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Bruno Foucart

historien de l'art français
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Bruno Foucart, né le à Cambrai et mort le à Paris[1], est un historien de l'art et universitaire français. Ses travaux de référence dans le domaine de l'histoire de l'art du XIXe siècle ont contribué à la « réhabilitation » de l'art du siècle de l'industrie[2],[3],[4]. Il est connu pour ses "formules chocs" en vue de l'acceptation des restaurations de Viollet-le-Duc et la préservation du patrimoine, y compris non classé. Auprès d'André Chastel, Foucart a participé à la conception et la mise en place de l'Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France[5]. Il a enseigné l'histoire de l'art au Centre André-Chastel de l'Université Paris-Sorbonne (Paris-IV) et à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts[6].

Sommaire

BiographieModifier

Après des études à l'École normale supérieure (promotion 1959)[7], il obtient l'agrégation de Lettres[5]. Intégrant par la suite le cabinet d'Alain Peyrefitte et de Michel Guy, il met en œuvre les premières campagnes de protection des édifices des XIXe et XXe siècles[5]. Professeur d’histoire de l’art à l'Université Paris-Sorbonne, à l'École de Chaillot et à l’École nationale supérieure des beaux-arts, Foucart a été « l’un des artisans de la redécouverte »[5],[4] de la peinture et de l’architecture du XIXe siècle par ses publications et ses commissariats d'expositions. En 2008, il est nommé président du Comité du patrimoine culturel. Dans un article de l’L'Œil de juin 2008, Jean-Christophe Castelain décrit Bruno Foucart comme le laudateur d'un « XIXe qui accorde autant d’importance à Delacroix et Manet qu’aux “pompiers” et se libère de la perspective moderniste »[2]. En mai 2012, lors de la remise des insignes d'officier de l'ordre de la Légion d'honneur, Frédéric Mitterrand décrit l'action patrimoniale de Foucart comme « décisive » et indique que ses études ont permis de révéler « au grand public l’intérêt des hôtels de ville, des palais de justice et des églises d’un siècle jusque-là décrié par les historiens de l’art »[4].

Il est secrétaire général de l'Institut Napoléon jusqu'à sa mort[Quand ?].

Il meurt le 5 janvier 2018.

Publications et commissariats significatifsModifier

OuvragesModifier

Il est l'auteur ou le co-auteur de nombreux articles et ouvrages :

  • De l'histoire de l'Art et de deux de ses idiotismes, 1971.
  • avec Véronique Noël-Bouton, « Les projets d'église pour Napoléonville (1802-1809) de Guy de Chabrol à Guy de Gisors », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français,‎ , p. 235-252.
  • G. Courbet, Flammarion', 1977.
  • Courbet, Flammarion, 1995.
  • avec Paul Ambille, Anne-Marie Debelfort et Frédérique Giess, Le baron Taylor, l'Association des artistes et l'exposition du Bazar Bonne-Nouvelle en 1846, Éditions de la Fondation Taylor, 1995.
  • avec Françoise Bercé, "A l’aube du troisième millénaire", in Des monuments historiques au Patrimoine du XVIIIe siècle à nos jours, ou les égarements du cœur et de l’esprit, Éditions Flammarion, Série Art-Histoire-Société, 2000.
  • " Félix Duban : les couleurs de l'architecte ", 1798-1870, actes du colloque Blois, 21 et 22 septembre 1996, Maisonneuve & Larose, 2001.
  • avec Desmarchelier Alain et Perrot Alain-Charles, Opéra de Monte-Carlo : renaissance de la salle Garnier, Le Passage, 2005.

Commissariat d'expositionsModifier

DécorationsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier