Philippe Clair

comédien, réalisateur, scénariste et parolier
Philippe Clair
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Philippe Clair en 2013.
Nom de naissance Prosper Bensoussan
Naissance (90 ans)
Ahfir, Protectorat du Maroc
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Réalisateur
Acteur
Humoriste
Films notables Plus beau que moi, tu meurs

Philippe Clair, de son vrai nom Prosper Bensoussan, né le à Ahfir (Maroc), est un acteur et réalisateur français.

BiographieModifier

Il s’établit à Paris dans les années 1950 pour étudier la comédie au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris.

Il remporte le prix Bernstein et École des Vedettes décernés aux meilleurs jeunes comédiens de Paris. Il débute sur les planches et à la télévision avec de grands metteurs en scène (L'Affaire des poisons avec Raymond Rouleau, Une femme libre de Armand Salacrou avec Danielle Delorme, Les Îles fortunées de Simon Gantillon, etc.) avant de monter lui-même ses propres spectacles où il fait découvrir en France l'humour judéo-arabe et pied noir : Purée de nous z'otres, La Parodie du Cid (Le Cid à Bel Oued) d'Edmond Brua classique pied noir, De Bab el Oued à l'Elysée sont des triomphes comiques, encensés par la critique[réf. nécessaire]. Il se spécialise alors dans l’interprétation et l'écriture de pièces et sketches comiques. Un certain nombre de ses sketches sont d’ailleurs édités sous formes de disques et pulvérisent des records de vente chez Barclay[réf. nécessaire] : De Bab el Oued à l'Elysée, David et de Goliath, Israël embargoment immédiat, Ma belle-mère, Tata Julie, Surboumédienne, etc.

En 1965, il réalise son premier film : Déclic et des claques avec Annie Girardot, mésaventures comiques de jeunes pied-noirs à Paris. Il poursuit son activité de chansonnier : en 1967, le disque de son sketch satirique sur la guerre des Six Jours, Rien Nasser de courir, est interdit par la censure, du fait de sa tonalité politique, en porte-à-faux avec la position du gouvernement français.

Dans les années 1970, Philippe Clair intensifie son activité de cinéaste et devient le grand spécialiste de la comédie populaire, qu’il agrémente de son humour pied-noir. La plupart de ses films sont des succès commerciaux, bien que souvent descendus par la critique du fait de leur vulgarité et du cabotinage des acteurs.

Il fait débuter les Charlots dans La Grande Java, Richard Anconina dans Comment se faire réformer et dirige Aldo Maccione dans La Grande Maffia, Plus beau que moi, tu meurs et Tais-toi quand tu parles. Il réalise aussi d'autres films tels que Le Führer en folie, qui met en scène Henri Tisot dans le rôle d'Adolf Hitler et Alice Sapritch dans celui d'Eva Braun. En 1984, il réussit le plus beau coup de sa carrière en engageant Jerry Lewis dans son film Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir.

Dans les années 1980, la comédie populaire à la française qu'il incarne, décline, du fait notamment de l’évolution des goûts du public (Les Bronzés) et Philippe Clair cesse de tourner après un dernier film en 1989. L'humour judéo-pied-noir rejaillit une dizaine d'années plus tard avec La Vérité si je mens ! que le critique Louis Skorecki du quotidien Libération voit comme un remake de son premier film Déclic et des claques. Quoi qu'il en soit, Philippe Clair reste le symbole d'un certain humour populaire dit « à la française » et du « cinéma du samedi soir ».

En 2013, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau signe en compagnie de Philippe Clair lui-même un portrait documentaire intitulé Plus drôle que lui, tu meurs[1]. Ce film, d'une durée de 52 minutes, permet de redécouvrir l'intégralité de sa carrière, en évoquant ses succès, ses échecs mais aussi sa vision de la comédie.

En 2014, Philippe Clair publie ses mémoires, qu'il titre Quel métier étrange ! aux éditions Grrr... Art[2],[3].

En 2017, il fait partie de la distribution du documentaire Les Magnifiques de Mathieu Alterman et Yves Azéroual, qui met en lumière l'histoire de sept jeunes gens (lui-même, Norbert Saada, Régis et Charles Talar, Charley Marouani, Enrico Macias et Robert Castel) partis d'Afrique du Nord à vingt ans et qui ont révolutionné la pop-culture française des années 1960 à 1980[4],[5],[6],[7].

En 2018, Philippe Clair publie un nouveau livre, Authentique mais vrai ! une série d'entretiens menés par le journaliste Gilles Botineau et qui décortiquent l'ensemble de son oeuvre cinématographique (Christian Navarro éditions)[8].

En 2019, il revient sur sa carrière dans un entretien pour le site Culture aux Trousses[9].

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

ActeurModifier

Au cinémaModifier

À la télévisionModifier

ThéâtreModifier

Mise en scèneModifier

PublicationsModifier

  • 2014 : Quel métier étrange ! (autobiographie, Grrr... Art éditions)
  • 2018 : Authentique mais vrai ! (entretien avec Gilles Botineau, Christian Navarro éditions)

Notes et référencesModifier

  1. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221107.html
  2. « Autobiographie de Philippe Clair »
  3. Stéphane Delorme, Cahiers du cinéma. no 706, décembre 2014, p. 86
  4. Rich Tenorio, « Le fabuleux destin de 5 talents relaté dans un film « magnifique » », sur fr.timesofisrael.com, (consulté le 27 octobre 2019)
  5. Telestar.fr, « Les magnifiques Documentaire 2017 - Télé Star », sur www.telestar.fr (consulté le 30 mai 2020)
  6. « Caméra Subjective | Les Magnifiques », Paris Première, (consulté le 30 mai 2020)
  7. Alain Granat, « L'interview Jewpop de Mathieu Alterman pour son film "Les Magnifiques" », sur Jewpop, (consulté le 30 mai 2020)
  8. « Site officiel Editions Christian Navarro - Des livres à vivre ! », sur christian-navarro.com (consulté le 30 août 2018)
  9. https://cultureauxtrousses.com/2019/12/29/rencontre-avec-philippe-clair/
  10. Cf. Bases de données de l'Association de la Régie Théâtrale consultation du 31 mai 2010.

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