Étrœungt

commune française du département du Nord

Étrœungt [etʁœ̃] est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Étrœungt
Étrœungt
La rue du village.
Blason ville fr Étrœungt (Nord).svg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de l'Avesnois
Maire
Mandat
Vincent Justice
2020-2026
Code postal 59219
Code commune 59218
Démographie
Gentilé Courbeteux, Courbeteuses
Population
municipale
1 273 hab. (2021 en diminution de 5,63 % par rapport à 2015)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 29″ nord, 3° 55′ 42″ est
Altitude Min. 148 m
Max. 217 m
Superficie 25,1 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avesnes-sur-Helpe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avesnes-sur-Helpe
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Étrœungt
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Étrœungt
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Étrœungt
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Étrœungt

Géographie

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Étrœungt se situe dans le Sud-Est du département du Nord (Hainaut) dans le Parc naturel régional de l'Avesnois. L'Avesnois est connu pour son bocage et son relief un peu vallonné dans sa partie sud-est (début des contreforts des Ardennes), dite « petite Suisse du Nord ».

Étrœungt fait partie administrativement de l'Avesnois, géologiquement des Ardennes, historiquement du Hainaut et paysagèrement de la Thiérache.

 
L'Helpe Mineure à Étrœungt.

Le village est traversé par l'Helpe Mineure, affluent de la Sambre. Parfois, l'Helpe Mineure sort de son lit et inonde les habitations situées à proximité.

Étrœungt est bordée par dix communes dont deux du département de l'Aisne : Avesnelles, Boulogne-sur-Helpe, Féron, Floyon, Haut-Lieu, La Flamengrie (Aisne), Larouillies, Rainsars, Rocquigny (Aisne), Sémeries. La gare SNCF la plus proche est celle d'Avesnes-sur-Helpe.

La commune se trouve à 110 km de Lille (préfecture du Nord), Bruxelles (Belgique) ou Reims (Marne), à 55 km de Valenciennes, Laon, Mons (B) ou Charleroi (B), à 22 km de Maubeuge, à 10 km de Fourmies et à 7 km d'Avesnes-sur-Helpe sous-préfecture). Étrœungt est placée sur l'axe routier connu qu'est la RN 2 (route nationale 2) reliant Paris à Bruxelles. La Belgique se trouve à 15 km.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes d’Étrœungt
Haut-Lieu (59) Avesnelles (59) Sémeries (59) et Rainsars (59)
Boulogne-sur-Helpe (59)   Féron (59)
Floyon (59) Larouillies (59) et La Flamengrie (02) Rocquigny (02)

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 875 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 10,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 8 km à vol d'oiseau[3], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[4],[5]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[6].

Urbanisme

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Typologie

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Étrœungt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[7],[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avesnes-sur-Helpe, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (95,3 %), forêts (2 %), zones urbanisées (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (1 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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  • Noms anciens : Strata Duronum, Itinéraire d'Antonin et Carte de Peutinger. — Struum, 1104, Inventaire des chartes de Liessies. — Estrun, 1106, Le Carp. Pr. I I , 86. — Estruen, 1150, Inv. des chartes de Liessies. — Estruem, 1152, cart. de l'abb. de Liessies. — Estruen, 1167, id. — Estroen, 1238, 1er cart. du Hainaut. — Estrun, 1248, Charte de Jean 1er d'Avesnes. — Estroen , 1249, cart. de Liessies. — Estrœun, 1283, St-Genois, Mon. anciens, 233. — Estrœng-le-Cauchie, 1428, Archives de l'Empire, K, 544. — Estruen-le-Caulchie, 1415. — Estrœn-le-Caulchie, 1470. — Estrœs, 1477, Molinet, chron. ch. 42. — Estrueng-le-Caulchie, 1502. — Estrœng-la-Caulchée, 1552. — Etroeng-la-Caulchée, 1566. — EtroenEstrunEtroeunEstroeun, 1566, acte de Marguerite de Parme. — Estrun Chaussée, 1648, Vinchant, Ann. du Hainaut. — Estrœng-la-Chaussée, 1695. — Estroeng, 1725, acte de l'Intendant du Hainaut, de Vastans, — Étrœungt-la Chaussée, XVIIIe siècle (cf "bulletin de la commission historique du département du Nord" - tome IX - 1866).

Étrœungt, issu du mot estrée caractéristique des pays de langue d'oïl en France ( issu du latin strata (via) )[13]. Il s'agit de la voie romaine de Bavai à Reims, constituée par le Chemin Biwetz limite à l'est le territoire de Boulogne-sur-Helpe.

Histoire

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Probablement pour des raisons de sécurité, le bourg a été construit sur l'éperon rocheux qui domine l'Helpe. Il fit d'abord partie du pays des Nerviens, un peuple de l'ancienne Gaule dont la civilisation était déjà raffinée puis passa ensuite sous la domination romaine.

L'ancienne agglomération de Duronum se trouvait à l'ouest du village actuel, sur la voie romaine de Bavay à Reims, au lieu-dit la Pairée. Cette voie romaine (aussi nommée Chaussée Brunehaut) est l'une de ces routes qui furent empierrées par les Romains pour rejoindre Bavay, lieu de rencontre et carrefour (géométrique) de sept chaussées qui se dirigeaient vers le Rhin, l'Océan, les Alpes et les Pyrénées. Le « hameau de Warpont » tient son origine étymologique du garde-pont, ainsi nommé au sujet du poste que l'on plaçait parfois pour garder le pont de la chaussée romaine sur la rivière de l'Helpe Mineure[14].

843 : avec le traité de Verdun, le partage de l'empire carolingien entre les trois petits fils de Charlemagne octroie à Lothaire I, la Francie médiane qui comprend le Hainaut dont fait partie le village.

855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.

870 : avec le traité de Meerssen après la mort de Lothaire II, une partie de la Lotharingie dont fait partie le Hainaut est rattachée à la Francie occidentale.

880 : avec le traité de Ribemont en 880, le Hainaut est rattaché à la Francie orientale qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962.

Le château d'Étrœungt était bâti lui aussi à l'ouest du village à la jonction du ruisseau Bouvelet et de la rivière l'Helpe-Mineure. C'est ce château qu'occupait le seigneur d'Étrœungt, Bouchard d'Avesnes, qui fut excommunié en 1216 pour avoir épousé Marguerite de Flandre, alors qu'il était engagé dans les ordres comme sous-diacre. Cette aventure déclencha une querelle retentissante entre les comtes de Flandre et ceux de Hainaut et provoqua l'arbitrage de Saint Louis en 1248. Le roi de France donne le comté de Hainaut aux d'Avesnes. Elle a d'ailleurs inspiré des peintres et constitue l'évènement le plus célèbre de l'histoire d'Étrœungt. La seignerie puis baronnie d'Étrœungt fut ainsi tenue par la Maison d'Avesnes de 1212 jusqu'en 1427 qui lui donna 14 seigneurs[14].

1427 : Étrœungt passe sous l'autorité des ducs de Bourgogne.

De 1428 jusqu'en 1706, le village est une terre franche dépendant de la Maison de Croÿ, princes de Chimay, qui lui donnent 14 seigneurs. En 1659, après le rattachement d'Avesnes à la France, il profite de cette situation pour demeurer indépendant fiscalement et conservera encore de longues années ses exemptions fiscales[14].

Le , le roi de France Louis XI ayant appris la mort de son père Charles VII, passe à Étrœungt pour rejoindre Reims pour y être couronné. Il est accompagné de Philippe le Bon, duc de Bourgogne[15].

1470 : le duc de Bourgogne cède la terre d'Étrœungt à Philippe Ier de Croÿ.

Le , Louis XI retourne à Étrœungt avant d'attaquer Avesnes.

Le , Étrœungt passe dans la maison d'Autriche par le mariage de Marie de Bourgogne avec l'archiduc Maximilien d'Autriche.

1507 : Étrœungt passe sous domination espagnole, sous l'autorité de Charles II de Bourgogne (Charles-Quint), duc de Bourgogne et comte de Flandre. Son parrain est Charles Ier de Croÿ, prince de Chimay. Le château d'Étrœungt est détruit durant les guerres entre le Royaume de France et le Saint-Empire romain germanique.

Le village d'Étrœungt est alors défendu par deux forts (le fort du Buffle sur la rive gauche de l'Helpe-mineure et le fort du Moulin sur la rive droite). En mai 1543, les 300 défenseurs du fort du Buffle furent passés par les armes pour s'être opposés aux troupes de François Ier qui se préparaient à s'emparer d'Avesnes[16].

En , Philippe III de Croÿ prend "possession de la franche ville et terre d'Estroengt-la-Chaulchée"[14].

Le , l'armée du roi Henri II de France incendie le village d'Étrœungt et l'église Saint-Martin. Le la cavalerie française est noyée en traversant l'Helpe-Mineure au hameau de Warpont.

1570, l'église Saint-Martin est reconstruite.

1678 : avec le traité de Nimègue Étrœungt est rattaché à la France de Louis XIV.

