et constitue le plus haut sommet de la commune. Le sud de la commune correspond au territoire de l'ancienne commune de Bonen que celle-ci a annexé en 1970. La commune est traversée dans sa partie sud selon un axe Est-Ouest par le canal de Nantes à Brest.

 
Carte de la commune de Rostrenen.
Communes limitrophes de Rostrenen
Kergrist-Moëlou
Glomel   Plouguernevel
Mellionnec

GéologieModifier

Le granite porphyroïde de Rostrenen, dit « à dents de cheval », doit sa particularité aux feldspaths riches en inclusions, en particulier de biotite, qu'il contient, qui se présentent sous la forme de mégacristaux de 10 à 15 cm[3]. De bons affleurements sont visibles à Keriou, Porspine, Sainte-Christine, Kerroc'h (le nom signifie « village des rochers » en breton), etc.[4].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 148 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1954 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[11]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records ROSTRENEN (22) - alt : 236 m 48° 13′ 36″ N, 3° 17′ 42″ O
Records établis sur la période du 01-11-1954 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 2,5 4 5,1 8,1 10,5 12,5 12,5 10,9 8,5 5,3 3,3 7,2
Température moyenne (°C) 5,2 5,3 7,4 9 12,2 14,9 17 17 15 11,7 8,1 5,7 10,7
Température maximale moyenne (°C) 7,6 8,1 10,8 12,9 16,2 19,4 21,4 21,5 19 14,9 10,8 8,1 14,3
Record de froid (°C)
date du record
−13,9
20.01.1963
−12
04.02.1963
−7,9
07.03.1971
−3,2
12.04.1986
−0,2
04.05.1979
2,9
02.06.1962
5,9
03.07.1980
5,6
31.08.1986
3
30.09.1974
−1,9
29.10.1997
−5,2
29.11.1977
−9,6
24.12.1963
−13,9
1963
Record de chaleur (°C)
date du record
15,8
26.01.1983
21,3
27.02.19
24,1
30.03.21
27,2
15.04.15
28,5
26.05.17
33,9
25.06.1976
35,1
23.07.19
37,9
09.08.03
32,3
01.09.1961
27,8
02.10.11
19,2
01.11.15
16
19.12.15
37,9
2003
Ensoleillement (h) 60,4 76,9 117,1 146,5 173 195,8 175,5 167,8 157,2 99 73,4 61,5 1 504,2
Précipitations (mm) 137,3 104,9 92,3 82,2 85,3 55 63,1 58,5 83,3 126,2 120,6 137 1 145,7
Source : « Fiche 22266001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Rostrenen est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[12],[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rostrenen, une unité urbaine monocommunale[15] de 3 060 habitants en 2017, constituant une ville isolée[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rostrenen, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 7,8 % 251
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,5 % 49
Équipements sportifs et de loisirs 1,4 % 44
Terres arables hors périmètres d'irrigation 21,5 % 695
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 10,3 % 331
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 38,0 % 1227
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 6,6 % 214
Forêts de feuillus 10,3 % 333
Forêts mélangées 2,5 % 81
Source : Corine Land Cover[20]

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Époque moderneModifier

La dernière duchesse d'ElbeufModifier

Innocente Catherine de Rougé du Plessis-Bellière[21] (1707-1794), mariée d'abord avec Jean-Sébastien de Kerhoënt, seigneur marquis de Coëtanfao, lequel mourut le , se remaria le avec Emmanuel-Maurice de Lorraine, duc d'Elbeuf (1677-1763), seigneur de Rostrenen.

Vivant principalement au château de Moreuil (dans l'actuel département de la Somme, sa venue dans son château de Rostrenen faisait événement dans la contrée, la baronne faisant une entrée triomphale dans la ville, descendant le rue du Bourg-Coz sous les acclamations du peuple, parmi lequel de nombreux mendiants accourus de fort loin ; le Doyen de la collégiale et tous les notables de la ville venaient en cortège à sa rencontre et les cloches sonnaient à toute volée[22]. Emprisonnée pendant la Révolution française à plusieurs reprises, elle rédigea une correspondance dans laquelle elle relate les événements de son temps[23] ; elle mourut dans un grand dénuement.

Révolution françaiseModifier

La ville, forte de ses 900 habitants, fut chef-lieu du district de Rostrenen de 1790 à 1795[24].

Le XIXe siècleModifier

La menace des loupsModifier

Le , le préfet des Côtes-du-Nord écrit : « Vu l'exposé par M. le maire de Rostrenen, les loups se montrent fréquemment par bandes nombreuses dans les environs de la commune, menaçant les bestiaux (...) et même les personnes ». Le préfet autorisa alors le maire à organiser des battues aux loups. Dans la décennie 1830 encore, le docteur Ribault, de Rostrenen, fut poursuivi par une bande de loups affamés en rentrant d'une visite à un malade un jour d'hiver ; il ne leur échappa que grâce à la vigueur de son cheval[25].

Frank Davies[26] rapporte que lors des hivers rudes, après une longue période de neige, « on a besoin d'allumer des feux la nuit à tous les carrefours de routes entre Carhaix, Callac, Gourin, Rostrenen et autres petites villes du voisinage pour préserver les troupeaux et même les chiens de la rapacité des loups affamés »[27].

La surabondance des foires et marchésModifier

Vers 1809, sans compter les traditionnels marchés hebdomadaires chaque mardi, 22 foires sont organisées chaque année à Rostrenen ; en 1896 elles sont au nombre de 26 bien que le préfet des Côtes-du-Nord ait écrit en 1837 : « Ces foires sont en trop grand nombre. Il en résulte un déplacement trop souvent répété des habitants des communes voisines qui pour la plupart n'ont rien à y faire et qui ne s'y rendent que pour boire dans les cabarets. Il serait bien qu'elles fussent réduites : on y ferait les mêmes affaires et il y aurait un bénéfice réel pour l'agriculture »[28].

Le docteur Goëlo, médecin à Rostrenen, écrit en 1832 dans un rapport adressé à la commission sanitaire sous-préfectorale de Guingamp : « Ce pays est sain et fertile, leurs habitants laborieux, un peu ivrognes, superstitieux, plongés dans une ignorance très grande. Pas une école primaire dans aucune des communes des deux cantons, excepté la commune de Rostrenen. Il est de fait que ce bon et pacifique clergé cherche tous les moyens possibles pour entretenir cette ignorance. L'influence qu'il a dans nos campagnes est si grande que nos malheureux campagnards se laissent gouverner par ces braves gens »[29].

En 1836, François Habasque dénombre 600 indigents et 100 mendiants à Rostrenen, qui compte alors 1 200 habitants. Le chantier de construction du canal de Nantes à Brest a toutefois entraîné une très relative prospérité pendant quelques années.

Le XXe siècleModifier

Les guerres du XXe siècleModifier

Le monument aux Morts porte les noms des 145 soldats morts pour la Patrie[30] :

  • 108 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 26 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.
  • 9 sont morts durant la Guerre d'Indochine.
  • 1 est mort durant le conflit au Tchad.

Rostrenen est connue pour des actions de la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le , huit jeunes résistants pris par surprise par des Allemands de la division de parachutistes Kreta, qui se dirigeait vers le front de Normandie, dans une ferme du hameau de Lamprat en Plounévézel, sont successivement pendus à différents endroits entre Plounévézel et Saint-Caradec, dont l'un, Marcel Bernard, 19 ans, à l'entrée de Rostrenen, et un autre, Louis Briand, en pleine ville de Rostrenen[31].

L'Entre-deux-guerresModifier

Valentin Branthôme (1865-1926) succéda en 1899 à sa mère, Marie Le Maout, l'épouse du fondateur Charles Branthôme, et assura une production semi-industrielle (employant jusqu'à une cinquantaine d'ouvriers) de meubles réputés pendant les premières décennies du XXe siècle, allant jusqu'à fabriquer de 400 à 500 meubles (armoires, buffets, horloges, lits, etc.) par an. Le décor, de « style breton » (style Henri II avec une thématique bretonne et une surenchère ornementale) est le plus souvent composé de cercles habillés de fuseaux, de feuillages de liserons dessinant des entrelas complexes, etc.[32].

