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Louis Thomas (architecte et peintre)

architecte et peintre lyonnais
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Ne pas confondre avec Louis Thomas, architecte parisien.
Louis Thomas
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 96 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Rue Rivet - plaque architecte Thomas.JPG
Plaque commémorative sur la maison occupée par Louis Thomas de 1936 à 1989, rue Rivet à Lyon.

Louis Thomas, né en 1892 et mort en 1989, est un architecte et un peintre lyonnais connu entre autres pour avoir travaillé auprès de Tony Garnier[1].

Sommaire

BiographieModifier

Enfance et formationModifier

Né le 29 mars 1892 à Lyon[2], il perd sa mère à quatre ans et est élevé par ses grands-parents. Son père l'inscrit en 1910 à l'école des beaux-arts de Lyon en section architecture[3]. Il obtient son diplôme d'architecte en 1921.

Vie de familleModifier

Il épouse Marthe Lurin en 1922, et restera toute sa vie sur l’agglomération lyonnaise.

TravauxModifier

Réalisations architecturalesModifier

En 1922, il entre dans l'agence de l'architecte Tony Garnier qu'il quittera lorsque celui-ci décèdera[4].

Il conçoit vers 1924 la notion d'« habitation-jardin »[5], publiée dans la revue sur-idéaliste Manomètre de son ami Émile Malespine. Il signe aussi la Chapelle de l'hôpital Édouard-Herriot.

Le groupe TémoignageModifier

Parallèlement à son métier d'architecte, sa passion pour la peinture et la rencontre de Marcel Michaud le conduisent à cofonder le groupe d'artiste Témoignage en 1936. Constitué informellement juste avant la Seconde Guerre mondiale, il prend un nom en commun juste après la guerre[6].

ŒuvresModifier

Aquarelle

  • Architecture surréaliste, 31 × 48 cm, (1931)[7]
  • La colline inspirée, 61 × 46 cm, (1939)[8]
  • Le Christ dans la ville, 50 × 36 cm, (1939)[9]
  • Hommage à Brueghel, 52 × 36 cm, (1939)[10]
  • La forme mystique, 32 × 31 cm, (1939)[11]
  • La procession II, (1942)[10]
  • Lafayette nous voilà, 51 × 36 cm, (1944)[12]
  • L'oiseau bleu, (1946)[13]
  • L'oiseau de feu, (vers 1950)[13]
  • Christ déchiré, (1962)

Huile sur toile

  • Allégresse, 80 × 60 cm, (1926)[14]
  • Golgotha, 92 × 74 cm, (1930)[15]
  • Le petit cheval, 47 × 31 cm, ()[14]
  • En pays de Loire, 46 × 38 cm, (vers 1942)[16]
  • La Genèse, 46 × 38 cm, ()[8]
  • Guerre d’Espagne, (1936)
  • Les anges, 92 × 65 cm, (1942)[17]
  • Lyon, (1989)

RéférencesModifier

  1. « Louis Thomas 1892-1989 », sur musée du diocèse de lyon
  2. Nelly Colin, « Thomas l'éveilleur », Le Figaro / Lyon,‎ , p. 41
  3. Dictionnaire historique de Lyon, p. 1297
  4. Françoise Thomas de Closmadeuc/Perrot, Témoignage : Un groupe d’artistes lyonnais entre 1936 et 1940, Université Lyon II, coll. « Mémoire », , p. 56-58
  5. Emile Malespine, « Les maisons-jardins », Manomètre, no 7,‎ , p. 116-117
  6. Béghain 2011, p. 283
  7. Louis Thomas ou l’impossible merveilleux, p. 45
  8. a et b Le groupe Témoignage de Lyon, p. 61
  9. Le groupe Témoignage de Lyon, p. 63
  10. a et b Le groupe Témoignage de Lyon, p. 57
  11. Le groupe Témoignage de Lyon, p. 56
  12. Le groupe Témoignage de Lyon, p. 54
  13. a et b Le groupe Témoignage de Lyon, p. 62
  14. a et b Le groupe Témoignage de Lyon, p. 59
  15. Le groupe Témoignage de Lyon, p. 58
  16. Le groupe Témoignage de Lyon, p. 55
  17. Le groupe Témoignage de Lyon, p. 60

BibliographieModifier

  • Jean-Jacques Errant (préf. : Alain Vollerin), Louis Thomas ou l’impossible merveilleux, Lyon, Mémoire des Arts, , 96 p. (ISBN 2-912544-03-3)
  • Patrice Béghain, Une histoire de la peinture à Lyon : de 1482 à nos jours, Lyon, S. Bachès, , 363 p. (ISBN 978-2-35752-084-4, notice BnF no FRBNF42506537)
  • Patrice Béghain, Bruno Benoît, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon (coord.), Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1054 p. (ISBN 9782915266658, notice BnF no FRBNF42001687)
  • Alain Vollerin, Le groupe Témoignage de Lyon, Lyon, Mémoire des Arts, coll. « Groupes et mouvements », , 116 p. (ISBN 2-912544-16-5)