1706 : le parlement de Paris adjuge la baronnie d'Étrœungt à Philippe II, duc d'Orléans. La maison d’Orléans la conserve jusqu'à la révolution de 1789.

 
L'église Saint-Martin.

L'église Saint-Martin surplombant la Place date de 1570. Elle a été souvent remaniée, surtout en 1776 à la suite d'un incendie. Le chœur, plus endommagé que le reste de l'édifice, fut remis à neuf par les moines de l'abbaye de Liessies, alors collateurs de la cure. Elle fut restaurée en 1854 et 1880.

1790 : Étrœungt devient le chef-lieu de canton qui regroupe les communes de Féron, Floyon, Larouillies, Rainsars et Wignehies. Plus tard, le canton sera scindé entre celui d'Avesnes et celui de Trélon.

Plans du cadastre napoléonien (1813 et 1872) d'Étrœungt : site internet des Archives départementales du Nord

1839 : le moulin à farine est transformé en filature.

1847 : une filature dénommée Pecquériaux est répertoriée dans la commune.

En 1865, on plaça de magnifiques vitraux aux trois fenêtres du fond du chœur. Celui du centre représente la copie exacte de la célèbre descente de croix du fameux peintre Rubens. L'église possède au total quatre autels dont deux du XVIIIe consacrés à la Vierge et à saint Martin. En 1880, elle fut de nouveau restaurée intérieurement.

1907 : le est mise en service la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Solesmes (47 km) via Warpont où un aller et retour de Warpont à la gare du centre d'Étrœungt devait être assuré avant de gagner Avesnes. En 1907, le service régulier des voyageurs assurait 4 allers-retours par jour. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails ont été démontés et le réseau a été dans l'impossibilité de fonctionner.

1914-1918 (Première Guerre mondiale) : après avoir envahi la Belgique, les Allemands entrent en France. Les Français cèdent devant leur poussée. Le , des soldats français, battant en retraite dans la région. Les Allemands suivent. Étrœungt se trouve en zone occupée jusqu'au , date où la commune est libérée par des troupes françaises (23ème BCA), quelques jours donc avant l'armistice qui est intervenu le .

1935 : construction de la salle des fêtes inaugurée le 12/01/1936

1940-1945 (Seconde Guerre mondiale) : Venue de Belgique, la 7e Panzer (division blindée), commandée par le général Erwin Rommel, arrive dans l'Avesnois le en passant par Clairfayt. Étrœungt sera ensuite occupé par les Allemands et libéré le par des troupes américaines.

1976 : la RN 2 qui traversait le centre village le contourne dorénavant.

1978, 1979 et 1981 : l'équipe de football féminine de l'AS Étrœungt est championne de France.

1989 : la filature située 13 rue de la Filature ferme ses portes.

2012 : construction d'une salle multi-activités à côté de la salle des fêtes.

2013 : construction d'un terrain multisports synthétique ("hat trick) à côté du terrain de football.

Importance géologique

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La commune a donné son nom au Strunien, étage géologique de référence mondiale.

Héraldique

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La mairie.
  Blason
Parti en 1) de gueules à dix losanges de sable ordonnés 3, 3, 3 et 1 au 2) d'or au courbet aussi de sable[17]
Détails
Le blason change en 1935 sur la proposition du maitre d’œuvre de la salle des fêtes d'Étrœungt. Elle représente pour le 1) la famille d'Orléans dernier prince de la commune et en 2) un courbet en référence au nom des villageois les Courbéteux.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
 
Alias du blason de Étrœungt
Écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d’argent à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées.
Plusieurs villages de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe possèdent les mêmes armoiries : Féron, Lez-Fontaine, Ferrière-la-Grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes. Ainsi que Bermerain dans l'arrondissement de Cambrai. Ils appartenaient en effet à la famille de Croÿ-Renty.

Politique et administration

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Liste des maires

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Maire avant 1802-1803 : Louis Clavons, membre du conseil d'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe en 1802-1803[18].

Maire en 1802-1803 : Philippe Gorisse[19].

Maire en 1807 : Levacq[20].

Maire en 1881 : Obled[21].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 ? François Edouard Dorchis    
1878 ? Zéphirin Maton    
1929 1941 Alfred Fostier    
1941 1954 Alphonse Lefebvre    
1954 1971 Jean Fostier    
1971 juin 1995 Pierre D'Halluin    
mars 2014 Jean-Jacques Anceau apparenté PS Conseiller général du canton d'Avesnes-sur-Helpe-Sud (2008-2015)
Mars 2014 En cours
(au 4 avril 2014)
Vincent Justice[22] DVD  

Finances locales

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Cette sous-section présente la situation des finances communales d'Étrœungt[Note 3].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal d'Étrœungt s'établit à 1 296 000  en dépenses et 1 351 000  en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 4] se répartit en 704 000  de charges (499  par habitant) pour 752 000  de produits (533  par habitant), soit un solde de 49 000  (34  par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des achats et charges externes[Note 5] pour 270 000  (38 %), soit 191  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les cinq dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 124  par habitant en 2012 et un maximum de 191  par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 6] pour 285 000  (38 %), soit 202  par habitant, ratio supérieur de 15 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (176  par habitant). Depuis cinq ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 187  par habitant en 2009 et un maximum de 202  par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité d'Étrœungt[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 7] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 8] pour une valeur de 382 000  (65 %), soit 271  par habitant, ratio inférieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (333  par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 78  par habitant en 2009 et un maximum de 981  par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 9] pour une valeur de 209 000  (35 %), soit 148  par habitant, ratio supérieur de 139 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (62  par habitant).

Les ressources en investissement d'Étrœungt se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une somme de 194 000  (32 %), soit 137  par habitant, ratio supérieur de 69 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (81  par habitant). Sur les cinq dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 15  par habitant en 2009 et un maximum de 481  par habitant en 2012 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour 76 000  (13 %), soit 54  par habitant, ratio supérieur de 46 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (37  par habitant).

L'endettement d'Étrœungt au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 10], l'annuité de la dette[Note 11] et sa capacité de désendettement[Note 12] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 453 000 , soit 321  par habitant, ratio inférieur de 47 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (601  par habitant). Sur les cinq dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1  par habitant en 2010 et un maximum de 473  par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 233 000 , soit 165  par habitant, ratio supérieur de 94 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85  par habitant). Sur les cinq dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 0  à 165  par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 109 000 , soit 77  par habitant, ratio inférieur de 51 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (156  par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 77  par habitant en 2013 et un maximum de 165  par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ quatre années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2021, la commune comptait 1 273 habitants[Note 13], en diminution de 5,63 % par rapport à 2015 (Nord : +0,23 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6611 4981 5182 0621 9872 0602 1832 2422 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2802 3062 5332 5042 6342 5652 6652 5302 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1162 0582 0941 8401 7291 7151 7081 6461 697
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 7491 7691 5821 4951 3661 3961 3731 3991 321
2021 - - - - - - - -
1 273--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 677 hommes pour 638 femmes, soit un taux de 51,48 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
0,8 
7,7 
75-89 ans
10,9 
15,1 
60-74 ans
17,2 
19,7 
45-59 ans
19,2 
16,2 
30-44 ans
18,1 
17,7 
15-29 ans
15,0 
23,2 
0-14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2020 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,1 
75-89 ans
14,6 
60-74 ans
16 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,6 
15-29 ans
19,1 
20,5 
0-14 ans
18,2 

Économie

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Étrœungt est une commune rurale où le nombre d'exploitations agricoles reste important. Les exploitations sont spécialisées dans la production laitière et fournissent des laiteries de l'Avesnois et de la Thiérache (fabrication notamment du maroilles, boulette d'Avesnes, etc.). Auparavant, le nombre de fermes était bien plus important. Mais les quotas laitiers, le prix du lait pas assez revalorisé auprès des producteurs, les obligations en matière de mises aux normes des exploitations, ont conduit à l'arrêt progressif des petites exploitations qui ne pouvaient plus dégager de revenus suffisants.

Étrœungt, à l'instar des communes voisines, se trouvent dans le Sud Avesnois où une grande partie des terres cultivables sont en état de prairie. En effet, le sol argileux ralentit la filtration de l'eau dans le sous-sol et permet une pousse facilitée de l'herbe. L'herbage y est donc depuis longtemps très développé, d'où l'appellation "des herbagers" pour qualifier les exploitants agricoles locaux, appellation usitée par le passé.

Jusque dans les années 1970, Étrœungt disposait de deux sites de transformation des produits laitiers (la laiterie d'Orniaux et une beurrerie). Ensuite, les activités ont été transférées dans des laiteries de la région.

En dehors de l'activité agricole liée à la production laitière, on trouve à Étrœungt quelques commerces et des activités liées aux professions indépendantes.

Lieux et monuments

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  • L'église Saint-Martin
  • Chapelles et oratoires : Les chemins de campagne de l'Avesnois sont ponctués de centaines de chapelles et d'oratoires. La commune d'Étrœungt compte à elle seule 24 oratoires dédiés à la Vierge ou à différents saints disséminés au bord des chemins.
 
Le mémorial UNC-UNCAFN.
  • Le mémorial UNC-UNCAFN des Anciens d'Afrique du Nord
  • Les degrés : les escaliers permettent de rejoindre le haut du village (Place) au bas du village (rue Jean-Fostier).
  • Le lavoir : Étrœungt possède plusieurs fontaines et des lavoirs publics. Celui situé au centre du village, construit en pierre bleue locale, n'est accessible que par trois petits sentiers piétonniers. L'eau qui y coule est toujours de belle qualité[réf. nécessaire] et limpide. Elle est sans cesse renouvelée grâce à un bon débit.
  • L'ancien moulin : Sa conception démontre qu'à l'origine c'est un ancien moulin à farine. En 1839, il devient une filature de laine. En 1898, une société (dont les actionnaires sont des gens du pays) en fait l'acquisition et lui fait produire de l'électricité. Étrœungt est de ce fait électrifié très tôt (avant Fourmies par exemple)[réf. nécessaire]. Son activité cesse en 1939.
  • Le moulin de Tatimont : Ancien moulin hydraulique à farine, il a été construit près du hameau de Tatimont. Il est bien rare de ne pas y rencontrer quelques pêcheurs venus jeter leurs lignes dans l'Helpe Mineure.
  • Sentiers pédestres : des sentiers de randonnées ont été aménagés découvrir la Thiérache, pays de bocages. Tout autour du village, fermes dispersées, hameaux, herbages, haies, bosquets se succèdent sur un sol vallonné.
  • Le site de Warpont : à cet endroit, le pont permet à la voie romaine allant de Bavay à Reims (la Chaussée Brunehaut) de traverser la rivière dont les berges sont jalonnées de vieux saules.

Personnalités liées à la commune

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Le stade d'Étrœungt.
  • AS Étrœungt
  • École de danse "Rythme et Révérence" créée en 2001
  • Judo Club Étrœungt (JCE), composante de l'Association Thiérache Judo (ATJ).
  • Tennis Club
  • Gymnastique et steps
  • Club de Pétanque
  • Association Cycliste Étrœungt
  • Groupe des Randonneurs d'Étrœungt

Église Saint-Martin présente au centre du village, sur la place. Étrœungt fait partie de la paroisse Notre-Dame des Deux-Helpes (diocèse de Cambrai).

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa    a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Étrœungt. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  4. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  5. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  6. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  7. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  8. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  9. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  10. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  11. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  12. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Étrœungt.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes

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  1. a et b « Les comptes des communes - Étrœungt : chiffres clés » (consulté le ).
  2. « Les comptes des communes - Étrœungt : opérations de fonctionnement » (consulté le ).
  3. a et b « Les comptes des communes - Étrœungt : fiche détaillée » (consulté le ).
  4. a et b « Les comptes des communes - Étrœungt : opérations d'investissement » (consulté le ).
  5. a et b « Les comptes des communes - Étrœungt : endettement » (consulté le ).
  6. « Les comptes des communes - Étrœungt : autofinancement » (consulté le ).
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. « Orthodromie entre Étrœungt et Saint-Hilaire-sur-Helpe », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « St-hilaire-sur-helpe » (commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « St-hilaire-sur-helpe » (commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
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  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Avesnes-sur-Helpe », sur insee.fr (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. Romuald Duval, Notice historique sur le village d’Etreux, .
  14. a b c et d Le patrimoine des communes du Nord, Flohic, (ISBN 978-2-84234-119-0, lire en ligne), p. 137
  15. Histoire d'Étrœungt, Eugène Maton, Imprimerie Moquet, 1882
  16. Histoire d'Étrœungt, Eugène Maton, Imprimerie Moquet, 1882.
  17. l'observateur de l'Avesnois du vendredi 29 juin 2012
  18. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 66, lire en ligne.
  19. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 276, lire en ligne.
  20. « Annuaire statistique département du nord année 1807 », p. 130-131.
  21. « Le Petit Nord : journal politique quotidien ["puis" journal républicain quotidien du matin "puis" journal républicain absolument indépendant] », sur Gallica, (consulté le ), p. 2-3.
  22. « Vincent Justice succède à Jean-Jacques Anceau », L'Observateur de l'Avesnois, no 19461,‎ , p. 15.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Étrœungt (59218) », (consulté le ).
  28. Insee, « Évolution et structure de la population en 2020 - Département du Nord (59) », (consulté le ).