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L'annexion de la commune de BonenModifier

En 1970, la commune étend son territoire en intégrant la commune voisine de Bonen[33] et une part de celle de Glomel (dont le bois de Kerbescond)[34].

Le XXIe siècleModifier

Un nouveau dynamisme économiqueModifier

La mise en voie express de la route nationale 164 bientôt achevée, la centralité stratégique de Rostrenen (permettant de desservir presque toute la Bretagne dans un rayon de 100 km, soit plus de 2 millions d'habitants), un prix du foncier ultra-compétitif (10 euros le m² en bordure de la RN 164), la fibre optique, une fiscalité allégée (grâce au classement de Rostrenen en zone de revitalisation rurale) expliquent le dynamisme récent de ce « Cœur de Bretagne », illustré par l'implantation de plusieurs entreprises depuis 2015 et notamment de la plate-forme logistique de Distrivert, une branche du groupe Triskalia[35].

CultureModifier

Rostrenen dispose d'une vie culturelle assez développée, en particulier au niveau musical. Le point d'orgue de cette dynamique est le Festival Fisel, organisé tous les ans, fin août, depuis 1972. C'est un rendez-vous de musique traditionnelle (fest-noz et surtout concours de danse) qui s'ouvre aux musiques populaires d'autres régions ou pays[36].

Langue bretonneModifier

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le . La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le puis le label de niveau 2 le . Le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 3 a été remis à la commune le . À la rentrée 2017, 140 élèves étaient scolarisés dans les classes bilingues (soit 39,3 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [37].

ClimatModifier

Rostrenen bénéficie d'un climat tempéré de type océanique dégradé. Rostrenen détient le record de France de l'insolation annuelle la plus faible avec seulement 1 243 h enregistrées en 1958[38].

  • Température minimale la plus basse : −13,4 °C ()
  • Température minimale la plus élevée : 22,1 °C ()[39]
  • Plus fort cumul de pluie sur une journée : 151,89 mm ()
Relevé météorologique de Rostrenen 48° 23′ N, 3° 30′ O, altitude : 262 m (période 1973-1987)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2 3,1 4,3 7 10 12,2 12 10,3 7,8 5,1 3,7 6,7
Température moyenne (°C) 4,3 4,3 6,1 7,9 10,3 14,1 16,2 15,9 14 10,8 7,8 5,8 9,8
Température maximale moyenne (°C) 6,8 7,3 9,6 11,8 14,5 18,5 20,6 20,5 18,1 14 10,3 8,3 13,4
Précipitations (mm) 114 102 108 57 86 44 51 54 81 104 100 131 1 032
Source : TuTiempo.net


HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'hermine à trois fasces de gueules.

D'après la légende, lors d’un combat contre des Français, le baron de Rostrenen, avec son bouclier couvert d'hermine, se battait quand un adversaire lui aurait coupé trois doigt. Avec le peu de force qui lui restait, il aurait réussi à fracasser le crâne de l'ennemi et en signe de dépit aurait passé sa main amputée de trois doigt sur son bouclier. « Vois, François, le courage des Bretons qui défendent la patrie, la justice et la liberté ; vous François, dans votre orgueil, vous ne pensez qu'à guerroyer et à coloniser les plus faibles. Je le jure sur l'honneur et sur Dieu, le Royaume de France paiera ses crimes et l'avenir le prouvera. »

Ce serait donc cet événement qui serait à l'origine des trois bandes rouges sur l'écu d'hermine bien que cela ne soit mentionné nulle part. Cela fait partie du légendaire nationaliste mis au point au XIXe siècle dans les sérails antirépublicains. D'autres version soutiennent que le baron de Rostrenen se serait battu contre des Vikings, mais cela semble peu probable, car à l'époque des Vikings, le symbole de l'hermine n'était pas encore apparu.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
16 octobre 1944 27 octobre 1947 Auguste Poulériguen[Note 6] SFIO  
27 octobre 1947 22 mars 1959 Charles Ollivrin
(1900-1965)
Rad.soc. Artisan-boucher, maire honoraire
22 mars 1959 4 mai 1970 Yves Le Bourge
(1892-1979)
CNIP-DVD Quincailler, ancien adjoint (1929 → 1940 et 1947 → 1959)
Maire honoraire
4 mai 1970 3 juillet 1970 Délégation spéciale[Note 7]    
3 juillet 1970 18 mars 1983 Guillaume Le Caroff[42] PCF Agriculteur
Député des Côtes-du-Nord (1956 → 1958)
Conseiller général du canton de Rostrenen (1945 → 1985)
Maire de Kergrist-Moëlou (1944 → 1970)
Élu à la suite de l'élection municipale partielle des 21 et 28 juin 1970
18 mars 1983 28 septembre 1992[43]
(démission)
Émile Radenac[44]
(1914-1992)
DVD Prêtre et professeur de français, ancien résistant
Conseiller général du canton de Rostrenen (1985 → 1992)
9 octobre 1992 23 juin 1995 Marie-Paule Donniou DVD Directrice d'agence d'assurance, ancienne adjointe
23 juin 1995 17 mars 2001 Christian Gautier
(1940- )
DVD Professeur de mathématiques
17 mars 2001 21 mars 2008 Ange Herviou
(1948- )
PCF Professeur d'électrotechnique
Conseiller général du canton de Rostrenen (1998 → 2011)
Vice-président du conseil général (2008 → 2011)
21 mars 2008 3 juillet 2020 Jean-Paul Le Boëdec
(1946- )
DVD Comptable retraité
Vice-président de la CC du Kreiz-Breizh (2008 → 2020)
3 juillet 2020 En cours
(au 7 septembre 2021)
Guillaume Robic[45]
(1982- )
DVG Directeur adjoint en mairie
Conseiller régional de Bretagne (2021 → )
2e vice-président de la CC du Kreiz-Breizh (2020 → )
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

 
Villes jumelles avec Rostrenen[46] 
Villes jumelles avec Rostrenen[46] 
VillePaysPériode
Kanturk Irlandedepuis
 Le Morne-Rouge Francedepuis

La commune est jumelée avec Kanturk (Irlande) depuis 1989 et Le Morne-Rouge[47] depuis 2004[48].

DémographieModifier

L'Argoat est devenu attractif pour la population d'origine britannique (du moins avant le Brexit) : selon l'INSEE, en 2016, les cinq bassins de vie bretons où la part de la population de nationalité anglaise étaient les plus nombreux étaient dans l'ordre ceux de Callac (7,8 %), Huelgoat (6,8 %), Guémené-sur-Scorff (5,1 %), Rostrenen (4,7 %) et Merdrignac (3 %)[49], en partie à cause de la modicité des prix de l'immobilier en Bretagne intérieure.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[51].

En 2019, la commune comptait 3 056 habitants[Note 8], en diminution de 5,21 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9009819098771 1411 2001 1681 3801 396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4081 5601 6261 6461 8581 9892 1621 8531 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9302 1852 3952 5592 4562 2202 4012 5342 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 9242 0833 8753 8683 6643 6163 3973 2723 062
2019 - - - - - - - -
3 056--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

La commune compte cinq monuments historiques :

  • l'église collégiale Notre-Dame-du-Roncier, église ancienne du XIIIe siècle dont le portail latéral a été classé au titre des monuments historiques en 1913[54],[55] et qui possède trois retables du XVIIIe siècle[56] ;
  • la fontaine de dévotion Notre-Dame-du-Roncier, classée en 1909 au titre des monuments historiques[57],[58] ;
  • la chapelle de Locmaria, monument du XIVe siècle, inscrite en 1964 au titre des monuments historiques[59],[60] ;
  • la chapelle Saint-Jacques, classée en 1909 au titre des monuments historiques[61],[62] ;
  • le manoir de Campostal, sur la place du bourg Coz (vieux bourg), construction en granite datant du XVIe siècle, avec une cheminée monumentale et une tour polygonale[63].

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Autres édifices

Personnalités liées à la communeModifier

  • La famille de Rougé, anciens propriétaires du château avant la Révolution.
  • Marie-Magdeleine Le Baquer. Elle accompagna le photographe Jean Lody dans ses recherches mégalithiques. Historienne, ses travaux sont reconnus. Elle collabore à de nombreuses revues bretonnes dont la « La Revue du Poher » éditée par le « Centre Genealogique et Historique du Poher ».
  • Auguste Boncors, écrivain, déporté à Auschwitz, Buchenwald, Dora et Niederhausen (Tyrol)
  • Eugène-Ange-Marie Bouché, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier de 1882 à 1888.
  • Philomène Cadoret, femme écrivain, connue sous le pseudonyme de Koulmig Arvor
  • Roque Carrion, résistant
  • Danielle Collobert, écrivain (dont les œuvres ont été éditées par un autre auteur rostrenois, Françoise Morvan)
  • Guillaume Le Caroff, homme politique
  • Jean Le Fustec, journaliste et druide
  • Daniel Gelin, acteur, héros du feuilleton « Les Saintes Chéries » avec Micheline Presle. Ses parents tenaient commerce à Rostrenen. Il est enterré dans le cimetière des Corsaires à Saint-Malo.
  • Glenmor Emile Le Scanff (Milig Ar Skanv), poète, écrivain, barde, interprète, romancier, essayiste. Il épousa La jeune Katell, l’ex compagne de Jacques Brel. Le chanteur belge lui consacra une chanson : « Adieu l’Emile, je t’aimais bien… »
  • Christophe Honoré, écrivain et réalisateur.
  • Katell, compagne de Jacques Brel et du chanteur Glenmor, elle a enregistré des disques inspiré des textes de Glenmor. Aujourd’hui, elle anime des classes de poésie dans les écoles primaires.
  • Jean Lody, photographe et archéologue amateur. Fils d’une famille de comédiens ambulants originaires d’Italie qui finirent leur carrière a Guemene sur Scorff, il ouvrit un commerce de photographie à Rostrenen avec son épouse Ginette. Passionné par l’archéologie, il répertoria et photographia les menhirs, cromlechs et dolmens du sud des Côtes d’Armor.
  • Claude Michel, footballeur professionnel de l'En Avant de Guingamp
  • Françoise Morvan, écrivain
  • Patrice Le Nepvou de Carfort, médecin général des armées qui a notamment participé à la Bataille de Diên Biên Phu
  • Olivier Perrin, dessinateur et peintre
  • Armand Robin, écrivain (dont les œuvres ont été éditées par un autre auteur rostrenois, Françoise Morvan)
  • Jean Rolland, ouvrier des Ponts et chaussées, résistant communiste, mort à Buchenwald
  • Albert Torquéau, résistant
  • Olivier Royant (1962-2020), journaliste français. Après avoir été grand reporter, il devint rédacteur en chef du magazine « Paris Match ».

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[7].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. À la suite de la dissolution du Conseil municipal élu en 1935, il est président de la délégation spéciale du 16 octobre 1944 au 14 janvier 1945.
  7. Par arrêté du préfet des Côtes-du-Nord en date du 4 mai 1970, le « Grand Rostrenen » est officiellement mis en place.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.


RéférencesModifier

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Rostrenen ».
  2. Rostrenen sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  3. Serj Le Maléfan, "Granites de Bretagne", Coop Breizh, 2013, (ISBN 978-2-84346-588-8).
  4. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", éditions du Piat, 2014, (ISBN 978-2-917198-22-3).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  11. « Fiche du Poste 22266001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consulté le )
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Rostrenen », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Données statistiques sur les communes de Métropole communes; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  21. Innocente-Catherine de Rougé, fille de Jean-Gilles de Rougé, marquis du Plessis-Bellière et de Florimonde-Renée de Lantivy, née le .
  22. http://www.infobretagne.com/elboeuf-duchesse-rostrenen.htm
  23. Sur une copie manuscrite de cette correspondance, voir Catalogue de la librairie Clavreuil, 1700-1800, mai 2015, p. 48, no 429.
  24. http://rostrenen.fr/~rostrene/index.php?option=com_content&view=article&id=81&Itemid=76
  25. Sylvain Le Bail, "Cœur de Breizh", Les oiseaux de papier, Ploërmel, 2009, (ISBN 978-2-916359-31-1).
  26. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs en anglais que vingt ans plus tard en 1875.
  27. Frank Davies, "Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne", éditions des Montagnes Noires, 2012, (ISBN 978-2-919305-22-3).
  28. Fernand Ruchon, "Rostrenen au XIXe siècle", 1993, (ISBN 978-2-9502817-1-5).
  29. Archives municipales de Guingamp, citées par Jean Kergrist, "Les bagnards du canal de Nantes à Brest", éditions Keltia Graphic, Spézet, 2003, [ (ISBN 978-2-913953-59-8)]
  30. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  31. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-364-28032-8, OCLC 864818964) et https://www.ouest-france.fr/carhaix-le-martyre-de-neuf-jeunes-resistants-2579850
  32. Musée de Bretagne, Les Bretons et l'argent, éditions Apogée, 2011, (ISBN 978-2-84398-391-7).
  33. http://www.rostrenen-histoire.com/rostrenen/151-les-maires-de-bonen
  34. « Eglise Saint-Michel - Glomel », sur Glomel, (consulté le ).
  35. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 17 janvier 2020.
  36. Voir le site internet de l'association La Fiselerie http://www.fisel.org/
  37. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  38. les records de la climatologie
  39. la France et les français face à la canicule
  40. Fiche généalogique Francisque Pierre Marie CHAUVEL, sur Geneanet
  41. « Rostrenen. François Bellec, un médecin dans la Grande Guerre : Pendant le premier conflit mondial, le futur maire de Rostrenen était volontaire en Roumanie pour combattre les épidémies. Son arrière-petit-neveu a retracé son parcours. », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  42. Notice LE CAROFF Guillaume par Christian Bougeard, version mise en ligne le 14 mai 2011, dernière modification le 6 septembre 2011
  43. « L'abbé Radenac tire sa révérence », Ouest-France (archives du journal),‎
    « Neuf ans après avoir conquis le siège de haute lutte face au communiste Guillaume Le Caroff, l’abbé Radenac a en effet souhaité passer la main. [...] Lundi pourtant, la nouvelle s'est vérifiée : la préfecture a accpeté la démission d'Émile Radenac. »
  44. « Il y a 20 ans, l'abbé Radenac disparaissait subitement », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  45. « Rotrenen. Guillaume Robic, nouveau maire de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  46. « Les villes jumelées avec Rostrenen », sur jumelage.xyz (consulté le )
  47. « Jumelage. Un comité très actif », sur Le Telegramme, (consulté le )
  48. « Onze ans d'amitié avec Rostrenen », France-Antilles Martinique,‎ (lire en ligne)
  49. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 24 janvier 2021, consultable https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/bretagne-angleterre-des-liens-plus-forts-que-le-brexit-24-01-2021-12692582.php
  50. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  51. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  54. « Notice n°PA00089573 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. « Notice n°IA00004178 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. les retables bretons, Yannick Pelletier, ed. Ouest-France, 1984, (ISBN 2-85882-450-9).
  57. « Notice n°PA00089572 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. « Notice n°IA00004181 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. « Notice n°PA00089570 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  60. « Notice n°IA00004087 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. « Notice n°PA00089571 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. « Notice n°IA00004177 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Notice n°IA00004180 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. Christel Douard et Jean Kerhervé, Manoirs : Une histoire en Bretagne, Châteaulin, Locus Solus, , 215 p. (ISBN 978-2-36833-338-9), p. 159.

Voir aussiModifier

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