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Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon

institution intellectuelle lyonnaise créée en 1700
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Académie de Lyon et Belles-lettres.
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon seal.png
Sceau de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Domaine d'activité
archéologie, arts, histoire de l’art, histoire, littérature et sciences
Siège social
Pays
Langue
Organisation
Fondateurs
Claude Brossette, Laurent Dugas, Camille Falconet, Louis de Puget (d), Thomas Bernard Fellon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Président
Jean-Pol Donné (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation
Site web

L’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon est une institution intellectuelle lyonnaise, une société savante créée en 1700.

Sommaire

Anciennes tentativesModifier

Lyon ne possède pas d'université, et à plusieurs reprises, voit ses autorités essayer de développer un lieu de culture dans leur ville. La précédente tentative la plus notable est un groupe nommé Athenaeum Lugdunense restitutum au XVIe siècle, en référence à la splendeur de l'époque romaine, dont le nom deviendra la devise de la future académie[1]. Un second groupe reprend l'initiative autour de Nicolas de Lange à la fin du siècle, sous le nom d'Académie de Fourvière, ou Académie angélique, sans connaître une longue vie[2]. L'existence de ce dernier groupe reste cependant incertaine[1].

FondationModifier

 
Laurent Dugas, co-fondateur de l'Académie.
 
Confirmation de l'établissement de l'académie des sciences, belles lettres et arts de Lyon, 1724 sous Louis XV

En 1699, sept Lyonnais se réunissent pour disserter des sciences et des lettres[2],[3] :

Dans une lettre écrite à Nicolas Boileau le , Claude Brossette parle d'une « petite académie » qui se rassemble une fois par semaine[3]. La première véritable assemblée a lieu le , et se tient, comme pour les années suivantes, à tour de rôle au domicile d'un des fondateurs[3]. En 1717, l'archevêque François Paul de Neufville de Villeroy met à leur disposition une salle du palais archiépiscopal de Lyon[3].

HistoriqueModifier

Vie sous l'ancien régimeModifier

En 1704, de nouvelles personnalités prennent part aux réunions : Charles Cheynet (ou Cheinet), président de la Cour des Monnaies, Dominique de Colonia, Nicolas Mahudel et Pierre Aubert.

En 1713, d’autres Lyonnais, conduits par Jean-Pierre Christin, avec Nicolas Bergiron et Ferdinand Delamonce créent une académie qui deviendra la « Société royale des beaux-arts » qui organise des concerts et comprend aussi une classe de physique et une classe de mathématiques.

En 1717, l’archevêque François Paul de Neufville de Villeroy met une salle de son palais, proche de la cathédrale St Jean, à la disposition de l’académie. Tout au long du XVIIIe siècle, de nombreuses personnalités, comme l'abbé Pernetti, et plus tard le jeune Nicolas François de Neufchâteau rejoignent l'académie.

Vie à l'époque contemporaineModifier

 
Médaille de récompense de la fondation Jean Chazière par Oscar Roty

Comme toutes les autres sociétés savantes, l’Académie est dissoute en 1793. Elle renaît en 1800, par la volonté du préfet Verninac de Saint-Maur, sous le nom d’« Athénée », avant de reprendre son titre dès 1802.

Elle sera reconnue d’utilité publique par ordonnance royale en 1839, puis par décret le .

L’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon est à l'origine de la Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts, qui, sous l’égide de l’Institut de France, regroupe vingt-huit académies provinciales.

En 1879, le lyonnais Jean Chazière (1821-1885) crée la fondation Jean Chazière qui lègue par testament à l'Académie la somme de 230 000 francs. Avec les revenus de cette somme, l'Académie devait encourager les sciences, l'histoire, la littérature, les beaux-arts, la poésie et l'archéologie et récompenser les actes remarquables de vertu et d’héroïsme.

Elle donne régulièrement au Palais Saint-Jean de Lyon des conférences auxquelles le public peut assister, en compagnie des académiciens, et décerne des prix scientifiques (prix Jean Thibaud, prix Platet-Mathieu, prix Chermette Mouratille, prix Arloing-Courmont-Institut Pasteur, prix Ernest-Brasseaux), des prix de bienfaisance (Fonds Rosa) et des prix littéraires (Jeux floraux) de manière intermittente. Les prix sont proclamés au cours des dernières séances publiques précédant les vacances d'été, c'est-à-dire fin juin et les vacances de Noël, c'est-à-dire en décembre. Les candidats ayant obtenu un prix ou une mention sont informés personnellement par l'académie et invités à la séance de proclamation. Les prix et mentions sont ensuite publiés dans la presse lyonnaise et sur les sites internet.

PrésidentsModifier

  • 2004 : Joseph Remillieux
  • 2005 : Denis-Clair Lambert
  • 2006 : ?
  • 2007 : Jean-Pierre Gutton
  • 2008 : Jean-Pierre Neidhardt
  • 2009 : Michel Le Guern
  • 2010 : Gérard Pajonk
  • 2011 : Dominique Bertrand
  • 2012 : Claude Jean-Blain
  • 2013 : Dominique Saint-Pierre
  • 2014 : Jean Normand
  • 2015 : Marguerite Yon
  • 2016 : Pierre Crépel
  • 2017 : Nicole Dockès
  • 2018 : Georges Barale
  • 2019 : Jean-Pol Donné

Domaines d'étudeModifier

L’académie est spécialisée dans les études sur

Elle publie annuellement les Mémoires de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon et toute une série de publications thématiques dont dernièrement un Dictionnaire historique qui regroupe des notices biographiques et bibliographiques sur les 824 académiciens répertoriés depuis 1700. Ce dernier travail s'appuie sur les nombreux manuscrits qu'elle conserve depuis le début du XVIIIe siècle.

RéférencesModifier

  1. a et b David 2000, p. 15.
  2. a et b Dict. hist. de Lyon, p. 20.
  3. a b c et d David 2000, p. 16.

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Ouvrages et articlesModifier

  • Louis David (dir.), L'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, 1700-2000 : Trois siècles d'histoire lyonnaise, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 477 p. (ISBN 2-84147-097-0, notice BnF no FRBNF37114557).
  • Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon (coord.), Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1054 p. (ISBN 9782915266658, notice BnF no FRBNF42001687)
  • Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon, Éditions de l'Académie, , 1369 p. (ISBN 978-2-9559433-0-4, notice BnF no FRBNF45273860)
  • Pierre Crépel, « Académies et encyclopédies : l’exemple méconnu d’une académie des sciences à Lyon (1736-1758) », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, no 136 « Histoire critique des sciences (XVIe-XVIIIe siècles) »,‎ , p. 33-50 (ISBN 978-2-917541-67-8, lire en ligne).
  • Joseph-Florentin Bonnel, Histoire de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon de 1840 à 1891 : concours - fondations - personnel, Lyon, A. Rey, imprimeur de l'Académie, , 272 p. (lire en ligne).
  • Jean-Baptiste Dumas, Histoire de l'Académie Royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, t. I, Lyon, Giberton et Brun, , 536 p. (lire en ligne).
  • Jean-Baptiste Dumas, Histoire de l'Académie Royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, t. II, Lyon, Giberton et Brun, , 645 p. (lire en ligne).

SourcesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier