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Celles-sur-Belle

commune française du département des Deux-Sèvres

Celles-sur-Belle
Celles-sur-Belle
L'abbaye royale Notre-Dame.
Blason de Celles-sur-Belle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Celles-sur-Belle
(Bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Mellois en Poitou
Maire
Mandat
Jean-Marie Roy
2019-2020
Code postal 79370
Code commune 79061
Démographie
Gentilé Celloise, Cellois
Population
municipale
3 884 hab. (2016 en augmentation de 3,74 % par rapport à 2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 46″ nord, 0° 12′ 36″ ouest
Altitude Min. 60 m
Max. 162 m
Superficie 37,24 km2
Localisation

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Celles-sur-Belle
Liens
Site web http://www.ville-celles-sur-belle.com

Celles-sur-Belle est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Le , elle prend le statut de commune nouvelle par sa fusion avec Saint-Médard.

Ses habitants sont appelés les Celloises et Cellois[1].

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune se trouve entre Niort et Limoges dans le département des Deux-Sèvres, au sein de la communauté de communes Mellois en Poitou, dont elle est devenue la commune la plus peuplée depuis 2009, devançant Melle. Toutefois le bourg de Celles reste actif avec environ 2 499 habitants, et a gardé notamment depuis la construction de la déviation son aspect de petite ville tranquille.

Elle est située sur l'un des chemins de Compostelle, entre Poitiers et Bordeaux : la via Turonensis.

TransportsModifier

Celles-sur-Belle est située sur l'ancienne route nationale 148 qui reliait Sainte-Hermine à Étagnac en passant par Niort et Limoges. Cette route s'appelle désormais la départementale 948.

HydrographieModifier

Un cours d'eau référencé par le Sandre traverse la commune. Il s'agit de la Belle[2], affluent de la Boutonne.

ToponymieModifier

Appelée d'abord Celles (ou Celle), la commune a pris le nom de Celles-sur-Belle en 1892[3].

HistoireModifier

Une légende nous renseigne que le premier pèlerinage vers Notre-Dame-de-Celles se serait effectué en 507, par le roi Clovis, après sa victoire à la bataille de Vouillé sur les Wisigoths[4]. Notre-Dame-de-Celles était un prieuré de l’abbaye de Lesterps, érigé en abbaye vers 1137 par l'évêque de Poitiers. L'abbaye royale de Celles-sur-Belle suit la règle de Saint Augustin jusqu'en 1651, lorsque l'abbaye est rattachée à la congrégation des génovéfains.

Vers 1460-1477, le roi Louis XI fait reconstruire l'abbaye. Parfois en faisant la déviation, Louis XI effectuait plusieurs pèlerinages vers cette abbaye (9 fois au minimum), notamment le dimanche 22 avril 1470 pour célébrer Pâques[5]. En octobre 1472, par ses lettres patentes, Louis XI autorisa de nouveau plusieurs privilèges, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[6].

L'abbaye est détruite en 1568 par les protestants.

Il faut attendre l'intervention de l'architecte François le Duc dit Toscane pour voir l'église reconstruite à nouveau. Une inscription peinte dans le chœur rappelle les malheurs de l'église : « Constructa sub Ludovico XI Destructa ab Hereticis Anno 1568 Anno 1669 restaurata Le Duc dit Toscane »[7].

Par arrêté préfectoral du 10 novembre 1972 prenant effet au 1er janvier 1973, les communes de Montigné et Verrines-sous-Celles entrent en fusion-association avec Celles-sur-Belle[8].

Le , Saint-Médard fusionne au sein de Celles-sur-Belle, qui prend le statut de commune nouvelle[9],[10]. Les anciennes communes associées de Montigné et Verrines-sous-Celles deviennent des communes déléguées et s'ajoutent à celles de Celles-sur-Belle et de Saint-Médard.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Niort du département des Deux-Sèvres. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Celles-sur-Belle[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 9 à 27 communes.

IntercommunalitéModifier

La commune était le siège de la communauté cantonale de Celles-sur-Belle, une communauté de communes créée fin 1992.

Celle-ci fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Mellois en Poitou, dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs avant la fusion de 2019
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 juin 1995 Pierre Billard[11] UDF Chef d'entreprise industrielle retraité
Conseiller régional de Poitou-Charentes (1985 → 1998)
Vice-président du conseil régional de Poitou-Charentes (1986 → 1998)
Conseiller général du canton de Celles-sur-Belle (1979 → 1998)
Vice-président du conseil général des Deux-Sèvres (1979 → 1998)
juin 1995 décembre 2018 Jean-Marie Roy[12] DVD Masseur-kinésithérapeute
Président de la communauté cantonale de Celles-sur-Belle (2015 → 2016)
Liste des maires de la commune nouvelle
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2019[réf. nécessaire] En cours Jean-Marie Roy DVD Masseur-kinésithérapeute


Politique environnementaleModifier

Distinctions et labelsModifier

En 2017, la commune a été labellisée « trois fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[13].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 3 884 habitants[Note 1], en augmentation de 3,74 % par rapport à 2011 (Deux-Sèvres : +1,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0521 1021 0931 3381 4611 4731 4791 5711 679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7121 5891 5531 4241 6121 6131 5991 6241 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5751 5621 5941 4341 4481 3891 4321 4021 409
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5081 5552 8983 2743 4253 4803 5763 5913 736
2016 - - - - - - - -
3 884--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 1973, les communes de Montigné et Verrines-sous-Celles fusionnent avec Celles-sur-Belle.

En 2019, une nouvelle fusion intervient entre Celles-sur-Belle et Saint-Médard. La population municipale 2018 du nouvel ensemble s'établit à 3 858 habitants, pour une population totale de 3 918 habitants[9].

SportsModifier

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Article détaillé : Handball Club Celles-sur-Belle.

Son club de handball, le HBC Celles-sur-Belle, est très réputé pour son équipe féminine[réf. nécessaire]. En 2006, les Celloises, pour leur 1re saison en Nationale 1 obtiennent le titre de championne de France contre La Crau à Celles-sur-Belle. Devant un public aux anges, les Celloises obtiennent le ticket de la montée en Division 2 Féminine et entrent ainsi dans l’antichambre de l’élite du handball français.

Grâce au soutien des collectivités locales, le HBCC se dote d’une nouvelle salle moderne, dédiée 100 % handball, pouvant accueillir plus de 1 000 personnes.

Dominique Giraud, démissionne en mai 2008 et c’est Frédéric Vignier qui lui succède au poste de président. Milenko Kojic devient alors, entraîneur de l’équipe élite.

Sous l’impulsion de son nouveau président Frédéric Vignier, d’une nouvelle équipe de chefs d’entreprise et de bénévoles, le club se lance un challenge : maintenir et développer un club féminin de haut niveau dans un milieu rural. En 2013, après 7 belles années dans l'antichambre de la Ligue féminine de handball (LFH), l'équipe première est rétrogradée en Nationale 1. L’équipe réserve est en prénationale tout comme l'équipe masculine. Les moins de 18 ans féminine retrouvent le championnat de France.

Les Celloises remontent à la suite de la deuxième saison en Nationale 1 avec Vincent Philippart qui fait son retour au club et se retrouvent en 2015 une nouvelle fois en Division 2 Féminine. Soucieux que ce plaisir ne soit pas qu’éphémère, le club se structure en obtenant le statut VAP (voie d'accession au professionnalisme). Ce statut est essentiel pour accéder en première division : la Ligue Féminine de Handball. La LFH annonce de plus qu'ils sont désireux de créer un championnat à 12 clubs pour 2016/2017, contre seulement 10 jusqu'alors. Les deux premiers clubs VAP en Division 2 monteront et le troisième effectuera un barrage contre le dernier de LFH. Mais surprise pour le HBCC, seuls trois clubs inscrits en Division 2 possèdent ce statut essentiel pour monter en LFH. Le club est alors comblé de pouvoir disputer un match de barrage pour les 40 ans du club contre une équipe de LFH.

Suite aux difficultés rencontrées par un club de LFH, le 3ème club VAP se voit alors ouvrir une porte vers la LFH. A partir de là, une réflexion de grande envergure est lancée et tous les membres actifs du club sont concertés. La décision finale est prise en mars 2016 et c'est un « oui » à l'accession en LFH qui en sort suite à un vote du conseil d'administration du club à l’unanimité.

L'équipe fanion du HBCC a donc évolué en LFH pour la saison 2016/2017, avant d'être rétrogradée en Division 2 a la suite d'une dernière place à l'issue du championnat.

ÉconomieModifier

Celles-sur-Belle accueille plus d'une cinquantaine d'entreprises actives au service de sa population. Artisans, commerçants, services divers, tout est représenté à Celles-sur-Belle.

S'appuyant sur des traditions de savoir-faire, le tissu économique repose, pour l'essentiel, sur un maillage relativement dense de TPE (très petites entreprises) autour de deux plus importantes, du secteur agro-alimentaire (Sèvre-et-Belle et la SOCOPA) qui emploient plus de 400 salariés. Les petites entreprises personnelles, artisanales, industrielles, tertiaires et de services, très dynamiques ont l'avantage d'être plus réactives en cas de crise.

A Celles-sur-Belle, 90 % des entreprises ont moins de 10 salariés.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Abbaye Royale de Celles-sur-Belle[17] du XIIe siècle, située sur le chemin de Jacques de Compostelle.
  • Église du XIIe siècle d'architecture romane, reconstruite plus tard en style gothique.
  • Maison du protestantisme poitevin à Beaussais.
  • Faux menhirs de l'Abbesse : deux rochers naturels , figurant sur la carte IGN au 1/25 000 comme menhirs, et classés,à tort[18], comme monuments historiques depuis 1889[19].

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

  • La talle à teurtous (châtaignier à tout le monde), arbre remarquable. Une talle est un châtaignier greffé pour la production de fruits. Celui-ci a donné son nom au lieu où il se trouve sur le hameau de la Revêtizon. Le tronc principal dont la circonférence dépasse les 7 mètres à une hauteur de 1,80 m est mort depuis plusieurs années ; mais deux drageons qui l'entourent lui ont redonné une nouvelle jeunesse. L'ensemble fait 11,65 m de circonférence à une hauteur de 1 m.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D’azur à cinq fusées d’or accolées en fasce, surmontées de trois oiseaux volants du même rangés en chef.

SourcesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Les gentilés des Deux-Sèvres
  2. La Belle sur le site du sandre
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. http://www.diocese-poitiers.com.fr/annee-2010/septembre-2010/fete-de-la-septembreche
  5. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909
  6. https://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA543 Lettres patentes de Louis XI, Abbaye royale Notre-Dame de Selles, octobre 1472
  7. « Celles-sur-Belle - Abbaye Notre-Dame », Le canton de Celles-sur-Belle : les 1 620 éléments du patrimoine étudiés, Région Poitou-Charentes, inventaire général du patrimoine culturel, 2008-2013 (consulté le 2 février 2019).
  8. Code officiel géographique - Fiche de la commune de Celles-sur-Belle sur le site de l'Insee, consulté le 28 novembre 2010.
  9. a et b « Arrêté préfectoral du 25 octobre 2018 portant création de la commune nouvelle de Celles-sur-Belle » [PDF], Préfecture des Deux-Sèvres, (consulté le 2 février 2019).
  10. « Hier, dix-sept nouvelles communes ont vu le jour », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019).
  11. « Dernier hommage à Pierre Billard », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019) « L'ancien conseiller général s'est éteint mercredi 19 novembre dans sa 93e année. (...) Pierre Billard a été élu conseiller municipal de Celles-sur-Belle en 1965, puis maire de 1971 à 1995. Il a créé avec ses collègues du canton un des tout premiers districts ruraux de France, et présidé aux destinées du Syndicat mixte du Pays Mellois de 1979 à 1991. Conseiller général du canton de Celles-sur-Belle de 1979 à 1998, vice-président du conseil général puis de 1986 à 1998 conseiller régional, 2 evice-président de la Régio ».
  12. « Jean-Marie Roy se représente », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019) « Jean-Marie Roy, maire sortant, 66 ans, se représente sans étiquette avec une liste complète de 27 conseillers dont 15 sortants et 12 jeunes nouveaux ».
  13. « Communes fleuries : de une à quatre fleurs », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2019) « Cinq localités des Deux-Sèvres ont trois fleurs : Airvault, Celles-sur-Belle, Mauléon, Melle et Niort. On recense près de 1.100 communes à trois fleurs dans l’Hexagone ».
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Base Mérimée : Ancienne abbaye royale Notre-Dame
  18. Georges Germond, Inventaire des mégalithes de la France - Deux-Sèvres, Éditions du CNRS, , 286 p. (ISBN 2222024692), p. 61
  19. « Menhirs (trois) », notice no PA00101208, base Mérimée, ministère français de la Culture


Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier