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Georges Didi-Huberman

philosophe et historien de l'art français
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Georges Didi-Huberman
Georges Didi-Huberman at Radio Web MACBA.jpg
Georges Didi-Huberman en octobre 2014, au MACBA, à Barcelone.
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Distinctions
Liste détaillée
Pensionnaire de la villa Médicis (d) (-)
Médaille Martin Warnke (d) ()
Prix Gay-Lussac Humboldt ()
Prix Theodor-W.-Adorno ()
Prix Albertus-Magnus ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Georges Didi-Huberman, né le à Saint-Étienne, est un philosophe et un historien de l'art français. Maître de conférence puis directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales, il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages et le récipiendaire de prix prestigieux. Il est le frère de la comédienne Évelyne Didi.

CarrièreModifier

Après des études à l'université de Lyon en philosophie et histoire de l'art, et un doctorat en sociologie et sémiologie des arts et des littératures obtenu en 1981 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) sous la direction de Louis Marin, Georges Didi-Huberman enseigne à l'université de Paris-VII (1988-1989) avant d'être élu à l'EHESS maître de conférence en 1990 et directeur d'études en 2016[1].

Il a été « professeur invité » dans de nombreuses universités étrangères : Université Johns-Hopkins, Baltimore (1991, 1994) ; Université de Fribourg (1993) ; Université Northwestern, Evanston [Chicago] (1995, 1997–1999, 2005–2006) ; Université de Californie à Berkeley ; Université de Toronto, Princeton ; Christian Gauss Seminars in Criticism (1999) ; Institut Courtauld de Londres (1999) ; Staatliche Hochschule für Gestaltung, Karlsruhe (2000–2001) ; Kanazawa College of Art (2001) ; Université hébraïque de Jérusalem (2003) ; Université libre de Berlin (2003) ; Université « Ca' Foscari » de Venise (2004) ; Université de Bâle, Université-Eikones NFS Bildkritik (2008, 2011) ; Centre allemand d'histoire de l'art de Paris (2010–2011) ; Université de Bruxelles, Facultés universitaires Saint-Louis (2011), etc.

Georges Didi-Huberman a été également chercheur invité à l'École française de Rome en 1982 et 1984, pensionnaire à l'Académie de France à Rome (Villa Médicis, 1986–1987), chercheur invité à la Fondation Berenson de la Villa I Tatti à Florence (Institut universitaire européen, 1986–1987), en résidence à Paris (Centre national du livre, 1989–1990), à la School of Advanced Study de Londres (Warburg Institute, 1998–1999), au Getty Research Institute de Los Angeles (2000, 2002 et 2005), au Zentrum für Literaturforschung (de) de Berlin (2004) et à l'Internationales Kolleg für Kulturtechnikforschung und Medienphilosophie (de) de Weimar (2008–2009).

Didi-Huberman a été également commissaire d'exposition : L'Empreinte pour le Centre Georges-Pompidou (Paris, 1997, en collaboration avec Didier Semin) ; Fables du lieu, pour le Fresnoy - Studio national des arts contemporains (Tourcoing, 2001) ; Atlas au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid, 2010) ; Soulèvement au Jeu de Paume à Paris entre 2016 et 2017.

Enfin, Georges Didi-Huberman est membre du Conseil artistique du Centre Georges-Pompidou, du Conseil scientifique de la Mission de préfiguration du Musée de l'Homme, des arts et des civilisations (Paris), Fellow of the Courtauld Institute of Art (Londres), membre honoraire du Center for Literature and Cultural Studies de Berlin et membre de différents comités éditoriaux (L'InactuelÉtudes photographiquesLes Cahiers du Musée national d'art moderneJournal of Visual Culture, etc.)

En 2017, Georges Didi-Huberman a tenu deux cours publics et un séminaire dans le cadre de la Albertus-Magnus-Professur à Cologne[2].

DistinctionsModifier

Georges Didi-Huberman est récipiendaire de nombreux prix :

Il a été également élu Professeur honoris causa de l'Universidad Nacional de Tres de Ferrero (Buenos Aires, 2014)[12]et Docteur honoris causa de l'Université du Québec à Montréal (2014)[13].

Du 11 au 13 juin 2013, un colloque d'hommage (Images, passions, langage. Autour de l'œuvre de Georges Didi-Huberman) a été organisé pour célébrer ses 60 ans à la Bibliothèque Nationale de France, au Centre allemand d'histoire de l'art et au Musée d'art et d'histoire du judaïsme, à l'initiative d'Emmanuel Alloa, Andreas Beyer, Peter Geimer, Ludger Schwarte et Sigrid Weigel[14].

ŒuvreModifier

SourcesModifier

  • Revue Nunc, no 26, février 2012 - Cahier G. Didi-Huberman dirigé par Jérôme de Gramont - Éditions de Corlevour (sommaire du n° 26)
  • Penser par les images. Autour des travaux de Georges Didi-Hubermann, dir. Laurent Zimmermann, Cécile Defaut, 2006.
  • Devant les images. Penser l’art et l’histoire avec Georges Didi-Huberman, sous la direction de Thierry Davila et Pierre Sauvanet, Dijon, Les Presses du Réel, coll. « Perceptions », 2011.
  • Revue Images, Images. Journal of Visual and Cultural Studies 5 (2017), numéro spécial "Didi-Huberman, déplier l'image", textes réunis par Laura Marin (contributions de Georges Didi-Huberman, Nigel Saint, Vlad Ionescu, Bertrand Prévost, Andrea Pinotti, Sorin Alexandrescu, Adrian Tudurachi, Maud Hagelstein, Eric Marty et Emmanuel Alloa).
  • Revue Europe (2018), numéro spécial "Georges Didi-Huberman.
  • Revue Angelaki. Journal of the Theoretical Humanities (2018), numéro spécial "Critical Image Configurations. The Work of Georges Didi-Huberman". [1]

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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