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Vital Kamerhe

Leader du parti politique UNC

Vital Kamerhe
Illustration.
Portrait de Vital Kamerhe en décembre 2010
Fonctions
Directeur de cabinet du président de la République
En fonction depuis le
(2 mois et 30 jours)
Président Félix Tshisekedi
Prédécesseur Néhémie Mwilanyia Wilondja
Président de l'Assemblée nationale

(2 ans, 2 mois et 25 jours)
Groupe politique PPRD
Prédécesseur Thomas Luhaka Losendjola
Successeur Christophe Lutundula (intérim)
Évariste Boshab
Président de l'Union pour la nation congolaise
En fonction depuis
(8 ans et 4 mois)
Biographie
Nom de naissance Vital Kamerhe lwa Kanyiginyi Nkingi
Surnom Le faiseur de Roi
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Bukavu (République démocratique du Congo)
Nationalité Congolaise
Parti politique UNC
Conjoint Hamida Chatur
Diplômé de Université de Kinshasa
Profession Économiste
Site web http://vital-kamerhe.com/

Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, né le à Bukavu, est un économiste et homme politique de la République démocratique du Congo. Il est directeur de cabinet du président de la république démocratique du Congo Félix Tshisekedi depuis le 25 janvier 2019, succédant ainsi à Néhémie Mwilanyia Wilondja, directeur de Cabinet de Joseph Kabila. Il a notamment été Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.

Ancien secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), il devient le directeur de campagne du président Joseph Kabila lors des élections de 2006, avant de tomber en disgrâce en 2009. En décembre 2010, Vital Kamerhe lance son propre parti politique, l'Union pour la nation congolaise (UNC), et se porte candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. Il remporte 7,74 % des suffrages et sa campagne est occultée par le duel entre le président sortant Joseph Kabila et son opposant Étienne Tshisekedi de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Vital Kamerhe a occupé divers postes dans plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Léon Kengo, Mushobekwa Kalimba wa Katana et du général Denis Kalume Numbi. Il fut nommé commissaire général adjoint du gouvernement (AFDL) chargé des relations avec la MONUC. Plus tard, il devint titulaire en tant que commissaire général du gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Il a occupé ce poste jusqu’à sa nomination comme ministre de la Presse et de l’Information dans le gouvernement de transition en 2003.

Vital Kamerhe est une personnalité marquante et controversée de la période débutant avec la deuxième guerre du Congo, en 1998, et des divers processus de « paix » subséquents ayant établi durablement une guerre de prédation à faible intensité à l'Est du Congo. Le résultat en a été la guerre la plus meurtrière depuis la deuxième guerre mondiale avec plus de 6 millions de victimes[1].

Sommaire

BiographieModifier

Vital Kamerhe est le fils de Constantin Kamerhe Kanyiginyi et d’Alphonsine Nemberwa Mwankingi. Ils sont d’origine shi de Walungu dans la province du Sud-Kivu[2],[3],[4]. Vital Kamerhe est né à Bukavu le 4 mars 1959 dans la province du Kivu.

Vital Kamerhe est marié à Mamick Boji, fille d'un ancien dignitaire de Bukavu. Le couple a huit enfants. Vital kamerhe est actuellement en couple avec Amida l'ex épouse du musicien JB Mpiana et de l'homme d'affaires Didi Kinuani.

Vital Kamerhe est un polyglotte qui maîtrise globalement les quatre langues nationales du Congo : le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba en plus de certaines langues étrangères[5] telles le français et l'anglais

ScolaritéModifier

Il commence ses études primaires à Bukavu puis à Goma dans la province du Kivu. Il les poursuit au Kasaï-Oriental à Ngandajika où il finira son école primaire. De 1973 à 1975 il fréquente l'Institut Sadisana (ancien collège Saint-François-Xavier) à Kikwit Sacré-Cœur, dans la province du Bandundu[6]. Il est alors en troisième et quatrième scientifique, option Mathématiques-Physique. L'année suivante, la famille déménage à nouveau à Kananga (province du Kasaï-Occidental) pour une année avant de retourner au Kasaï-Oriental cette fois-ci à Mbuji-Mayi. Là, il obtient son diplôme d’État (diplôme de fin d'études secondaires) en 1980 à l'Institut Mulemba.

En 1980, il s'inscrit à l'université de Kinshasa. Il obtient un diplôme de licence en sciences économiques en 1987.

De 1987 à 1995, il est assistant chargé des cours à la faculté des sciences économiques à l'Université de Kinshasa, sous la supervision du professeur Nyembo. Après 10 ans comme assistant, il fait ses premiers pas en politique au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social en 1984.

Entrée en politiqueModifier

Kamerhe affirme avoir fait ses premiers pas politiques dans l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS ). Plusieurs sources[Lesquelles ?] affirment qu'il avait milité auparavant au Front des jeunes mobutistes (FROJEMO) et aurait joué le rôle d'« informateur » pendant ses études au campus de Kinshasa.[réf. nécessaire] Vital Kamerhe lui-même (lors d'une interview le 10 mai 2014) fait remonter le début de son engagement politique à 1981, alors qu'il était à l'université en deuxième année du premier cycle ("graduat"), tout en se défendant de l'avoir été sous la bannière du Mouvement populaire de la Révolution. En 1987, il aurait rencontré le maréchal Mobutu à Nsele, rencontre initiée par la Service d’action et de renseignements militaire, alors qu'en 1983 il avait rejoint les jeunes partisans de l'UDPS d'Étienne Tshisekedi[7].

À la fin de ses études, Vital Kamerhe rejoint les sphères mobutistes d'abord comme coordonnateur de la Cellule d’études de planification de l’Enseignement supérieur et universitaire de 1988 à 1989, puis comme conseiller économique et financier au Ministère des Mines et Énergie de 1989 à 1990.

De 1991 à 1992, pas moins de quatre premiers ministres se succèdent. Vital Kamerhe occupe plusieurs postes de manière plus ou moins éphémère. Il devient conseiller au ministère des Mines sous le gouvernement de Jean Nguza Karl-I-Bond en 1992. Toujours en 1992 il devient conseiller financier au ministère des Postes, Téléphones et Télécommunication, tout en assumant la fonction de directeur des études de la Chambre de commerce franco-zaïroise. Durant cette période, d'après les propres dires de Kamerhe[8] il abandonne son postnom (Lwa Kanyiginyi Nkingi) « pour des raisons médiatiques ».

De 1990 à 1995, il assure la fonction de président de la Jeunesse de l'Union sacrée de l'opposition radicale et alliés (JUSORAL)[6]

Pendant cette période, il occupe plusieurs fonctions dans divers cabinets ministériels à un rythme aussi accéléré que lors des successions de gouvernements éphémères de 1991. En 1993 il est directeur du cabinet du ministère de l’Environnement, Tourisme et Conservation de la Nature (le Zaïre a eu deux gouvernements en 1993 : celui de Faustin Birindwa, par l'ordonnance présidentielle du 2 avril 1993, et le gouvernement Tshisekedi remanié par le décret ministériel du 9 avril 1993). En 1994 il devient coordonnateur du Cabinet du Premier ministre Kengo Wa Dondo, dans le septième gouvernement de la transition de Mobutu (ordonnance du 6 juillet 1994). Enfin, de 1994 à 1995, il est directeur de cabinet au ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire Mushobekwa Kalimba wa Katana au gouvernement remanié de Kengo wa Dondo[6].

Guerres du Congo et émergence politique de KamerheModifier

A l'issue de la première guerre du Congo en 1997, Laurent-Désiré Kabila arrive au pouvoir avec son mouvement, l'Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Vital Kamerhe se rallie au nouveau régime.[réf. nécessaire]

En 1997, le président Laurent-Désiré Kabila confie au général Denis Kalume Numbi la tâche de mettre en place le « Service national ». Cette structure paramilitaire rassemble des militaires et des civils, avec pour objectif la production agricole, la formation des jeunes aux métiers et une formation militaire de base. Vital Kamerhe est nommé directeur administratif et financier dans son cabinet.

Au déclenchement de la deuxième guerre du Congo en août 1998, Vital Kamerhe fait connaissance de Joseph Kabila, lors de la défense de l'aéroport de Kinshasa.

Peu après, au cours de la conférence de Victoria Falls au Zimbabwe, Laurent-Désiré Kabila remarque Vital Kamerhe. Celui-ci fait partie de la délégation du gouvernement lors des négociations pour l'accord de cessez-le-feu de Lusaka en juillet 1999 alors qu'il est directeur de cabinet adjoint au ministère de la Reconstruction. De retour au pays, au moment de la conclusion de l’accord de siège entre la RDC et l’ONU pour la mise sur pied de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) au début de l'année 2000, Vital Kamerhe devient le commissaire général adjoint au Commissariat général du gouvernement chargé des affaires de la Monuc pour les questions politiques, logistiques et Finances (2000-2002). Il est l'adjoint du professeur Ntwaremba Onfre (Bandundu), aux côtés de Vangu Mambweni ma Busana (Bas-Congo). Une lutte de leadership au sein de l'équipe dessert l'organisation et annihile l’action de cette structure qui avait pour mission de gérer les relations entre le gouvernement et la Monuc[réf. nécessaire].

Laurent-Désiré Kabila est assassiné janvier 2001 et Joseph Kabila accède à la présidence de la République. Le nouveau président amorce alors des démarches pour lancer des négociations avec les adversaires du Congo : le « Dialogue intercongolais ». Vital Kamerhe est nommé commissaire général du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la Région des Grands-Lacs, un poste stratégique alors que la deuxième guerre du Congo s'enlise dans une guerre à faible intensité, centrée à l'est de la République.

Au terme du Dialogue intercongolais, Vital Kamerhe obtient le poste de ministre de la Presse et de l'Information de la Transition de 2003 à 2004[9].

Présidence de l'Assemblée nationaleModifier

Le 31 mars 2002 à Kinshasa est fondé le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont Vital Kamerhe est nommé secrétaire général le 1er juillet 2004 avec comme mission d'organiser la campagne de Joseph Kabila pour le scrutin présidentiel de 2006. Le vendredi 10 mars 2006, le lendemain de la promulgation de la loi électorale, Vital Kamerhe présente au public un livre, Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila, dans lequel il fait l'apologie de Kabila. Devant le peu de succès que récolte la campagne en faveur de Joseph Kabila dans toute la moitié ouest du pays, Vital Kamerhe mise sur son arrière-pays, le Kivu et la partie swahiliphone de la RDC. Il y établit son propre fief électoral et, à l'issue des élections, est élu haut la main député de la circonscription de Bukavu au Sud-Kivu[réf. nécessaire].

En décembre 2006, il est élu président de l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa[10],[8]. Le 11 mai 2007, Léon Kengo Wa Dondo (né Léon Lubicz) se présente comme candidat indépendant au poste du président du sénat. Il bat, contre toute attente Léonard She Okitundu, candidat de l'AMP, la coalition majoritaire au pouvoir.

Après cette manœuvre, seul le gouvernement cédé à Antoine Gizenga du Parti lumumbiste unifié (Palu) lors de la formation de la coalition dirigeante échappe au clan d'ascendance rwandaise. Par contre ce gouvernement officiel est fortement affaibli par la mise en place, autour de la présidence, d'un gouvernement « parallèle »[11], avec des ministres ayant un pouvoir décisionnel plus élevé que ceux du Gouvernement officiel.

Une opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) était prévue entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu (en) (notre unité) avait été négociée par le président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais, Paul Kagame[12] à partir de l'Ouganda.

Vital Kamerhe exprime publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. A l'instigation de l'entourage de Joseph Kabila, le 24 février 2009, le vice-président de l'Assemblée nationale Christophe Lutundula et la questeur adjointe Brigitte Kalama présentent leur démission au bureau du secrétariat de l'Assemblée nationale. Acculé, Vital Kamerhe démissionne le 26 mars 2009[13],[11].

Selon un câble diplomatique de l'ambassade américaine daté de la même année, une lutte de pouvoir opposait le président Joseph Kabila et Vital Kamerhe[14]. Le document fait un portrait au vitriol de Vital Kamerhe : « Sa réputation de leader modernisateur, démocrate et honnête ne correspond peut-être pas tout à fait à la réalité... Ses détracteurs l’ont même accusé (accusations que nous ne pouvons corroborer), d'attiser - pour des fins politiques - la flamme du conflit dans les provinces du Nord et Sud-Kivu(…) dans le but d’ affaiblir Kabila. Selon une source, il aurait même acheminé de l'argent au général renégat Laurent Nkunda dans son œuvre de déstabilisation de Kabila[15]. Que ces allégations soient vraies ou non[16], tous les diplomates occidentaux avec qui nous avons parlé s'accordent sur le constat que Kamerhe recourt fréquemment au mensonge pour s'assurer un gain politique.(...) Nos informateurs nous rapportent que son ambition aveugle de devenir un jour président a compromis son jugement... Il est soupçonné d'avoir bloqué des enquêtes sur les allégations de détournement de sommes considérables lors de sa présidence à l'Assemblée nationale »[14].

Les élections de 2011Modifier

 
Concert pour la candidature de Vital Kamerhe aux présidentielles, novembre 2011

Le 18 avril 2009, Évariste Boshab succède à Vital Kamerhe à la présidence de l'Assemblée nationale. Le 14 décembre 2010, Vital Kamerhe démissionne du PPRD et de l'Assemblée nationale et et fonde son parti : l’Union pour la nation congolaise (UNC)[17].

Deux jours plus tard, il retourne dans son fief du Kivu. Pour l'occasion, Vital Kamerhe déclare : « Je suis venu dire à la population de Goma que j’ai menti en 2006 »[18]. En dehors de son fief, une bonne partie de l'opinion publique et de l'opposition politique congolaise en général continuent de le percevoir comme un « faire-valoir » pour le président Kabila, en attendant son tour en 2016. Visiblement réfractaire à l'ouverture de l'espace économique du Congo à la Chine, Kamerhe préconise une nouvelle formule du commerce triangulaire sur l'Atlantique.[réf. nécessaire]

Le 5 avril 2011, Vital Kamerhe publie ses réflexions aux éditions Larcier[19]. Dans un message destiné à l'Occident, l'économiste plaide que la RDC a un rôle stratégique à jouer.

À l'issue du congrès de son parti tenu à Kinshasa, il est investi comme candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. En outre, 447 candidats de l'UNC briguent les 500 sièges au parlement pour les élections législatives[20]. Le nouveau mode de scrutin pour la présidentielle ne comportant cependant qu'un seul tour, Vital Kamerhe prône l'union de l'opposition contre Joseph Kabila, sans pour autant annoncer son désistement. Le président de l'UDPS, Étienne Tshisekedi, refuse aussi de céder sa place[21].

La campagne électorale de 2011 est entièrement dominée par le duo Joseph Kabila, le président sortant d'un côté, et Étienne Tshisekedi de l'autre côté, occultant les autres candidats.

À l'issue du scrutin, Vital Kamerhe obtient 7,74 % des suffrages exprimés dans l'ensemble du pays. La grande majorité de son électorat reste concentrée au Sud-Kivu (42 %), et dans une moindre mesure au Nord-Kivu voisin (23 %). En outre, le parti réussit à faire élire 16 députés[22].

À l’annonce des résultats provisoires des élections présidentielles le 10 décembre 2011, dans une déclaration à l'AFP[23], Étienne Tshisekedi rejette les résultats de la Céni[24], et se « président élu de la République démocratique du Congo ». Vital Kamerhe rejette également « catégoriquement » ces résultats et reconnait la victoire de Tshisekedi.

Tirant les conséquences de son auto-proclamation comme nouveau président élu de la RDC, le candidat Étienne Tshisekedi refuse de recourir à la Cour suprême de justice pour contester le travail effectué par la CENI et ne modifie en rien son attitude de méfiance envers Vital Kamerhe. Encouragé par ce qui restait de l’opposition congolaise, le candidat Vital Kamerhe introduit une requête en annulation des élections en bonne et due forme auprès de la cour suprême de Justice[25] le lundi 12 décembre, en son nom personnel.

La Céni reconnaitra des irrégularités mais les résultats n’en sont pas pour autant invalidés[26]. La CSJ jugera la requête recevable mais non fondée[27] avant de procéder à la proclamation des résultats définitifs donnant Joseph Kabila vainqueur[28] .

Les candidats malheureux aux élections tenteront d'orienter la sortie de crise vers la formation d'un nième gouvernement de transition inclusif. Ainsi, lors des consultations pour la formation du nouveau gouvernement en mars 2012, Vital Kamerhe prônant désormais le dialogue ira rencontrer l’informateur Charles Mwando[29].

Les élections de 2018Modifier

Le 23 novembre 2018, il retire sa candidature à l'élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo, qui a lieu le 30 décembre, en faveur de Félix Tshisekedi suite à un accord entre les deux hommes où le premier deviendrait Premier ministre en cas de victoire du second[30], [31]. Dans la nuit du 19 au 20 janvier 2019, Tshisekedi est proclamé élu président de la République par la Cour constitutionnelle de manière controversée[32]. Martin Fayulu s'autoproclame président élu et appelle la communauté internationale à ne pas reconnaître cette décision[33].

Le 25 janvier 2019, il est finalement nommé directeur de cabinet du président de la République.

Le 7 mars 2019, il renonce à son mandat de député[34].

Controverse sur son identité et sa nationalitéModifier

La question de la nationalité congolaise de Vital Kamerhe revient avec insistance[35].

  • Il affirme détenir un diplôme qui reprend son prénom Vital, obtenu à l'époque de la zairianisation pendant laquelle seuls les étrangers pouvaient s'inscrire à l'université avec un prénom d'origine européenne[8].
  • D'aucuns affirment que la nationalité « rwandaise » est bien inscrite sur son diplôme, ce qui justifierait ainsi la présence de son prénom sur ce document. Elle lui aurait donné en plus droit à une bourse de la CEPGL (communauté économique des Pays des Grands Lacs), décernée par le gouvernement zaïrois de l'époque aux ressortissants du Rwanda et du Burundi.
  • De nombreuses personnes indépendantes l'ayant côtoyé pendant sa scolarité affirment l'avoir connu porteur du postnom "Rwakanyasigize", un nom qui n'a rien de la tribu shi dont l'homme se réclame aujourd'hui, ce qui serait par ailleurs conforme au système patrilinéaire adopté par les communautés de la contrée.

Kamerhe a essuyé maintes questions lourdes d'insinuations. Il y a répondu sans toujours persuader[36],[37].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Counting deaths to save lives », sur Rescue.org.
  2. Le Phare, 2007
  3. Christian Science Monitor, 13 décembre 2010
  4. Soudan, Jeune Afrique, 2007
  5. « Invité de l’Entretien de FRANCE 24, Vital Kamerhe »,
  6. a b et c />, un conglomérat noyauté par Mobutu[réf. nécessaire]. Le JUSORAL se présente comme le front anti-Mobutu derrière Étienne Tshisekedi de l'UDPS, bien que Vital Kamerhe évolue à l'aile « modérée » de Léon Kengo wa Dondo, un personnage clef du régime mobutiste mué pour la circonstance en « opposant » au régime.
  7. « Pourquoi Vital Kamerhe, le président de l'UNC fait-il peur? (video stream 08:01) »,
  8. a b et c « CSIS : Congo Event », Vital Kamerhe confirme son nom Vital Kamerhe Lwa Kkanyiginyi Nkingi utilisé à l’université, au CSIS, [00:57:20 à 01:00:57]
  9. « Déballage de Vital Kamerhe par Kikaya Bin Karubi »,
  10. « Vital Kamhere, président de l’Assemblée nationale », sur Radio Okapi,
  11. a et b « Vital Kamerhe démissionne de l'assemblée nationale du pprd et crée l'UNC parti d'opposition », sur Radio Okapi (consulté le 6 mars 2011)
  12. Cartes sur table les quatre vérités du général james Kabarebe
  13. « Démission du président de l’Assemblée nationale », sur RFI, (consulté le 27 août 2012)
  14. a et b Câble du diplomate américain[PDF].
  15. « Kibumba centre. On y voit, de loin, deux drapeaux de l'UNC », sur [1], (consulté le 7 juin 2014)
  16. « RDC : Vital Kamerhe appelle le gouvernement à négocier avec les mutins », sur radiookapi.net, (consulté le 1er mars 2014)
  17. « Vital Kamerhe démissionne de l'Assemblée nationale, du PPRD et crée l'UNC, parti d'opposition », sur www.congoplanete.com
  18. « Je suis venu dire à la population de Goma que j’ai menti en 2006 », sur Radio Okapi
  19. « Les Fondements de la Politique transatlantique de la république démocratique du Congo »
  20. « Partis politiques ayant présentés le plus de candidats à la députation nationale », sur Commission électorale nationale indépendante
  21. « RDC : Vital Kamerhe pour un candidat commun de l’opposition à l’élection présidentielle », Afrique, sur RFI, (consulté le 27 août 2012)
  22. « Le camp de Kabila obtient la majorité absolue aux législatives selon des résultats provisoires », sur Jeune Afrique, (consulté le 27 août 2012)
  23. « RDC: Joseph Kabila déclaré élu, Tshisekedi se proclame président », sur Le Point.fr, (consulté le 1er mars 2014)
  24. « Commission Electorale Nationale Indépendante », sur Céni.gouv.cd, (consulté le 1er mars 2014)
  25. « Contestion électorale, la requête de l'Opposition », sur Direct.cd, (consulté le 1er mars 2014)
  26. « RDC: la CENI répond aux accusations », sur BBC Afrique, (consulté le 1er mars 2014)
  27. « Requête de Vital Kamerhe », sur Radio Okapi, (consulté le 1er mars 2014)
  28. « L’Afrique plébiscite Kabila, en dépit des critiques des observateurs », sur Le Soir, (consulté le 1er mars 2014)
  29. « Kamerhe chez l'informateur Charles Mwando », sur RD Congo Info, (consulté le 1er mars 2014)
  30. Présidentielle en RDC: Vital Kamerhe se désiste en faveur de Félix Tshisekedi pour le scrutin du 23 décembre RFI
  31. En RDC, Vital Kamerhe se désiste en faveur de Félix Tshisekedi pour la présidentielle
  32. « En RDC, Félix Tshisekedi est proclamé président par la Cour constitutionnelle », sur Le Monde.fr (consulté le 20 janvier 2019)
  33. « RDC : Martin Fayulu s’autoproclame « seul président légitime » du pays – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 20 janvier 2019)
  34. « Non-cumul en RDC: près de 25 députés renoncent à leur mandat - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 7 mars 2019)
  35. « Les origines rwandaises de Vital KAMERHE »
  36. (fr) [vidéo] Réponses sur la nationalité sur YouTube
  37. Kamerhe à Washington DC, USA sur Facebook.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier