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Finale de la Coupe du monde de football de 1982

Italie - RFA
Image illustrative de l’article Finale de la Coupe du monde de football de 1982
Contexte
Compétition Coupe du monde 1982
Date
Stade Stade Santiago Bernabéu
Lieu Madrid, Espagne
Affluence 90 000 spectateurs
Résultat
Italie Drapeau : Italie 3-1 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l’Ouest
Mi-temps 0-0 0
Acteurs majeurs
Buteur(s) Drapeau : Italie Italie : Rossi, Tardelli, Altobelli
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l’Ouest : Breitner

La finale de la Coupe du monde de football 1982 voit s'affronter l'équipe d'Italie contre celle de RFA. Les Italiens remportent la douzième édition de la Coupe du monde sur un score de 3-1 .

Sommaire

Avant-finaleModifier

L'Italie, futur vainqueur, ne gagne aucun match. Elle fait trois matchs nuls, comme le Cameroun, nouveau venu de la compétition, mais le devance car elle a marqué plus de buts.La Pologne et l'Italie se qualifient pour le second tour, avant de se retrouver en demi-finale. L'Algérie, nouvelle venue, bat la RFA, future finaliste, sur le score de 2-1. Le reste des matchs du groupe donne ceci : une victoire et une défaite pour l'Algérie, deux victoires pour l'Autriche et une victoire allemande. Il reste le match RFA-Autriche à jouer. Si les Allemands gagnent de très peu, les deux équipes germaniques sont qualifiés aux dépens de l'Algérie, et c'est ce qui se produit : victoire 1-0 des Allemands lors d'un match quasi-muet, les deux équipes se contentèrent de passes inoffensives jusqu’à la fin de la partie. Devant un public médusé, ce spectacle de non-jeu entre deux nations sœurs fut retransmis sur les télévisions du monde entier. Cela donna lieu à de violentes polémiques et le match fut baptisé « match de la honte ». C'est depuis ce match qu'il a été décidé que les derniers matchs de poule d'un même groupe se jouent simultanément.

L'Allemagne fait match nul contre l'Angleterre et bat l'Espagne, l'Allemagne se qualifie trois ou quatre jours avant les autres demi-finalistes, ce qui aura une incidence sur la fatigue. L'Italie bat l'Argentine et le Brésil et se qualifie.

En demi-finale l'Italie retrouve la Pologne, affaiblie par la suspension de son leader, Z. Boniek, en demi-finale, et cette fois-ci sort vainqueur par 2 buts à 0. L'Allemagne accède à la quatrième finale de son histoire en battant la France aux tirs au but lors d'un match épique qui s'est déroulé à Séville. Les Allemands ouvrent le score par Pierre Littbarski puis Michel Platini égalise. À la 57e minute, Schumacher, le gardien allemand, sort au-devant de Patrick Battiston et vient heurter de plein fouet le Français le blessant très gravement. Étant devant l'agression, Corver, pas plus que son assistant Geller, n'interviennent pour sanctionner cette agression. Au lieu de donner un carton rouge à Schumacher et un coup-franc pour la France, il siffle la remise en jeu pour la RFA. Cette décision est régulièrement citée comme une des pires décisions arbitrales jamais prises[1]. Le Stéphanois perd trois dents sur le coup[2]. Les Français ne se laissent pas abattre et repartent à l’attaque durant toute la seconde mi-temps. Ils tirent sur la transversale à l’ultime minute. Mais le score reste nul et entraîne une prolongation. Dès la 92e minute, Marius Trésor, sur reprise de volée, marque, suivi six minutes plus tard par Alain Giresse d’une frappe à l’extérieur de la surface (98e). À 3-1 avec vingt minutes à jouer, les spectateurs pensent que les Français tiennent leur finale. Mais Karl-Heinz Rummenigge, annoncé comme blessé au début du match qui venait d’entrer sur le terrain, réduit immédiatement l’écart (102e). Son but est entaché de deux fautes allemandes au début de la contre-attaque. Dès lors, la tendance s’inverse, les Allemands poussent et Klaus Fischer, d’un somptueux retourné acrobatique, égalise (108e). Plus rien ne sera marqué. Au bout de 120 minutes, le score est de 3-3, et la première séance de tirs au but de l’histoire de la Coupe du monde voit la qualification allemande après le tir raté de Maxime Bossis. Ce match restera dans les annales, tant du côté français que du côté allemand.

FinaleModifier

Résumé du matchModifier

La finale se joue au Stade Santiago Bernabéu devant 90 000 spectateurs.

Après une première mi-temps sans but au cours de laquelle Antonio Cabrini a manqué un penalty, Paolo Rossi marque le premier but du match à la 56e minute. Marco Tardelli a ensuite marqué un but de la limite de la surface de réparation avant qu'Alessandro Altobelli ne conclue une contre-attaque de l'ailier Bruno Conti, pour le but du 3-0. Breitner a marqué pour l'Allemagne à la 83e minute mais l'Italie a tenu pour finalement remporter leur premier titre en Coupe du monde depuis 44 ans, et leur troisième au total avec une victoire 3-1.

Venant après leurs victoires 1934 et 1938, l'Italie atteint le record de titre de champions possédée par le Brésil avec trois titres également. Paolo Rossi a remporté le Soulier d'or décerné au meilleur buteur du tournoi, et le Ballon d'Or comme le meilleur joueur du tournoi (décerné pour la première fois). Le capitaine et gardien de but Dino Zoff à quarante ans est devenu le plus vieux joueur à remporter la Coupe du monde.


Feuille de matchModifier

Italie   3 – 1   Allemagne de l’Ouest Stade Santiago Bernabéu, Madrid
20:00
  Historique des rencontres
(  Gentile) Rossi   57e
(  Scirea) Tardelli   69e
(  Conti) Altobelli   80e
(0 - 0)   83e Breitner Spectateurs : 90 000
Arbitrage :   Arnaldo Cézar Coelho
Rapport
Italie
Allemagne de l'Ouest
1 Dino Zoff (c)
7 Gaetano Scirea
6 Claudio Gentile
5 Fulvio Collovati
3 Giuseppe Bergomi
4 Antonio Cabrini
13 Gabriele Oriali   73e
16 Bruno Conti   31e
14 Marco Tardelli
19 Francesco Graziani   7e
20 Paolo Rossi
Remplaçants:
18 Alessandro Altobelli   7e    89e
15 Franco Causio   89e 
Entraîneur:
Enzo Bearzot
1 Harald Schumacher
15 Uli Stielike   73e
20 Manfred Kaltz
4 Karlheinz Förster
5 Bernd Förster
6 Wolfgang Dremmler   61e   62e
3 Paul Breitner
11 Karl-Heinz Rummenigge (c)   70e
2 Hans-Peter Briegel
7 Pierre Littbarski   88e
8 Klaus Fischer
Remplaçants:
9 Horst Hrubesch   62e 
10 Hansi Müller   70e 
Entraîneur:
Jupp Derwall


Assistants :
  Abraham Klein
  Vojtech Christov

Notes et référencesModifier