Avilly-Saint-Léonard

commune française du département de l'Oise

Avilly-Saint-Léonard
Avilly-Saint-Léonard
Mairie sur la place principale de Saint-Léonard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité CC de l'aire cantilienne
Maire
Mandat
Anne Lefebvre
2020-2026
Code postal 60300
Code commune 60033
Démographie
Gentilé Avillois
Population
municipale
888 hab. (2019 en diminution de 0,78 % par rapport à 2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 41″ nord, 2° 32′ 14″ est
Altitude Min. 40 m
Max. 63 m
Superficie 11,96 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Chantilly
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Senlis
Législatives 4e circonscription de l'Oise
Localisation
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Liens
Site web avilly-saint-leonard.com

Avilly-Saint-Léonard est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Avillois.

GéographieModifier

DescriptionModifier

 
Ambiance du village : la rue du Fossé du Prince.

Avilly-Saint-Léonard se situe au sud du département de l'Oise, à une distance orthodromique de 40 km au nord-nord-est de Paris, à mi-chemin entre Chantilly et Senlis, au nord de la forêt de Chantilly et dans la vallée de la Nonette.

Une partie du parc du château de Chantilly incombe au territoire communal d'Avilly-Saint-Léonard. Hormis les deux villes moyennes de Chantilly et Senlis éloignées de 5 km environ par la route,

Les terres agricoles jusqu'à la lisière nord de la forêt de Chantilly ont toutes été converties en pâturages pour les chevaux de France Galop[réf. nécessaire], qui dispose de circuits d'entraînement sur la commune, dont notamment la « piste hippique d'Avilly » en réalité située au sud de Saint-Léonard. La forêt de Chantilly, propriété de l’Institut de France, occupe 734 ha soit 61 % du territoire communal et toute sa partie sud[1]. Son relief est peu varié en ce secteur, et le point culminant de la commune, localisé au sein de la forêt, n'atteint que 63 m.

Communes limitrophesModifier

Avilly-Saint-Léonard est limitrophe de Pontarmé, village implanté à la lisière sud de la forêt de Chantilly, de Vineuil-Saint-Firmin et de Courteuil[2].

Communes limitrophes d’Avilly-Saint-Léonard
Vineuil-Saint-Firmin Courteuil Senlis
Chantilly  
Pontarmé

HydrographieModifier

 
La Nonette à Avilly.

La limite sud du territoire communal est forfmé par le lit de la Nonette à proximité d'Avilly, ainsi que par l'aqueduc de Bacchus à proximité de Saint-Léonard. Ce dernier approvisionnait les jeux d'eau du parc de Chantilly, alors que les petits canaux sont pour liés à l'ancienne activité de cressiculture et servent au drainage des prés humides.

La Nonette est un sous-affluent de la Seine par l'Oise.

Existent également des sources alimentant des minces ruisseaux qui rejoignent rapidement la Nonette. Dans la vallée de la Nonette, se situe aussi le point le plus bas de la commune, à 40 m au-dessus du niveau de la mer.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Le patrimoine naturel et paysager d'Avilly-Saint-Léonard est protégé par deux ZNIEFF. La première, de type 1, « Massif forestier de Chantilly / Ermenonville » n° national 220014323[3] couvre sur la commune la forêt de Chantilly, sans le secteur clôturé et inaccessible au public « parc de Sylvie ». - Du fait que la continuité entre les massifs d'Halatte et de Chantilly, important pour l'échange de grands animaux, soit interrompue par l'espace clôturé du parc du château de Chantilly, une seconde ZNIEFF, de type 2, a été instaurée. Appelée « Sites d'échanges interforestiers Halatte / Chantilly », n° national 220014330[4], elle porte sur les zones non boisés entre Apremont et la lisière de la forêt de Chantilly.

La partie sud de la commune d'Avilly-Saint-Léonard, au sud de la voie communale no 1 reliant les deux villages, entre dans le site naturel classé « Domaine de Chantilly », créé par arrêté du sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[5]. S'y superpose le site naturel inscrit de la vallée de la Nonette, créé antérieurement par arrêté du [6]. Ce site inscrit a préfiguré le Parc naturel régional Oise-Pays de France pour sa partie situé dans l'Oise, créé par décret du et incorporant l'ensemble de la commune d'Avilly-Saint-Léonard[7].

Dans la forêt de Chantilly, deux sentiers de grande randonnée traversent la commune : le GR 11 en provenance de Senlis et en direction de Chantilly, et, en tronc commun jusqu'au sud de Saint-Léonard, le GR 12 en direction de la gare d'Orry-la-Ville - Coye. Ce dernier ne peut être emprunté avant 13 h 00, car le secteur nord-ouest de la forêt de Chantilly est loué à France Galop pour l'entraînement des chevaux de course, qui peuvent atteindre une vitesse d'appoint de 65 km/h[8].


ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[9]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 664 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Senlis », sur la commune de Senlis, mise en service en 1959[15] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 724,6 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 26 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[19] à 11,6 °C pour 1981-2010[20], puis à 12,1 °C pour 1991-2020[21].

UrbanismeModifier

La commune se compose de deux villages bien distincts, distants de 2 km d'un centre à l'autre, et près d'un kilomètre sépare les dernières maisons d'Avilly, à l'ouest, des premières maisons de Saint-Léonard, à l'est. En même temps, Avilly est nettement plus proche de Saint-Firmin (commune de Vineuil-Saint-Firmin) au nord, et Saint-Léonard est plus proche de Courteuil, également au nord, avec une distance de seulement 300 m à 400 m entre les villages respectifs

TypologieModifier

Avilly-Saint-Léonard est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[22],[23],[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chantilly, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[25] et 37 209 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[26],[27].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire regroupe 1 929 communes[28],[29].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (74,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,1 %), terres arables (6,8 %), prairies (6,5 %), zones urbanisées (4,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[31].

Habitat et logementModifier

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 429, alors qu'il était de 421 en 2013 et de 411 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 87,4 % étaient des résidences principales, 4,7 % des résidences secondaires et 7,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,2 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Avilly-Saint-Léonard en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,7 %) supérieure à celle du département (2,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 86,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,3 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Avilly-Saint-Léonard en 2018.
Typologie Avilly-Saint-Léonard[I 1] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 87,4 90,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 4,7 2,5 9,7
Logements vacants (en %) 7,9 7,1 8,2

ToponymieModifier

Saint-Léonard était autrefois dénommé Valprofond, Valprofonde, Vanprofonde en 1270, Saint-Lienard en 1342, Saint-Lyénard, Saint-Lienard, Léonard en 1794[32].

La commune instituée par la Révolution française prend le nom de la paroisse : Saint-Léonard. C'est en 1914 que lui est adjoint le nom de l'autre village de la commune, Avilly[33].

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifsModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1802 du canton de Senlis[33]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électorauxModifier

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Senlis

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

IntercommunalitéModifier

Avilly-Saint-Léonard est membre fondateur de la communauté de communes de l'Aire Cantilienne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1994 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[34]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1918[35] Jean-Baptiste Turquet   Propriétaire de la blanchisserie de Toiles d'Avilly[36]
Conseiller d'arrondissement du canton de Senlis
Décédé en fonction
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Anne Lefebvre de Chevigny[37] DVD[réf. nécessaire]  
mars 2008 mai 2020 Amédée Bussière   Réélu pour le mandat 2014-2020[38]
mai 2020[39] En cours
(au 2 décembre 2020)
Anne Lefebvre    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[41].

En 2019, la commune comptait 888 habitants[Note 8], en diminution de 0,78 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
456470493527539569566522531
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488502548543535551539519547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565638685675694695702736768
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
7867697188751 028962983989895
2018 2019 - - - - - - -
889888-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,1 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 433 hommes pour 456 femmes, soit un taux de 51,29 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
0,9 
6,2 
75-89 ans
9,6 
20,6 
60-74 ans
20,0 
24,9 
45-59 ans
28,5 
15,7 
30-44 ans
16,9 
12,9 
15-29 ans
9,9 
18,7 
0-14 ans
14,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

SportsModifier

Le club sportif Avilly-Saint-Léonard (CSASL), fondé en 1920 compte, un siècle après, 130 licenciés répartis dans six équipes.Son équipe première évolue en 2021 en Départemental 1, l’antichambre du niveau régional[45]

ÉconomieModifier

Saint-Léonard est un des trois sites du centre d'entraînement hippique de Chantilly géré par France Galop. Le terrain d'entraînement, installé en 1971 couvre 15 ha. Cinq entraîneurs utilisent ces infrastructures[46].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Avilly-Saint-Léonard partage deux monuments historiquesavec sa commune voisine, Chantilly. Le parc du château de Chantilly, classé en 1988[47], se situe pour partie sur le territoire communal. Il n'est toutefois pas accessible depuis Avilly, la seule entrée étant celle à côté du château. D'autre part, un quart du carrefour de la table de Montgrésin se trouve sur le territoire communal d'Avilly-Saint-Léonard. Il s'agit d'un rond-point au milieu de la forêt, présentant au centre une table de vénerie, inscrite Monument historique en 1970[48].

  • Le château du Val-Profond, rue du Dr-ucas-Championnière, entre Saint-Léonard et Saint-Nicolas-d'Acy (hameau de la commune de Courteuil : c'est la plus grande des propriétés bourgeoises sur la commune, avec un manoir en brique et pierre édifié au XIXe siècle. L'ancien château était à l'origine du nom médiéval du hameau de Saint-Léonard de lors, Saint-Léonard-du-Val-Profonde[49]. Non visible depuis le domaine public.
  • Lavoir de Saint-Léonard, rue du Dr-Lucas-Championnière : établi sur d'un petit canal relié à l'aqueduc « Bacchus » , à l'est du village, les habitants lavaient leur linge en cet endroit depuis des temps immémoriaux. Le premier lavoir y a été construit en 1842, sur un terrain du duc d'Aumale. En 1896, le lavoir a été agrandi pour dix-huit places. C'est un bâtiment en pierre ouvert sur le sud, avec un toit en appentis couvert de tuiles plates. Le village d'Avilly avait aussi son lavoir, construit en briques, mais il a été démoli en 1988. L'aqueduc est un conduit qui devient souterrain près du lavoir, et qui mène vers Avilly et le parc du château de Chantilly. Construit en 1622, il alimentait une partie des jeux d'eau du parc[50],[49].
  • Église Saint-Léonard, place de la Mairie, au village de Saint-Léonard : elle possède un petit chœur du début du XIIIe siècle à l'architecture gothique très soignée.
    Elle dispose d'un mobilier est riche et varié, et comporte six éléments classés[51], dont un bel ensemble de stalles de la seconde moitié du XVIe siècle, qui représente le dernier souvenir matériel du prieuré clunisien de Saint-Nicolas-d'Acy, sur la commune voisine de Courteuil.
    La nef pourrait comporter des éléments anciens, mais a été fortement remaniée à l'époque moderne. Son voûtement n'a jamais été mené à terme, et elle reste recouverte d'une fausse voûte en berceau. Les chapelles latérales formant transept datent du XVIe siècle, et à l'instar du bas-côté nord du XVIIe siècle, ils affichent un style gothique flamboyant tardif influencé par la Renaissance. Tout l'intérieur est décoré d'une polychromie architecturale refaite pendant l'après-guerre. La chapelle latérale sud sert de base à un clocher sans caractère du XVIIIe ou du XVIIIe siècle[52],[53]
  • Calvaire de Saint-Léonard, à l'entrée ouest du village en provenance d'Avilly et de Courteuil : située sur une grande place engazonnée et arborée, où des bancs invitent au repos, cette grande croix sculptée date de 1874[49]. Le village d'Avilly possède également un calvaire, d'une facture très simple, situé sur un petit rond-point au sud-est du village.
  • Glacières d'Avilly, à l'intersection rue Grande / rue de la Garenne (voie communale no 1), à l'est du village ancien : sur un petit terrain couvert de pelouse, à côté de la rue, se trouvent deux glacières, dont la plus ancienne daterait du début du XVIIe siècle et pouvait contenir 50 t de glace environ. La glacière à gauche est presque entièrement souterraine, seul étant visible la porte et le petit édicule abritant l'amorce de l'escalier d'accès. La glacière au fond est semi-enterrée et présente une façade en pierres avec une porte au milieu, orientée vers le nord comme d'accoutumé[49],[54].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, rue Grande, au village d'Avilly : cette chapelle aujourd'hui englobée dans une propriété privée a été fondée en 1557 par les Oratoriens de Paris. Ruinée après la Révolution, la chapelle a été reconstruite sur la crypte à plafond voûté, et consacrée de nouveau le [55].
  • Monument aux morts d'Avilly, rue Grande : bien que les deux villages d'Avilly et de Saint-Léonard aient toujours formés une commune unique depuis la Révolution, Avilly a obtenu son propre monument aux morts. Il prend la forme d'une grande plaque apposée sur le mur de l'ancienne école communale, qui accueille désormais aujourd'hui la bibliothèque municipale.
  • Moulin d'Avilly, sur la Nonette, rue de la Nonette, à l'entrée nord d'Avilly depuis Saint-Firmin : un moulin à eau est attesté en ce lieu depuis 1376, et l'on sait qu'il a été rebâti en 1528. Le Grand Condé le rachette en 1668, alors qu'il sert encore à moudre les grains. Puis, le moulin connait de différentes affectations, la dernière étant celle d'une Clouterie après son acquisition par le baron de Vinzelles en 1834.
    Le baron installe dix métiers mécaniques et deux meules à empointer, créant des emplois pour huit hommes et deux femmes. Ainsi sont produits 200 t de clous par an. Des turbines hydrauliques sont installées ultérieurement, et la petite usine fonctionne jusqu'au début du XXe siècle. La date de cessation d'activité exacte est inconnue, mais une turbine a fourni de l'électricité jusqu'en 1942[56]. Le bâtiment actuel, en cours de restauration, n'a rien de particulier, mais les aménagements hydrauliques avec l'ancien bief passant par-dessous la maison, un barrage et une cascade sont d'un intérêt historique certain.
  • Maison forestière de la porte Vaillant : Cette maison garde la « porte Vaillant » à l'extrémité orientale de l'« allée d'Avilly » du « Petit Parc » du château de Chantilly. Elle fait partie du domaine de Chantilly et a été construit pour le duc d'Aumale, dans la première moitié du XIXe siècle.
  • L'ancienne usine SOPAL a été réaménagée en hôtel de luxe en 2018. L'hôtel Hyatt Regency Chantilly est constitué de huit bâtiments en pierre du XVIIIe siècle[57].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Charles-François Houbigant (1686-1783), prêtre catholique de la congrégation de l'Oratoire, bibliste et orientaliste, fondateur en 1772 d'une école de filles à Avilly, d'où son père était natif et où il possédait une maison.
  • Just Lucas-Championnière (1843-1913), médecin et académicien, né à Saint-Léonard.
  • Julien Brulé, champion olympique au tir à l'arc en 1920, né à Saint-Léonard en 1875.
  • Claire Morel, footbaleuse internationale française née en 1984, qui a été formée au CS Avilly-Saint-Léonard entre 1993 et 1996[45]

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Abbé Amédée Vattier, « Notes historiques sur la Paroisse de Saint-Léonard », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Ernest Payen,‎ , p. 15-48 (ISSN 1162-8820, lire en ligne), sur Gallica
  • Michel Vinvent de Paule, Avilly-Saint-Léonard, Avilly-Saint-Léonard, Commission Information de la municipalité, , 126 p. (ISBN 2-902765-06-1)
  • Nicolas Tavernier [préface=Philippe Pascot, Un village sous influence : Ou l’école de la délinquance de nos élus, Max Milo, , 230 p. (ISBN 978-2-315-00801-8, lire en ligne), sur Google Books[58].

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • « Avilly-Saint-Léonard », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[11].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[12].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

Autres sourcesModifier

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  3. Cf. « Présentation de la znieff Massif forestier de Chantilly / Ermenonville », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  4. Cf. « Présentation de la znieff Sites d'échanges interforestiers (passage de grands animaux) Halatte / Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  5. Cf. [PDF] « Domaine de Chantilly », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  6. Cf. [PDF] « Vallée de la Nonette », sur DREAL Picardie (consulté le ).
  7. Cf. [PDF] « Journal officiel de la République française du 15 janvier 2004, p. 1143-1144 », sur DREAL Picardie (consulté le ).
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  50. Cf. Michel Vinvent de Paule, Avilly-Saint-Léonard, Avilly-Saint-Léonard, Commission Information de la municipalité, , 126 p. (ISBN 2-902765-06-1) ; p. 111 et 124.
  51. « Liste des notices pour la commune d'Avilly-Saint-Léonard », base Palissy, ministère français de la Culture.
  52. Dominique Vermand, Églises de l'Oise : Cantons de Chantilly et Senlis, Beauvais, Conseil général de l'Oise, avec le concours des communes des cantons de Chantilly et Senlis, , 54 p., p. 8.
  53. Dominique Vermand, « Avilly-Saint-Léonard, église Saint-Léonard : Diocèse : Senlis », sur Églises de l'Oise - art roman et gothique, (consulté le ).
  54. Cf. Michel Vinvent de Paule, Avilly-Saint-Léonard, op. cit., p. 119.
  55. Cf. Michel Vinvent de Paule, Avilly-Saint-Léonard, op. cit., p. 78 et 119-120.
  56. Cf. Maurice Delaigue, La Nonette : Une vallée prestigieuse au nord de Paris - Nanteuil, Versigny, Baron, Montlognon, Fontaine-Chaalis, Borest, Montlévêque, Chaalis, Senlis, S.l., s.n., s.d. (ca. 1980), 190 p. (ISBN 978-2-9504569-2-2 et 2-9504569-2-8) ; p. 53-54 ; et Michel Vinvent de Paule, Avilly-Saint-Léonard, op. cit., p. 65-66.
  57. Edith Lasry-Segura, « Avilly-Saint-Léonard : après treize ans d’attente, l’hôtel de luxe ouvre ses portes : Il aura fallu treize ans pour que l’hôtel 4 étoiles d’Avilly-Saint-Léonard sorte de terre. Au mois de novembre, le village de 800 habitants accueillera le Hyatt Regency Chantilly », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  58. « Nicolas Tavernier condamné pour diffamation par le tribunal de Senlis : L’ancien adjoint au maire d’Avilly-Saint-Léonard avait écrit « Un village sous influence, ou l’école de la délinquance de nos élus », livre dans lequel il dénonçait les petits arrangements de la baronnie locale. Il a été condamné ce lundi 8 janvier », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).