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François Valéry

chanteur français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mougeot et Valéry.
Ne doit pas être confondu avec Valéry François, véritable nom du rappeur Busta Flex.
François Valéry
Description de cette image, également commentée ci-après
François Valéry en concert à Cannes en 2019.
Informations générales
Nom de naissance Jean-Louis Mougeot
Naissance (65 ans)
Oran (Algérie française)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Chanson française, musique de variétés, disco
Années actives Depuis 1973

Jean-Louis Mougeot, connu sous le nom de scène de François Valéry, est un auteur-compositeur-interprète français, né le à Oran. Il est principalement connu en France pour ses slows et ses tubes disco sortis dans les années 1970 et 1980. Il a également participé à l'écriture des bandes originales de plusieurs films et séries télévisées.

BiographieModifier

Les années du succès (1970-1990)Modifier

Jean-Louis Mougeot est issu d'une famille française originaire d'Algérie, communément appelée « pieds-noirs »[1],[2]. En 1974, il rencontre Jean-Pierre Barkoff, l'agent artistique de Mike Brant, et prend le pseudonyme de François Valéry en consultant Jacqueline Tordjman, secrétaire de Marcel Amont et voyante, le même année où l'élection présidentielle oppose François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing[3],[4]. Il connaît ses premiers succès avec Une chanson d'été (1974), Qu'est-ce qu'on a dansé sur cette chanson (1976) et Emmanuelle (1980)[3],[5]. En 1981, il chante également un slow intitulé Dream in Blue en duo avec l'actrice Sophie Marceau, auréolée à l'époque par le succès du film La Boum de Claude Pinoteau (1980)[6]. Le chanteur est rapidement invité à faire les premières parties d'Annie Cordy et de Mireille Mathieu, avant de se produire pour la première fois à L'Olympia en 1984[5],[7]. Dans les années 1980, il signe deux tubes populaires : Elle danse, Marie (1983) et Aimons-nous vivants (1989), titre qui atteint la sixième place du hit-parade en France cette année-là[8]. Pendant l'été 1990, sa reprise de C'est la même chanson de Claude François parvient à se hisser jusqu'à la 20e position[9].

François Valéry n'est pas seulement interprète, il compose aussi des chansons pour de nombreux artistes français comme Michèle Torr (Emmène-moi danser ce soir, 1978), Dalida (L'innamorata, 1984), Debbie Davis (J'aime l'amour avec toi (Show Me Tonight), 1984), Jean Marais (On oublie rien, 1988) ou encore Hervé Vilard (Mamma Mia, 1991)[10],[11],[12]. En 1993, il écrit Mama Corsica pour Patrick Fiori. Cette chanson se classe 4e au Concours Eurovision de la chanson[2]. Par ailleurs, François Valéry travaille régulièrement à l'écriture de musiques de films et de séries tels que Joy de Sergio Bergonzelli (1983), Un été d'enfer de Michael Schock (1984), Les Nanas d'Annick Lanoë (1985), Joy et Joan de Jacques-René Saurel (1985), L'Aventure extraordinaire d'un papa peu ordinaire de Philippe Clair (1990), Joy chez les pharaons de Jean-Pierre Floran (1993), Les Grandes Marées (1993) et Les Filles du Lido de Jean Sagols (1995)[13],[14].

Une carrière mise à l'arrêt suite à des démêlés judiciaires (1990-2000)Modifier

En 1998, il commence l'écriture d'une comédie musicale originale intitulée L'Ombre d'un géant[15]. Elle raconte l'histoire d'un chanteur disparu qui refait mystérieusement surface sous une autre identité[16]. La première du spectacle a lieu le 12 février 2002 au Théâtre Mogador de Paris avec Rose Laurens, Sophie Delmas et Jonathan Kerr dans les rôles principaux[17]. Les critiques sont mitigées et l'album éponyme se classe seulement 103e dans le hit-parade français[18],[19]. L'Ombre d'un géant s'arrête le 24 mars 2002 au bout de quarante-deux représentations car la société de production de François Valéry est placée en liquidation judiciaire[20]. En effet, la banque de Baecque Beau rejette un chèque de 108 000 euros pour « défaut de provision »[20]. François Valéry juge la banque responsable de sa faillite. Le 26 mars 2004, le tribunal de commerce de Nanterre lui donne raison et condamne l'agence bancaire à verser 50 000 euros au chanteur, mais celui-ci perd son procès en appel en 2005[20],[21]. Deux ans plus tard, il accuse également le Théâtre Mogador et la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) d'être à l'origine des déficits de bénéfices de son spectacle en distribuant trop de places gratuitement[22]. En octobre 2008, le tribunal de grande instance de Paris déboute la demande du chanteur en estimant que sa société de production avait elle aussi envoyé des invitations gratuites[23].

