Philippe Clair

comédien, réalisateur, scénariste et parolier

Prosper Charles Bensoussan, dit Philippe Clair, est un acteur et réalisateur français né le à Martimprey-du-Kiss (aujourd'hui Ahfir) au Maroc et mort le à Courbevoie[1].

Philippe Clair
Image dans Infobox.
Philippe Clair par Gilles Botineau (2015)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
CourbevoieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Prosper BensoussanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Enfant
Autres informations
Films notables

BiographieModifier

Philippe Clair s’établit à Paris dans les années 1950 pour étudier la comédie au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris.

Il débute sur les planches ainsi qu'à la télévision aux côtés de grands noms (L'Affaire des poisons avec Raymond Rouleau, Une femme libre de Armand Salacrou avec Danielle Delorme, Les Îsles fortunées de Simon Gantillon, etc.) avant de monter lui-même ses propres spectacles où il met en avant un humour judéo-arabe jusqu'ici méconnu en France : Purée de nous z'otres, La Parodie du Cid d'Edmond Brua, De Bab el Oued à l'Elysée.

En 1965, il réalise son premier film : Déclic et des claques avec Annie Girardot, ou les mésaventures de jeunes pieds-noirs débarquant à Paris. Il poursuit son activité de chansonnier: en 1967, un disque évoquant la guerre des Six Jours, Rien Nasser de courir[2], est interdit par la censure[3] du fait de sa tonalité politique, en porte-à-faux avec la position du gouvernement français[réf. nécessaire].

Dans les années 1970, Philippe Clair intensifie son activité de cinéaste et devient un des grands spécialistes de la comédie populaire franchouillarde, qu’il inonde de son humour pied-noir. La plupart de ses films sont des succès commerciaux, tout en étant malmenés par la critique.

Il fait notamment débuter les Charlots dans La Grande Java, Richard Anconina dans Comment se faire réformer et dirige Aldo Maccione dans La Grande Maffia, Tais-toi quand tu parles et Plus beau que moi, tu meurs. On lui doit aussi Le Führer en folie, avec Henri Tisot dans le rôle d'Adolf Hitler et Alice Sapritch dans celui d'Eva Braun.

Mais c'est en 1984 qu'il réussit le plus beau coup de sa carrière, en engageant Jerry Lewis dans son film Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir.

Dans les années 1980, son succès décline, en partie du fait de l'arrivée d'une nouvelle vague de comiques (celle du café-théâtre, notamment représentée par les membres du Splendid), et Philippe Clair met un terme à sa carrière en 1989 après un ultime long-métrage.

L'humour judéo-pied-noir rejaillit une dizaine d'années plus tard avec La Vérité si je mens ! de Thomas Gilou, que le critique Louis Skorecki du quotidien Libération voit comme un remake de son premier film Déclic et des claques.

En 2013, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau signe en compagnie de Philippe Clair lui-même un portrait documentaire intitulé Plus drôle que lui, tu meurs[4]. Ce film, d'une durée de 52 minutes, permet de redécouvrir l'intégralité de sa carrière, en évoquant ses succès, ses échecs mais aussi sa vision de la comédie.

En 2014, Philippe Clair publie ses mémoires, qu'il titre Quel métier étrange ! aux éditions Grrr... Art[5],[6].

En 2017, il fait partie de la distribution du documentaire Les Magnifiques de Mathieu Alterman et Yves Azéroual, qui met en lumière l'histoire de sept jeunes gens (lui-même, Norbert Saada, Régis et Charles Talar, Charley Marouani, Enrico Macias et Robert Castel) partis d'Afrique du Nord à vingt ans et qui ont révolutionné la pop-culture française des années 1960 à 1980[7],[8],[9],[10].

En 2019, il revient sur sa carrière dans un entretien pour le site Culture aux Trousses[11].

Philippe Clair meurt le à l’âge de 90 ans[12].

Le 31 mars 2021, l’éditeur Christian Navarro publie Authentique mais vrai, une série d'entretiens avec Philippe Clair menés par le journaliste Gilles Botineau, qui décortiquent l'ensemble de son œuvre cinématographique[13].

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

ActeurModifier

Au cinémaModifier

À la télévisionModifier

ThéâtreModifier

PublicationsModifier

  • 2014 : Quel métier étrange ! (autobiographie, Grrr... Art éditions)
  • 2021 : Authentique mais vrai ! (entretien avec Gilles Botineau, Christian Navarro éditions)

Notes et référencesModifier

  1. « Fichier des personnes décédées (Décès) - data.gouv.fr », sur www.data.gouv.fr (consulté le )
  2. http://www.encyclopedisque.fr/disque/4245.html / consulter le 30 novembre 2020.
  3. « Philippe Clair, qui fit tourner les Charlots et Aldo Maccione, est mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Voir sur allocine.fr.
  5. « Autobiographie de Philippe Clair ».
  6. Stéphane Delorme, Cahiers du cinéma. no 706, décembre 2014, p. 86.
  7. Rich Tenorio, « Le fabuleux destin de 5 talents relaté dans un film « magnifique » », sur fr.timesofisrael.com, (consulté le ).
  8. Telestar.fr, « Les magnifiques Documentaire 2017 - Télé Star », sur www.telestar.fr (consulté le ).
  9. « Caméra Subjective | Les Magnifiques », Paris Première, (consulté le ).
  10. Alain Granat, « L'interview Jewpop de Mathieu Alterman pour son film "Les Magnifiques" », sur Jewpop, (consulté le ).
  11. « Rencontre avec : Philippe Clair », sur Culture aux trousses, (consulté le ).
  12. « Mort de Philippe Clair, le réalisateur de comédies populaires », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Site officiel Editions Christian Navarro - Des livres à vivre ! », sur christian-navarro.com (consulté le ).

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :