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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 36e division d'infanterie.

36e division d'infanterie
Image illustrative de l’article 36e division d'infanterie (France)
Insigne de la 36e DI FFI

Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Charleroi
1914 - Bataille de Guise
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Deux Morins)
1914 - Bataille de l'Aisne
1916 - Bataille de Verdun
1917 - Chemin des Dames
1918 - 2e Bataille de Picardie
1918 - Bataille du Matz
1918 - Bataille de la ligne Hindenburg

La 36e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

Création et différentes dénominationsModifier

CommandantsModifier

  • 18 octobre 1873 - 19 mars 1878 : général Pourcet d'Arnéguy
  • 6 avril 1878 - 13 août 1883 : général Lian
  • .
  • 6 juin 1893 - 26 décembre 1896 : général Caillard
  • .
  • 14 janvier 1897 - 14 décembre 1898 : général Derrecagaix
  • 21 décembre 1898 - 10 mars 19?? : général d'Azemar
  • .
  • 2 avril 1902 : général Girardel
  • 3 février 1903 - 3 février 1903 : général Tournier
  • .
  • 9 avril 1903 - 9 mai 1906 : général d'Armagnac
  • .
  • 13 juin 1906 - 23 février 1910 : général Penaud
  • .
  • 19 mars 1910 - 18 juin 1912 : général Ruffey
  • 22 juin 1912 - 20 mars 1914 : général Micheler
  • 1914 : général Jouanic.
  • 1914 : général Bertin.
  • 1915 : général Lestoquois.
  • 10 août 1916 - 26 avril 1918 : général Paquette
  • 26 avril 1918 - 12 novembre 1919 : général Mittelhauser
  • septembre 1918 - janvier 1919 : général Tahon
  • .
  • 21 juin 1919 - 26 novembre 1919 : général Lebouc
  • .
  • 6 décembre 1919 : général Cabaud
  • - 10 octobre 1924 : général de Barescut
  • 23 septembre 1926 - 31 mai 1927 : général Bastien
  • 1929 - 1931 : général Jeanpierre
  • 20 octobre 1931 - 26 mars 1934 : général Détrie
  • .
  • 1939 - 1940 : général Aublet
  • .
  • 1945 - 1946 : général Cazaud

Première Guerre mondialeModifier

CompositionModifier

12e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à juin 1915 (transféré à la 123e DI)
18e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
34e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
49e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
218e Régiment d'Infanterie de juin 1915 à mai 1917 (dissolution)
117e Régiment d'Infanterie Territoriale d'août à novembre 1918
  • Cavalerie :
1 escadron (puis 2 escadrons à partir de juillet 1917) du 10e régiment de hussards d'août 1914 à novembre 1918
  • Artillerie :
3 groupes de 75 du 14e régiment d'artillerie de campagne d'août 1914 à novembre 1918
124e batterie de 58 du 24e régiment d'artillerie de campagne de juillet 1917 à janvier 1918
101e batterie de 58 du 14e régiment d'artillerie de campagne de janvier à novembre 1918
11e groupe de 155c du 118e régiment d'artillerie lourde de janvier à juillet 1918
6e groupe de 155c du 118e régiment d'artillerie lourde de juillet à novembre 1918
  • Génie :
compagnie 18/2 du 2e régiment du génie
bataillon du 117e régiment d'infanterie territoriale

HistoriqueModifier

1914 - 1915Modifier

6 - 10 septembre : bataille des Deux Morins : combats vers Rupéreux et Marchais-en-Brie. À partir du 10, poursuite par Château-Thierry, Villers-sur-Fère et Magneux, jusque dans la région de Craonnelle.
26 septembre : attaques allemandes vers la ferme d'Hurtebise et Craonnelle.
12 octobre : attaques françaises sur la ferme d'Hurtebise.
26 octobre : extension du front, à gauche, jusque vers la route de Paissy à Ailles.
25 janvier 1915 : violente attaque allemande vers la ferme de la Creute et sur le bois Foulon ; contre-attaques françaises.
Du 14 septembre au 11 octobre, et du 6 au 20 novembre : extension du front, à droite, jusque vers la ferme du Temple.

1916Modifier

  • 24 – 28 avril : retrait du front et mouvement vers Ville-en-Tardenois.
  • 28 avril – 6 mai : transport par V.F. dans la région de Revigny ; repos.
  • 6 – 20 mai : mouvement vers Chaumont-sur-Aire: repos.
  • 20 – 28 mai : transport par camions à Verdun. Engagée, à partir du 23 mai, dans la Bataille de Verdun, vers la ferme de Thiaumont et l’étang de Vaux.
  • 28 mai – 7 juin : retrait du front ; repos vers Chevillon.
  • 7 – 20 juin : transport par camions et par V.F. dans la région de Sainte-Menehould ; repos.
  • 20 juin – 22 septembre : mouvement vers le nord et occupation d’un secteur entre le ravin de la Houyette et l’Aisne[1].
  • 22 septembre – 27 novembre : retrait du front, mouvement vers le camp de Mailly ; instruction.
  • 27 novembre – 22 décembre : mouvement par étapes vers la région du Méru, par Rhèges, Esternay, La Ferté-Gaucher, Coulommiers, Lagny, Beaumont-sur-Oise et Mouy : repos et instruction.
  • 22 décembre 1916 – 12 février 1917 : transport par camions vers le front, et, à partir du 23 décembre, occupation d’un secteur vers Génermont et l’est de Berny.

1917Modifier

15 avril : Bataille du Chemin des Dames, tenue prête à intervenir dans l’offensive ; non engagée.
  • 22 avril – 8 mai : occupation d’un secteur vers Craonne et le moulin de Vauclerc.
4 - 5 mai : prise de Craonne et du plateau de Californie ; puis défense des positions conquises (Bataille du Chemin des Dames).
3 juin : attaque allemande.
13 février 1918 : éléments engagés dans l’attaque et la prise du plateau de la Galoche.

1918Modifier

28 et 29 mars : attaque et prise d’Ayencourt et d’Assainvillers.
30 mars : attaque allemande repoussée. Stabilisation du front dans la région de Tronquoy, et le sud d’Ayencourt.
  • 5 – 15 avril : retrait du front ; repos vers Moyenneville.
  • 15 avril – 21 juin : occupation d’un secteur vers Rollot et Vaux. À partir du 9 juin, engagée dans la Bataille du Matz : combats dans la région Courcelles-Épayelles, Le Ployron.
  • 21 juin – 11 juillet[2] : retrait du front, repos vers Nointel. À partir du 23 juin, transport par V.F. en Argonne : repos.
  • 11 juillet – 26 août : occupation d’un secteur entre l’Aire et le bois d’Avocourt.
20 juillet : secteur déplacé à gauche, vers le pont des Quatre Enfants et la Fille Morte.
17 septembre, enlèvement du plateau de Pinon ; puis organisation des positions conquises. À partir du 28 septembre, poursuite, à travers la forêt de Pinon, jusqu’à l’Ailette, où le front se stabilise vers Chavignon et le bois de Mortier.

RattachementsModifier

7 – 10 décembre 1916
3 – 5 avril 1918
2 – 17 août 1914
27 avril – 6 juin 1916
23 juin – 28 août 1918
7 – 25 juin 1916
11 – 19 décembre 1916
5 février – 28 mars 1917
6 avril – 9 juin 1918
13 – 22 juin 1918
29 août – 5 septembre 1918
27 octobre – 11 novembre 1918
26 juin – 30 novembre 1916
– 23 mars 1918
18 août 1914 – 26 avril 1916
1er – 6 décembre 1916
19 juin – 30 septembre 1917
20 décembre 1916 – 4 février 1917
29 mars – 18 juin 1917
6 septembre – 26 octobre 1918
10 – 12 juin 1918

L'Entre-deux-guerresModifier

La loi du 13 juillet 1927, sur l’organisation générale de l’armée et la loi des cadres et effectifs du 28 mars 1928, fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt. Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain. Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées et trois divisions d’infanterie alpine. La 36e Division d'Infanterie, stationnée à Bayonne est de type « nord-est ».

CompositionModifier

Seconde Guerre mondialeModifier

CompositionModifier

Le 10 mai 1940 la 36e DI, sous les ordres du général Aublet, est rattachée à la réserve du GQG.

À cette date la 36e Division d'Infanterie se compose de :

La 36e DI est l'une des premières divisions métropolitaine reconstituée.
Elle est recréée en février 1945 dans le sud-ouest de la France à partir des forces FFI locales : Haute Garonne, Pyrénées, Lot-et-Garonne, Gironde et Corrèze).
Son encadrement est constitué d'officiers de la 1re armée et son emblème est emprunté à celui de la 1re DFL.
La 36e DI relève la 1re DFL en Italie et à la frontière franco-italienne en juin 1945.

L’après guerreModifier

Le , la 36e DI, qui dans le cadre des troupes d'occupation en Allemagne (TOA) vient de relever en Allemagne la 2e DIM, est dissoute.

Notes et référencesModifier

  1. Du 18 août au 12 septembre 1916, la 71e brigade est à la disposition du 9e C.A.
  2. En juillet 1918, des éléments américains sont à la 36e D.I.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Impr. nationale, 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (notice BnF no FRBNF41052951) :
    • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).
  • Revue d'information des troupes françaises d'occupation en Allemagne, No 5 février 1946.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

La 36° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)