Camille Flammarion

écrivain et astronome français

Nicolas Camille Flammarion, né le à Montigny-le-Roi et mort le à Juvisy-sur-Orge, est un astronome français.

Camille Flammarion
Image dans Infobox.
Portrait photographique de Flammarion par Eugène Pirou en 1883.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
Juvisy-sur-OrgeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Parc Camille-Flammarion (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Nicolas Camille FlammarionVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Séminaire de Langres
Activités
Père
Jules Flammarion (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Françoise Lomon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Berthe Flammarion (d)
Ernest Flammarion
Anne-Marie Flammarion (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Parentèle
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Distinctions
Archives conservées par
Archives de l'École polytechnique fédérale de Zurich (en) (CH-001807-7:Hs 603)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Vie de Copernic et histoire de la découverte du système du monde (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Il fut un membre très actif de maintes sociétés savantes et d’associations pour la vulgarisation des sciences positives. Ses découvertes scientifiques l’ont placé et le maintiennent, encore au XXIe siècle, au premier rang des vulgarisateurs français, en mettant à la portée du grand public les problèmes de l'astronomie, de l’atmosphère terrestre et du climat. Le côté mystique et spirite de certaines de ses œuvres a ajouté à la notoriété de son nom.

BiographieModifier

Jeunesse et étudesModifier

Aîné d’une famille de quatre enfants, dont le cadet, Ernest, fondera la librairie Flammarion et les Éditions Flammarion, Camille grandit dans une famille modeste à Montigny-le-Roi[1]. Ses parents Jules et Françoise Flammarion tiennent un commerce de mercerie. Il est confié à l'abbé Mirbel, curé du village, pour son éducation. Sa passion pour l'astronomie naît le , lorsqu'il observe une éclipse annulaire, sa mère ayant placé un seau d'eau faisant office de miroir[2].

 
Camille Flammarion et sa première épouse, Sylvie Pétiaux.

À la suite de difficultés financières, lorsque Montigny-le-Roi est touchée par une épidémie de choléra, sa famille monte tenter sa chance à Paris, et le destine à l'état ecclésiastique. Elle le laisse en pension au séminaire de Langres en 1853. Il rejoint ses parents à Paris en 1856, où il devient apprenti chez un graveur ciseleur et y apprend notamment le dessin. Son père, employé aux studios Tournachon-Nadar, lui fait découvrir la photographie.

AstronomieModifier

En suivant des cours gratuits du soir pour préparer le baccalauréat, il parvient à terminer ses études en 1858, et à écrire le gros manuscrit de 500 pages d'une Cosmogonie universelle qui sera publié plus tard sous le titre : Le Monde avant l’apparition de l’Homme[3]. Mais il est surmené par la charge de travail qu'il s'impose. Son médecin, le docteur Fournier, percevant la passion de Camille pour l'astronomie, lui trouve une place d'élève astronome à l'Observatoire impérial de Paris, où il est attaché au bureau des calculs et assiste après ses heures de travail le professeur Jean Chacornac aux observations nocturnes.

La Pluralité des mondes habitésModifier

En 1861, après la découverte et la rencontre avec Alan Kardec, il entre à la Société Parisienne des Études Spirites[4] où il se lie avec Victorien Sardou, autre spirite notoire. Les ouvrages de Kardec lui inspirent La Pluralité des mondes habités, publié en 1862, ouvrage qui fait scandale, car il y envisage un monde extraterrestre. À la suite de cette publication, il est congédié par son directeur Urbain Le Verrier, qui lui dit : « Monsieur, vous n’êtes pas savant, mais poète [5]! », mais le directeur du bureau des calculs, Charles-Eugène Delaunay, le réengage pour calculer les éphémérides annuelles de la Lune[6]. Succédant ensuite à l’abbé Moigno, il entre, à la demande de Ferdinand Höfer, à la rédaction de la revue Cosmos[6]:97, où il mène une campagne contre l’administration de Le Verrier[7].

En 1865, il devient rédacteur scientifique du journal Le Siècle[6]:104, et renoue, l’année suivante, avec la tradition d’Arago, en donnant de nombreuses conférences publiques sur l’astronomie populaire[8]. En 1868, il entreprend plusieurs ascensions en ballon afin d'étudier l'état hygrométrique et la direction des courants aériens de l’atmosphère[8]:32. Le , il prononce l'éloge funèbre d'Allan Kardec et affirme : « le spiritisme est une science, pas une religion[9] ».

Sylvie PétiauxModifier

En 1874, il épouse et emmène en ballon pour leur voyage de noces Sylvie Pétiaux avec qui il entretient une liaison depuis plusieurs années[10]. Sylvie, née en 1836 à Valenciennes[11], avait pour sœur, Zélie-Rosalie Pétiaux (1838-1873), chanteuse lyrique, épouse du comte Mikhaïl Illarionovitch Moussine-Pouchkine (1836-1915) et pour nièce, Olga Illarionova Moussine-Pouchkine (1865-1947)[12], violoniste des théâtres impériaux russes qui sera grand-maître d'une loge martiniste en Russie. Flammarion se liera d'ailleurs à Gérard Encausse, dit Papus.

Sylvie partage le même intérêt pour l'astronomie que son mari, c'est à son initiative que le "Prix des Dames", récompensant des services éminents rendus à la Société Astronomique de France, est établi, le prix est décerné pour la première fois à Dorothea Klumpke en 1897[13].

Très féministe, Sylvie fonde l'association pacifiste La paix et le désarmement par les femmes en 1899.

L'Astronomie populaireModifier

En 1876, Flammarion observe le changement des saisons sur les régions sombres de Mars. De 1876 à 1880, il effectue plusieurs vols en aérostat pour étudier les phénomènes atmosphériques et en particulier l’électricité atmosphérique. Avec les bénéfices de L’Assommoir de Zola, Camille et Ernest publient l'impressionnant album L'Astronomie populaire en 1879 qui sera tiré à 130 000 exemplaires entre 1879 et 1924[14].

En 1887, il crée la Société astronomique de France, dont il est le premier président et dont il dirige le bulletin mensuel jusqu'à sa mort, l'Astronomie[9].

Juvisy sur OrgeModifier

 
Camille Flammarion à Juvisy (au milieu des années 1880).

En 1882, un riche admirateur, lui offre une belle propriété à Juvisy-sur-Orge, où il fonde, en 1883, l’observatoire de Juvisy-sur-Orge, il y fait construire une coupole astronomique qu'il dote d'une lunette équatoriale (240 mm de diamètre, 3750 mm de focale) dont il confie la construction à Bardou (optique), Breguet (horlogerie) et Gaussin (mécanique)[15]. Sa bibliothèque privée comprend de très nombreux ouvrages relatifs à l'histoire des sciences. Là, il développe l'astrophotographie avec son adjoint Ferdinand Quénisset. En 1894, il crée dans son jardin une station de radio culture, composée de plusieurs serres de verre coloré, afin d'observer l'influence des radiations solaires sur la croissance des plantes. Les expériences sont menées par l’ingénieur Loisel et par sa femme Sylvie. Il découvre ainsi que la lumière rouge est la plus efficace sans que la température soit un facteur déterminant. Il tire, en 1898, les mêmes conclusions de l'observation des têtards et des vers à soie[16].

En 1889, la renommée du scientifique est telle que la ville de Juvisy baptise la rue Camille Flammarion, en son honneur[17].

MarsModifier

En 1892, il publie La Planète Mars et ses conditions d’habitabilité où il fait des analyses et des observations détaillées de la découverte de Giovanni Schiaparelli que la planète Mars possède des canaux et des mers. Il y inclut toutes les observations connues de la planète effectuées depuis 1636. Influencé par les travaux de William Henry Pickering, il émet même l’hypothèse que la planète "rouge" est peut-être habitée par « une race supérieure à la nôtre[18] ».

Fin de vieModifier

Le , il est fait Officier de la Légion d'honneur pour ses travaux de vulgarisation de l’astronomie[19]. Il était déjà Chevalier depuis le , et sera fait Commandeur, le [20].

En 1914, il se réfugie à Arcachon, puis à Cherbourg. En décembre 1914, il organise, pour le gouvernement, une collecte de jumelles et d'appareils photographiques[17]. Après le conflit, il se consacre davantage aux questions spirites qu'aux sciences. Après la mort de sa première femme emportée par la grippe espagnole, le [21], il épouse, le , son assistante Gabrielle Renaudot (bachelière et auteure de nombreuses communications scientifiques), qu’il connaissait depuis 1893[8]:184.

Camille Flammarion meurt le , dans son cabinet de travail à Juvisy-sur-Orge, terrassé par une crise cardiaque[22]. Il est inhumé dans le parc de l'observatoire de Juvisy-sur-Orge aux côtés de ses deux épouses Sylvie Pétiaux et Gabrielle Renaudot Flammarion.

PostéritéModifier

Son nom, Flammarion, a été donné à un cratère lunaire, en 1935 par l'Union astronomique internationale. Il fut le premier à proposer les noms de Triton, lune de Neptune, et d'Amalthée, lune de Jupiter, noms qui ne furent officiellement adoptés que des décennies plus tard[9]. Son nom est aussi donné à un cratère martien et à l’astéroïde (1021) Flammario.

Œuvre scientifiqueModifier

Camille Flammarion étudie l’impact du soleil sur les plantes[6]:180, ainsi que le cycle solaire. Il démontre que les taches solaires apparaissent au moment où l’activité est à son maximum[6]:83. À l’observatoire de Juvisy-sur-Orge, il embauche Eugène Antoniadi avec qui il étudie la planète Mars et ses « canaux ». Il publie également en 1878 un Catalogue des étoiles doubles et multiples en mouvement relatif certain[23].

OccultismeModifier

 
Buste de Camille Flammarion.

En 1861, Flammarion découvre Le Livre des Esprits d’Allan Kardec, codificateur du spiritisme. Il entre en contact avec Kardec et assiste à de nombreuses séances spirites[24], où il fait la connaissance de Victor Hugo. À partir de 1862, il écrit de nombreux ouvrages sur les communications avec les morts, les maisons hantées. Certains de ses livres, tels que Les Habitants de l’autre monde, sont une profession de foi spirite.

Il fréquente les milieux spirites européens, dont la « British National Association of Spiritualists » et « l’American Brench for Psychical Research » aux États-Unis d’Amérique. En 1869, il rédige et prononce l'éloge funèbre d'Allan Kardec et déclare :« Car, Messieurs, le spiritisme n'est pas une religion, mais c'est une science dont nous connaissons à peine l'a b c. … En quoi consiste le mystère de la vie ? Par quel lien l'âme est-elle attachée à l'organisme ? par quel dénouement s'en échappe-t-elle ? Sous quelle forme et en quelles conditions existe-t-elle après la mort ? Quels souvenirs, quelles affections garde-t-elle ? Ce sont là, Messieurs, autant de problèmes qui sont loin d'être résolus et dont l'ensemble constituera la science psychologique de l'avenir[25],[24]. »

Flammarion s'est lié à plusieurs occultistes de son époque, comme Papus[26], et il a été membre d'honneur de l'Ordre martiniste à ses débuts[27]. Dès 1898, il organise un certain nombre de séances à l’Observatoire de Juvisy avec la médium italienne Eusapia Palladino[28]. En 1923 il est élu président de la Society for Psychical Research de Londres[29].

PublicationsModifier

 
Illustration de L'Atmosphère : description des grands phénomènes de la nature, de Camille Flammarion (1873).
 
Photogravure de la lune parue dans l'ouvrage Les Terres du ciel, 1877.
 
Universum par Camille Flammarion.
Gravure sur bois de Flammarion, Paris, 1888 (Source : Coloris, Heikenwaelder Hugo, Vienne, 1998).
 
Page de garde de Dieu dans la nature (1888).
  • Le Monde avant la création de l'homme ou Le Berceau de l'univers, Schulz et Thuillié (Paris) ; Gustave Havard (Paris) ; C. Muquardt éditeur (Bruxelles), 1857. Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • Les Habitants de l’autre monde ; révélations d’outre-tombe publiées par Camille Flammarion, communications dictées par coups frappés et par l'écriture médiumnique au salon Mont-Thabor, médium mademoiselle Huet, chez Ledoyen, libraire éditeur, Paris. Première série 1862. Seconde série 1863.
  • La Pluralité des mondes habités (1862), ouvrage traduit en plusieurs langues (dans l'édition de 1877 parue chez Didier à Paris le titre est : La Pluralité des mondes habités : étude où l’on expose les conditions d’habitabilité des terres célestes discutées au point de vue de l’astronomie, de la physiologie et de la philosophie naturelle. Cette édition, entre autres gravures, comporte en frontispice, les aspects de la Terre et de Mars. En table des matières : Études historiques, les mondes planétaires, physiologie des êtres, les cieux, l’humanité dans l’univers, appendice.) lire en ligne sur Gallica.
  • Les Mondes imaginaires et les mondes réels, 1864 lire en ligne sur Gallica.
  • Des Forces naturelles inconnues ; à propos des phénomènes produits par les frères Davenport et par les médiums en général, Étude critique par Hermès (pseudonyme de l’auteur), Didier et Cie, Paris 1865 lire en ligne sur Gallica.
  • Les Mondes célestes, 1865.
  • Les Merveilles célestes - Lectures du soir à l'usage de la jeunesse, 1865 lire en ligne sur Gallica Disponible sur IRIS.
  • Les merveilles de la végétation, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles »,
    Écrit sous le pseudonyme de Fulgence Marion.
  • Études et lectures sur l’astronomie (9 volumes, 1866-1880). t. I sur Gallica. t. II sur Gallica.
  • Dieu dans la nature, 1866 lire en ligne sur Gallica.
  • Les ballons et les voyages aériens, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles »,
    Écrit sous le pseudonyme de Fulgence Marion.
  • Les héros du travail, L. Hachette et Cie (Paris), 1867. Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • L'optique, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles »,
    Écrit sous le pseudonyme de Fulgence Marion.
  • Contemplations scientifiques, 1870-1887, 2 séries.
  • L’Atmosphère, 1871.
  • Récits de l’infini, 1872.
  • L'atmosphère, Hachette (Paris), 1872. Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • Histoire du ciel, 1872.
  • Récits de l’infini, Lumen, histoire d’une comète, 1872.
  • Dans l’infini, 1872.
  • Vie de Copernic et histoire de la découverte du système du monde, Paris, Hachette, , 248 p., 1 vol. ; 19 cm (lire en ligne).
  • L'atmosphère : description des grands phénomènes de la nature, Librairie Hachette (Paris), 1873Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • Les Terres du ciel (description physique des planètes de notre ciel) (1877).
  • Atlas céleste, 1877.
  • Cartes de la Lune et de la planète Mars, 1878.
  • Catalogue des étoiles doubles en mouvement, 878.
  • Histoire du ciel, Paris, J. Hetzel, 1878, Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • Astronomie sidérale, catalogue des étoiles doubles et multiples, 1879.
  • Astronomie Populaire, description générale du ciel 1880, couronnée par le prix Montyon de l’Académie française) lire en ligne sur Gallica.
  • La Terre et la lune, E. Ardant (Limoges), 1880. Texte en ligne disponible sur IRIS, extrait de l'Astronomie Populaire.
  • Les Merveilles célestes, 1881 lire en ligne sur Gallica.
  • Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1881, édition avec gravures lire en ligne sur Gallica.
  • Les Terres du ciel, C. Marpon et E. Flammarion (Paris), 1884. Texte en ligne disponible que IRIS.
  • Le Monde avant la création de l’homme, 1886, origine du monde, de la vie, de l’humanité, édition avec gravures lire en ligne sur Gallica et sur IRIS.
  • Dans le ciel et sur la Terre, 1886.
  • Les Comètes, les étoiles et les planètes, 1886.
  • Au cours de ces années, il a publié une série de cartes, globes et planisphères donnant la position des étoiles. Un grand nombre de mémoires publiés dans les comptes rendus de l’Académie des sciences notamment sur les taches du Soleil et les montagnes de la Lune.
  • Petite astronomie descriptive, Paris, L. Hachette et Cie, 1887. Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • L'Atmosphère : Météorologie populaire, 1888, édition avec gravures lire en ligne sur Gallica.
  • Rêves étoilés, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, (lire en ligne).
  • Uranie, 1889 lire en ligne sur Gallica.
  • Astronomie élémentaire, 1892.
  • Qu'est-ce que le ciel ?, 1892.
  • Stella, 1897.
  • Centralisation et discussion de toutes les observations faites sur Mars, 2 vol., 1892-1902.
  • Clairs de lune, 1894 lire en ligne sur Gallica Disponible sur IRIS.
  • La Fin du monde, 1894 lire en ligne sur Gallica Disponible sur IRIS.
  • L'éruption du Krakatoa et les tremblements de terre, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, [s.d v. 1900], Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • Les étoiles et les curiosités du ciel : description complète du ciel visible à l'œil nu et de tous les objets célestes faciles à observer, Paris, E. Flammarion, 1899. Texte en ligne disponible sur IRIS.
  • L’Inconnu et les problèmes psychiques. Manifestations de mourants. Apparitions. Télépathie. Communications psychique. Suggestion mentale. Vue à distance. Le monde des rêves. La divination de l’avenir. E. Flammarion, Paris, 1900, édition complétée en 1911 et en 1917 lire en ligne sur Gallica.
  • Les Imperfections du calendrier, 1901.
  • Astronomie des dames, 1903.
  • Les Phénomènes de la foudre, 1905.
  • L’Atmosphère et les grands phénomènes de la nature, 1905.
  • Les Forces naturelles inconnues, 1907 lire en ligne sur Gallica
  • Mémoires biographiques et philosophiques d’un astronome, 1911 lire en ligne sur Gallica
  • La Mort et son mystère, Flammarion 1920
    • t. I : Avant la mort, 1920 Éditions J'ai lu L'Aventure mystérieuse, no A310
    • t. II : Autour de la mort, 1921, Ernest Flammarion, 1922, Éditions J'ai lu L'Aventure mystérieuse no A311.
    • t. III : Après la mort, 1922, Éditions J'ai lu L'Aventure mystérieuse no A310
  • Les Maisons hantées : en marge de « La mort et son mystère » 1923, Ernest Flammarion, 1923 - Éditions J'ai lu L'Aventure mystérieuse no A247
  • Discours présidentiel à la Society for Psychical Research, suivi d'Essais médiumniques, 1923.
  • Voyages en ballon [s.d.] (Lire en ligne)

Il a préfacé des ouvrages, comme L'Origine dualiste des mondes et la structure de notre univers d'Émile Belot (1924, Payot, [2]). Il a également traduit en français l'ouvrage Les Derniers Jours d'un philosophe, de Sir Humphrey Davy, 1869[30].

En 2005 a été édité Fantômes et sciences d’observation. Cet ouvrage était pratiquement terminé lors de sa mort.

Il a également contribué à un grand nombre d’articles à diverses revues savantes, dont L'Astronomie, la Revue scientifique, La Nature et La Science illustrée.

BibliographieModifier

  • Fabien Locher, Le Savant et la Tempête : Étudier l’atmosphère et prévoir le temps au XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Carnot »,
    Sur Flammarion et l'aérostation.
  • Philippe de la Cotardière et Patrick Fuentes, Camille Flammarion, Paris, Flammarion, coll. « Grandes Biographies », 1994.
  • Danielle Chaperon, Camille Flammarion : entre astronomie et littérature, Paris, Imago, , 212 p., 23 cm (ISBN 978-2-91141-608-8, OCLC 38588026, lire en ligne), p. 177.
  • Georges Didi-Huberman, L'Empreinte du ciel, Aigremont, Éditions Antigone, 1994. (présentation des Caprices de la foudre de Camille Flammarion.)
  • Vittorio Frigerio, « Camille Flammarion e gli spiriti seleniti », Quaderni d’altri tempi, 18, gennaio 2009, lire en ligne.
  • Fernand Divoire, Article à l'occasion de la mort de Camille Flammarion, L'ami du lettré, 1926, p. 204-5.
  • Sante Ferrini, « Il poeta dell'astronomia », L'Adunata dei refrattari, n°27, 4 juillet 1925, en hommage à Camille Flammarion.

Camille Flammarion dans les œuvres de fictionModifier

  • Camille Flammarion apparaît dans le roman de Jean de La Hire Le Mystère des XV, dans lequel il rejoint une expédition française partie conquérir la planète Mars, en tant que membre scientifique[31].
  • Il apparaît également dans le tome 1 de la série de bande dessinée L'Œil de la Nuit de Serge Lehman et Gess, dans lequel il donne une conférence à la Sorbonne sur la découverte d'une momie martienne.
  • Dans le roman Nord, Louis-Ferdinand Céline invente le titre d'un livre qu'il attribue à Camille Flammarion : La Vie des Astres.[32]

Notes et référencesModifier

  1. « Une vie, une œuvre : Camille Flammarion (1842-1925) ou la folle poésie des sciences » [audio], sur France Culture.
  2. André Duplay, « La vie de Camille Flammarion », L'Astronomie, vol. 89,‎ , p. 405-408 (lire en ligne).
  3. https://sciences.gloubik.info/spip.php?article34.
  4. https://www.spiritisme-herault.com/camille-flammarion.
  5. François Rothen, La Fascination des ailleurs : chasseurs de planètes, Paris, PPUR Presses polytechniques, , 326 p. (ISBN 978-2-88915-140-0, lire en ligne), p. 120.
  6. a b c d et e Philippe de La Cotardière et Patrick Fuentes, Camille Flammarion, Paris, Flammarion, , 375 p. (ISBN 978-2-08066-629-1, lire en ligne), p. 92.
  7. Camille Flammarion Fiche sur culture.gouv.fr.
  8. a b et c Danielle Chaperon, Camille Flammarion : entre astronomie et littérature, Paris, Imago, , 212 p., 23 cm (ISBN 978-2-91141-608-8, OCLC 38588026, lire en ligne), p. 177.
  9. a b et c Franck Ferrand, « Camille Flammarion », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 14 juin 2012.
  10. Après le décès de son premier mari le médecin Émile Esprit Mathieu[1].
  11. fille de Marie-Stéphanie Hugo (1811-1892), elle-même fille d'Étienne Hugo, officier de la Grande Armée, décoré par l'Empereur n'avait pas de lien direct de parenté avec le général Joseph-Leopold-Sigisbert Hugo, père de Victor.
  12. https://fr.rodovid.org/wk/Personne:263362.
  13. https://saf-astronomie.fr/prix/.
  14. A. Duplay, op. cit., p. 412.
  15. Sébastien GUERET, « Camille Flammarion : biographie », sur www.astropolis.fr (consulté le ).
  16. http://www.astropolis.fr/articles/Biographies-des-grands-savants-et-astronomes/Camille-Flammarion/astronomie-Camille-Flammarion.html.
  17. a et b Marie-Claire Roux, En arrière toutes ! : Des villes de banlieue dans la Grande Guerre, Athis-Mons, Maison de Banlieue et de l’Architecture, , 96 p. (ISBN 978-2-9538890-8-6), p. 69-70.
  18. (en), « SAYS 2 CROPS A DAY GROW ON THE MOON : Prof. Pickering Is Convinced Markings Are Caused by Vegetation in the Craters », sur The New York Times, .
  19. Chronologie: Légion d'honneur.
  20. « Dossier de Légion d'honneur », sur Base Léonore (consulté le ).
  21. Société astronomique de France, L’Astronomie, t. 89-90, Paris, Société astronomique de France (lire en ligne), p. 418.
  22. A. Duplay, op. cit., p. 419.
  23. Colette Aymard et Laurence-Anne Mayeur, « L’observatoire de Juvisy-sur-Orge : l’« univers d’un chercheur » à sauvegarder », In Situ, no 29,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. a et b Jean Vartier, Allan Kardec : la naissance du spiritisme, Paris, Hachette, , 319 p. (lire en ligne), p. 249-51.
  25. Discours de Camille Flammarion prononcé sur la tombe d'Allan Kardec, 1869.
  26. (en) Lynn Picknett et Clive Prince, The Sion Revelation : The Truth About the Guardians of Christ’s Sacred Bloodline, New York, Simon and Schuster, , 528 p. (ISBN 978-0-74328-870-5, lire en ligne), p. 351.
  27. Gérard Encausse, Martinésisme, Willermosisme, Martinisme et franc-maçonnnerie : avec un résumé de l'histoire de la franc-maçonnerie en France, de sa création à nos jours, et une analyse nouvelle de tous les grades de l'écossisme, le tout éclairé par de nombreux tableaux synthétiques, Paris, Chamuel, , 119 p. (lire en ligne), p. 43.
  28. Sas Mays et Neil Matheson, The machine and the ghost : Technology and spiritualism in nineteenth- to twenty-first-century art and culture, Manchester, Manchester University Press, , 256 p. (ISBN 978-1-52611-210-1, lire en ligne), p. 133.
  29. Society for Psychical Research, Proceedings of the Society for Psychical Research, t. 33, Society for Psychical Research, , 737 p. (lire en ligne), p. 677.
  30. Information mentionnée parmi la liste des œuvres de Camille Flammarion en premières pages de l'ouvrage Astronomie populaire.
  31. Le Matin du 17 juin 1911, lire en ligne sur Gallica, p. 6.
  32. Louis-Ferdinand Céline, Nord, Folio (ISBN 978-2-07-036851-8), p. 310.

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