Charles Richet

médecin et physiologiste français
Charles Richet
Description de cette image, également commentée ci-après
Charles Richet en 1913
Naissance
Paris (France)
Décès (à 85 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Domaines Médecine, physiologie
Renommé pour Travaux sur l'anaphylaxie
Distinctions Prix Nobel de physiologie ou médecine

Charles Robert Richet ( à Paris - à Paris) est un physiologiste français, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1913 pour la description de l'anaphylaxie[1].

BiographieModifier

 
Charles Richet en 1922

Charles Richet est le fils de l'anatomiste et chirurgien Alfred Richet (1816-1891), le petit-fils de l'homme politique Charles Renouard (1794-1878), arrière-petit-fils de l'ingénieur civil Pierre-Simon Girard (1765-1836) et cousin par ce dernier du ministre Joseph Caillaux (1863-1944).

Agrégé de physiologie à la faculté de médecine en 1878, membre puis président des Sociétés pacifistes (dont il préside les congrès nationaux et internationaux), professeur de physiologie en 1887, secrétaire général de la Société de psychologie physiologique (présidée par Charcot en 1886 et vice-présidée par Théodule Ribot et Paul Janet), secrétaire général du premier congrès international de Psychologie physiologique tenu à Paris en 1889, directeur de la Revue Scientifique, membre de l'Académie nationale de médecine en 1898, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine « en reconnaissance de ses travaux sur l'anaphylaxie[1] », membre de l'Académie des sciences en 1914, jubilé scientifique devant une Assemblée internationale de savants en 1926, c'est un excellent littérateur, sociologue, philosophe, psychologue, curieux de tout, à commencer par l'homme.

En 1890, il réalise la première sérothérapie sur l'homme. Il est également pionnier de l'aviation[2] avec Victor Tatin et il est propriétaire du château Richet à Carqueiranne.

Charles Richet milite aussi pour l'espéranto, et cofonde l'Institut métapsychique international en 1919, ayant promu ce terme dès 1894. Il consacre une grande partie de sa vie à l'étude des phénomènes paranormaux via cette science de l'inhabituel, notamment la télépathie, la psychokinésie, le moulage de mains de fantômes ectoplasmiques[3]. Il participe à la fondation de la branche française de la Society for Psychical Research dont il fut président en 1905. Il a longtemps poussé ses collègues à s'incliner devant les faits de la méthode expérimentale, mais n'a jamais obtenu le consensus pour ces travaux. Charles Richet était un proche ami de Pierre Janet avec lequel il avait créé l'Institut Psychique International puis l'Institut Psychologique International en 1900-1901. Mais il s'en sépare notamment parce qu'il aurait été trompé dans l'épisode de la "Villa Carmen" (1905).

Charles Richet fait l'acquisition de l'île du Grand Ribaud (var)[4].

Charles Richet est par ailleurs le père de Charles Richet (fils), médecin et membre de l'académie de médecine, déporté à Buchenwald, le grand-père de Gabriel Richet (1916-2014), médecin néphrologue et membre de l'académie de médecine.Il est le beau-frère de Louis Landouzy.

Affaire Dreyfus et prises de position pacifistesModifier

Selon l'article nécrologique d'Eugène Osty, « Pacifiste ? » :

« Ce Français pacifiste n'était pas de l'imbécile espèce anti-France. Son pays le trouva prêt à l'aider à tout moment utile. En 1870, il devança l'appel. En 1916, âgé de 66 ans, il entreprit une croisade en Italie, en Roumanie, en Russie, pays peuplé de ses élèves, pour y encourager latins et slaves à la lutte qu'il espérait devoir clore l'horrible coutume de la guerre. De retour en France il va aux armées où ses conseils peuvent être utiles et il y étudie les effets du choc explosif sur les combattants. Puis il s'emploie à observer, à l'hôpital de la côte Saint-André, les effets bénéfiques de sa zomothérapie sur les soldats tuberculeux. »

Pacifiste et patriote, son désarroi face au déchaînement des violences et notamment celles du premier conflit mondial lui fait publier de multiples essais contre la guerre et en faveur de la paix[5], comme Le Passé de la guerre et l'avenir de la paix ou Les Coupables.

