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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Goma (homonymie).

Goma est une ville de l'Est de la République démocratique du Congo. Située à environ 1 500 mètres d'altitude dans la vallée du Rift, Goma est le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. La ville est bâtie en bordure et au nord du lac Kivu sur les anciennes coulées de lave issues de la chaîne volcanique de Virunga, et principalement sur celles du volcan Nyiragongo qui la domine de près de 2 000 mètres à 20 km plus au nord. En 2002, lors de sa dernière éruption, la lave a dévalé sur Goma et ravagé le quartier commerçant.

Ville de Goma
Goma
Goma
Administration
Pays Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes Goma, Karisimbi
Province Nord-Kivu
Députés de la ville 4
Maire Dieudonné Malere
Démographie
Gentilé Gomatracien, Gomatracienne
Population 1 100 000 hab. (2012)
Densité 14 527 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 41′ 36″ sud, 29° 13′ 31″ est
Superficie 7 572 ha = 75,72 km2
Divers
Langue nationale swahili
Langue officielle français
Localisation

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Ville de Goma

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Ville de Goma

Sommaire

HistoireModifier

Tout commence en 1886, quand l’explorateur Götzen suivait les traces d’un missionnaire en provenance de la cote orientale l’Afrique. Pendant qu’il se rendait au Rwanda, il découvre un petit village des pécheurs appelé "Ngoma" qui traduit signifie Tam Tam, par déformation il écrivit Goma.

Après, Ngoma devint un poste Belge en face de celui de Rubavu (au Rwanda) habité par les Allemands.

Au début, la cohabitation entre ces deux postes n’était pas facile. À un certain moment, les chefs coutumiers du Rwanda, en complicité avec les Allemands attaquent les Belges de Goma. Ces derniers se réfugient à Bukavu et laissent les envahisseurs occuper la ville. Après des négociations, les Allemands replient vers le Rwanda et les Belges reprennent leur position initiale comme poste colonial.

L’afflux des colonisateurs dans ce village joue un rôle important dans son évolution pour devenir une grande agglomération. Les colonisateurs venaient d’installer le chef lieu du district Belge à Rutshuru ou vivait l’administrateur colonial. Le chef lieu passera de Rutshuru à Goma.

En ce moment, Goma reste un poste de transaction lacustre avec Bukavu qui était une ville minière. Plus tard, Rutshuru, Masisi, Kalehe, Gisenyi, etc. déverseront leurs populations dans Goma, à la rechercher de l’emploi au près des colonisateurs. C’est en cette période que vu le jour le quartier Birere (un bidonville de Goma) autour des entrepôts, bureaux et habitations des colons. Le nom Birere (littéralement feuilles de bananier) vient du fait qu’à l’époque, les gens y construisaient en feuilles des bananiers.

La ville est la base arrière de l'opération Turquoise organisée en 1994 à la fin du génocide rwandais.

La ville et ses environs abriteront dans des camps autour de 650 000 réfugiés hutus de 1994 jusqu'à la chute du Zaïre, dont certains supposés anciens génocidaires. Selon des ONG, l'AFDL procède à des massacres dans les camps entre 1996 et 1997[1].

De 1998 à 2002/2003, la ville, sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) pro-rwandais échappe au contrôle du gouvernement congolais.

De nombreux viols, massacres et crimes de guerre y ont été perpétrés entre 1996 et 2006 par les troupes des généraux rebelles du RCD, essentiellement sous les généraux Nkundabatware et Mutebusi.

En 2002, le Nyiragongo entra en éruption, et une coulée de lave atteignit le centre de la ville. La lave n'a pas atteint le lac Kivu fort heureusement, en effet ce lac est un lac méromictique et un changement brutal de chaleur aurait des conséquences graves: Éruption limnique.

Débordant de populations fuyant les violences, Goma compte en 2012 plus de 400 000 habitants. Ceux qui ne peuvent pas trouver d'abri remplissent les camps de réfugiés, où l'ONU et les ONG se débattent pour leur fournir nourriture, eau et combustible.

GéographieModifier

La ville doit son nom au volcan éteint autour duquel elle s'est installée, le mont Goma, qui lui-même doit son nom au mot swahili « ngoma » qui signifie « tambour », dénomination due à sa forme et, peut-être, à la résonance particulière des lieux. Le cratère du mont Goma, envahi par les eaux du lac Kivu avec lequel il communique, abrite le port de la ville fréquenté quasi exclusivement par la navette, fret/passagers, Goma/Bukavu.

Ville frontalière, elle côtoie Gisenyi, à l'est, petite ville rwandaise aux plages de mica blanc étonnement scintillantes.

  Relevés météorologiques à Goma (altitude 1 530 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 14,4 15 12,2 15 14,4 13,9 12,8 14,4 13,9 13,9 13,9 14,4 14,03
Température maximale moyenne (°C) 26,1 25,6 25,6 25 25 25 25,6 26,1 25,6 26,1 25 25,6 25,5
Précipitations (mm) 117 71 102 155 142 51 20 66 140 157 124 112 1 257
Source : www.weatherbase.com[2]


SubdivisionsModifier

La ville est divisée en 2 communes, elles-mêmes divisées en 6 et 7 quartiers administratfis :

CultureModifier

Au mois de mars, une course de tshukudu[3] est organisée par les Volontaires des Nations unies et la MONUSCO. Cette activité n'est plus organisée[4].

Le deuxième weekend de février est organisé chaque année un festival international de musique et de danse : le Festival Amani. Chaque année, ce sont plus de 30.000 festivaliers qui se rendent à Goma pour voir Lokua Kanza, Tiken Jah Fakoly, Nneka, Ismaël Lô, Werrason etc. Il est organisé par le Foyer culturel de Goma et plus de 650 bénévoles.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier