Université Paris-Saclay

Université française créée en novembre 2019
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Université Paris-Saclay
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Histoire et statut
Fondation
1971 : Création de l'Université Paris-Sud
2015 : Création de la ComUE Université Paris-Saclay
2019 : Création de l'université
2020 : l'Université Paris-Saclay remplace officiellement l'Université Paris-Sud
Type
Forme juridique
Nom officiel
Université Paris-XI
Régime linguistique
Président
Localisation
Campus
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
65 000
Enseignants
2 000
Chercheurs
1 000
Divers
Membre de
Site web

L'université Paris-Saclay est une université française expérimentale créée le 6 novembre 2019 par décret paru au Journal officiel en tant qu'établissement expérimental public à caractère scientifique, culturel et professionnel[1].

Jusqu'en novembre 2019, l'université Paris Saclay était une communauté d'universités et d'établissements (ComUE). Sa création a pour but initial de constituer le pôle de formation et de recherche de la « grappe industrielle » Paris-Saclay [2].

L'Université Paris-Saclay succède à l'Université Paris-Sud, supprimée le 1er janvier 2020, et comporte l'École normale supérieure Paris-Saclay, AgroParisTech, CentraleSupélec et l’Institut d'optique Graduate School, ainsi que l'Institut des hautes études scientifiques (IHES)[3]. Elle a pour perspective à terme de fusionner avec les deux universités « membres-associées » Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et Université d'Évry-Val-d'Essonne.

HistoriqueModifier

Le projet d'Université Paris-Saclay a été lancé en 2008, à la suite de sa validation par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche dans le cadre du Plan campus[4]. La Fondation de coopération scientifique Campus Paris-Saclay, présidée à l'époque par Alain Bravo, avait été créée pour fédérer les différents établissements universitaires et scientifiques, assurer la gestion des réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) Digiteo et Triangle de la physique et assurer la création de la communauté[5]. En lien avec le projet d'aménagement du campus de Saclay, de nombreux établissements y prévoient leur déménagement[6],[7].

En juillet 2014, les différents membres (voir ci-dessous) adoptent les statuts de la communauté d'universités et établissements (COMUE), ce qui lui permettra de délivrer les diplômes de licence, master et doctorat[8]. Les statuts sont approuvés par un décret signé le [9]. La première rentrée a lieu en septembre 2015[10].

Confrontée aux désaccords entre ses membres (écoles contre universités, ministère de la défense contre enseignement supérieur), l'université Paris-Sud propose en 2017 sa transformation en université Paris-Saclay, les écoles ne seraient qu’associées au futur établissement[11].

Ces mêmes désaccords ont eu pour conséquence d'amener Emmanuel Macron à annoncer, le , que les différents membres seraient séparés en deux entités universitaires, l'Université Paris-Saclay et l'Institut polytechnique de Paris[12],[13],[14].

L'Université Paris-Saclay sera alors formée par l'Université Paris-Sud, l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et l’Université d'Évry-Val-d'Essonne, l'École normale supérieure Paris-Saclay, AgroParisTech, CentraleSupélec et l’Institut d'optique Graduate School.

La communauté d'universités et établissements (ComUE) pluridisciplinaire au sud de Paris, dans l'Essonne et les Yvelines, est créée le [9] et est abrogée par décret le 6 novembre 2019[1].

La ComUE et l'université Paris-Sud ont disparu le au profit de l'université Paris-Saclay à la suite de la publication au Journal officiel du décret de création de la nouvelle université le 5 novembre 2019[15].

GouvernanceModifier

L'université Paris-Saclay est dirigée par un président élu par le conseil d'administration[16]. Le conseil d'administration comprend 26 administrateurs, représentant les établissements membres, le personnel, les étudiants, les collectivités territoriales et le monde socio-économique. Au conseil d'administration est associé le conseil des membres, qui réunit les représentants de chacune des institutions membres.

Le conseil académique, composé de 220 membres représentant le personnel et les étudiants, exerce un rôle consultatif. Enfin un comité de stratégie scientifique et d’innovation composé exclusivement de personnalités externes, conseille le conseil d'administration[17].

Présidents 
IdentitéPériode
DébutFin
Dominique Vernay (d)
Gilles Bloch[18]
Sylvie Retailleau[19]

ComposantesModifier

Établissements-composantesModifier

Au , l'université Paris-Saclay regroupe les « établissements-composantes » suivants[20] :

Unités de formation et de rechercheModifier

UFR de sciencesModifier

L'UFR de sciences est située intégralement sur le campus d'Orsay dans l'Essonne.

Elle accueille près de 10 000 étudiants. La formation et la recherche couvrent les champs de la biologie, la chimie, l'informatique, les mathématiques, la physique, les sciences de la Terre et de l'Univers, ainsi que l'histoire des sciences. Créée sur proposition de Frédéric Joliot en mars 1955, comme extension de la faculté des sciences de Paris, la faculté des sciences d'Orsay a été reconnue officiellement en 1965, avant de participer à la création de l'Université Paris Sud en 1971. Christine Paulin-Mohring en est l'actuel[Quand ?] doyen. Le domaine de Launay qui constitue le campus d'Orsay avait été saisi par l'État sur un propriétaire impliqué dans la collaboration pendant la deuxième guerre mondiale. Le cinquantenaire du campus scientifique a été célébré en 2005.

UFR Jean Monnet droit-économie-gestionModifier

L'UFR droit-économie-gestion a été créée en 1968, et fait partie de l'Université Paris-Sud depuis depuis sa création en 1971, puis de l'Université Paris-Saclay depuis le . Forte de 6 000 étudiants répartis sur deux sites, ceux de Sceaux dans les Hauts-de-Seine et d'Orsay dans l'Essonne.

Depuis le 14 juin 2018, et jusqu'à juin 2020, le professeur Boris Bernabé en est le doyen [21]. La faculté propose plusieurs masters et 39 spécialités en droit, en économie et en gestion. Elle regroupe sept centres de recherche [8] sur le site de Sceaux. L'IEJ (institut d'études judiciaires) prépare à l'examen d'accès à la Haute École des avocats conseils (HEDAC) ainsi qu'au concours d'entrée à l'École nationale de la magistrature (ENM).

UFR de pharmacieModifier

L'UFR de pharmacie a été créée en 1972 au sein de l'Université Paris Sud. Elle accueille environ 3 500 étudiants sur le campus de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, dont près de 1 000 en première année.

Marc Pallardy en est l'actuel[Quand ?] doyen. Le numerus clausus du concours de première année est stable depuis deux ans[Quand ?]. On forme dans cette UFR des pharmaciens des filières officine, industrie et internat.

Les bâtiments du campus de Châtenay-Malabry ont assez mal vieilli et font l'objet de rénovations, dans l'attente d'une re-localisation en 2022, liée à l'opération campus, au sein du futur Pôle Biologie – Pharmacie – Chimie de l'Université Paris-Saclay[22].

UFR de médecineModifier

L'UFR de médecine est située au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne, mais la première année sélective se déroule sur le campus universitaire d'Orsay.

Elle compte 3 400 étudiants dont environ 900 étudiants en première année et 500 étudiants par année de la deuxième à la sixième année ; les autres étudiants inscrits étant pour l'essentiel des internes en troisième cycle. Elle est liée à l'hôpital Bicêtre.

UFR STAPSModifier

L'UFR STAPS est située essentiellement sur le campus d'Orsay dans l'Essonne.

Une division STAPS a été créée en 1985 et rattachée à l’UFR de sciences, puis transformée en UFR STAPS dès 2003. Forte de 1 500 étudiants, cette UFR mène des recherches notamment sur la motricité humaine. Christine Le Scanff en est l'actuelle[Quand ?] directrice.

Instituts de formation en soins infirmiers rattachés à l'UFR de médecineModifier

École polytechnique de l'université Paris-SaclayModifier

Polytech Paris-Saclay, ou anciennement l'Institut de formation d'ingénieurs de Paris-sud (IFIPS), regroupe l'ensemble des formations d'ingénieurs de l'Université Paris-Saclay, et accueille plus de 800 étudiants essentiellement dans les domaines de l'informatique, de l'optronique, des matériaux et de l'électronique industrielle, principalement sur le site du plateau de Saclay dans l'Essonne. Le l'IFIPS est devenu membre du réseau Polytech et a pris le nom de Polytech Paris-Sud[23], puis de Polytech Paris-Saclay le .

