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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cornillac.
Clovis Cornillac
Description de cette image, également commentée ci-après
Clovis Cornillac en 2015 au festival du film de Cabourg
Surnom Clo
Naissance (51 ans)
Lyon, Rhône
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession acteur, réalisateur
Films notables Brice de Nice
Les Chevaliers du ciel
Séries notables Chefs

Clovis Cornillac est un acteur et réalisateur français, né le à Lyon[1]. Il est le fils des comédiens Myriam Boyer et Roger Cornillac, et le demi-frère d'Arny Berry, comédien, metteur en scène et auteur de théâtre[2].

BiographieModifier

JeunesseModifier

Fils du metteur en scène Roger Cornillac et de l’actrice Myriam Boyer, il est le demi-frère du metteur en scène Arny Berry et le frère d’Élisa Cornillac, administratrice de théâtre[2],[3],[4].

CarrièreModifier

Clovis Cornillac commence sa carrière à l'âge de treize ans, en tournant avec sa mère dans un feuilleton en quatre épisodes diffusé à la télévision en mars 1982 : "L'enfance de Pierrot ". À l'âge de quatorze ans, il quitte la maison familiale pour apprendre le théâtre. Il commence par faire du théâtre de rue, énormément de théâtre subventionné et passe des castings[5]. Il prend également des cours de chant.

Clovis Cornillac débute au cinéma en 1985 dans Hors-la-loi, de Robin Davis où il a un des rôles principaux de jeune délinquant. À la suite de ce film, Dominique Besnehard, découvreur de talents du cinéma français, l'envoie se présenter à Peter Brook aux Théâtre des Bouffes du Nord. Il y est engagé, pour plusieurs mois, dans la pièce Le Mahâbharata. Par la suite, il enchaîne rôle sur rôle, comme celui d'un héroïnomane dans une épisode de Pause-café pause-tendresse, en compagnie de sa mère Myriam Boyer (qui joue le rôle sa mère dans l'épisode).

Parmi les rôles marquants de Clovis Cornillac, on peut signaler : dans Karnaval de Thomas Vincent, il est le compagnon de Sylvie Testud, pour un rôle qui lui vaudra une nomination pour le César du meilleur espoir masculin 2000, césar qu'il décroche en 2004 pour son rôle de Kevin dans Mensonges et trahisons et plus si affinités de Laurent Tirard, où il campe avec brio un footballeur ; dans le « blockbuster » Brice de Nice, il est Marius Lacaille ; dans la version cinéma des Brigades du tigre, il est le commissaire Paul Valentin (après Jean-Claude Bouillon dans la série). Sans oublier sa prestation dans le film de Jean-Pierre Jeunet Un long dimanche de fiançailles[6].

Clovis Cornillac reprend, après Christian Clavier dans Astérix et Obélix contre César et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, le rôle d'Astérix dans Astérix aux Jeux Olympiques aux côtés d'Obélix/Gérard Depardieu. Le film est considéré comme extrêmement mauvais, bien que la prestation de Cornillac ne soit pas trop mise en cause dans cet échec critique. Il est toutefois remplacé dès le film suivant, Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté, par Édouard Baer[7].

Travailleur acharné, adorant « préparer » ses rôles dans le détail[5], Clovis Cornillac se distingue dans le cinéma français par les énormes changements physiques, apprentissages ou autres qu'il fait volontiers pour ses rôles et les nombreux régimes, entraînements, recherches et autres pratiques extrêmes ou tout simplement très détaillées auxquelles il s'astreint pour y parvenir.

 
Clovis Cornillac le , place de la République à Paris

Lors de la 22e nuit des Molières, le , Clovis Cornillac était président d'honneur, avec la comédienne Barbara Schulz[8].

Le , son premier film en tant que réalisateur intitulé Un peu, beaucoup, aveuglément sort dans 243 salles de cinéma françaises[9],[10].

Il réalise le troisième opus des aventures de Belle et Sébastien pour le cinéma, Belle et Sébastien 3 : Le dernier chapitre, sorti en 2017.

Vie privéeModifier

De 1994 à 2010, Clovis Cornillac a été marié avec l'actrice Caroline Proust, avec laquelle il a eu en 2001 des jumelles, Lily et Alice.

Depuis 2009, il est en couple avec la comédienne Lilou Fogli qu'il épouse le 30 août 2013. Ils ont un enfant, Nino, né le [11].

AutresModifier

  • Dans Le Village sur la colline, diffusé en 1982 à la télévision, où il joue pour la première fois, on retrouve sa mère, Myriam Boyer qui interprète le rôle principal, mais aussi sa grand-mère, Berthe Castoldi, comédienne non professionnelle, laquelle interprète le rôle de Myriam Boyer âgée[12].
  • En octobre 2008, il a inauguré à Lyon, JoFé, son restaurant aux influences méditerranéennes (co-associés avec son ex-beau-frère et son ex-belle-sœur)[14], situé au 3 rue Remparts-d'Ainay, qui a fermé ses portes au printemps 2011[15].

FilmographieModifier

En tant qu’acteurModifier

FilmsModifier

Courts-métragesModifier

TéléfilmsModifier

Séries téléviséesModifier

En tant que réalisateurModifier

DoublageModifier

ThéâtreModifier

Il a joué dans plus d'une cinquantaine de pièces, avec dix-sept ans de théâtre subventionné derrière lui, dont celles citées ci-dessous :

CitationsModifier

À un journaliste du Progrès (Lyon) qui le questionnait sur sa boulimie de rôles, il a répondu : « Ma mère, ma grand-mère m'ont appris qu'on gagnait sa vie en travaillant et que travailler, cela voulait dire se lever le matin et aller bosser. Donc, ça me parait normal d'enchaîner. Ce qui me paraît anormal, c'est de prendre plusieurs mois de repos entre deux films. Moi quand je reste plus de sept jours à ne rien faire, je culpabilise. En plus, j'adore mon métier. »

« Que mes parents aient été dans le métier sans être des vedettes m'a fait gagner dix ans. Je suis né dans le chaos, je savais qu'on ne faisait pas ce métier d'acteur pour la réussite, pour l'argent, mais pour la foi, pour cette grande famille du spectacle dont on parle si volontiers et qui n'existe pas, et je savais aussi qu'il y a plein de gens de qualité à qui on ne donne pas la carte. J'ai déboulé là-dedans sans la moindre naïveté.»

« Le bonheur n'est pas au bout du chemin. Le bonheur, c'est le chemin.» (proverbe tibétain)

Extraits d'un article du journal Libération datant de l'année 2006 :

« Du lion [tatouage à l'emblème de sa ville qu'il a sur le biceps gauche], Cornillac a aussi l'assurance. Il n'a pas peur. « Peut-être parce que je travaille beaucoup. Et que, sur un plateau ou sur une scène, je me sens chez moi.» Il sourit, plante un regard doux gris. « Attention, je n'ai jamais pensé que j'étais un bon acteur. La seule chose que je sais, c'est que je suis à ma place. Donc même si je suis mauvais, je suis un mauvais à sa place. » »

« Pas de cours de théâtre (« On apprend mieux dans le réel »), autodidacte même pour se débarrasser d'un lourd cheveu sur la langue. « J'étais sur le point de jouer Britannicus en zozotant. J'ai réalisé (sic) que ce serait mille personnes à Nanterre en train de se foutre de ma gueule. Donc j'ai passé des nuits à me rééduquer. Seul. »

DistinctionsModifier

 
Clovis Cornillac à la cérémonie des Molières 2014.

RécompensesModifier

NominationsModifier

MédaillesModifier

Notes et référencesModifier

  1. http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=7754.html
  2. a et b « La mère de Clovis Cornillac a dit oui pour la troisième fois », sur www.purepeople.com (consulté le 6 mai 2015).
  3. « Biographie », sur www.gala.fr (consulté le 6 mai 2015).
  4. [PDF]« Le jeune théâtre national », sur www.jeune-theatre-national.com (consulté le 6 mai 2015).
  5. a b et c « Bio Clovis Cornillac », sur www.people.plurielles.fr (consulté le 6 mai 2015).
  6. « Interview Clovis Cornillac », sur www.archive.filmdeculte.com (consulté le 8 mai 2015).
  7. « Edouard Baer est-il le meilleur Astérix au cinéma ? », sur www.linternaute.com (consulté le 8 mai 2015).
  8. « Nuit des molières 2008 », sur www.gala.fr (consulté le 7 mai 2015).
  9. « Pourquoi Clovis Cornillac est passé derrière la caméra », sur www.20minutes.fr (consulté le 6 mai 2015).
  10. « Fiche "Un peu, beaucoup, aveuglément" », sur www.jpbox-office.com (consulté le 6 mai 2015).
  11. « Clovis Cornillac s'est marié à Marseille », sur www.laprovence.com (consulté le 6 mai 2015).
  12. Télé 7 Jours no 1136, 6 mars 1982, pages 40 et 41 : "le propre fils de Myriam, Clovis, treize ans, joue le rôle du petit Laurent. Il représente la troisième génération de comédiens - amateurs ou confirmés - de la famille de Myriam Boyer."
  13. « Interview Clovis Cornillac », sur www.surfacemagazine.fr (consulté le 7 mai 2015).
  14. « Lyon dans les pas de Clovis Cornillac », sur www.madame.lefigaro.fr (consulté le 6 mai 2015).
  15. « Café Mademoiselle : le resto chic et décontracté ! », sur www.olbusinessteam.com (consulté le 6 mai 2015).
  16. a et b « Ordre des Arts et des Lettres », sur www. culture.gouv.fr (consulté le 6 mai 2015).

Liens externesModifier

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