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Tony Garnier

architecte et urbaniste français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tony Garnier (homonymie) et Garnier.
Ne pas confondre avec l'architecte Charles Garnier (notamment connu pour l'Opéra Garnier à Paris)

Tony Garnier
Image illustrative de l'article Tony Garnier
Présentation
Naissance
Lyon, France
Décès (à 78 ans)
Roquefort-la-Bédoule, France
Nationalité Français
Activités Architecte
Urbaniste
Formation École de La Martinière de Lyon
École des Beaux Arts de Lyon
Paul Blondel
Louis Henri Georges Scellier de Gisors
Œuvre
Réalisations Halle Tony-Garnier
Hôpital Édouard-Herriot
Stade de Gerland
Distinctions Prix de Rome

Tony Garnier, né le à Lyon et mort le à Roquefort-la-Bédoule, est un architecte et urbaniste français. Nombre de ses projets sont en effet à l’origine d’avancées considérables dans la réflexion que menaient alors les architectes sur ce qu’ils considéraient être l’architecture moderne.

BiographieModifier

Jeunesse et premières étudesModifier

 
Gallerie des antiquités du Palais Saint-Pierre, siège de l'école des beaux-arts à l'époque de Tony Garnier.

Tony Garnier naît le dans le quartier de La Croix-Rousse et est le fils de Pierre Garnier, dessinateur en soierie et d’Anne Evrard, tisseuse[1].

Il fait ses études à l'école technique de La Martinière de Lyon, quartier des Terreaux, entre 1883 et 1886, puis à l'École des Beaux Arts de Lyon entre 1886 et 1889[a 1]. Il y travaille notamment dans la classe d'architecture d'Antonin Louvier. Durant ses années d'études lyonnaises, il adhère à la Société des amis d'Émile Zola. Il termine ses études auréolé de la médaille d'or de l'école et présente le concours d'entrée à l'école des beaux-arts de Paris, qu'il réussit[1].

Il effectue l'école nationale des Beaux-Arts de Paris entre 1890 et 1899. Élève de Paul Blondel et de Louis Henri Georges Scellier de Gisors, il obtient après six tentatives malheureuses le Premier Grand Prix de Rome en 1899, en présentant pour l'épreuve finale le sujet « Un hôtel pour le siège central d'une banque d'État »[1].

Séjour à la Villa MédicisModifier

 
Vue de la Villa Médicis en 1894.

Ce prix lui permet de séjourner à l'Académie de France à Rome (connue sous le nom de « la Villa Médicis »), du 29 décembre 1899 au 31 décembre 1903. Il y réalise une série d'aquarelles représentant différents sites de la ville et se lie d'amitié avec un autre Lyonnais qui remporte en même temps que lui le grand prix de sculpture : André Vermare[1]. Il y côtoie également Georges Rouault et Florent Schmitt[2].

C'est aussi à Rome que Tony Garnier commence à travailler sur son projet de Cité industrielle. Malgré le règlement qui lui impose chaque année de faire des relevés de ruines antiques, il envoie la première année uniquement les planches de sa Cité industrielle à Paris ; les maîtres de l'Académie les refusent et le somment d'effectuer les travaux qui lui sont demandés : des études architecturales de sites archéologiques antiques dans la région romaine[1].

La seconde année, il envoie donc cinq dessins de l'arc de Titus ; la troisième année, des relevés colorisés de la cité antique de Tusculum et la dernière, avec quelques dessins d'antiquités, il propose à nouveau une nouvelle mouture de son projet de Cité industrielle. Il n'obtient aucun avis positif de cette tentative[1].

Dans le cadre de ses études à Rome, il fait un voyage en Grèce[3].

Carrière d'architecteModifier

Avec l'arrivée d'Édouard Herriot à la mairie de Lyon en 1905, de grands travaux lui sont confiés, notamment dans l'est lyonnais, théâtre de la principale extension urbaine de Lyon à cette époque.

Les débuts : 1904-1908Modifier

Revenant d'Italie en 1904, il ouvre un cabinet d'architecte place Sathonay et participe à plusieurs concours dans toute la France. Il fait partie alors des rares architectes français se réclamant d'une toute nouvelle discipline pour l'époque, l'urbanisme[4]. Il propose des projets pour un ambitieux programme parisien lancé par la Fondation Rothschild et pour la rénovation du quartier de la Bourse à Marseille.

Pour le concours de la Fondation Rotschild, il s'agit d'un premier exemple français de demander d'organiser le parc immobilier en "unité de voisinnage" ; et Garnier propose un projet novateur et ambitieux, mêlant ses propres considérations urbanistiques aux conditions imposées par le concours. Il est retenu par le jury pour le deuxième degré de la compétition, où il propose un projet achevé. Il est intéressant de noter que plusieurs aspects novateurs de ses ébauches initiales sont reprises par plusieurs autres participants, notamment le fait d'éviter la présence de cours fermées ou des dispositions générales[5].

La même année, il est contacté pour son premier projet, un lotissement de maisons bourgeoises, près du Parc de la Tête d'or, au niveau du Boulevard du Nord. L'affaire ne se fait pas et cet échec, additionné aux autres concours où il n'est pas reçu, affecte Tony Garnier, qui reçoit au même moment une proposition de poste d'enseignant à Glasgow. Toutefois, son cabinet reçoit également une commande de la municipalité Augagneur pour une laiterie au Parc de la Tête d'or. Ce projet, purement utilitaire et réalisé en 1904-1905, lui permet de faire valoir ses compétences auprès du maire, qui le recommande chaudement à son successeur Édouard Herriot[1].

En 1906, il intègre la toute nouvelle école régionale d'architecture avec son collègue Eugène Huguet, sous la direction de Sicard, également directeur de l'école des beaux-arts, et installée au Palais Saint-Pierre[6]. Entre 1906 et 1914, il enseigne à soixante-quinze élèves. Après la guerre, l'atelier est déplacé au 37, rue Vieille-monnaie. Tony Garnier dans son enseignement, accepte aisément les idées qui sont éloignées de ses habitudes et aide volontiers son initiateur à la concrétiser, le plus souvent au moyen de schémas fourni sur le champ, et d'une grande clarté[7]. Au sein de cette école, il enseigne ainsi entre autre à Robert Giroud, Michel Roux-Spitz, Alfred Audoul, Germain Grange, Georges Bovet, Georges Dengler ou Jean-Baptiste Mathon[8].

Avec Herriot, l'essor des grands travaux municipaux : 1908-1918Modifier

 
Édouard Herriot, jeune maire de Lyon.

Celui-ci relance un projet ancien, celui de construire un abattoir moderne dans le quartier de la mouche. Tony Garnier sollicite une entrevue avec le nouveau maire et les deux hommes s'entendent immédiatement. Chargé du projet, Garnier se lance dans un plan très ambitieux, d'une modernité résolue, en réfléchissant dans une organisation horizontale à l'optimisation de la circulation, en anticipant la mécanisation du travail, et en recherchant la rationalisation des tâches qui y seront accomplies. Sur un terrain de 230 milles mètres carrés, il installe le grand marché aux bovins dans une halle unique de 210 mètres par 80[1].

Quoique inachevés, les lieux accueillent en 1914 l'exposition universelle sous-titrée : la « Cité moderne ». Tony Garnier en dessine une des affiches. Arrêtés par la guerre, les travaux de l'abattoir sont repris après le conflit et l'inauguration finale à lieu en 1928[9].

En prévision de l'exposition, l'idée de construire un stade à proximité est lancée pour la section « Sport et Éducation » de l'évènement. Tony Garnier en réalise les plans mais le temps manque et l'exposition ne peut en bénéficier. Les travaux sont entamés seulement en 1916, et terminés en 1926[9].

En 1909, Garnier reçoit commande d'un hôpital pour la ville, dans le nouveau quartier de Grange Blanche. La municipalité ayant l'ambition de bâtir un complexe hospitalier selon les principes les plus modernes décide de faire un voyage pour aller en examiner plusieurs en Allemagne et au Danemark. La commission qui prend le départ comprend Édouard Herriot et Tony Garnier. Ils visitent alors Francfort-sur-le-Main, Berlin, Hambourg, Cologne et Copenhague[10].

En 1916, il déménage son bureau au 331 du cours Gambetta[1]. L'année suivante, il publie enfin sous forme de recueil son projet de Cité industrielle, qu'il a peaufiné presque vingt ans durant[11].

 
Le Boulevard des États-Unis en 1923.

En 1917, la municipalité lyonnaise décide de bâtir entre la Guillotière et Vénissieux un quartier d'habitations à bon marché, le premier de France. Tony Garnier, a qui la commande est passée, déploie un projet complètement en accord avec ses conceptions urbanistiques : des immeubles bas, avec un bâti peu dense, un quartier entièrement pensé pour former un corps cohérent dans son ensemble. La ville accepte son projet et crée un Office public d'habitations à bon marché chargé de le gérer. Ce projet prend le nom de « cité des États-Unis », du nom du boulevard qui vient d'être tracée et autour duquel il s'articule. Il achève le projet en 1920. Toutefois, le chantier fait rapidement face à des soucis financiers et dès 1921, le conseil municipal décide de le construire par étape, sans tenir compte de l'importance de la cohérence d'ensemble[9]. Puis, dès 1923, Herriot comme la mairie impose à Garnier d'augmenter la capacité d'accueil du quartier en rehaussant les immeubles et en densifiant le bâti. Garnier proteste et défend fortement la logique de son projet, mais il n'obtient pas gain de cause. Lorsque le quartier est inauguré en 1934, il ne correspond qu'imparfaitement aux ambitions de son créateur[12].

Les années vingt : les projets de monuments aux morts et les travaux hors de LyonModifier

Après la Première Guerre mondiale, Garnier se lance dans de nombreux projets d'édifices funéraires, souvent grandioses ; dont le plus emblématique est un gigantesque temple à l'antique destiné à couronner la Croix-Rousse. Quand la mairie lance un appel à candidature pour un monument aux morts sur Lyon, Tony Garnier présente pas moins de six projets, et c'est celui du temple sur la Croix-Rousse qui est retenu. Toutefois, à la vue de son coût énorme, il est remplacé par un autre toujours de Garnier, sur l'île-aux-cygnes du parc de la Tête-d'Or. Le monument est inauguré en 1930[12].

Les travaux des grandes réalisations d'avant-guerre s'étant arrêtés durant le conflit, l'immédiat après-guerre est consacré pour Garnier au redémarrage difficile des chantiers[13].

Tony Garnier travaille durant le début des années vingt à de nombreux projets situés en dehors de Lyon. En 1923, il propose un projet pour le sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet. En 1924, sans répondre à l'appel d'offre, il compose des croquis préparatoires pour le siège de la Société des Nations. Il réutilise ces croquis pour bâtir le pavillon de la ville de Lyon à l'Exposition des arts décoratifs de Paris de 1925[13].

En 1925, Tony Garnier est honoré d'une exposition au Musée des arts décoratifs de Paris, première manifestation qui lui est consacrée en dehors de sa ville natale[13].

Les années trente : l'aboutissement des projetsModifier

Pour Tony Garnier, l'aboutissement de ses principales réalisations se déroule durant les années 1930. En 1930, le monument aux morts de Lyon est achevé. En 1932, c'est au tour des abattoirs de la Mouche d'être inaugurés et en 1934, l'hôpital Grange-Blanche ouvre. A cette même époque, la mairie de Boulogne-Billancourt est achevée[13].

En 1938, Tony Garnier quitte définitivement Lyon pour partir prendre sa retraite. Il quitte en même temps ses fonctions à l'école régionale d'architecture de Lyon, qu'il laisse entre les mains de Pierre Bourdeix[14].

Vie personnelleModifier

À 46 ans il épouse, en 1915, Catherine La Ville de 21 ans sa cadette.

Il se fait construire au début des années 1910 trois villas, une pour lui, une pour son épouse et une dernière pour une amie qui lui est chère : mademoiselle bachelot[12].

Décès et postéritéModifier

 
Tombe de Tony Garnier au cimetière de la Croix-Rousse.

Tony Garnier meurt le 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule âgé de 78 ans. Son domaine situé aujourd'hui sur Carnoux-en-Provence comprend une bastide et un parc portant son nom depuis 2016[a 2]. Son corps est rapatrié à Lyon le 21 novembre 1949, au cimetière de la Croix-Rousse, où il est enterré dans le caveau familial. Sa postérité est particulièrement importante à Lyon[15], mais aussi en Europe et, au-delà, jusqu'en Amérique du Nord[a 3].

La veuve de Tony Garnier donne au Musée des beaux-arts de Lyon un ensemble d'œuvres de son époux. Ce legs est complété par un dépôt de l'État. Le musée consacre alors une salle permanente à Garnier où sont exposées une vingtaine de pièces[2].

Expositions sur Tony GarnierModifier

Dès 1949, une exposition retraçant les différents aspects de son art, architecture, peinture et dessin, est organisée à la chapelle du Lycée Ampère[2].

Le Comité des amis de Tony GarnierModifier

Un groupe d'amis de Tony Garnier se regroupent après son décès pour perpétuer et honorer sa mémoire. Ils organisent une exposition en 1949 et font publier en 1951 un volume de planches préfacé par Édouard Herriot et complété d'une biographie de Louis Piessat[2].

Idéologie et principes directeursModifier

 
Tony Garnier, La cité industrielle, 1901-1904.

Tony Garnier a construit avant ses grandes réalisations un projet intellectuel destiné à proposer des fondements d'une discipline inconnue en france à son époque : l'urbanisme. Marqué par une origine croix-roussienne et populaire, adhérent aux idéaux socialistes, il a la volonté de traduire dans l'espace urbain les rêves d'une société égalitaire et apaisée. Dès ses années à Rome, il entreprend de construire un ensemble cohérent dans son projet nommé « Cité industrielle », où il met sur papier son projet dans sa globalité.

ContexteModifier

L'architecture en France à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle est tiraillée entre une évolution technique constante et des réalisations majoritairement classiques, où l'ornement cache les structures en béton et en acier. Du point de vue technique, Tony Garnier fait sa formation et débute sa carrière avec l'apogée de l'acier et l'arrivée du béton. En revanche, l'urbanisme en tant que discipline est encore, sinon absente, à tout le moins très négligée en France à l'aube du XXe siècle[16].

IdéologieModifier

Contrairement à la majorité des architectes de son époque, Garnier n'est pas issu du monde bourgeois. Membre durant l'Affaire Dreyfus de la « Société des amis de Zola », ses idées socialistes influencent fortement sa vision du vivre ensemble et de comment doit être une ville moderne[17]. Ce socialisme est néanmoins pétri d'humanisme[18]. Son esprit contestataire se manifeste dès ses années d'étude à Rome, où il rejette autant que possible les obligations formelles de son séjour pour se consacrer entièrement au développement intellectuel de ses idées d'urbaniste[19].