Ces difficultés judiciaires et financières se poursuivent alors que la comédie musicale aurait pu redémarrer au théâtre des Folies Bergère[20]. Les responsables du Pavillon Henri IV, un établissement de restauration où se tiennent les répétitions du spectacle, accusent François Valéry de ne pas avoir réglé le montant des prestations[24]. À l'automne 2002, il est mis en examen pour abus de confiance et escroquerie[25]. En 2006, la justice reconnaît un non-lieu dans cette affaire[21],[24]. Par ailleurs, pendant l'été 2002, Sony Music rompt son contrat avec le chanteur et l'accuse d'avoir falsifié un courrier afin d'utiliser une somme d'argent prêtée par la maison de disque à des fins personnelles[21],[24]. En 2004, le chanteur est à nouveau mis en examen pour faux et usage de faux et abus de biens sociaux[21]. Toutefois, après un non-lieu rendu en 2006, la cour d'appel de Versailles estime en 2008 que la plainte déposée par Sony a causé du tort à François Valéry et condamne la maison de disque à lui verser un préjudice financier[21],[24]. Au cours de cette période, le chanteur a été contraint de mettre sa carrière entre parenthèse et a rencontré une période dépression[20].

Un come-back musical réussi (2000-2010)Modifier

 
François Valéry revient sur scène à partir de la fin des années 2000. Ci-dessus, il se produit dans les Alpes-Maritimes en 2019.

À la fin des années 2000, il parvient à faire un retour remarqué sur scène. Après une prestation en septembre 2007 dans l'émission de divertissement Les Années bonheur présentée par Patrick Sébastien[26], il participe en 2013 à la huitième tournée Âge tendre et têtes de bois rendant hommage aux chanteurs des années 1960 et 1970 comme Dave ou Jean-Jacques Debout[27]. L'année suivante, il sort un nouvel album intitulé Je suis venu te dire, son premier en dix-sept ans depuis Qu'est-ce qu'on est con[28],[29]. Il parvient à atteindre la 82e place du hit-parade français, notamment grâce au single Nos DJ font danser le monde (j'avais oublié)[30],[31]. Lors d'un entretien avec Bernard Montiel, il revient sur ce retour réussi : « Il y a une popularité qui est toujours là, les gens m'aiment bien, j'ai eu des titres qui ont marqué au moins deux ou trois générations donc ce qui est important c'est de passer un message, dire aux gens que la vie c'est surtout une bouteille à moitié pleine et non pas à moitié vide. Je ne vais pas me plaindre quand tu vois les problèmes que d'autres gens peuvent avoir. J'ai été gâté et je le suis encore[29]. » En 2019, il entame une série de concert dans toute la France[3].

Au cours de sa carrière, François Valéry a vendu environ 35 millions de disques et s'est produit plus de 1 500 fois en concert[32].

Vie privéeModifier

François Valéry a été marié avec l'actrice Nicole Calfan de 1986 à 1993[11],[33]. Ils ont eu ensemble deux enfants : Jérémy, né en 1986, et Michael, né en 1990. Le premier est devenu réalisateur et le second DJ[34],[35]. François Valéry a ensuite vécu une courte relation amoureuse avec Lova Moor, ancienne danseuse au Crazy Horse[11].

DiscographieModifier

AlbumsModifier

SinglesModifier

  • 1973 : Et puis c'est tout (sous le pseudonyme de Claude Larra)
  • 1974 : Une chanson d'été
  • 1974 : Le Prince d'amour
  • 1975 : Toutes les chansons d'amour sont tristes
  • 1975 : Lady Music
  • 1976 : Dormir avec toi
  • 1976 : Qu'est-ce qu'on a dansé sur cette chanson
  • 1977 : La Vieille musique
  • 1977 : Dînons ce soir en amoureux
  • 1978 : Laisse tomber
  • 1978 : La Loi d'amour
  • 1979 : Chanteur pour fille de 16 ans
  • 1979 : Disco Brasilia
  • 1979 : Tu as gagné je t'aime
  • 1980 : Chez Lola
  • 1980 : Emmanuelle
  • 1980 : Symphonie pour cœur blessé
  • 1981 : Chanson d'adieu
  • 1981 : Dream in Blue (en duo avec Sophie Marceau)
  • 1982 : Stars, le samedi soir
  • 1982 : Oran, juin 62
  • 1982 : Comme une poupée
  • 1983 : Joy (bande originale du film éponyme)
  • 1983 : Elle était venue du Colorado
  • 1983 : Elle danse, Marie
  • 1984 : Mon pote le DJ
  • 1984 : Et Dieu créa le rock
  • 1985 : La Femme qui danse
  • 1985 : Joy and Joan (bande originale du film éponyme)
  • 1985 : Il voit la musique
  • 1986 : Comme Jimmy Dean
  • 1987 : Je sais que tu vis
  • 1987 : Putain d'envie de vivre
  • 1988 : Liban (chanson caritative)
  • 1988 : Esclave de la musique
  • 1989 : Aimons-nous vivants
  • 1989 : C'est pas possible
  • 1989 : C'est la même chanson
  • 1989 : Pour toi Arménie (chanson caritative écrite par Charles Aznavour)
  • 1990 : J'aime l'amour avec toi
  • 1991 : Qu'est-ce que je t'aime
  • 1991 : Tout est écrit
  • 1992 : Changer de vie
  • 1992 : Loin d'être un saint
  • 1994 : Il est revenu le soleil
  • 1996 : Cuba Cuba
  • 1996 : Que la musique nous éclaire
  • 1997 : Qu'est ce qu'on est con
  • 1998 : Au nom de toi
  • 1998 : Carmen
  • 1999 : Tout ce que j'aime
  • 2003 : Standing Ovation (hymne officiel du XV de France)
  • 2005 : Jouez Gitans
  • 2014 : Nos DJ font danser le monde (j'avais oublié)

RéférencesModifier

  1. François Valéry. Interview par Thierry Ardisson. Lunettes noires pour nuits blanches. Antenne 2. 14 janvier 1989. (Interview). (consulté le 4 août 2019).
  2. a et b « François Valéry – Biographie », sur Melody (consulté le 4 août 2019).
  3. a b et c Alexandre Carini, « François Valéry : "J'étais ringard, je suis devenu culte !" », Nice-Matin, no 20 629,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  4. Thierry Cadet, « François Valéry revient avec son pote… le DJ ! », sur Melody, (consulté le 4 août 2019).
  5. a et b « François Valéry », sur G-Prod (consulté le 4 août 2019).
  6. Sophie Marceau & François Valéry. Interview par Yves Mourousi. Journal de 13 heures. TF1. 26 décembre 1981. (Interview). (consulté le 4 août 2019).
  7. J.-C. C., « François Valéry, un chanteur qui aime le pays », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 5 août 2019).
  8. « Lescharts.com – François Valéry – Aimons-nous vivants », sur SNEP. Hung Medien (consulté le 4 août 2019).
  9. « Lescharts.com – François Valéry – C'est la même chanson », sur SNEP. Hung Medien (consulté le 7 août 2019).
  10. François Valéry. Interview par Michel Pruvot. Âge tendre. Wéo, la télé Hauts-de-France. 13 juin 2013. (Interview). (consulté le 4 août 2019).
  11. a b et c Benjamin D'Alguerre, « François Valéry », sur L'Olympia, (consulté le 5 août 2019).
  12. Thierry Cadet, « Vos tubes d'été : François Valéry – Aimons-nous vivants (1989) », sur Melody, (consulté le 7 août 2019).
  13. « François Valéry », sur Unifrance (consulté le 4 août 2019).
  14. (en) « François Valéry », sur Internet Movie Database (consulté le 4 août 2019).
  15. Benjamin Locoge, « François Valéry est encore vivant. », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  16. B. C., « Une comédie musicale qui démarre dans l'indifférence », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  17. Thierry Quinson, « L'Ombre d'un géant », Regard en Coulisse,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  18. Julien Baldacchino, « Comment rater sa comédie musicale en quatre leçons », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  19. « Lescharts.com – François Valéry – L'Ombre d'un géant », sur SNEP. Hung Medien (consulté le 4 août 2019).
  20. a b c d et e Christophe Dubois, « François Valéry accuse sa banque de l'avoir ruiné », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  21. a b c d et e AFP, « Victoire judiciaire de François Valéry dans le fiasco de sa comédie musicale », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  22. Julien Dumond et François Vignolle, « François Valéry attaque le Théâtre Mogador », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  23. AFP, « François Valéry perd son procès contre la société des auteurs et compositeurs », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  24. a b c et d Christophe Dubois et Julien Dumond, « François Valéry blanchi », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  25. « François Valéry mis en examen », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  26. « Les Années bonheur », France 2, 8 septembre 2007 [présentation en ligne].
  27. François Valéry. Interview par Nathalie Milion. Cette année-là. France Bleu Sud Lorraine. 8 mars 2013. (Interview). (consulté le 4 août 2019).
  28. « François Valéry : son surprenant come-back », sur PurePeople, (consulté le 4 août 2019).
  29. a et b François Valéry. Interview par Bernard Montiel. M comme Montiel. MFM Radio. 26 avril 2014. (Interview). (consulté le 4 août 2019).
  30. « Lescharts.com – François Valéry – Je suis venu te dire », sur SNEP. Hung Medien (consulté le 4 août 2019).
  31. Audrey Kucinskas, « François Valéry revient avec un titre électro : kitschissime ou come-back génial ? », Le Plus de L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 4 août 2019).
  32. François Valéry. Interview par Julien Mielcarek. On ne parle que de ça. Le Figaro. 19 février 2014. (Interview). (consulté le 4 août 2019).
  33. « Nicole Calfan – Biographie », sur Gala (consulté le 8 août 2019).
  34. « Nicole Calfan confesse Delon », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2019).
  35. « Nicole Calfan et Alain Delon : "Entre Alain et moi, c'est de l'amour-respect" », PurePeople,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2019).

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