Instituts universitaires de technologieModifier

  • L'IUT d'Orsay regroupe 3 départements : Département de chimie, Département d'informatique (département double, accueillant en première année 240 étudiants), et Département de mesures physiques (département double, accueillant en première année 200 étudiants). Le département Informatique de l'IUT d'Orsay prépare outre des DUT classiques en deux ans après le baccalauréat (possibilité d'effectuer la 2e année par apprentissage), à des DUT en 1 an (Année Spéciale) ainsi qu'à deux licences professionnelles en apprentissage : la licence PER (Programmation en environnement réparti) et la licence SRSI (Sécurité des réseaux et systèmes informatiques). Enfin, il est possible d'y préparer un diplôme d'université dans le cadre de la formation continue : Programmation, Bases de Données et Réseaux. Près de 200 enseignants au total travaillent dans cet IUT.
 
L'IUT de Sceaux
  • L'IUT de Sceaux (Hauts-de-Seine) accueille 1 500 étudiants, formés à la gestion des entreprises, l'ingénierie du commerce et de vente, et au management. Il est le seul à proposer une orientation Marketing ou Commerce International à ses étudiants de Techniques de Commercialisation. Lionel Jospin y fut professeur vers les années 1970-1980[réf. nécessaire], du temps du deuxième directeur, monsieur Darricau. Après la retraite de celui-ci, ce fut Alexandre Ramalho qui devint directeur général assisté dans son travail par Romain Lanfranchi (chef de conférence à l'école HEC Paris, ayant obtenu un doctorat en culture corse).
  • L'IUT de Cachan accueille 1 000 étudiants dans les domaines de l'électronique, de l'électrotechnique, de l'automatique, de l'informatique industrielle, de la mécanique, de la robotique et de la productique.

Écoles doctorales de l'université Paris-SaclayModifier

L'université Paris-Saclay compte 20 écoles doctorales :

  • Agriculture, alimentation, biologie, environnement, santé (ABIES)
  • Astronomie et Astrophysique d'Île-de-France
  • Cancérologie, Biologie, Médecine, Santé
  • École Doctorale de Mathématiques Hadamard (EDMH)
  • Electrical, Optical, Bio - physics and Engineering (EOBE)
  • Innovation Thérapeutique, du fondamental à l'appliqué
  • Interfaces
  • Ondes et Matière
  • Physique en Île-de-France
  • Particules, Hadrons, Énergie, Noyau, Instrumentation, Imagerie, Cosmos et Simulation (PHENIICS)
  • Santé Publique
  • Sciences Chimiques : Molécules, Matériaux, Instrumentation et Biosystèmes (2MIB)
  • Sciences de l'Environnement d'Île-de-France
  • Sciences de l'Homme et de la Société (SHS)
  • Sciences du Sport, de la Motricité et du Mouvement Humain (SSMMH)
  • Sciences du Végétal : du gène à l'écosystème
  • Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication (STIC)
  • Sciences Mécaniques et Énergétiques, Matériaux et Géosciences (SMEMaG)
  • Signalisations et réseaux intégratifs en biologie (BioSigne)
  • Structure et Dynamique des Systèmes Vivants (SDSV)

2 700 étudiants étaient inscrits en thèse pour l'année 2016-2017.

Membres associéesModifier

Au , l'université Paris-Saclay regroupe les membres associés suivants[20], :

Autres membres et institutionsModifier

Au , l'université Paris-Saclay regroupe les institutions suivantes[20], :

Membres de la ComUE avant le 31 décembre 2019Modifier

Fin 2019, la ComUE Université Paris-Saclay regroupait, en deux collèges, les institutions suivantes[20], :

L'École nationale supérieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise (ENSIIE) est associée à la ComUE[24].

FormationModifier

Hormis les cursus ingénieurs propres à chaque école et par nature transdisciplinaires, les masters sont regroupés en huit « schools » sur le modèle anglo-saxon[25] :

  • biodiversité, agriculture et alimentation, société, environnement ;
  • biologie, médecine, pharmacie ;
  • droit et sciences politiques ;
  • humanités ;
  • ingénierie, sciences et technologies de l'information ;
  • sciences du sport et du mouvement humain ;
  • sciences fondamentales ;
  • sciences sociales.

