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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cottet.
Charles Cottet
Menard charles cottet.jpg
Émile-René Ménard, Portrait de Charles Cottet (1896),
Paris, musée d'Orsay.
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jacques Joseph Marie Charles Cottet
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Distinction
Œuvres principales
Au pays de la mer. Douleur, 19081909 ;
Petit village au pied de la falaise, 1905 ;
Montagne, 19001910.

Charles Cottet, né au Puy-en-Velay le , et mort à Paris le , est un peintre et graveur français.

Sommaire

BiographieModifier

Charles Cottet est le fils de Jacques Joseph Henri Cottet, juge au tribunal civil du Puy-en-Velay, et de Marie Daruty[1].

Ayant vécu son enfance et son adolescence en Auvergne et en Savoie, il étudie la peinture dans l’atelier d'Émile Maillard (1846-1926)[2], puis à l’Académie Julian à Paris[3].

En 1886, il voyage une première fois en Bretagne, puis y retournera plusieurs années de suite pour y peindre, séjournant entre autres à plusieurs reprises à l'île d'Ouessant. Charles Cottet a réalisé, sous le titre général d’Au pays de la mer, une série d’œuvres où se trouvent retracées les scènes pittoresques de la rude vie des marins, où les multiples aspects de l’Atlantique et de la Manche, sont intensivement rendus.

Ayant obtenu, en 1894, une bourse de voyage, qui lui permit de visiter l’Italie et l’Égypte, il en revint avec une forte provision d’impressions d’Orient différant complètement des chatoyantes visions alors d’usage. Ayant vu les pays de soleil selon son tempérament, l’observation de Cottet s’est consacrée principalement aux abruptes roches d’Assouan, à l’étude des fellahs.

Dans la décennie 1900, il fait partie, avec Lucien Simon, Edmond Aman-Jean, André Dauchez, George Desvallières et Maurice Denis d'un groupe de jeunes peintres surnommé « la Bande noire » par les critiques d'art car ils rejettent les toiles claires des impressionnistes. La plupart de ces artistes enseignent à l'Académie de la Palette à Paris.

Il a été membre de la délégation de la Société Nationale des Beaux Arts de 1901 à 1905[4].

Ami de Raymond Tournon, celui-ci lui conseille de faire une grande exposition, lorsque l'artiste meurt de la grippe espagnole en 1919.

Charles Cottet meurt dans le 14e arrondissement de Paris le [5].

DistinctionsModifier

Charles Cottet obtient une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900.

Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1912, distinction remise par Alfred Roll[6].

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
Autoportrait (vers 1920), huile sur papier marouflé sur toile, musée des beaux-arts de Quimper.
 
L'Église brûlée (1911), musée des beaux-arts de Quimper. Représentation de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour à Camaret-sur-Mer.
En Belgique
Aux États-Unis
En France
  • Brest, musée des Beaux-Arts de Brest :
    • Nocturne vert à Camaret, 1894, huile sur toile ;
    • un enterrement en Bretagne, huile sur bois, 34,9 x 46,2 cm[7] ;
    • Enterrement breton (ou Femmes en prière), papier collé sur carton fort, 35,3 x 53,3 cm[7] ;
    • Les victimes de la mer, carton, 65,5 x 81,8 cm ;
    • Au pays de la mer, 1898, carton, triptyque (35,3 x 54,1 cm - 35,4 x 27,3 cm - 35,7 x 27,5 cm)[7] ;
    • Bord de mer, carton, 35,3 x 52,4 cm[7] ;
    • Brume à Belle-île, 1904, carton, 73,8 x 100,3 cm[7].
  • Le Havre, musée d'Art Moderne André-Malraux :
    • Petit village au pied de la falaise, vers 1905 ;
    • Montagne, vers 1900-1910.
  • Loctudy, manoir de Kerazan : Les Feux de la Saint-Jean.
  • Nantes, musée des Beaux-Arts : Jeune fille de l'île de Sein, 1909.
  • Paris :
  • Musée Rodin:
  • "Brouillard dans les montagnes au crépuscule" 1903 Huile sur carton. Offert par l'artiste à Rodin en 1908
  • "Marine" 1903 Huile sur carton
  • musée d'Orsay :
    • Celles qui restent ;
    • Ceux qui s'en vont ;
    • Le Repas des adieux ;
    • Au pays de la mer. Douleur dit aussi Les victimes de la mer. Douleur, entre 1908 et 1909, huile sur toile[8].
  • Petit Palais : Gens d'Ouessant pleurant un enfant mort, huile sur toile, 91 × 125 cm.
En Russie

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Acte de naissance 6 E 178/160, vue 31/67, no 237 aux Archives départementales de la Haute-Loire en ligne
  2. Peintre officiel de la Marine en 1891.
  3. (en) « Charles Cottet », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  4. G.Dugnat, L'échelle de Jacob.
  5. Archives de Paris, acte de décès n°4904, vue 13 / 31
  6. « Dossier dans l'ordre de la Légion d'honneur de Jacques Joseph Marie Charles Cottet », base Léonore, ministère français de la Culture
  7. a b c d et e Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.
  8. musee-orsay.fr.
  9. L'Enfant mort
  10. Lamentation des femmes de Camaret autour de la chapelle brûlée de Rocamadour
  11. Marine bretonne
  12. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/pecheurs-fuyant-lorage/
  13. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/le-cabaret/
  14. Quatre Bretonnes
  15. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/les-trois-femmes/

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Jean Valmy-Baysse, Charles Cottet sa vie, son œuvre, Paris, F. Juven, 1910.
  • Daniel Morane, Charles Cottet, catalogue raisonné de l'œuvre gravé, musée de Pont-Aven, 2003.

Liens externesModifier

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