Grand Prix automobile d'Italie 1962

course automobile
Grand Prix d'Italie 1962
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 86
Longueur du circuit 5,750 km
Distance de course 494,500 km
Conditions de course
Météo temps couvert, bruine en fin de course
Résultats
Vainqueur Graham Hill,
BRM,
h 29 min 8 s 4
(vitesse moyenne : 198,941 km/h)
Pole position Jim Clark,
Lotus-Climax,
min 40 s 35
(vitesse moyenne : 206,278 km/h)
Record du tour en course Graham Hill,
BRM,
min 42 s 3
(vitesse moyenne : 202,346 km/h)

Le Grand Prix d'Italie 1962 (XXXIII Gran Premio d'Italia), disputé sur l'Autodromo Nazionale di Monza le , est la cent-neuvième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la septième manche du championnat 1962.

Contexte avant la courseModifier

Le championnat du mondeModifier

Depuis la saison précédente, la Formule 1 suit la réglementation 1 500 cm3 (dérivée de l'ancienne Formule 2 de la période 1957 à 1960), s'appuyant sur les points suivants[1] :

  • interdiction des moteurs suralimentés
  • cylindrée minimale : 1 300 cm3
  • cylindrée maximale : 1 500 cm3
  • poids minimal : 450 kg (à sec)
  • double circuit de freinage obligatoire
  • arceau de sécurité obligatoire (le haut du cerceau devant dépasser le casque du pilote)
  • démarreur de bord obligatoire
  • carburant commercial
  • ravitaillement en huile interdit durant la course

Après une saison 1961 difficile faute de moteur adapté à la nouvelle réglementation, les constructeurs britanniques ont retrouvé leur superbe en 1962 ; la Scuderia Ferrari, qui avait aisément remporté le titre mondial l'année précédente, subit désormais la domination des BRM et des Lotus et, à la veille de son Grand Prix national, ne figure qu'au sixième rang de la coupe des constructeurs, étant également devancée par Cooper, Lola et Porsche. Vainqueur à Zandvoort et au Nürburgring au volant de sa BRM, Graham Hill est en tête du championnat du monde, le Britannique devançant de sept points son compatriote Jim Clark, qui a imposé sa Lotus à Francorchamps et à Aintree. Le titre 1962 devrait logiquement revenir à l'un de ces deux pilotes.

Le circuitModifier

 
L'autodrome de Monza est situé dans le parc de la ville. Ne se rendant jamais sur les courses, Enzo Ferrari assiste ici aux essais préliminaires du Grand Prix, en 1962.

Situé à vingt kilomètres au nord de Milan, l'autodrome de Monza fut inauguré en 1922. Combinant circuit routier (5,75 kilomètres) et anneau de vitesse ovale (4,25 kilomètres), il est utilisé pour les courses automobiles et les courses motos. Fortement endommagé lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut restauré en deux temps, le circuit routier ayant retrouvé son activité en 1948, six ans avant la réfection de l'ovale[2]. Malgré les réticences de certains concurrents au sujet de l'utilisation de l'anneau, les épreuves de formule 1 avaient à plusieurs reprises été organisées sur le circuit combiné ; mais à la suite de l'accident tragique survenu lors du Grand Prix de 1961, au cours duquel le pilote allemand Wolfgang von Trips et une dizaine de spectateurs avaient trouvé la mort, les organisateurs ont fait réaménager les enceintes du circuit et seul le tracé routier sera désormais utilisé pour les courses de monoplaces[3]. Lors du Grand Prix d'Italie 1959, Phil Hill avait parcouru les 5,75 km à 206,2 km/h de moyenne au volant de sa Ferrari, record officiel de la piste.

Monoplaces en liceModifier

 
La BRM P57 de Graham Hill, vue ici au Nürburgring.
  • Ferrari 156 "Usine"

La Scuderia Ferrari est présente en force sur ses terres, avec cinq voitures engagées : aux quatre traditionnelles 156 F1 de la saison dernière, qui pèsent environ 500 kg, s'ajoute l'expérimentale 156/62P, au châssis plus léger et surtout plus rigide[4]. Complètement rétabli de son accident de Francorchamps, Willy Mairesse effectue sa rentrée au volant du nouveau modèle, les quatre autres monoplaces étant confiées à Phil Hill, Giancarlo Baghetti, Ricardo Rodríguez et Lorenzo Bandini. Ce dernier dispose d'une ancienne version du moteur Dino V6 à 65° (environ 180 chevaux), tandis que ses coéquipiers bénéficient des versions à angle ouvert (120°), qui développent 200 chevaux[5].

  • BRM P57 "Usine"

Trois P57 ont été préparées pour l'épreuve italienne, la version allégée accidentée aux essais du Grand prix d'Allemagne ayant été réparée. Elle sera confiée à Richie Ginther, Graham Hill préférant utiliser son châssis habituel pour cette course, la troisième voiture servant de mulet. Ces trois monoplaces, dont le poids varie de 465 à 475 kg, sont équipées de la dernière évolution du moteur V8 à injection indirecte Lucas, qui développe désormais 193 chevaux à 10250 tr/min[6]. Comme le moteur, la boîte de vitesses à cinq rapports a été conçue et fabriquée à l'usine de Bourne. Une boîte à six rapports avait été testée en cours de saison, mais des problèmes de fiabilité ont mis un terme à ce projet[7].

  • Lotus 25 & 24 "Usine"
 
Une Lotus 24 de l'équipe UDT Laystall ; ici une version à moteur Climax.

