Sivry-Ante

commune française du département de la Marne

Sivry-Ante
Sivry-Ante
Église d'Ante.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Champenoise
Maire
Mandat
Bruno Bortolomiol
2020-2026
Code postal 51800
Code commune 51537
Démographie
Population
municipale
181 hab. (2018 en diminution de 0,55 % par rapport à 2013)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 03″ nord, 4° 52′ 11″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 192 m
Superficie 21,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sainte-Menehould
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Argonne Suippe et Vesle
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Sivry-Ante

Sivry-Ante est une commune française, située dans l'Argonne dans le département de la Marne en région Grand Est. La commune compte deux villages : Ante et Sivry.

GéographieModifier

La commune possède trois petites enclaves situées à la frontière des communes du Vieil-Dampierre et le Chemin, sur la rive gauche de l'Aisne48° 59′ 30,35″ N, 4° 58′ 32,49″ E, 48° 59′ 15,85″ N, 4° 58′ 33,72″ E et 48° 59′ 09,47″ N, 4° 58′ 25,23″ E respectivement).

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Sivry-Ante est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,8 %), forêts (22,4 %), prairies (8,4 %), eaux continentales[Note 3] (3 %), zones urbanisées (1,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

HistoireModifier

Le 25 août 1870, durant la guerre franco-allemande, a lieu l'affaire de Sivry-Ante. En s'avançant de Metz sur Paris, les Allemands rencontrent, le , à Sivry-sur-Ante, un millier de gardes mobiles du 4e bataillon de la garde nationale mobile de la Marne qui, à l'approche de l'ennemi, avaient été dirigés de Vitry-le-François sur Sainte-Menehould. Après leur avoir envoyé quelques obus, une fraction de la 6e division de cavalerie prussienne les charge. Un grand nombre de mobiles sont sabrés ou tués à coups de lance, et les autres faits prisonniers. Désarmés et emmenés en captivité,ils traversent le village de Passavant lorsque l'un d'eux quitte les rangs pour aller se désaltérer au ruisseau du chemin. Un soldat de l'escorte tire sur lui, et les Prussiens, se croyant attaqués, chargent impitoyablement les infortunés mobiles. Une reconnaissance de cavalerie fait feu sur eux, puis, l'infanterie cantonnée dans le village se mêle à cette attaque, et bientôt les deux côtés de la route sont jonchés de blessés et de cadavres. 32 prisonniers sont tués 92 mutilés, et plusieurs vont périr misérablement et sans secours dans les champs où ils veulent se cacher. Dix mois après cette scène sanglante, on retrouve ainsi dans les bois de Passavant où il s'était caché, soutenus par les grosses branches d'un chêne, les restes d'un mobile que l'on peut encore reconnaître.Trop grièvement blessé, il n'avait pu redescendre[8],[9].

En 1967, les communes de Ante et de Sivry-sur-Ante fusionnent pour donner la commune actuelle d'Ante.

Politique et administrationModifier

Par décret du , l'arrondissement de Sainte-Menehould est supprimée et la commune est intégrée le à l'arrondissement de Châlons-en-Champagne[10].

IntercommunalitéModifier

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Givry-en-Argonne, est membre, depuis le , de la CC de l'Argonne Champenoise.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [11], cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au , de :

Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création[12].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1837 1840 Nicolas Dommanget    
1840 1865 Pierre François Caquot    
1865 1871 Louis Théodore Dommanget    
Les données manquantes sont à compléter.
1979 2014[13] Michel Schellaert   Président de la CC de la Région de Givry-en-Argonne ( → 2013)
2014[14],[15] En cours
(au 21 juillet 2014)
Buno Bortolomiol    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 181 habitants[Note 4], en diminution de 0,55 % par rapport à 2013 (Marne : −0,45 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
252246232275301348343338366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
335353362376333345358331330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309311287243239243209214202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
151205177176177187188186180
2018 - - - - - - - -
181--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

  • Il existait le château de Boncourt où est né Chamisso.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Louis Paul Rollin, La guerre dans l'ouest : campagne de 1870-1871, vol. 2, Plon, (lire en ligne), p. 9-11.
  9. État nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués ou blessés dans la première partie de la campagne (du 25 juillet au 29 octobre 1870) guerre de 1870-1871 par Aristide Martinien page 95
  10. Décret no 2017-453 du 29 mars 2017 portant suppression de l'arrondissement de Sainte-Menehould (département de la Marne), publié au JORF du .
  11. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  12. « Arrêté préfectoral du 3 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, de la Communauté de communes de la région de Givry- en-Argonne et de la Communauté de communes de la région de Sainte-Ménehould en y incluant les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 bis,‎ , p. 16-24 (lire en ligne [PDF]).
  13. « Sivry-Ante: Michel Schellaert passe la main : Le maire de Sivry-Ante, et ancien président de la communauté de communes de Givry-en-Argonne, ne briguera pas un nouveau mandat », L'Union,‎ (lire en ligne).
  14. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  15. « Un maire bien estimé à Sivry-Ante : Sivry et Ante sont deux villages où il fait bon vivre. L’ambiance y est agréable. Les habitants s’entendent bien et estiment Bruno Bortolomiol, le nouveau maire qu’ils connaissaient depuis des années », L'Union,‎ (lire en ligne).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externesModifier

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