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Cempuis

commune française du département de l'Oise

Cempuis
Cempuis
Église Saint-Nicolas et monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie verte
Maire
Mandat
Jean-François Boursier
2014-2020
Code postal 60210
Code commune 60136
Démographie
Gentilé Cempuisiens, Cempuisiennes
Population
municipale
527 hab. (2016 en augmentation de 10,95 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 33″ nord, 1° 59′ 15″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 198 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

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Cempuis

Cempuis est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

 
Vue aérienne de Cempuis.

LocalisationModifier

Cempuis est un village rural du Plateau picard, jouxtant de Grandvilliers et situé à 27 km au nord-ouest de Beauvais et à 35 km au sud-ouest d'Amiens.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Cempuis
Grandvilliers Sommereux
Halloy  
Thieuloy-Saint-Antoine Grez Le Hamel

Transports et déplacementsModifier

Cempuis est aisément accessible par le tracé initial de l'ex-RN 1 (actuelle RD 901).

La gare la plus proche est la gare de Grandvilliers. La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[1].

HabitatModifier

Logements[2] Nombre en 2015 % en 2015 nombre en 2010 % en 2010
Total 219 100 % 192 100 %
Résidences principales 195 88,9 % 165 85,9 %
→ Dont HLM 1 0,5 % 1 0,5 %
Résidences secondaires et
logements occasionnels
15 6,8 % 15 7,7 %
Logements vacants[Note 1] 9 4,3 % 12 6,4 %
Dont :
→ maisons 215 98,2 % 188 98,1 %
→ appartements 2 0,9 % 2 0,9 %


ToponymieModifier

Le village a été dénommé Cempuis-le-Grand, Sempuis, Chempuis , Cenpuis en 1230 , Centpuits, Centpuis, Chempuy-le-grand, Cenpuiz en 1167, Cenpuy, Cenpuis (Centum Putei en 1140)[3].

La dénomination du village proviendrait des multiples puits d'aération des muches (souterrains refuges) où se cachaient les habitants lors des guerres d'autrefois[4]

HistoireModifier

Selon Louis Graves, « Cempuis appartenait dans le douzième siècle à une famille qui portait le nom du pays. La terre était une des pairies de Pecquigny et un démembrement de celle de Sommereux. Elle fut possédée pendant les quinzième et seizième siècles par la maison Dufay, de l'ordre de Malte, et vint plus tard à la maison de Gouffier[3] ».

Il indiquait « Le patronage de la cure sous le titre de Saint-Nicolas appartenait à l'abbaye de Saint-Lucien, qui fut confirmée dans ce droit et dans la jouissance, des dîmes en 1159, par Thierry, évêque d'Amiens[3] ».

Au milieu du XIXe siècle, le village comptait quatre moulins à vent et les habitants vivaient de l'agriculture et de la fabrication de bas de laine[3].

Politique et administrationModifier

 
La communauté de communes de la Picardie verte dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Grandvilliers[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, qui l'intègre toujours, s'est agrandi, passant de 23 à 101 communes.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté de communes de la Picardie verte, créée fin 1996.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1962   Albert Ladoubart    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jacques Coët[7]    
mars 2014[8] En cours
(au 19 juin 2019)
Jean-François Boursier   Fonctionnaire

Politique de développément durableModifier

En 2019, le maire et le conseil municipal menacent de démissionner si la création d'un parc éolien de deix éoliennes à Sommereux et deux à Cempuis est autorisé, malgré leur avis défavorable et une forte mobilisation des habitants du village lors de l'enquête publique[9]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 527 habitants[Note 2], en augmentation de 10,95 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
622636714662734668623595567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495479454426471402509556589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605622582488593594626453547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
356371363360299383421425499
2016 - - - - - - - -
527--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 16,6 %) ;
  • 47,5 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 18,3 %).
Pyramide des âges à Cempuis en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
3,6 
75 à 89 ans
6,9 
13,0 
60 à 74 ans
11,4 
22,0 
45 à 59 ans
22,8 
22,4 
30 à 44 ans
23,8 
15,7 
15 à 29 ans
14,4 
23,3 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

EnseignementModifier

 
La mairie-école

Les enfants de la commune sont scolarisés par un regroupement pédagogique intercommunal rassemblant Cempuis et Sommereux, avec, en 2016, deux classes dans la première et trois dans la seconde, soit 128 élèves inscrits[15]

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La mare de Cempuis.
 
La rue Principale, au début du XXe siècle.
 
Le monument aux morts.
Article détaillé : Orphelinat de Cempuis.
Elle fut la première école mixte de France, mise en place par Paul Robin, directeur de l'orphelinat de Cempuis de 1880 à 1894.
Son nom exact était le "collège Marcel-Callo". Il a remplacé l'IDGP (institution départementale Gabriel-Prévost) qui appartenait au département de la Seine, aujourd'hui géré par la Ville de Paris aux termes d'un legs de Gabriel Prévost en vue de la création d'une institution laïque pour l’accueil d’orphelins[16]. Cet établissement fondé par Gabriel Prévost a été le premier établissement mixte de France. À son début, dirigée par Paul Robin, il mettait en œuvre une pédagogie révolutionnaire.
La mairie de Paris délégua en 1988 (sous la mandature de Jacques Chirac) la gestion aux Orphelins Apprentis d'Auteuil, aujourd'hui Fondation d'Auteuil, qui y géra la maison Jacques-Callo, établissement à caractère social et éducatif accueillant des élèves en souffrance scolaire et/ou sociale dans le cadre des principes de la Fondation d'Auteuil : "Accueillir, Eduquer, Former, Insérer"[réf. nécessaire], et qui a renoncé à cette gestion au [17].
Depuis sa fermeture, le site de 10 hectares comprenant de nombreux locaux, notamment d'enseignement est inutilisé et nécessiterait de lourds investissements pour l'adapter à de nouveaux usages, tels que, selon le conseiller régional Alexis Mancel, « un lycée d’enseignement général, un campus universitaire[18]… ». Une rumeur a circulé en 2015-2016, selon laquelle la Ville de Paris aurait envisagé d'y aménager un centre d'accueil dans le cadre de la crise migratoire en Europe[17],[19],[16]. La commune a souhaité, sans succès, acquérir une partie des bâtiments (locaux techniques et bâtiment moderne abritant des classes situé au carrefour de la rue Gabriel-Prévost et de la voie communale traversant le domaine), afin d'y loger ses ateliers municipaux, le centre de première intervention des pompiers et des classes[15].
  • Église Saint-Nicolas : Chœur du XIVe siècle, chapelle Renaissance à voûtes et pendentifs. Boiseries du XVIIIe siècle. Christ en bois du XVe siècle[4],[20].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Chapelle Ecce Homo : Construite en 1728, au centre du village[4].
  • Muches (Souterrains-refuges) très fortifiés mais comblés par les éboulements, dont les "100 puits" d'aération seraient à l'origine du nom du village.
  • Puits de Cempuis : La commune compte encore quatre ou cinq puits[4].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Paul Robin, directeur de l'orphelinat Prévost de 1880 à 1894.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. Tableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2015, document mentionné en, liens externes.
  3. a b c et d Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, arrondissement de Beauvais : Extrait de l'Annuaire de 1840, 115 p. (lire en ligne), p. 33-34, disponible sur Gallica.
  4. a b c et d « Fins de travaux sur la toiture : L'église Saint-Nicolas régulièrement entretenue », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3434,‎ , p. 7.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. « Les maires de Cempuis », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 juin 2019).
  7. Le maire sortant a été réélu au terme des élections municipales de 2008. Source : Hebdomadaire Le Réveil du 27 mars 2008
  8. Matthias Schweisguth, « Les maires déjà en place », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 9
  9. « Pétition contre les éoliennes : « Nous ne sommes pas écoutés » : Jean-François Boursier estime que l'Etat ne tient pas compte de l'avis des habitants opposés au projet éolien. Il menace de démissionner de son poste de maire », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3555,‎ , p. 5.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Évolution et structure de la population à Cempuis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  15. a et b « Cempuis ne peut pas acheter pour l’école », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3402,‎ , p. 6.
  16. a et b « Un avenir pour le site : Le domaine Gabriel-Prévost à Cempuis est en quête d’un nouvel avenir. La ville de Paris le vendra si un projet viable est présenté », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3402,‎ , p. 6.
  17. a et b « Cempuis : le village redoute un Sangatte bis », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  18. Matthias Schweisguth, « Cempuis : avenir toujours flou pour Callo : Pour les élus locaux, le conseil régional des Hauts- de- France est l’interlocuteur privilégié pour assurer un avenir à l’ancien orphelinat. Reste à trouver un projet », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3415,‎ , p. 7.
  19. Matthias Schweisguth, « Dix associations pour un centre pour réfugiés », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3398,‎ , p. 6 « Dix associations ont écrit à Anne Hidalgo, maire de Paris, pour l’encourager à accueillir des demandeurs d’asile au domaine Gabriel-Prévost à Cempuis dont la capitale est propriétaire. Envoyée le 31 mars, la lettre n’a pas encore reçu de réponse de la mairie de Paris ».
  20. Dominique Vermand, « Cempuis, église Saint-Nicolas », Diocèse : Amiens, Églises de l'Oise - Art roman et gothique (consulté le 24 juin 2019).