Le Team Lotus engage deux 25 à structure monocoque, Trevor Taylor disposant du nouveau châssis étrenné deux semaines plus tôt lors de l'International Gold Cup, à Oulton Park, Jim Clark disposant quant à lui de la seconde voiture de ce type construite, qu'il utilise depuis le Grand Prix de France 1962, la première ayant été détruite par Taylor à l'arrivée de cette course[8]. En guise de mulet, l'équipe dispose d'une troisième monoplace, un modèle 24 à châssis tubulaire, quatre fois moins rigide que la monocoque de la 25[9]. Hormis leur structure, la 24 et la 25 présentent des caractéristiques similaires. Pesant 455 kg, elles sont toutes deux motorisées par le V8 Coventry Climax FWMV développant 184 chevaux, accouplé à une boîte de vitesses ZF à cinq rapports. Plus basse que la 24, la 25 bénéficie non seulement d'une meilleure tenue de route mais également d'une vitesse de pointe supérieure, approchant les 270 km/h[10].

  • Lotus 24 & 18 privées

L'équipe UDT Laystall a amené trois Lotus 24, deux à moteur V8 Climax à disposition d'Innes Ireland et équipée d'un V8 BRM, également adapté à ce modèle, pour Masten Gregory. L'Écurie Filipinetti et la Scuderia SSS ont aussi fait le choix du moteur BRM pour leurs Type 24, respectivement confiées à Jo Siffert et Nino Vaccarella, tandis que l'équipe de Rob Walker (qui utilise les services de Maurice Trintignant) et celle de Wolfgang Seidel (qui a confié sa voiture à Tony Shelly) lui préfèrent le moteur Climax. Trois anciennes Lotus 18 privées, à moteur Climax quatre cylindres (152 chevaux[11]) sont également présentes : celle de Jay Chamberlain, celle du Jolly Club pour Ernesto Prinoth et celle de Gerry Ashmore, cette dernière ayant été modifiée suivant les spécifications du modèle 21.

  • Porsche 804 "Usine"
 
Sur la Porsche de Gurney, la turbine de refroidissement est occasionnellement débrayable.

Comme au Nürburgring, le constructeur allemand dispose de trois 804 à moteur huit cylindres à plat refroidi par air développant 185 chevaux à 9200 tr/min[12]. La plus récente, confiée à Dan Gurney, est doté d'un dispositif (contrôlé par thermostat) permettant de débrayer occasionnellement la turbine de refroidissement, procurant ainsi un gain de puissance ponctuel. Joakim Bonnier pilote sa voiture habituelle, la troisième servant de mulet. Comme les Lotus, les Porsche dépassent à peine le poids minimal imposé (450 kg). Pour la course de Monza, les 804 sont équipées de flasques de roues en magnésium, améliorant l'aérodynamisme[13].

  • Porsche 718 privée

Le pilote amateur Carel Godin de Beaufort dispose de son habituelle Porsche 718 avec laquelle il effectue sa deuxième saison de championnat du monde. Cette ancienne monoplace de Formule 2 est équipée d'un moteur quatre cylindres à plat refroidi par air délivrant environ 165 chevaux[14].

  • Cooper T60 "Usine"

Le constructeur de Surbiton engage son équipe habituelle, Bruce McLaren et Tony Maggs, sur leurs T60 à moteur V8 Climax et boîte de vitesses à six rapports. Comme les modèles précédents de la marque, ces monoplaces de 465 kg ont été conçues par Owen Maddock[13]. Pour couvrir la distance de cinq cents kilomètres, deux réservoirs latéraux additionnels ont été ajoutés sur la voiture de McLaren pour cette épreuve, alors que Maggs devra effectuer un ravitaillement en course[3].

  • Cooper T59 privée

Chef-mécanicien de L'écurie "Anglo-American Equipe", Hugh Aiden-Jones a adapté un moteur quatre cylindres Climax FPF et une boîte de vitesses Cooper à cinq rapports sur un châssis de Cooper T59 de Formule Junior. Il a également modifié la carrosserie pour intégrer le radiateur de refroidissement à l'avant. Rebaptisée Aiden-Cooper, cette monoplace est aux mains de Ian Burgess[15].

  • Lola Mk4
 
Une Lola Mk4 lors d'une course historique.

L'équipe Bowmaker Racing a préparé trois Lola Mk4 (490 kg, moteur Climax V8[13]), dont une au châssis allégé (version Mk4A) et boîte de vitesses Colotti à six rapports pour John Surtees, les deux autres (une pour Roy Salvadori et une servant de mulet) disposant d'une boîte à cinq vitesses[16].

  • Emeryson

Au début de l'année 1962, Paul Emery a vendu l'entreprise Emeryson Cars Ltd à un tout jeune et richissime américain, Hugh Powell, mécène du pilote Tony Settember. Conservant son rôle technique dans l'équipe, Emery avait conçu le modèle Mk3 (évolution de l'Emeryson Mk2 de la saison précédente), utilisant le moteur quatre cylindres Climax FPF, monoplace détruite mi-juillet lors des essais du Grand Prix de Solitude par John Campbell-Jones, qui fut alors grièvement blessé[17]. Privée de Paul Emery, qui a entre temps démissionné, l'équipe est néanmoins présente à Monza avec une Mk2 à moteur Climax FPF et boîte de vitesses Colotti à cinq rapports confiée à Settember[18].

  • Gilby

La petite équipe britannique engage son dernier modèle, à moteur V8 BRM et boîte Colotti à six rapports, pour Keith Greene, qui avait fait débuter cette voiture, dessinée par Len Terry, au Nürburgring[15].

  • De Tomaso

La toute nouvelle De Tomaso 801, conçue par Alejandro de Tomaso et Alberto Massimino, fait à Monza sa première apparition. Son châssis multitubulaire s'inspire de celui de la Lotus 24. Elle est équipée d'un moteur huit cylindres à plat, refroidi par eau et alimenté par quatre carburateurs Weber à double corps, réalisé en interne, donné pour 170 chevaux à 10 000 tr/min[13]. Le pilote argentin Nasif Estéfano est chargé de faire débuter cette voiture, à peine achevée. Comme l'année précédente, Roberto Lippi pilote la De Tomaso à moteur OSCA (160 chevaux[2]) de la Scuderia Settecolli.

Coureurs inscritsModifier

Liste des pilotes inscrits[19]
no  Pilote Écurie Constructeur Modèle Moteur Pneumatiques
2   Giancarlo Baghetti Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156 Ferrari 178 V6 (120°) D
4   Ricardo Rodríguez Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156 Ferrari 178 V6 (120°) D
6   Lorenzo Bandini Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156 Ferrari 178 V6 (65°) D
8   Willy Mairesse Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156/62P Ferrari 178 V6 (120°) D
10   Phil Hill Ferrari SEFAC Ferrari Ferrari 156 Ferrari 178 V6 (120°) D
12   Richie Ginther Owen Racing Organisation BRM BRM P57 BRM P56 V8 D
14   Graham Hill Owen Racing Organisation BRM BRM P57 BRM P56 V8 D
16   Dan Gurney Porsche System Engineering Porsche Porsche 804 Porsche 753 F8 D
18   Joakim Bonnier Porsche System Engineering Porsche Porsche 804 Porsche 753 F8 D
20   Jim Clark Team Lotus Lotus Lotus 25 Coventry Climax FWMV V8 D
22   Trevor Taylor Team Lotus Lotus Lotus 25 Coventry Climax FWMV V8 D
24   Nino Vaccarella Scuderia SSS Republica di Venezia Lotus Lotus 24 Coventry Climax FWMV V8 D
26   Jay Chamberlain Ecurie Excelsior Lotus Lotus 18 Coventry Climax FPF MkI L4 D
28   Bruce McLaren Cooper Car Company Cooper Cooper T60 Coventry Climax FWMV V8 D
30   Tony Maggs Cooper Car Company Cooper Cooper T60 Coventry Climax FWMV V8 D
32   Carel Godin de Beaufort Ecurie Maarsbergen Porsche Porsche 718 Porsche 547/3 F4 D
34   Nasif Estéfano Scuderia De Tomaso De Tomaso De Tomaso 801 De Tomaso F8 D
36   Maurice Trintignant Rob Walker Racing Team Lotus Lotus 24 Coventry Climax FWMV V8 D
38   Masten Gregory UDT Laystall Racing Team Lotus Lotus 24 BRM P56 V8 D
40   Innes Ireland UDT Laystall Racing Team Lotus Lotus 24 Coventry Climax FWMV V8 D
42   Jo Siffert Écurie Filipinetti Lotus Lotus 24 BRM P56 V8 D
44   Roy Salvadori Bowmaker Racing Lola Lola Mk4 Coventry Climax FWMV V8 D
46   John Surtees Bowmaker Racing Lola Lola Mk4A Coventry Climax FWMV V8 D
48   Tony Settember Emeryson Cars Emeryson Emeryson Mk2 Coventry Climax FPF MkII L4 D
50   Roberto Lippi Scuderia Settecolli De Tomaso De Tomaso F1 OSCA 372 L4 D
52   Gerry Ashmore Privé Lotus Lotus 18/21 Coventry Climax FPF L4 D
54   Ernesto Prinoth Jolly Club Lotus Lotus 18 Coventry Climax FPF L4 D
56   Keith Greene Gilby Engineering Gilby Gilby 62 BRM P56 V8 D
60   Tony Shelly Autosport Team W Seidel Lotus Lotus 24 BRM P56 V8 D
62   Ian Burgess Anglo-American Team Cooper Cooper T59 Coventry Climax FPF MkII L4 D

QualificationsModifier

Deux séances qualificatives de trois heures et demie chacune sont prévues, le vendredi après-midi et le samedi après-midi précédant la course. Seuls les vingt-deux pilotes les plus rapides pourront prendre part à la course, à condition toutefois que leur meilleure performance n'excède pas de plus de dix pour cent le deuxième meilleur temps établi au cours de ces deux sessions[20].

Première séance - vendredi 14 septembreModifier

La première séance commence le vendredi à quinze heures, sous un soleil éclatant. Durant les trois premières heures, la plupart des pilotes cherchent surtout à affiner les réglages de leurs monoplaces, et ce n'est que dans la dernière demi-heure que la bataille pour la pole position s'engage. Avec une BRM parfaitement au point, Graham Hill se montre de loin le plus rapide, à plus de 205,5 km/h de moyenne, à seulement trois dixièmes de seconde du record officiel de la piste. Il devance de près d'une seconde la Lotus à moteur Climax de Jim Clark, dont les essais ont été contrariés par des problèmes de boîte de vitesses. Également équipé d'un moteur BRM sur sa Lotus, Masten Gregory se met également en évidence, établissant la quatrième meilleure performance du jour, juste derrière la Cooper de Bruce McLaren. Les Ferrari se montrent une nouvelle fois bien décevantes, la meilleure, aux mains de Willy Mairesse, étant reléguée à plus de deux secondes de Graham Hill. Manquant de préparation, la nouvelle De Tomaso à moteur huit cylindres ne va prendre la piste qu'en fin de journée, mais des problèmes d'embrayage vont contraindre Nasif Estéfano à rentrer au stand à chaque tentative, le pilote argentin ne pouvant finalement accomplir aucun tour lancé.

Résultats de la première séance[21]
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1   Graham Hill BRM 1 min 40 s 7
2   Jim Clark Lotus-Climax 1 min 41 s 5 + 0 s 8
3   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 41 s 8 + 1 s 1
4   Masten Gregory Lotus-BRM 1 min 41 s 9 + 1 s 2
5   Innes Ireland Lotus-Climax 1 min 42 s 0 + 1 s 3
6   Dan Gurney Porsche 1 min 42 s 2 + 1 s 5
7   John Surtees Lola-Climax 1 min 42 s 4 + 1 s 7
8   Richie Ginther BRM 1 min 42 s 8 + 2 s 1
9   Willy Mairesse Ferrari 1 min 42 s 9 + 2 s 2
10   Joakim Bonnier Porsche 1 min 43 s 0 + 2 s 3
11   Ricardo Rodríguez Ferrari 1 min 43 s 1 + 2 s 4
12   Phil Hill Ferrari 1 min 43 s 4 + 2 s 7
13   Roy Salvadori Lola-Climax 1 min 43 s 9 + 3 s 2
14   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 44 s 4 + 3 s 7
15   Maurice Trintignant Lotus-Climax 1 min 44 s 4 + 3 s 7
16   Giancarlo Baghetti Ferrari 1 min 45 s 1 + 4 s 4
17   Trevor Taylor Lotus-Climax 1 min 45 s 1 + 4 s 4
18   Tony Maggs Cooper-Climax 1 min 46 s 2 + 5 s 5
19   Carel Godin de Beaufort Porsche 1 min 47 s 4 + 6 s 7
20   Tony Settember Emeryson-Climax 1 min 49 s 1 + 8 s 4
21   Nino Vaccarella Lotus-Climax 1 min 50 s 8 + 10 s 1
22   Keith Greene Gilby-BRM 1 min 52 s 0 + 11 s 3
23   Ian Burgess Cooper-Climax 1 min 53 s 1 + 12 s 4
24   Gerry Ashmore Lotus-Climax 1 min 54 s 2 + 13 s 5
25   Jo Siffert Lotus-BRM 1 min 55 s 8 + 15 s 1
26   Ernesto Prinoth Lotus-Climax 1 min 57 s 7 + 17 s 0
27   Roberto Lippi De Tomaso-OSCA 1 min 58 s 6 + 17 s 9
28   Jay Chamberlain Lotus-Climax 1 min 59 s 7 + 19 s 0
29   Nasif Estéfano De Tomaso 6 min 18 s 4 + 4 min 37 s 7

Deuxième séance - samedi 15 septembreModifier

 
La Lotus 25 s'est montrée la plus véloce des essais, aux mains de Jim Clark.

Il fait de nouveau très chaud lorsque commence la deuxième journée d'essais, le samedi à quinze heures. La situation ne s'est pas améliorée au sein de la Scuderia Ferrari, qui ne parvient pas à résoudre les problèmes de sous-virage affectant ses cinq monoplaces. Alors que Jim Clark est une nouvelle fois immobilisé à son stand, boîte de vitesses cassée, les BRM se montrent à nouveau les plus véloces, Graham Hill devançant son coéquipier Richie Ginther, Hill restant cependant en deçà de sa performance de la veille. Ce n'est qu'en fin d'après-midi que Clark peut enfin tourner, sur la Lotus de son coéquipier Trevor Taylor, et le pilote écossais en profite pour accomplir un tour à 206,2 km/h de moyenne, égalant le record officiel de la piste. Hill contre-attaque aussitôt, et parvient, en fin de séance, à réaliser un temps identique, au dixième près. Les chronométreurs s'en remettent alors à leurs appareils de chronométrage, précis au centième de seconde, pour établir que Clark a devancé de trois centièmes son compatriote[21], s'octroyant ainsi la pole position et la prime de cent mille lires inhérente[22]. Derrière Clark et Hill, Ginther partira à la corde de la seconde ligne, au côté de McLaren et devant les deux Lotus de l'équipe UDT Laystall d'Ireland et Gregory. Mairesse, qui s'est une nouvelle fois montré le plus rapide des pilotes Ferrari, n'a réalisé que le dixième temps, à deux secondes et demie des meilleurs. La grille de départ ne comptera pas les vingt-deux voitures escomptées, seuls vingt-et-un pilotes ayant atteint le temps minimum de qualification.

Meilleurs temps de la deuxième séance[23]
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1   Jim Clark Lotus-Climax 1 min 40 s 35
2   Graham Hill BRM 1 min 40 s 38 + 0 s 03
3   Richie Ginther BRM 1 min 41 s 1 + 0 s 75
4   Innes Ireland Lotus-Climax 1 min 41 s 8 + 1 s 45
5   Dan Gurney Porsche 1 min 41 s 9 + 1 s 55
6   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 41 s 9 + 1 s 55
7   Masten Gregory Lotus-BRM 1 min 42 s 2 + 1 s 85
8   Joakim Bonnier Porsche 1 min 42 s 6 + 2 s 25
9   Willy Mairesse Ferrari 1 min 42 s 8 + 2 s 45
10   John Surtees Lola-Climax 1 min 42 s 9 + 2 s 55
11   Tony Maggs Cooper-Climax 1 min 43 s 2 + 2 s 85
12   Roy Salvadori Lola-Climax 1 min 43 s 3 + 2 s 95
13   Nino Vaccarella Lotus-Climax 1 min 43 s 4 + 3 s 05
14   Ricardo Rodríguez Ferrari 1 min 43 s 8 + 3 s 45
15   Phil Hill Ferrari 1 min 44 s 2 + 3 s 85
16   Trevor Taylor Lotus-Climax 1 min 44 s 2 + 3 s 85
17   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 44 s 3 + 3 s 95
18   Giancarlo Baghetti Ferrari 1 min 44 s 4 + 4 s 05
19   Maurice Trintignant Lotus-Climax 1 min 45 s 5 + 5 s 15
20   Carel Godin de Beaufort Porsche 1 min 46 s 8 + 6 s 45
21   Tony Settember Emeryson-Climax 1 min 49 s 5 + 9 s 15
22   Tony Shelly Lotus-BRM 1 min 51 s 6 + 11 s 25
23   Gerry Ashmore Lotus-Climax 1 min 52 s 9 + 12 s 55
24   Keith Greene Gilby-BRM 1 min 53 s 6 + 13 s 25
25   Ian Burgess Cooper-Climax 1 min 57 s 3 + 16 s 95
26   Roberto Lippi De Tomaso-OSCA 1 min 58 s 8 + 18 s 45

Tableau final des qualificationsModifier

Résultats des qualifications à l'issue des deux journées d'essais
Pos. Pilote Écurie Temps Écart Commentaire
1   Jim Clark Lotus-Climax 1 min 40 s 4 temps précis 1'40"35, réalisé le samedi après-midi
2   Graham Hill BRM 1 min 40 s 4 + 0 s 0 temps précis 1'40"38, réalisé le samedi après-midi
3   Richie Ginther BRM 1 min 41 s 1 + 0 s 7 temps réalisé le samedi après-midi
4   Bruce McLaren Cooper-Climax 1 min 41 s 8 + 1 s 4 temps réalisé le vendredi après-midi, égalé le samedi
5   Innes Ireland Lotus-Climax 1 min 41 s 8 + 1 s 4 temps réalisé le samedi après-midi
6   Masten Gregory Lotus-BRM 1 min 41 s 9 + 1 s 5 temps réalisé le vendredi après-midi
7   Dan Gurney Porsche 1 min 41 s 9 + 1 s 5 temps réalisé le samedi après-midi
8   John Surtees Lola-Climax 1 min 42 s 4 + 2 s 0 temps réalisé le vendredi après-midi
9   Joakim Bonnier Porsche 1 min 42 s 6 + 2 s 2 temps réalisé le samedi après-midi
10   Willy Mairesse Ferrari 1 min 42 s 8 + 2 s 4 temps réalisé le samedi après-midi
11   Ricardo Rodríguez Ferrari 1 min 43 s 1 + 2 s 7 temps réalisé le vendredi après-midi
12   Tony Maggs Cooper-Climax 1 min 43 s 2 + 2 s 8 temps réalisé le samedi après-midi
13   Roy Salvadori Lola-Climax 1 min 43 s 3 + 2 s 9 temps réalisé le samedi après-midi
14   Nino Vaccarella Lotus-Climax 1 min 43 s 4 + 3 s 0 temps réalisé le samedi après-midi
15   Phil Hill Ferrari 1 min 43 s 4 + 3 s 0 temps réalisé le vendredi après-midi
16   Trevor Taylor Lotus-Climax 1 min 44 s 2 + 3 s 8 temps réalisé le samedi après-midi
17   Lorenzo Bandini Ferrari 1 min 44 s 3 + 3 s 9 temps réalisé le samedi après-midi
18   Giancarlo Baghetti Ferrari 1 min 44 s 4 + 4 s 0 temps réalisé le samedi après-midi
19   Maurice Trintignant Lotus-Climax 1 min 44 s 4 + 4 s 0 temps réalisé le vendredi après-midi
20   Carel Godin de Beaufort Porsche 1 min 46 s 8 + 6 s 4 temps réalisé le samedi après-midi
21   Tony Settember Emeryson-Climax 1 min 49 s 1 + 8 s 7 temps réalisé le vendredi après-midi
22   Tony Shelly Lotus-BRM 1 min 51 s 6 + 11 s 2 temps réalisé le samedi après-midi
23   Keith Greene Gilby-BRM 1 min 52 s 0 + 11 s 6 temps réalisé le vendredi après-midi
24   Gerry Ashmore Lotus-Climax 1 min 52 s 9 + 12 s 5 temps réalisé le samedi après-midi
25   Ian Burgess Cooper-Climax 1 min 53 s 1 + 12 s 7 temps réalisé le vendredi après-midi
26   Jo Siffert Lotus-BRM 1 min 55 s 8 + 15 s 4 temps réalisé le vendredi après-midi
27   Ernesto Prinoth Lotus-Climax 1 min 57 s 7 + 17 s 3 temps réalisé le vendredi après-midi
28   Roberto Lippi De Tomaso-OSCA 1 min 58 s 6 + 18 s 2 temps réalisé le vendredi après-midi
29   Jay Chamberlain Lotus-Climax 1 min 59 s 7 + 19 s 3 temps réalisé le vendredi après-midi
30   Nasif Estéfano De Tomaso 6 min 18 s 4 + 4 min 38 s 0 temps réalisé le vendredi après-midi (tour non lancé)
  • Le temps minimum de qualification est 1 min 50 s 4 (il correspond au second meilleur temps, établi par Graham Hill en 1 min 40 s 38, majoré de 10%).

Grille de départ du Grand PrixModifier

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[20]
1re ligne Pos. 1 Pos. 2
 
Clark
Lotus
1 min 40 s 35
 
G. Hill
BRM
1 min 40 s 38
2e ligne Pos. 3 Pos. 4
 
Ginther
BRM
1 min 41 s 1
 
McLaren
Cooper
1 min 41 s 8
3e ligne Pos. 5 Pos. 6
 
Ireland
Lotus
1 min 41 s 8
 
Gregory
Lotus
1 min 41 s 9
4e ligne Pos. 7 Pos. 8
 
Gurney
Porsche
1 min 41 s 9
 
Surtees
Lola
1 min 42 s 4
5e ligne Pos. 9 Pos. 10
 
Bonnier
Porsche
1 min 42 s 6
 
Mairesse
Ferrari
1 min 42 s 8
6e ligne Pos. 11 Pos. 12
 
Rodríguez
Ferrari
1 min 43 s 1
 
Maggs
Cooper
1 min 43 s 2
7e ligne Pos. 13 Pos. 14
 
Salvadori
Lola
1 min 43 s 3
 
Vaccarella
Lotus
1 min 43 s 4
8e ligne Pos. 15 Pos. 16
 
P. Hill
Ferrari
1 min 43 s 4
 
Taylor
Lotus
1 min 44 s 2
9e ligne Pos. 17 Pos. 18
 
Bandini
Ferrari
1 min 44 s 3
 
Baghetti
Ferrari
1 min 44 s 4
10e ligne Pos. 19 Pos. 20
 
Trintignant
Lotus
1 min 44 s 4
 
Beaufort
Porsche
1 min 46 s 8
11e ligne Pos. 21
 
Settember
Emeryson
1 min 49 s 1

Déroulement de la courseModifier

Le départ de la course est donné le dimanche à quinze heures, sous un ciel couvert[20]. Jim Clark prend immédiatement la tête au volant de sa Lotus, juste devant la BRM de Graham Hill, qui va le déborder à la sortie de la courbe de Lesmo. À la fin du premier tour, Hill conserve la première place, juste devant Clark qui emmène dans ses roues la BRM de Richie Ginther, la Lola et les deux Cooper de Bruce McLaren et Tony Maggs qui encadrent les Porsche de Joakim Bonnier et Dan Gurney. Un peu plus loin, Masten Gregory (Lotus) est à la tête d'un second groupe comprenant trois des cinq Ferrari, alors que Willy Mairesse, sur la Ferrari expérimentale, est très mal parti et navigue en queue de peloton. Hill contient facilement Clark au cours du second tour. Ce dernier est bientôt ralenti par des problèmes de boîte de vitesses et doit s'arrêter à son stand ; il en repartira avec une minute et demie de retard, en avant-dernière position devant la Lotus d'Innes Ireland, ce dernier ayant été retardé par des ennuis de carburation. Hill compte désormais plusieurs secondes d'avance sur son coéquipier Ginther, qui entraîne Surtees dans son sillage. Quelques longueurs plus loin vient McLaren, talonné par les deux Porsche de Gurney et Bonnier.

Personne ne semble en mesure de contester la supériorité de Hill, et l'intérêt de la course se situe au niveau de la lutte pour la deuxième place que se disputent âprement Ginther et Surtees. La bataille pour la quatrième position est également très disputée, Maggs venant bientôt prêter main forte à son coéquipier McLaren dans sa bagarre avec les Porsche, et les positions vont continuellement changer au sein de ce groupe. Après dix tours, Hill maintient une avance de cinq secondes sur ses premiers poursuivants, tandis que Gregory, bénéficiant de l'aspiration de son coéquipier Ireland qui compte un tour de retard, est en passe de rejoindre le peloton formé par les deux Cooper et les deux Porsche d'usine, toujours en lutte pour la quatrième place. Les Ferrari de Mairesse, bien revenu, Baghetti et Rodríguez viennent bientôt compléter ce groupe compact, au sein duquel les voitures sont parfois à deux ou trois de front. Au quart de la course, la lutte pour les places d'honneur est toujours très incertaine : Surtees et Ginther échangent souvent leurs positions, tous deux comptant désormais onze secondes de retard sur la BRM de tête. Quinze secondes plus loin, Gurney et McLaren emmènent le gros du peloton, dans lequel Gregory a gagné quelques places. Hill continue à accroître son avance au rythme d'une seconde au tour, tandis que son coéquipier Ginther se maintient maintenant devant Surtees. McLaren et Gurney se sont détachés de leur groupe, et ont pris quelques secondes d'avance sur Maggs, toujours talonné par la Porsche de Bonnier et les trois Ferrari ; Gregory, qui s'était hissé à la sixième place, a dû s'arrêter longuement au stand, son moteur surchauffant.

 
Un dérapage au cours du soixantième tour a écarté Giancarlo Baghetti de la troisième place. Le pilote italien terminera cinquième au volant de sa Ferrari 156.

Le duel entre Ginther et Surtees continue à tenir le public en haleine jusqu'à la mi-course, quand la Lola du Britannique ralentit soudainement, moteur cassé. Hill possède alors une vingtaine de secondes d'avance sur son coéquipier, et ces deux pilotes n'ont dès lors plus aucun adversaire en mesure de leur disputer la victoire. Gurney, McLaren et Maggs, qui bataillent ferme pour la troisième place, sont à plus d'une demi-minute de la seconde BRM. Ils sont toujours talonnés par Bonnier, Mairesse, Baghetti et Rodríguez. Maggs ne peut cependant effectuer la distance sans ravitailler en carburant, sa Cooper ne disposant pas de grands réservoirs. Son arrêt le fait rétrograder en huitième position. Rodríguez a également perdu du terrain, son moteur ne tournant plus correctement. Alors qu'une fine pluie fait son apparition, cinq pilotes restent en lice pour la troisième place. Alors qu'il vient de se porter en tête du groupe, Baghetti dérape dans la courbe sud et doit laisser passer ses adversaires. Gurney semble maintenant le mieux placé pour s'imposer au sein de ce peloton, mais à vingt tours de l'arrivée sa Porsche s'immobilise, transmission cassée. McLaren hérite de la troisième place, mais la Ferrari de Mairesse est dans ses roues. Au quatre-vingtième tour, le pilote belge parvient à dépasser la Cooper, sous les vivats de la foule. Il se maintient juste devant le Néo-Zélandais durant quelques tours mais dans le dernier virage avant l'arrivée, alors que Hill et Ginther ont déjà franchi la ligne, McLaren déboite et s'octroie finalement la troisième place. Victorieux pour la troisième fois cette saison, Hill conforte sa place en tête du championnat tandis que BRM, qui réalise le doublé, prend une sérieuse option sur la coupe des constructeurs.

Classements intermédiairesModifier

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, cinquième, dixième, quinzième, vingtième, vingt-cinquième, trentième, quarantième, cinquantième, soixantième, soixante-dixième et quatre-vingtième tours[23],[24].

Classement de la courseModifier

 
Graham Hill (vu ici à Zandvoort) signe en Italie sa cinquième victoire en Grand Prix de la saison, sa troisième en championnat du monde.
Pos No Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 14   Graham Hill BRM 86 2 h 29 min 08 s 4 2 9
2 12   Richie Ginther BRM 86 2 h 29 min 38 s 2 (+ 29 s 8) 3 6
3 28   Bruce McLaren Cooper-Climax 86 2 h 30 min 06 s 2 (+ 57 s 8) 4 4
4 8   Willy Mairesse Ferrari 86 2 h 30 min 06 s 6 (+ 58 s 2) 10 3
5 2   Giancarlo Baghetti Ferrari 86 2 h 30 min 39 s 7 (+ 1 min 31 s 3) 18 2
6 18   Jo Bonnier Porsche 85 2 h 29 min 39 s 2 (+ 1 tour) 9 1
7 30   Tony Maggs Cooper-Climax 85 2 h 30 min 09 s 7 (+ 1 tour) 12  
8 6   Lorenzo Bandini Ferrari 84 2 h 30 min 38 s 4 (+ 2 tours) 17  
9 24   Nino Vaccarella Lotus-Climax 84 2 h 31 min 40 s 9 (+ 2 tours) 14  
10 32   Carel Godin de Beaufort Porsche 81 2 h 29 min 23 s 4 (+ 5 tours) 20  
11 10   Phil Hill Ferrari 81 2 h 30 min 41 s 6 (+ 5 tours) 15  
12 38   Masten Gregory Lotus-BRM 77 2 h 30 min 32 s 9 (+ 9 tours) 6  
13 16   Dan Gurney Porsche 66 Différentiel 7  
14 4   Ricardo Rodríguez Ferrari 63 Allumage 11  
Abd. 40   Innes Ireland Lotus-Climax 45 Suspension 5  
Abd. 46   John Surtees Lola-Climax 42 Moteur 8  
Abd. 44   Roy Salvadori Lola-Climax 41 Moteur 13  
Abd. 22   Trevor Taylor Lotus-Climax 25 Boîte de vitesses 16  
Abd. 48   Tony Settember Emeryson-Climax 18 Moteur 21  
Abd. 36   Maurice Trintignant Lotus-Climax 17 Panne électrique 19  
Abd. 20   Jim Clark Lotus-Climax 12 Boîte de vitesses 1  
Nq. 60   Tony Shelly Lotus-BRM   Non qualifié  
Nq. 56   Keith Greene Gilby-BRM   Non qualifié  
Nq. 52   Gerry Ashmore Lotus-Climax   Non qualifié  
Nq. 62   Ian Burgess Cooper-Climax   Non qualifié  
Nq. 42   Jo Siffert Lotus-BRM   Non qualifié  
Nq. 54   Ernesto Prinoth Lotus-Climax   Non qualifié  
Nq. 50   Roberto Lippi De Tomaso-O.S.C.A.   Non qualifié  
Nq. 26   Jay Chamberlain Lotus-Climax   Non qualifié  
Nq. 34   Nasif Estéfano De Tomaso   Non qualifié    

Légende :

  • Abd.=Abandon

Pole position et record du tourModifier

Tours en têteModifier

Classement général à l'issue de la courseModifier

  • Attribution des points : 9, 6, 4, 3, 2, 1 respectivement aux six premiers de chaque épreuve.
  • Pour la coupe des constructeurs, même barème et seule la voiture la mieux classée de chaque équipe inscrit des points.
  • Seuls les cinq meilleurs résultats sont comptabilisés. Graham Hill doit décompter le point acquis à Monaco. Chez les constructeurs, BRM doit décompter le point acquis à Monaco et les trois points acquis en Grande-Bretagne et Cooper-Climax les deux points acquis en Allemagne.
  • Le règlement permet aux pilotes de se relayer sur une même voiture, les points éventuellement acquis étant alors perdus pour pilotes et constructeur[20].
Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points  
NL
 
MON
 
BEL
 
FRA
 
GBR
 
ALL
 
ITA
 
USA
 
AFS
1   Graham Hill BRM 36 (37) 9 (1) 6 - 3 9 9
2   Bruce McLaren Cooper 22 - 9 - 3 4 2 4
3   Jim Clark Lotus 21 - - 9 - 9 3 -
4   John Surtees Lola 19 - 3 2 2 6 6 -
5   Phil Hill Ferrari 14 4 6 4 - - - -
6   Dan Gurney Porsche 13 - - - 9 - 4 -
7   Richie Ginther BRM 10 - - - 4 - - 6
8   Tony Maggs Cooper 9 2 - - 6 1 - -
9   Trevor Taylor Lotus 6 6 - - - - - -
10   Giancarlo Baghetti Ferrari 5 3 - - - - - 2
11   Lorenzo Bandini Ferrari 4 - 4 - - - - -
  Ricardo Rodríguez Ferrari 4 - - 3 - - 1 -
13   Willy Mairesse Ferrari 3 - - - - - - 3
  Jack Brabham Lotus 3 - - 1 - 2 - -
  Joakim Bonnier Porsche 3 - 2 - - - - 1
16   Carel Godin de Beaufort Porsche 2 1 - - 1 - - -
Coupe des constructeurs
Pos. Écurie Points  
NL
 
MON
 
BEL
 
FRA
 
GBR
 
ALL
 
ITA
 
USA
 
AFS
1 BRM 37 (41) 9 (1) 6 4 (3) 9 9
2 Lotus-Climax 27 6 - 9 - 9 3 -
3 Cooper-Climax 25 (27) 2 9 - 6 4 (2) 4
4 Lola-Climax 19 - 3 2 2 6 6 -
5 Ferrari 18 4 6 4 - - 1 3
6 Porsche 17 1 2 - 9 - 4 1

À noterModifier

  • 3e victoire en championnat du monde pour Graham Hill.
  • 4e victoire en championnat du monde pour BRM en tant que constructeur.
  • 4e victoire en championnat du monde pour BRM en tant que motoriste.

Notes et référencesModifier

  1. Johnny Rives, Gérard Flocon et Christian Moity, La fabuleuse histoire de la formule 1, Éditions Nathan, , 707 p. (ISBN 2-09-286450-5)
  2. a et b (en) Adriano Cimarosti, The complete History of Grand Prix Motor racing, Aurum Press Limited, , 504 p. (ISBN 1-85410-500-0)
  3. a et b Revue L'Automobile n°199 - novembre 1962
  4. Revue Moteurs no 34 - 4e trimestre 1962
  5. Pierre Ménard, « Les Ferrari 156 F1 : 1962 - lendemain de fête », Revue Automobile historique, no 23,‎
  6. Christian Moity et Serge Bellu, « La galerie des championnes - 1962 : la BRM P57 - V8 1500 », Revue L'Automobile, no 393,‎
  7. Pierre Ménard, « BRM 57 : Coup de sang à Bourne », Revue Automobile historique, no 33,‎
  8. Pierre Abeillon, « Lotus 25 et 33 : Toujours une saison d'avance », Automobile historique, no 2,‎
  9. Gérard Crombac (trad. de l'anglais), Colin Chapman : L'épopée Lotus en formule 1, Paris, Presses Universitaires de France, , 381 p. (ISBN 2-13-040012-4)
  10. Christian Moity et Serge Bellu, « La galerie des championnes - 1963/65 : les Lotus Climax 1500 », Revue L'Automobile, no 390,‎
  11. Gérard Gamand, « L'histoire de Coventry Climax », Revue Autodiva, no 32,‎
  12. Jean-Marc Teissedre, « Les monoplaces Porsche : Une aventure en pointillé », Auto hebdo, no 2139,‎
  13. a b c et d L'année automobile no 10 1962-1963, Lausanne, Edita S.A.,
  14. Pierre Ménard, « Carel Godin de Beaufort », Revue Automobile historique, no 41,‎
  15. a et b (en) Mike Lawrence, Grand Prix Cars 1945-65, Motor racing Publications, , 264 p. (ISBN 1-899870-39-3)
  16. Gérard Gamand, « 1962 : La première Lola de Formule 1 », Revue Autodiva, no 24,‎
  17. Pierre Haverland, « Emeryson : Espoirs et déceptions », Revue Autodiva, no 40,‎
  18. Gérard Gamand, « Hugh Powell : Un coup de Scirocco ! », Revue Autodiva, no 21,‎
  19. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  20. a b c d et e (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  21. a et b (en) Denis Jenkinson, « XXXIII Italian Grand Prix : Grand Slam for B.R.M. », Magazine MotorSport, no 10 Vol.XXXVIII,‎
  22. Revue Sport Auto no 10 - 15 octobre 1962
  23. a et b (en) Autocourse : The Review of International Motor Sport 1962/63, Trafalgar Press Ltd, , 200 p.
  24. Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière, , 882 p.