Il milite pour la création d'une société internationale d'arbitrage. La « force, c’est la guerre, c’est le procédé des enfants, des bêtes, des sauvages : c’est le procédé des hommes d’aujourd’hui. L’autre procédé, c’est le droit ; et le droit, c’est le recours à un tribunal arbitral[6] ! »

« La guerre qui s'est déchaînée au 1er août 1914 a fait déjà cinq millions de morts, douze millions de blessés, devenus pour la plupart des impotents. Ces 17 millions d'hommes étaient l'élite de la jeunesse européenne, les plus beaux, les plus vaillants. Deux millions de civils, femmes, enfants, vieillards, ont péri par la misère et par la faim... Pendant deux ans, aucun des habitants de l'Europe n'a eu le courage de sourire... Tel est le bilan de ce grand crime. Y a-t-il des coupables[7] ? »

Dans la conclusion du même ouvrage , p. 265 et suivantes : « Assez de sang. Assez de larmes. Assez de douleurs [...] Chaque Etat souverain devra s'incliner devant une souveraineté supérieure, celle du droit ! »

Défenseur du capitaine Dreyfus et outragé par le déni de justice, Charles Richet fait part à Zola de son soutien et de ses encouragements lors de la publication du manifeste J'accuse…!Emile Zola défend l'innocence de Dreyfus[8].

TravauxModifier

Œuvre scientifiqueModifier

Sa plus grande découverte est l’anaphylaxie et, plus largement, la formation d’anticorps, qui sont le « souvenir humoral de toutes les injections et de toutes les infections précédentes ». C’est en 1902 au cours d’une croisière scientifique aux Açores, financée par le prince Albert 1er de Monaco qu’il constata avec Paul Portier que, si une première injection d’extrait de tentacules de physalie à un chien était sans conséquences, la seconde devenait létale. L’anaphylaxie est un aspect du processus immunitaire et sa découverte a ouvert le champ aux diverses hypersensibilités immunologiques dont la connaissance a renouvelé la compréhension du mécanisme de nombreuses maladies. Cette découverte lui valut l'attribution du prix Nobel de médecine en 1913.

La liste des sujets d’intérêt de Charles Richet couvre pratiquement tous les domaines de la physiologie : le système nerveux et l’excitabilité musculaire, la sécrétion gastrique, la polypnée thermique et la régulation de la température, l’excrétion rénale des électrolytes et le régime déchloruré, les anémies aiguës, le choc hypovolémique et ses traitements de substitution, l’anesthésie animale et la découverte du chloralose, l’alimentation, la nutrition et la fermentation lactique, la leucocytose, la physiologie comparée allant des bactéries aux mammifères en passant par les batraciens et les crustacés. Son œuvre médicale déborde la physiologie avec la tuberculose qu’il essaya de soigner par sérothérapie et par l’apport de viande crue appelée zomothérapie et, bien entendu, les phénomènes psychiques dont le somnambulisme et la parapsychologie. Les conclusions auxquelles il a abouti sont pour beaucoup d’entre elles toujours admises et enseignées. Citons la polypnée thermique, principal moyen de refroidissement chez le chien, l’étude de la contraction musculaire et du frisson dans la lutte contre le froid, le rôle de la pression osmotique de l’urine dans la diurèse, la découverte de l’uréogenèse à partir de l’ammoniac. On peut y ajouter le rétablissement de la volémie par la perfusion de plasma considérée comme une urgence en chirurgie de guerre.

Charles Richet fut un précurseur en matière d’expérimentation chez l’animal. Il introduisit l’anesthésie contrairement à ses prédécesseurs qui se contentaient d’immobiliser l’animal en utilisant le curare. Il fut également un précurseur en insistant sur le fait que comprendre le mécanisme des maladies reposait sur la connaissance du fonctionnement des organes et des régulations physiologiques. « Ceux qui voient quelque antagonisme entre la clinique et la physiologie n’ont jamais rien compris, ni à l’une, ni à l’autre » écrivait-il. Ce principe, évident aujourd’hui, échappait aux universitaires cliniciens de son époque dont la première préoccupation n’était pas la recherche.

Il fixa les règles de l’éthique médicale en soulignant que « C’est la curiosité qui définit l’esprit scientifique….Elle ne doit jamais compromettre la vie ou la santé du malade ». Charles Richet est le dernier des physiologistes encyclopédistes. L’étendue de ses connaissances se retrouve dans le Dictionnaire de Physiologie qu’il a rédigé en grande partie avec de nombreux élèves et collaborateurs.

De 1878 à 1902, il a également été rédacteur en chef de la Revue scientifique, dans laquelle il a publié de nombreux articles. Il a également collaboré au Journal de physiologie et de pathologie générale[9] et publié de nombreuses communications sur la physiologie, la chimie physiologique, la pathologie expérimentale, la psychologie normale et pathologique.

La dispersion des travaux effectués n’a nui en rien à sa créativité, c'est-à-dire à l’aspect original des découvertes présentées. Il a dépassé l’étude individuelle des phénomènes physiologiques par des réflexions générales sur la science et la médecine. On peut citer deux domaines toujours d’actualité où il a apporté sa contribution : comment constituer une bibliographie et classer la littérature médicale et comment réformer les études médicales en privilégiant la physiologie comme base indispensable à la compréhension des maladies[10].

LettresModifier

En tant que romancier et poète, Charles Richet est l'auteur de plusieurs nouvelles de proto-science-fiction dans les années 1880-1890, sous le pseudonyme de Charles Épheyre[11],[12],[13] dont « Le microbe du Professeur Bakermann, récit des temps futurs » en 1892 et « Le Mirausorus » en 1893.

En 1915, il reçoit le prix de poésie de l'Académie française[14].

Homme passionné et universel comme on pouvait l'être à son époque, il a aussi écrit, sous son nom ou celui de C. Épheyre, des fables (Pour les Grands et les Petits), des pièces de théâtre (La mort de Socrate, Circé, que jouera Sarah Bernhardt), des romans et nouvelles (La grand-mère ; À la recherche du bonheur, à la recherche de la gloire ; Une conscience d'homme ; Possession et Sœur Marthe, nouvelle puis roman puis libretto d'opéra-comique), des poèmes (Poésies, sous le pseudonyme d'Epheyre, avec Paul Fournier, 1875), ou des ouvrages de vulgarisation historique (Abrégé d'histoire générale ; Initiation à l'histoire de France ; Histoire universelle des civilisations dédiées aux jeunes gens des écoles de tous les pays).

HommagesModifier

Il existe des rues Charles Richet dans de nombreuses villes en France, ainsi qu'anciennement un Hôpital gériatrique Charles Richet à Villiers Le Bel dans le Val-d’Oise, qui dépend de l'AP-HP[15]. En raison d'un racialisme que ne cachait pas Charles Richet, la question de renommer cet hôpital s'est régulièrement posée[15]. Au début de 2015, une pétition pour demander que l'hôpital soit débaptisé est lancée. En mars de la même année, Martin Hirsch le directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris et le maire de Villiers-le-Bel annoncent dans un communiqué commun[15] que l'hôpital et la rue où il se trouve seront renommés. Le , le directeur général des Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, annonce que l'hôpital porte désormais le nom d'Adélaïde Hautval, psychiatre, Juste parmi les nations[16].

DistinctionsModifier

  • Grand-officier de l’Ordre de la Légion d'honneur en 1926[17].

Ouvrages et publicationsModifier

Œuvres scientifiques et philosophiquesModifier

 
Traité de métapsychique de Charles Richet en consultation libre
  1. tome 3, disponible sur Gallica.
  • L'idée de l'arbitrage international est-elle une chimère ?, V. Giard et E. Brière (Paris), 1896, disponible sur Gallica.
  • Les guerres et la paix Schleicher Frères (Paris), 1899, disponible sur Gallica[5].
  • « De la résistance des canards a l'asphyxie », dans J. physiol. pathol. Gén 1 (1899) : 641-650.
  • Exposé des travaux scientifiques de M. Charles Richet, Chameroy et Renouard (Paris), 1901, Texte intégral.
  • L'Anaphylaxie, impr. de Levé (Paris), 1911, disponible sur Gallica.
  • Ce que toute femme doit savoir : conférences faites à la Croix-Rouge, Alcan (Paris), 1917, disponible sur Gallica.
  • La Sélection humaine, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque scientifique internationale» (Paris), 1919, disponible sur Gallica.
  • L'homme stupide, Ernest Flammarion (Paris), 1919, rééd. 2012 (ISBN 979-1-09-168478-1).
  • Traité de Métapsychique, F. Alcan (Paris), 1922, disponible sur Gallica.
  • Dictionnaire de Physiologie 2e Fascicule, 209-576, Alcan (Paris), 1923.
  • Le savant, Hachette (Paris), 1923, disponible sur Gallica.
  • Notre sixième sens, Aubier (Paris), 1928.
  • La grande espérance, Aubier (Paris), 1933 disponible sur Gallica.
  • Souvenirs d'un physiologiste, J. Peyronnet (Joigny (Yonne)), 1933, disponible sur Gallica.
  • Pour la paix, Paris, G. Ficker, 1920°
  • Le passé de la guerre et l'avenir de la paix, Société d'éditions littéraires et artistiques, Librairie Paul Ollendorff, 1907, disponible sur Gallica
  • Les coupables , Ernest Flammarion, 1916.

En collaboration :

Romans et nouvelles (sous le nom de Charles Épheyre)Modifier

  • Sœur Marthe, Paul Ollendorff, Paris, 1890, in-16°, 349 p.
    • Repris sous forme de livret d'opéra dans : Charles Epheyre et Octave Houdaille, Sœur Marthe, drame lyrique en 2 parties, 3 actes et 5 tableaux. Musique de Frédéric Le Rey [créé à Paris, Théâtre des Variétés (Théâtre lyrique populaire), le ], Paul Ollendorff, Paris, 1898, in-16, 48 p.
  • « Le microbe du Professeur Bakermann, récit des temps futurs », La Science Illustrée du no 257 (29 octobre 1892) au no 260 (19 novembre 1892).
  • « Le Mirausorus », La Science Illustrée du no 271 (24 février 1893) au no 280 (8 avril 1893).

Notes et référencesModifier

NotesModifier


RéférencesModifier

  1. a et b (en) « in recognition of his work on anaphylaxis » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1913 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 22 novembre 2010
  2. Charles Richet et l'aviation.
  3. Maurice Berger, L'ésotérisme spirituel, Fernand Lanore, , p. 103
  4. Jahandiez Emile, Les îles d'Hyères : histoire, description, géologie, flore, faune., Toulon, éd. Rebufa & Rouard, Toulon, réédité 1997, 447 pp. p. (ISBN 2-7348-0443-3)
  5. a et b Charles Richet, Pour la paix, Ficker,
  6. Charles Richet, Les guerres & la paix : étude sur l'arbitrage international, Schleicher Frères, 1899.
  7. Charles Richet, Les Coupables, Ernest Flammarion, 1916
  8. (en) Stewart Wolf, Brain, Mind, and Medecine; Charles Richet and the origine of physiological psychology, New Brunswick, (N.J.), Transaction Publishers, , 214 p. (ISBN 978-1-56000-063-1 et 1-56000-063-5, lire en ligne)
  9. Bouchard, Charles (1837-1915). Éditeur scientifique; Chauveau, Auguste (1827-1917). Éditeur scientifique; Courmont, Jules (1865-1917). Éditeur scientifique; Gley, Eugène (1857-1930). Éditeur scientifique; Teissier, Pierre Joseph (Dr). Éditeur scientifique; Dastre, Albert (1844-1917). Éditeur scientifique; Richet, Charles (1850-1935). Éditeur scientifique, Journal de physiologie et de pathologie générale, (lire en ligne)
  10. Actes du Colloque « Charles Richet et son temps » de l'académie nationale de médecine du 14 novembre 2013. Présentations de Raymond Ardaillou et de Jean-François Bach.
  11. Notice d'aurorité de la BnF
  12. Nicole Edelman, « Charles Richet / Le Nobel qui voulait comprendre le paranormal », in La Revue du Praticien, vol. 57, 31 mars 2007, p. 689-693.
  13. Sur l'autre face du monde.
  14. http://www.academie-francaise.fr/prix-de-poesie.
  15. a b et c Charles Richet, jugé «raciste», ne donnera plus son nom à un hôpital du Val-d'Oise, lefigaro.fr, 12 mars 2015
  16. « L'hôpital de Villiers-le-Bel, Charles Richet, renommé Adélaïde Hautval après une longue polémique », sur Le Huffington Post, (consulté le 14 mai 2015)
  17. Base Léonore

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • André Mayer, « Notice nécrologique sur M. Charles Richet (1850-1935) », dans le Bulletin de l'Académie nationale de médecine, Masson (Paris), 1936, 115-2, p. 51-64, disponible sur Gallica.
  • Gabriel Richet, « Charles Richet: l'anaphylaxie », dans Hist Sci Med., 1993, 27 (3), p. 233-240, Texte intégral.
  • Frédéric Carbonel, Au-delà de Paris et Nancy, « l’École de Charles Richet » selon Pierre Janet dans Janetian Studies, mai 2008, vol. 5.
  • Roger Henri, « Notice nécrologique », dans les Cahiers de l'Union Rationaliste, 1936, 290-293.
  • Pierrette Estingoy, Charles Richet et la découverte de l'anaphylaxie. Histoire d'un prix Nobel de médecine, [Thèse de médecine], Université Claude Bernard, Lyon I, 1996.
  • Pierrette Estingoy, « Race, peuple et évolution dans l’œuvre de C. Richet (1850-1935 »), dans Kail M., Vermès G., (eds.), La psychologie des peuples et ses dérives, CNDP (Paris), 1999, 109-122.
  • Pierrette Estingoy, « De l’esprit créatif chez le chercheur. Regard transversal sur l’œuvre de Charles Richet », dans Hist Sci Med., 2003 Oct-Dec ; 37(4): 489-99.
  • Henri Piéron, « Nécrologie. Charles Richet (1850-1935)», dans L'année psychologique, 1935, 36, 789.
  • Pascal Le Maléfan : « Richet chasseur de fantômes : l'épisode de la Villa Carmen », dans Des savants face à l'occulte (1870-1940) (dir. Bernadette Bensaude-Vincent et Ch. Blondel), La Découverte (Paris), 2002, p. 152 à 157 et 173 à 200.
  • Gabriel Richet, Pierrette Estingoy, « Charles Richet et son temps », dans Hist Sci Med., 2003, vol. 37 (4):501-13, Texte intégral.
  • (en) Stewart Wolf : Brain, Mind, and Medicine : Charles Richet and the Origins of Physiological Psychology, Transaction Publishers, 1993, 214 p., Extraits en ligne
  • Jérôme van Wijland (dir.), Charles Richet (1850-1935) : L'exercice de la curiosité, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.

Liens externesModifier