La « Cité industrielle »Modifier

Article détaillé : Cité industrielle.

Tony Garnier est l'auteur d'une utopie urbanistique richement illustrée proposant une ville idéale s'appuyant sur une séparation des fonctions urbaines et des activités, qu'il présente comme mémoire final au grand prix de Rome. Il y propose une Cité industrielle de 35 000 habitants entièrement en béton armé et verre, ce qui suscite le mépris des académiciens du jury et de ses confrères français à son retour. Ce projet, exposé en 164 plans précis jusque dans les moindres détails de construction, influence par la suite les modèles théoriques d'urbanisation des premières années de l'Union soviétique. On peut voir des reproductions de certaines de ses planches au musée urbain Tony Garnier (quartier des États-Unis à Lyon)[20]. Cette cité industrielle sépare les fonctions urbaines et rejette les activités industrielles, polluantes et sources de nuisances au loin, et au fond des vallées[11].

Principes de travail : urbanismeModifier

 
Tony Garnier, Abattoirs de la Mouche, Lyon 1909.

Cet architecte lyonnais emblématique, au style particulièrement reconnaissable, conçoit ses ensembles — tels l'hôpital Herriot ou la cité des États-Unis — comme une cité en miniature, dans le sillage des grandes utopies socialistes du XIXe siècle, et s'appuyant sur le principe des cités-jardins qui sont réalisées à la même époque en Europe et aux États-Unis[a 4]. Le projet de cité industrielle est pensé sans police, prison ou caserne. Garnier se place ainsi pleinement dans le registre d'une vision sociale autant qu'urbaniste des villes. « La cité industrielle apparaît comme la synthèse de toutes les préoccupations hygiénistes, philanthropiques et sociales de son temps »[11].

Principes de travail : architectureModifier

Sa réflexion architecturale se caractérise par l'adoption de principes formels et typologiques forts, tels la recherche d'un rapport intérieur-extérieur et d'îlots dits ouverts, qui inspirent plus tard l'architecture et l'urbanisme. Ses maîtres mots sont le fonctionnalisme, l'espace, la lumière et la verdure[21]. « Avec Tony Garnier, on est ainsi passé d'un coup au XXe siècle »[22].

Bien avant le Bauhaus, il rompt avec la tradition encore largement dominante de plaquer des moulures et des décorations sur les batiments pour mettre en avant un béton nu, des lignes fortes et pures. Seul en Europe Adolf Loos propose en scandalisant des ouvrages d'une sobriété absolue. Tony Garnier décrit ses intentions de la manière suivante : « Cette simplicité de moyens conduit logiquement à une grande simplicité d'expression dans la structure [...] Qui ne voit aussi que l'emploi de tels matériaux permet, mieux que jamais, d'obtenir de grandes horizontales et de grandes verticales, propres à donner aux constructions cet air de calme et d'équilibre qui les harmonise avec les lignes de la nature ? »[22].

Techniques et styleModifier

Tony garnier travaillent généralement tout d'abord sur le calque, avant de se reporter sur le tirage. Il y ajoute des surcharge de crayon, d'encre de chine ou de gouache. Il gratte et souffle également le tout au fixatif des architectes[23]. Garnier peint également à l'aquarelle, dans un genre proche de Raoul Dufy, ou François Vernet[24].

« Le style du dessin est précis quand il convient et souvent concis, vif, nerveux, de suggestion et de synthèse. Les lointains griffés de la « Cité industrielle », les premiers plans, nets, sans bavure, les détails de Tusculum, au trait preste, les études nombreuses de monuments imaginaires, enlevées de manière alerte, avec un sens remarquable des valeurs, le paysage de Port Miou témoignent d'un talent capable du « fa presto » suggestif comme de la rigueur »[24].

Réalisations architecturales et urbanistiquesModifier

La Vacherie du ParcModifier

Article détaillé : Vacherie du Parc.

La vacherie du Parc, laiterie municipale située dans le Jardin zoologique de Lyon, au sein du parc de la Tête d'or, a été la première commande de la ville de Lyon (1904-1905)[a 5].

Les Abattoirs de la MoucheModifier

Article détaillé : Abattoirs de la Mouche.

La grande halle des abattoirs de la Mouche (1906 - 1932), vaste ensemble englobant la halle et les abattoirs incluant la halle Tony-Garnier (1909 - 1928), 20, place Antonin Perrin, Lyon 7e. Anciens abattoirs lyonnais, à structure métallique. Elle est classée en 1975 Monument historique. Cette halle mesure 210 m par 80 m. Elle est utilisée de nos jours comme salle polyvalente (expositions, spectacles, concerts, etc.), à la suite de la première rénovation réalisée par les architectes Reichen et Robert en 1988. Une deuxième rénovation (architecte Albert Constantin - Atelier de la Rize) a eu lieu en 1999[m 1].

Le Marché aux bestiaux et les abattoirs de Lyon constituent le premier projet d’envergure confié à Tony Garnier. Il en est désigné officiellement comme l’architecte, par le conseil municipal, le 30 juin 1906. Les travaux sont commencés en 1909. En 1914, l’ensemble, qui n’est pas achevé, accueille l’Exposition internationale urbaine «La Cité moderne»[20]. Réquisitionnés durant la Première Guerre mondiale, les bâtiments sont affectés à la production d’armement. Les travaux reprennent en 1924 et aboutissent en 1928.

L’élaboration du projet dure deux ans et demi. Ce programme complexe réunit deux fonctions : des abattoirs ainsi qu’un marché aux bestiaux. Organisation horizontale, séparation des fonctions, rationalisation des circulations, tels sont les principes qui guident l’établissement du plan d’ensemble sur un vaste terrain de 23 000 m2. Les bâtiments sont organisés selon deux axes orthogonaux, formés par la rue couverte et la halle, dans le sens des opérations : gare, quais, écuries, marché, abattoirs, halls d’abattage et services. Dès 1914, les abattoirs de La Mouche furent unanimement salués par les critiques comme l’une des réalisations contemporaines les plus novatrices et contribuèrent fortement à la notoriété de Garnier[25].

L'hôpital Édouard-HerriotModifier

Article détaillé : Hôpital Édouard-Herriot.

L'hôpital Édouard-Herriot (anciennement Grange-Blanche) (1911-1933), place d'Arsonval, Lyon 3e. Il s'agit aujourd'hui du plus grand hôpital de la région Rhône-Alpes. Sa particularité est d'être composé de multiples pavillons dédiés fonctionnellement dans un cadre de verdure, avec une circulation médicale par un réseau souterrain de coursives. Cette organisation est le reflet des principes hygiénistes appliqués à l'architecture depuis la fin du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle[m 2].

Pour sa conception, Garnier prend appui à la fois sur ses principes développés plus tôt dans sa Cité industrielle, mais également sur les exemples visités de plusieurs hôpitaux récents. Peu a près avoir reçu la commande, en 1909, il part avec une délégation municipale et le maire Édouard Herriot visiter des hôpitaux en Allemagne et au Danemark. Ils visitent alors l'hôpital municipal de Francfort-sur-le-Main, les hôpitaux Virchov et Schœneberg de Berlin, Ependorf et Saint-Grégoire à Hambourg, Lindesbourg à Cologne et les hôpitaux de Bisdepjaerg et Rigshopital à Copenhague. Les membres de la commission municipale sont convaincus par l'hôpital Bisdepjaerg car il représente alors le meilleur exemple du système pavillonaire qu'ils recherchent, avec des bâtiments groupés dans de la verdure et des services reliés les uns aux autres par des voies souterraines[10].

De retour à Lyon, Garnier met en place un premier projet qui comprend les services suivants : chirurgie, médecine, services spéciaux et département des contagieux. Ce dernier est repoussé par la municipalité pour être remplacé par une section dévolue aux soins infantiles. L'un des principes directeurs de Garnier est la séparation absolue des différents départements, délimités par des zones de verdure, dans l'optique de construire une véritable cité-jardin pour malades. Par ailleurs, il rellie l'ensemble des services par des voies de communications souterraines[26].

Le stade de GerlandModifier

Article détaillé : Stade de Gerland.

Le stade de Gerland (1914-1926), Lyon 7e[m 3] est la troisième grande commande que l’architecte reçoit de la municipalité lyonnaise avant 1914 après les abattoirs de La Mouche et l’hôpital de Grange-Blanche.

Si la chronologie qui va de l’élaboration à la réalisation du projet reste floue, entre 1913 (date de décision de la construction) et 1926 (date de son inauguration), sa conception est claire. S’il a la forme classique du stade moderne librement inspiré des cirques antiques, le traitement est plus monumental que jamais. Le stade est prévu pour accueillir 25 000 à 30 000 spectateurs. L’ensemble est construit en béton de mâchefer et ciment armé, seules les tribunes sont recouvertes de pierre[27].

Le quartier des États-UnisModifier

Article détaillé : Musée urbain Tony-Garnier.

Le quartier des États-Unis (1919-1933) est la quatrième grande commande publique que reçoit Garnier à Lyon. En 1917, la municipalité décide la construction d’un boulevard industriel dans la banlieue sud-est de Lyon.Garnier étudie alors un vaste projet d’urbanisme qui ne sera que partiellement réalisé. Les études se poursuivent en 1919 et 1920, sous le titre Habitations en commun-centre industriel à Lyon entre La Guillotière et Vénissieux, projet publié dans les Grand Travaux de la Ville de Lyon. Garnier a conservé sa vision globale associant, en une totalité, l’industrie, les logements, les services publics, les hôtels, les magasins[28]. Les travaux débutent en 1922 et se poursuivent jusqu’en 1933. Si le quartier des États-Unis a fortement contribué à la renommée contemporaine de Garnier, il n’en demeure pas moins que la ville idéale de l’architecte repose en réalité sur la maison individuelle, les nombreuses vues urbaines de la Cité industrielle en témoignent[29].

Autres réalisationsModifier

  • Les « villas à la romaine » de la rue de la Mignonne à Lyon, dans l'ancienne commune de Saint-Rambert-l'Île-Barbe[a 6].
  • 1904-05 : La Vacherie municipale, parc de la Tête-d’or, allée des Moutons, 69006.
  • 1905 : Tombe Gailleton, Ancien Cimetière de Loyasse, 69005 Lyon.
  • 1906 : Installation d’une cuisine à vapeur à l’Hôtel-Dieu de Lyon.
  • 1909 : Réaménagement de la clinique du docteur Mathieu Jaboulay à l’Hôtel-Dieu de Lyon.
  • 1912 : Trois logements dans la Vacherie du parc de la Tête d'or, 69006 Lyon.
  • 1913 : Usine Mercier et Chaleyssin [m 6], à l'angle des rues Barrême et Boileau, 69006 Lyon (réalisée 1913-1914).
  • 1919 : Monument à Édouard Aynard, place de la Bourse 69002 Lyon.
  • 1919 : Central téléphonique Moncey, à l'angle des rues Vaudrey et Edison, 69003 Lyon.
  • 1922 : Villa Gros, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, 54, route de Limonest, Saint-Didier-au-Mont d’Or.
  • 1924 : Monument aux morts du quartier de Montplaisir, 8, rue Léo-et-Maurice-Trouilhet 69008 Lyon.
  • 1925 : Pavillon de Lyon-Saint-Étienne à l’exposition des Arts décoratifs et industriels modernes, Paris.
  • 1926 : Agrandissement de la Villa à Cassis (Bouches-du-Rhône).
  • 1926 : Monument à Auguste Chauveau, École vétérinaire, Conservatoire National Supérieur de Musique, 3, quai Chauveau 69009 Lyon.
  • 1927 : École de tissage, 43, cours du Général-Giraud 69001 Lyon (réalisée en 1933).
  • 1928 : Jardin au Salon des Arts décoratifs modernes, Lyon (réalisée-détruit).
  • 1928-29 : Stade nautique de Gerland, Lyon.
  • 1930 : Monument aux morts de l'île du Souvenir[m 7] (Ile aux Cygnes), parc de la Tête-d’or, 69006 Lyon.
  • 1930 : Jardin de la Villa à Carnoux.
  • 1931-34 : Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt[m 8],[m 9].
  • 1934 : Monument à Frantz Reichel, Paris.
  • 1937 : Tombe Garnier, cimetière de la Croix-Rousse, 69004 Lyon.
  • 1940 : Tombe Jancert, cimetière de Caluire-et-Cuire, Lyon.

Œuvres graphiquesModifier

Une grande partie des papiers personnels et œuvres de Tony Garnier ont été donnés par sa veuve aux Archives municipales de Lyon et au Musée des beaux-arts de Lyon.

Œuvres conservées au Musée des beaux-arts de LyonModifier

Les fonds du Musée des beaux-arts de Lyon comprennent plusieurs ensembles de l'artiste.

ÉtudesModifier

Un premier groupe comprend les études réalisées pour le projet de Cité industrielle qu'il envoie de Rome pour le jury de Paris.

  • Le Barrage, 1917 (?), tirage sur papier.
    Cette étude est une « immense masse semblant annoncer ce sera Génissiat, avec, aux pied, l'usine hydroélectrique dont il est prévu qu'elle distribue la force, la lumière, le chauffage aux usine et à toute la ville ». Cette étude est colorisée à l'aquarelle avec des tons de bleu-gris et de rose[30].
  • L'usine, 1917 (?), tirage sur papier.
    Cette étude à la belle ligne architecturale présente une usine, une gare fluviale, les quais d'embarquement, avec des toitures étagées en gradins[30].
  • Les hauts-fourneaux, 1917 (?), tirage sur papier.
  • Les services publics, 1917 (?), tirage sur papier.
  • Les établissements sanitaires, 1917 (?), tirage sur papier.
    On peut voir dans cette étude la première ébauche de ce qui mènera à l'hôpital de Grange-Blanche. Tony garnier, dans cette œuvre, a placé l'hôpital sur une montagne, et a apposé sur le tout une atmosphère bleuâtre[30].
  • La terrasse sur la colline, 1917 (?), tirage sur papier.

Un second ensemble de neuf études regroupent la reconstitution de la cité de Tusculum. Ces œuvres ont été déposées par l'État au Musée. « Il s'agit d'un tour de force, d'un exercice de virtuosité, d'un devoir exécuté par un étudiant brillant qui joue la difficulté et affirme, par ce projet, son sens de l'architecture antique disposée dans un site admirable »[31].

Un autre ensemble de trois dessins montrent les esquisses pour l'Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt[31].

AquarellesModifier

Le Musée possède un groupe d'aquarelles de Garnier[24].

  • La rue de Buci, 1893.
  • La Jonchère, 1894.
  • La rue de Furstemberg, 1897
  • Villa Médicis, plusieurs aquarelles entre 1900 et 1904.
  • Athènes, 1908.

Fonds Tony Garnier aux Archives municipales de LyonModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Ouvrages générauxModifier

  • Michel Ragon, Histoire mondiale de l'architecture et de l'urbanisme modernes, vol. 1 : Idéologies et pionniers, 1800-1910, Paris, Casterman, , 349 p. (notice BnF no FRBNF35110678)
  • Maurice Agulhon (dir.), Histoire de la France urbaine, vol. 4 : La ville de l'âge industriel : le cycle haussmannien, Seuil, coll. « Points. Histoire » (no 255), , 730 p., Nouv. éd. rev. et complétée (ISBN 2-02-034311-8)

Ouvrages généraux sur LyonModifier

BiographiesModifier

  • Louis Piessat, Tony Garnier 1869-1948, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, , 196 p. (ISBN 2-7297-0338-1).  
  • René Jullian, Tony Garnier : Constructeur et utopiste, Paris, Philippe Sers Éditeur, , 181 p. (ISBN 978-2-9040-5725-0).
  • C. Krzysztof Pawlowski, Tony Garnier : Pionnier de l'urbanisme au XXe siècle, Lyon, Les créations du pélican, , 192 p. (ISBN 978-2903696580).  
  • Philippe Dufieux et Jean-Michel Leniaud, Tony Garnier - la Cité industrielle et l'Europe : actes du colloque international organisé par le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement du Rhône, 28-29 novembre 2008, Lyon, CAUE du Rhône, , 320 p. (ISBN 978-2-912533-18-0).
  • Alain Vollerin, Tony Garnier et Lyon : Aux origines de la Modernité..., Lyon, Éditions Mémoire des Arts, , 140 p. (ISBN 978-2-9125-4450-6).
  • Pierre Gras, Tony Garnier, Paris, Éditions du Patrimoine / Centre des Monuments Nationaux, coll. « Carnets d'architectes » (no 15), , 192 p. (ISBN 978-2-7577-0272-7)

Catalogue d'expositionModifier

  • Exposition d'oeuvres de Tony Garnier : du 26 février au 26 mars 1925, Musée des arts décoratifs, Palais du Louvre, Paris, , 8 p. (notice BnF no FRBNF45328020).
  • Louis Piessat, Tony Garnier, Lyon, Musée des beaux-arts, , 31 p., 26 pl. (notice BnF no FRBNF35400874).
  • Alain Guiheux (dir.) et Olivier Cinqualbre (dir.) (Publié à l'occasion de l'exposition « Tony Garnier (1869-1948) » présentée par le Centre de Création Industrielle du 7 mars au 21 mai 1990), Tony Garnier : L'œuvre complète, Paris, Centre Pompidou, coll. « Monographie », , 254 p. (ISBN 2-85850-527-6).  .
  • Philippe Dufieux, Tony Garnier 1869-1948, Architecte et urbaniste, vol. Journal de l’exposition, Lyon, CAUE du Rhône, , 47 p., un cd-rom (PowerPoint) et DVD de 35 min (ISBN 978-2-912533-10-4, lire en ligne).  .
  • Catherine Chambon (coordinatrice éditoriale) (exposition du 05 oct 2019 au 13 dec 2020), Tony Garnier : L'air du temps, Lyon, Musée urbain Tony Garnier, , 200 p. (ISBN 9782953863734).

Ouvrages spécialisés sur l'architectureModifier

  • Institut français d'architecture, Archives d'architecture du vingtième siècle, Liège, Pierre Mardaga éditeur, (ISBN 2-87009-446-9), p. 172-173
  • Jean-Michel Leniaud, « Tony Garnier (1869-1948) : construire la ville », dans Les Bâtisseurs d'avenir. Portraits d'architectes XIXe-XXe siècle, Paris, Fayard, (ISBN 2213601682), p. 251-322
  • Cyrille Piot, 4 villes idéales, 4 architectes : Lyon, Le Havre, Washington et Essaouira : Tony Garnier, Perret, L'Enfant et Cornut, Paris, l'Harmattan, (ISBN 978-2-343-05828-3).

Ouvrages spécialisés sur LyonModifier

  • Catherine Chambon, Lyon 8e arrondissement : Histoire et métamorphoses, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 200 p. (ISBN 978-2-841-47202-4), p. 101-114.
  • Philippe Dufieux, Sculpteurs et architectes à Lyon (1910-1960) de Tony Garnier à Louis Bertola, Lyon, Éditions Mémoire active, , 141 p. (ISBN 978-2-908185-61-4).

ArticlesModifier

  • Jean-Jacques Lerrant, « Tony Garnier au Musée des beaux-arts de Lyon », Bulletin des musée lyonnais, no 3,‎ , p. 45-53.  
  • Gérard Bruyère, Tony Garnier (1869-1948) et André Vermare (1869-1949) : témoignages retrouvés d’un bref compagnonnage artistique, Bulletin municipal officiel de la ville de Lyon, no 5335 (23 juillet 2000), 2 p. ; no 5336 (30 juillet 2000), 2 p.
  • Philippe Dufieux, La Maison contemporaine, architecture et mode de vie : Variations méditerranéennes à Lyon ou la postérité pavillonaire de Tony Garnier, Lyon, CAUE du Rhône, , 80 p. (ISBN 9-782912533159, lire en ligne), p. 6-21.  .
  • Jorge León, "Carne de Matadero: El colaboracionismo de los poderes públicos durante la Exposición Internacional de Lyon bajo ideología higiénico-progresista ». Seminario Internacional sobre Eventos Mundiales y Cambio Urbano, EMCU - Universidad de Sevilla, 26-28 Noviembre 2012, (ISBN 84-695-6462-5), p. 141–151.
  • Gérard Bruyère, « Hygiénisme, spéculation foncière et cinéma, à propos du projet de désaffectation de l'Hôtel-Dieu de 1905 », L'Hôtel-Dieu de Lyon, bulletin hors série de la Société académique d'architecture de Lyon,‎ 2012 passage=108-117
  • Maria-Anne Privat-Savigny (dir.) et Philippe Dufieux, Lyon centre du monde ! L'Exposition internationale urbaine de 1914 : Tony Garnier et l'Exposition de 1914 (Musées Gadagne, 21 novembre 2013 - 27 avril 2014), Lyon, Fage éditions, coll. « catalogue d'exposition », , 64-77 p. (ISBN 978-2-84975-305-7).  

Site internetModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Base MériméeModifier

Références bibliographiquesModifier

  1. a b c d e f g h et i Dict. hist. de Lyon, p. 545.
  2. a b c et d Lerrant 1953, p. 45.
  3. Lerrant 1953, p. 46.
  4. Pierre Clerget, « Urbanisme, étude historique, géographique et économique », Bulletin de la Société neuchâteloise de Géographie, t. XX,‎ 1909-1910, p. 213 et suiv.
  5. Pawlowski 1993, p. 82-83.
  6. Piessat 1988, p. 140.
  7. Piessat 1988, p. 144.
  8. Piessat 1988, p. 152.
  9. a b et c Dict. hist. de Lyon, p. 546.
  10. a et b Pawlowski 1993, p. 88.
  11. a b et c Dufieux et Stuccilli 2017, p. 361.
  12. a b et c Dict. hist. de Lyon, p. 547.
  13. a b c et d Pawlowski 1993, p. 122.
  14. Piessat 1988, p. 154.
  15. Dufieux - Postérité pavillonaire de Tony Garnier, p. 6-21.
  16. Pawlowski 1993, p. 9-11.
  17. Beaufort 2009, p. 114.
  18. Lerrant 1953, p. 48.
  19. Beaufort 2009, p. 115.
  20. a et b Dufieux - TG Exposition Musées Gadagne 2014, p. 64-77.
  21. Dufieux - TG Architecte et urbaniste, p. 03-04.
  22. a et b Beaufort 2009, p. 117.
  23. Lerrant 1953, p. 52.
  24. a b et c Lerrant 1953, p. 53.
  25. Dufieux - TG Architecte et urbaniste, p. 13-14.
  26. Pawlowski 1993, p. 90.
  27. Dufieux - TG Architecte et urbaniste, p. 17-18.
  28. Guiheux - TG L’œuvre complète, p. 94-96.
  29. Dufieux - TG Architecte et urbaniste, p. 19-20.
  30. a b et c Lerrant 1953, p. 50.
  31. a et b Lerrant 1953, p. 51.

Autres référencesModifier

  1. « Tony Garnier - Biographie », sur www.museeurbaintonygarnier.com, Musée urbain Tony Garnier, (consulté le 10 septembre 2019).
  2. Philippe Deschemin, « Tony Garnier », sur www.lincontournable-magazine.fr, (consulté le 22 mai 2019).
  3. Voir particulièrement l'article de Neil Levine dans Philippe Dufieux et Jean-Michel Leniaud (dir.), Tony Garnier, la Cité industrielle et l'Europe, actes du colloque international, Lyon, Conseil d'Architecture d'Urbanisme et de l'Environnement du Rhône, 28 et 29 novembre 2008, Lyon, CAUE, 2009, 319 p.
  4. Sur l'influence de Garnier aux États-Unis, voir Philippe Dufieux et Jean-Michel Leniaud (dir.), Tony Garnier, la Cité industrielle et l'Europe, actes du colloque international, Lyon, Conseil d'Architecture d'Urbanisme et de l'Environnement du Rhône, 28 et 29 novembre 2008, Lyon, CAUE, 2009, 319 p.
  5. « La vacherie du Parc - 1904-1905 - Parc de la Tête d'or - Lyon 6e », sur lyon.fr, ville de Lyon.
  6. Lauriane Clement, « Tony Garnier à Lyon, villas oubliées, démolies ou adulées », sur www.rue89lyon.fr, (consulté le 2 septembre 2019).