Ces structures inter-établissement sont chargées de l’organisation de la formation dans un domaine scientifique donné. Chaque étudiant a accès aux différents cours de tous les autres établissements.

En master et doctorat, les formations des écoles et des universités sont mutualisées. Une cinquantaine de mentions de master sont proposées[26].

Pour le niveau licence la mutualisation est en cours de construction[27].

Pour les doctorats, 20 écoles doctorales existent[28].

RechercheModifier

L'université Paris-Saclay regroupe plus de 300 laboratoires[29], dont 23 laboratoires d'excellence[30],[31]. La recherche est structurée en dix départements thématiques[32],[29] :

  • chimie ;
  • ingénierie électrique, optique et électronique (EOE) ;
  • mathématiques ;
  • mécanique, énergétique et procédés (MEP) ;
  • physique des deux infinis (P2I) ;
  • physique des ondes et de la matière (PHOM) ;
  • sciences de la planète et de l'univers (SPU) ;
  • sciences de la vie (SDV) ;
  • sciences de l'homme et de la société (SHS) ;
  • sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC).

Les laboratoires de l'université Paris-Saclay[33]Modifier

 
Accélérateur linéaire à Orsay
 
L'accélérateur linéaire et tandem Alto à Orsay
 
Institut d'Astrophysique spatiale à Orsay
 
Le Centre de protonthérapie d'Orsay

ScientométrieModifier

En 2013, l'ancienne université Paris-Sud est classée 8e dans le top 100 des meilleures universités au monde ayant moins de 50 ans[34].

En 2015, l'ancienne université Paris-Sud est placée au 41e rang mondial du classement de Shanghai ; elle occupait le deuxième rang français et le neuvième rang européen[35].

Dans le domaine général sciences et mathématiques, Paris-Sud est en deuxième place des universités françaises, au 23e rang mondial en 2015. Dans le secteur médecine-pharmacie, Paris-Sud rentre dans le top 100, où se trouvent seulement deux autres universités françaises : l'ancienne université Paris-Descartes, devenue université de Paris, et l'ancienne UPMC, devenue Sorbonne Université. Dans les classements disciplinaires, Paris-Saclay est en 23e position mondiale en physique, et deuxième française[36]. En mathématiques, Paris-Saclay est stable à la 10e position mondiale en 2015[37].

Vie étudianteModifier

 
Le Proto204, un tiers-lieu destiné à l'entrepreneuriat étudiant sur le campus d'Orsay de l'Université Paris-Sud (Paris-Saclay).

La vie des campus a deux aspects : la culture associative et la qualité de la représentation par les élus étudiants.

Associations étudiantesModifier

Les associations étudiantes sont de plusieurs types :

  • disciplinaires, avec des associations de tutorat en PACES, corporations en médecine et pharmacie, et les associations de filières des différents Master ou école d'ingénieurs Polytech Paris-Saclay;
  • culturelles comme des associations d'éloquence, de secourisme, jeux de rôle et imaginaire, musique, jeux vidéo, etc.;
  • représentatives comme l'UNEF;

Certaines composantes comme les UFR de Pharmacie et de Sciences ont une vie étudiante facilitée du fait des locaux laissés à leur disposition : couloir des associations à Châtenay-Malabry pour l'UFR de Pharmacie ou à Sceaux pour l'UFR Droit-Économie-Gestion, locaux dans différents bâtiments d'enseignement et la MAPS destiné en partie aux étudiants et personnels de l'université. Certaines de ces associations se sont regroupé ai sein d'une fédération des associations, la FAPS (Fédérations des Associations étudiantes de Paris-Sud), issue de la FASECO (Fédération des Associations Étudiantes du Campus d'Orsay), qui a organisé des événements comme le Téléthon ou le Gala de l'Université (accueil de 1 200 personnes).

Évolution démographiqueModifier

Évolution démographique de la population universitaire
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
26 488[38]25 992[41]26 369[50]26 413[49]26 247[48]26 348[47]26 188[46]26 876[45]
2008 2009 2010 2011 2015 - - -
27 017[44]27 470[43]27 307[42]27 289[40]30 172[39]---

Rôle dans la création du cluster technologique Paris-SaclayModifier

L’université Paris-Saclay bénéficie du Plan campus ou Opération campus lancée en 2008 par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle fait partie des quatre dossiers qui ont été retenus[51], sur les vingt dossiers de la deuxième vague qui ont été déposés[52].

Ce projet bénéficie de fonds issus du « Grand emprunt 2010 », et peut être rattaché au Grand Paris dans la mesure où il contribue au développement du cluster technologique Paris-Saclay, dont il constitue l'un des trois piliers.

CritiquesModifier

Certains critiquent un projet qui favorise trop les grandes écoles, notamment en ce qui concerne la gouvernance du campus[53]. Le Snesup dénonce ainsi « un projet basé sur une vision élitiste de l'enseignement supérieur » ainsi que l'exclusion de nombreux établissements du conseil d'administration[54]. Les deux universités et le CNRS, très largement dominants en nombre de chercheurs et d'étudiants, auront le même poids politique que les grandes écoles, de taille bien plus modeste[55]. La gestion du projet initié par le « plan campus » est aussi critiquée par les élus locaux qui reprochent à l’État de diriger le projet seul[56], ou par d'autres acteurs du projet qui reprochent à l'État d'exercer un trop grand dirigisme[57].

L’organisation visée, sous forme de cluster, est aussi critiquée par certains acteurs qui doutent de son efficacité[58]. Certains craignent également que son développement ne se fasse au détriment d’autres aires géographiques, comme dans le cas de l'université Paris-Sud 11 et de l'École normale supérieure Paris-Saclay, qui quittent des villes situées en région parisienne[59], ou dans le cas de grandes écoles qui quittent Paris[60]. Est aussi critiqué le format même de l'université, certains restant dubitatifs quant à l'objectif de collaboration et de synergies affiché[61].

L'association Sauvons la recherche, créée en 2003 en opposition à la loi d'orientation et de programmation pour la recherche et l'innovation, a lancé une pétition fin 2012 pour dénoncer certaines orientations du projet, et notamment le fait que le conseil d’administration de la future université ne devrait comporter que deux représentants des chercheurs[62]. Certaines critiques émanent également des acteurs institutionnels eux-mêmes. L'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines s'est ainsi inquiétée de sa perte d'influence dans la future Université Paris-Saclay[63]. En outre, le rapprochement souhaité des laboratoires de recherche et des universités avec les entreprises ne serait pas à l’œuvre[63].

Les infrastructures promises, notamment de transport, pourraient tarder à venir. En particulier la livraison tardive de la ligne 18 du métro de Paris, prévue en 2024, pourrait devenir un obstacle important à la réussite du projet[61],[64].

La Cour des comptes constate le que malgré cinq milliards d'euros dépensés, le projet est au point mort[65] et appelle les responsables politiques à sortir de l'impasse. Elle pointe le manque de logements et de moyens de transport, ainsi que le manque de vision stratégique du projet[66].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Décret n° 2019-1131 du 5 novembre 2019 portant création de l'université Paris-Saclay et approbation de ses statuts », sur Legifrance, (consulté le 3 janvier 2020)
  2. Laurent Carroué, « Paris-Saclay, une Silicon Valley à la française ? », sur Géoconfluences, (consulté le 6 janvier 2018).
  3. « Paris-Saclay : Macron acte le divorce entre Polytechnique et les universités », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2019)
  4. « L'Opération Campus : un plan exceptionnel en faveur de l'immobilier universitaire », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, 2 février 2008, mis à jour 24 octobre 2012
  5. Décret du 25 janvier 2011.
  6. « Sarkozy annonce l'arrivée d'écoles de prestige sur le campus Paris-Saclay », sur Le Point, (consulté le 1er août 2014)
  7. Sophie Blitman, « Les mines de Paris jugent incompatible l’Idex de Saclay avec le projet ParisTech », sur www.letudiant.fr/educpros,
  8. Céline Authemayou, « Dominique Vernay (Paris-Saclay) : “Les établissements vont signer un pacte irréversible” », sur www.letudiant.fr/educpros, (consulté le 1er août 2014)
  9. a et b Décret du 29 décembre 2014.
  10. Université Paris-Saclay officiellement créée
  11. Camille Stromboni, « Université Paris-Saclay au point mort », sur lemonde.fr, .
  12. Camille Stromboni, « Paris-Saclay : Macron acte le divorce entre Polytechnique et les universités », sur lemonde.fr, .
  13. « Emmanuel Macron annonce la création de deux pôles universitaires à Saclay », sur polytechnique.edu, .
  14. Décret du 6 juin 2019.
  15. L'Usine Nouvelle, « "L’Université Paris-Saclay devrait être la première d’Europe", les ambitions de Sylvie Retailleau - L'Usine Campus », usinenouvelle.com,‎ (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2019)
  16. [1]
  17. Gouvernance et organisation
  18. « https://www.universite-paris-saclay.fr/fr/actualite/gilles-bloch-est-elu-president-de-luniversite-paris-saclay »
  19. « http://www.leparisien.fr/essonne-91/paris-saclay-la-nouvelle-presidente-de-l-universite-a-pris-ses-fonctions-02-01-2019-7979868.php »
  20. a b c et d Statut annexé au décret du 29 décembre 2019 modifié
  21. « Interview de M. le doyen Boris Bernabé », (consulté le 2 janvier 2019)
  22. [PDF][2] communiqué de presse sur le site de l'établissement public Paris-Saclay, 4 février 2019.
  23. http://www.polytech.u-psud.fr/fr/polytech_paris_sud/histoire.html L'histoire de Polytech Paris-Sud
  24. Décret no 2017-598 du 21 avril 2017 portant association d'établissements du site Paris-Saclay
  25. [3]
  26. Les masters
  27. [4]
  28. [5]
  29. a et b Les laboratoires
  30. Les laboratoires d'excellence
  31. Les instituts
  32. La recherche
  33. [6]
  34. « Ces jeunes universités françaises qui rivalisent avec les meilleures au monde », sur Capital,
  35. (en) « Academic Ranking of World Universities 2015 »
  36. (en) « Academic Ranking of World Universities in Physics - 2015 »
  37. (en) « Academic Ranking of World Universities in Mathematics - 2015 »
  38. Jean-Richard Cytermann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161 (ISBN 2-1109-2136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010 [PDF]
  39. L'université Paris Sud en chiffres [7], consulté le 07 février 2016
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  50. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155 (ISBN 2-1109-3455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010 [PDF]
  51. Communiqué de presse du 11 juillet 2008
  52. Communiqué de presse du 27 juin 2008
  53. Sylvestre Huet, « Campus de Saclay : l'université Paris-Sud se rebiffe », sur sciences.blogs.liberation.fr, (consulté le 11 juillet 2014).
  54. Site du Snesup
  55. Sylvestre Huet, « Campus Paris-Saclay : quelle université ? », sur liberation.fr, (consulté le 19 septembre 2014).
  56. Sibylle Vincendon, « Saclay : un projet critiqué », sur liberation.fr, (consulté le 11 août 2014).
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  58. Thomas Lamarche, « Une dynamique qui violente tous les acteurs », sur lhumanite.fr, (consulté le 11 août 2014).
  59. Flore Mabilleau, « Cécile Duflot se prononce contre la « Silicon Valley » », sur leparisien.fr, (consulté le 11 août 2014).
  60. Yann Guernigou, « Nicolas Sarkozy confirme le transfert de grandes écoles à Saclay », sur lepoint.fr, (consulté le 11 août 2014).
  61. a et b « Vives critiques autour de la future université Paris-Saclay », sur etudiant.lefigaro.fr, Le Figaro Étudiant (consulté le 26 octobre 2015).
  62. « Une pétition contre le projet Paris-Saclay », sur leparisien.fr, (consulté le 19 septembre 2014)
  63. a et b Caroline Beyer, « Université : le projet Paris-Saclay s'enlise », sur lefigaro.fr, (consulté le 19 septembre 2014).
  64. « Les zones d’ombre du plateau de Saclay », sur leparisien.fr (consulté le 26 octobre 2015).
  65. Camille Stromboni, « La Cour des comptes appelle à sortir de l’impasse à Saclay », sur lemonde.fr, (consulté le 8 février 2017).
  66. Jean-Yves Guerin, « Paris-Saclay, une bonne idée à la base mais qui, faute de stratégie, a du plomb dans l'aile », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 février 2017).

Textes réglementairesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier