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Takeshi Kitano

cinéaste, artiste japonais
Takeshi Kitano
TakesiKitano.jpg
Takeshi Kitano en 2000.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (72 ans)
AdachiVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
北野 武Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
北野 武Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
ビートたけし
マス北野Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Todoroki (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Adachi Ward fourth junior high school (d)
Tokyo Metropolitan Adachi High School (d)
Université MeijiVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Fratrie
Masaru Kitano (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Mikiko Kitano (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Shoko Kitano (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Label
Maîtres
Senzaburō Fukami, Shokakuya Chiyowaga Chiyokiku (d), Danshi Tatekawa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Commandeur des Arts et des Lettres‎
Officier de la Légion d'honneur
Lion d'or ()
Blue Ribbon Awards for Best Actor (en) ()
Lion d'argent ()
Asian Film Award du meilleur réalisateur (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Takeshi Kitano
signature

Takeshi Kitano (北野 武, Kitano Takeshi?), également connu sous le nom de scène de Beat Takeshi (ビートたけし, Bīto Takeshi?), est un cinéaste, acteur, animateur de télévision, humoriste, artiste-peintre, plasticien, écrivain, poète, chanteur et designer de jeu vidéo japonais, né le dans le quartier d'Umejima dans l'arrondissement d'Adachi à Tokyo.

Il a reçu les louanges de la critique, tant dans son pays qu'à l'étranger, pour son travail cinématographique très singulier. Hors de son activité de réalisateur, il est connu au Japon surtout sous son pseudonyme de Beat Takeshi.

Depuis avril 2005, il est professeur à l’École Universitaire des Arts (Visual Arts) de Tokyo. Il possède sa propre société de production, Office Kitano, qui a lancé le Tokyo Filmex en 2000.

Ses premiers films sont des comédies dramatiques sur les yakuzas ou sur la police, remarqués par les critiques pour son humour pince-sans-rire. Cinématographiquement, il est friand de plans-séquence où rien ne semble se passer et de scènes immédiatement coupées dès que la fin de l'action est atteinte. Beaucoup de ses films font preuve d'une philosophie sombre, voire nihiliste mais non sans humour ni affection pour ses personnages. Les films de Kitano, qui semblent laisser des impressions controversées auprès du public, prennent la forme de comédies sombres ou de films de yakuzas et soulèvent des questions morales.

Il est connu en premier lieu du public japonais comme animateur et acteur de télévision, pour son rôle en tant qu'acteur principal dans la comédie Oretachi Hyōkin-zoku (1981–1989) et pour le jeu Takeshi's Castle (1986–1989).

En tant que cinéaste, son plus gros succès commercial national est, en 2003, son portrait audacieux de Zatoichi, un personnage culte du Japon, maintes fois utilisé dans des films ou des séries télévisée.

BiographieModifier

Vie personnelleModifier

Takeshi Kitano est le plus jeune des quatre enfants de Kikujirō et de Saki Kitano. Son père travaillait comme peintre en bâtiment[1] et a peut-être été yakuza, ce qu'a révélé Takeshi, tandis que sa mère avait une éducation et une discipline stricte, travaillait dans une usine[2]. Il a deux frères, Shigekazu et Masaru et une sœur, Yasuko. Masaru est professeur à l'Université Meiji et apparaît régulièrement dans plusieurs émissions télévisées japonaises.

Kitano a épousé Mikiko Matsuda, ancienne comique manzai, en 1978. Ils ont un fils, Atsushi Kitano et une fille, Shoko Kitano. Shoko est chanteuse et actrice. Elle a fait ses débuts comme chanteuse, produite par le cofondateur de X Japan, Yoshiki Hayashi, et est apparue sous le nom de Shoko Matsuda (Matsuda étant le nom de jeune fille de sa mère) dans le film de son père Hana-bi en 1997.

En août 1994, un grave accident de moto l'envoie à l'hôpital[3] où il subit une importante opération chirurgicale pour retrouver l'usage d'un côté de son corps paralysé. La sévérité de ses blessures est apparemment due au fait qu'il ne portait pas de casque. Par la suite, Kitano, réalisateur fasciné par la mort violente, a suggéré lors d'une interview que cet accident était une « tentative de suicide inconsciente »[4] due à la pression de sa carrière montée en flèche[3].

Après son accident de moto, Kitano reprend la peinture. Son style rappelle celui du peintre franco-russe Chagall. Ses peintures ont été exposées en galerie, publiées sous forme de livres et ornent les pochettes de plusieurs des disques contenant la musique de ses films. Ses œuvres sont mises en évidence dans son film le plus acclamé par la critique, Hana-bi, sorti en 1997.

Désormais reconnu internationalement, Kitano s'est vu attribuer le titre de Licencié honoraire en Sciences de l'ingénierie par l'Université de Meiji le 7 septembre 2004, 34 ans après avoir arrêté ses études pour poursuivre sa carrière dans le spectacle.

C'est un grand fan de Kiyoshi Hikawa, chanteur de enka (musique populaire japonaise).

Le 21 janvier 2007, son ancien élève comique, Hideo Higashikokubaru, s'est présenté comme gouverneur de la préfecture de Miyazaki et a été élu.

Le comiqueModifier

En 1970, à sa sortie de l'Université Meiji où il a fait des études d'ingénieur pendant quatre ans, Takeshi Kitano trouve un travail de réparateur d'ascenseurs dans une boîte de nuit du quartier d'Asakusa à Tokyo, qui faisait office de théâtre de sketchs comiques et de strip-tease[5]. Là, il a appris beaucoup, notamment grâce au comédien Senzaburo Fukami[5]. Petit à petit, quand un des membres réguliers du club tombait malade, Kitano prenait sa place sur scène. C'est ainsi qu'a commencé sa carrière de comique.

En 1972, il fonde le duo The Two Beats (Beat Takeshi et Beat Kiyoshi) avec son ami Nirō Kaneko ; ils créent ensemble des manzai, sketchs satiriques basés sur une improvisation verbale. Le pseudonyme et le personnage de Beat Takeshi naissent ainsi[5].

En 1976, ils jouent à la télévision pour la première fois et obtiennent un succès immédiat qui les propulse au niveau national. La raison de leur succès est due aux thèmes de Kitano, qui sont bien plus risqués que les traditionnels manzai. Ses plaisanteries ciblent les personnes socialement vulnérables, les vieux, les handicapés, les pauvres, les enfants, les femmes, les imbéciles et les laids. Des plaintes envoyées aux producteurs de la chaîne provoquent la censure de certains des dialogues et plaisanteries les plus osés. Kitano confirme dans une interview télévisée qu'il lui fut interdit d'accéder aux studios NHK pendant 5 ans pour s'être montré dans un show alors qu'il le lui avait été interdit. Bien que le couple Two Beats constitue l'un des plus grands succès du genre durant les années 1970 et 80, Kitano décide de continuer seul et le duo est dissout.

Certains éléments autobiographiques remontant à sa carrière manzai se retrouvent dans son film de 1996, Kids Return.

L'acteur et le réalisateurModifier

En tant qu'acteur, il est principalement engagé pour des rôles de gangsters au caractère dur. En 1983, dans un tout autre registre, il joue dans son premier grand film : Nagisa Ōshima l'engage en effet pour son film Furyo. Takeshi y tient le rôle du sergent Gengo Hara, à la fois sadique et sympathique, dans un camp de prisonniers de guerre en Indonésie durant la Seconde Guerre mondiale. Kitano le considère comme son « premier vrai rôle au cinéma »[5].

Après plusieurs autres rôles, pour la plupart des comédies, il est choisi en 1989 pour jouer dans Violent Cop, où il tient le rôle d'un détective sociopathe qui répond à la violence par la violence. Lorsque le réalisateur initial Kinji Fukasaku tombe malade, Kitano se propose pour diriger le film. Il remanie considérablement le scénario et transforme son personnage en antihéros solitaire et à contre-courant. Le film est un succès au Japon, tant commercial que critique. Il marque donc le début de la carrière de réalisateur de Kitano.

Jugatsu, son deuxième film en tant que réalisateur et le premier comme scénariste, sort en 1990. Ce long métrage suit un jeune homme dont l'entraîneur de baseball est menacé par un yakuza local et qui décide de se rendre avec un ami sur l'île d'Okinawa pour se procurer des armes et assouvir sa vengeance. Sur le chemin, ils sont aidés par un gangster psychotique joué par Kitano lui-même, qui a sa propre vengeance à assouvir. Avec une maîtrise complète du script et de la réalisation, Kitano utilise ce film pour affirmer son style : une violence choquante, un humour noir étrange et des scènes d'images arrêtées stoïques. Malgré cela, le film est un échec et ne permet pas de couvrir les coûts de production lors de son exploitation initiale.

Le troisième film de Kitano, A Scene at the Sea, sort en 1991. Il n'y a pas de gangsters, mais un éboueur sourd déterminé à apprendre à surfer après avoir découvert pendant son travail une planche de surf cassée. Une jeune femme, également sourde, suit ses progrès et l'aide lorsqu'elle le peut. Le film montre une facette plus romantique et délicate de Kitano ainsi que l'humour pince-sans-rire qui est une de ses marques de fabrique.

Les spectateurs étrangers, qui dépasseront en nombre son public national dans les années qui suivront, ainsi que la presse européenne et notamment française[5], remarquent les films de Kitano après la sortie de Sonatine, son quatrième film, en 1993. Il y joue un yakuza de Tokyo envoyé par son patron à Okinawa pour aider à mettre fin à une guerre de gangs. Fatigué de sa vie de gangster, ce personnage découvre que la mission entière est un leurre.

Les influences des films dirigés par Kitano sont variées : le cinéma américain (notamment Quentin Tarantino), ainsi que le maître du yakuza eiga (films sur la pègre japonaise moderne), Kinji Fukasaku, à qui il rend hommage dans Sonatine.

La sortie de Getting Any? en 1995 montre un Kitano retournant à ses racines : la comédie. Ce film, qui se présente comme un assemblage de scènes comiques, se concentre autour d'un personnage, Asao, qui essaye de faire l'amour dans une voiture. Getting Any? ne rencontre qu'un succès limité au Japon. Une bonne partie du film moque la culture japonaise populaire, comme Ultraman ou Godzilla et même le personnage de Zatoichi que Kitano lui-même reprendra huit ans plus tard. La même année, Kitano apparait dans Johnny Mnemonic de Robert Longo, bien que son temps sur écran a été énormément réduit pour la sortie américaine du film.

Kitano réalise ensuite Kids Return en 1996, juste après son rétablissement. À cette époque, c'est son film le plus réussi au Japon.

Pendant des années, les films de Kitano ont surtout du succès auprès des amateurs étrangers de cinéma d'art et d'essai. En 1997, Hana-bi, qui lui vaut notamment de remporter le prestigieux Lion d'or à la Mostra de Venise affirme alors son statut international de cinéaste majeur du cinéma moderne japonais.

En parallèle, il continue de jouer pour d'autres réalisateurs. Parmi ses rôles les plus significatifs, figure celui du samouraï Hijikata Toshizō, vice-commandant du Shinsen gumi, dans Taboo (1999) de Nagisa Ōshima, et celui du professeur Kitano dans Battle Royale (2000), une dystopie à grand succès et controversée, situé dans un futur sombre où un groupe d'adolescents est choisi aléatoirement chaque année pour s'entretuer sur une île déserte[6].

En 1999, Kitano marque également les esprits en incarnant Kikujiro dans son propre film L'Été de Kikujiro : il y apparaît comme un petit escroc bon à rien qui finit par faire équipe avec un jeune garçon cherchant sa mère.

Le film Aniki, mon frère de 2001, tourné à Los Angeles, montre un Kitano en yakuza de Tokyo chargé de l'installation d'un empire de drogues à Los Angeles avec l'aide d'un gangster local joué par Omar Epps. Malgré beaucoup de battage médiatique autour du premier film en langue anglaise de Kitano, ce film ne rencontre qu'un accueil mitigé, aux États-Unis comme ailleurs. Kitano devient une cible privilégiée par les critiques aux États-Unis. La critique est moins sévère en Europe et en Asie, quoique beaucoup de critiques ne soient désormais plus aussi élogieux qu'ils l'avaient été pour les films précédents de Kitano.

Il dirige ensuite Dolls, en 2002, dans lequel il raconte trois versions différentes de l'amour éternel. Ce film, dans lequel il ne joue pas, est bien accueilli par le public et la critique.

L'adaptation de Zatoichi en 2003, dans lequel Kitano est acteur et réalisateur, nous montre toute la verve du réalisateur. Ce film, pour lequel il se teint les cheveux en blond, ce qui choque initialement le Japon car les interprètes traditionnels de Zatoichi ont tous les cheveux noirs, fait taire beaucoup de ses détracteurs. Zatoichi est une pure invention cinématographique et une réussite évidente confirmant le talent de ce réalisateur atypique. Avec sa vision nouvelle du personnage, ce film devient le plus grand succès de Kitano au box-office japonais, et connaît un certain succès lors de sa sortie internationale. Il remporte de nombreuses récompenses au Japon comme à l'étranger, notamment le Lion d'argent à la Mostra de Venise.

Son film Takeshis' sort au Japon en novembre 2005 avec une accroche inhabituelle en anglais : « 500 % Kitano - Rien à ajouter ! ». Il enchaîne en 2007 avec Glory to the Filmmaker !, puis en 2008 avec Achille et la Tortue. Ces trois longs métrages forment une trilogie burlesque et autobiographique de Kitano : Takeshis' traite de Kitano acteur, Glory to the Filmmaker ! de Kitano réalisateur et Achille et la Tortue de Kitano peintre.

Son long-métrage suivant, Outrage (2010), marque ses retrouvailles avec la veine du film de yakuza. Il continue dans ce genre avec deux suites, Outrage: Beyond (2012) et Outrage: Coda (2017), ainsi que Ryuzo 7 (2015).

Pour écrire les musiques de ses films, Kitano fait régulièrement appel au compositeur Joe Hisaishi (notamment connu pour son travail pour le Studio Ghibli), à partir de A Scene at the Sea . Cependant, pendant la réalisation de Dolls, un désaccord, apparemment concernant les mélodies à inclure dans la bande originale, conduit à l'arrêt de leur collaboration ; ils n'ont pas travaillé ensemble depuis ce film.

Le créateur de jeux vidéoModifier

Takeshi Kitano a sorti un jeu vidéo du nom de Takeshi no Chōsenjō (Le défi de Takeshi) en 1986 sur la console Famicom de Nintendo. Le principe est d'accomplir des missions répétitives, inutiles et presque impossibles telles que chanter 3 fois une chanson pratiquement impossible à chanter (la Famicom possédait un micro), résoudre des énigmes sans aucune logique, ou choisir entre plusieurs choix idiots (comme dans le passage de la carte). Sur l'écran titre, on pouvait lire « ce jeu a été réalisé par quelqu'un qui déteste les jeux vidéo »[7].

Trente ans plus tard, Sega l'embauche pour le jeu Yakuza 6, pour lequel il est modélisé afin d'incarner un antagoniste face à Kazuma Kiryu, le protagoniste principal.

Beat Takeshi et Takeshi KitanoModifier

La carrière de Takeshi Kitano balance entre ses deux personnages. Il réserve Takeshi Kitano à ses rôles d'homme « sérieux » (comme le réalisateur, mais aussi certains de ses rôles d'acteur, par exemple pour Furyo et Tokyo Eyes) et Beat Takeshi à l'acteur, le comique et aussi l'animateur d'émissions télévisées. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il a créé le jeu télévisé Takeshi's Castle, diffusé sur Tokyo Broadcasting System de 1986 à 1989, et ultérieurement dans d'autres pays.

Inspirations et influencesModifier

Son jeu d'acteur est caractérisé par un visage presque inexpressif. Il en a expliqué la raison en déclarant : « dans mes films et ceux des autres, j'essaie en général d'inhiber mes expressions faciales pour que le spectateur, suivant la situation, ressente ses propres émotions à travers mon personnage »[réf. nécessaire].

Sonatine, mélodie mortelle a très largement été inspiré par la Guerre des gangs à Okinawa réalisée en 1971 par Kinji Fukasaku.

Outre la trame sensiblement identique (un chef de gang téméraire déchu et trahi par son chef est banni de la métropole et s'exile sur Okinawa Hontō en compagnie de ses lieutenants), et la brutalité des scènes de combat au pistolet ou à main nue (Okinawa est le berceau du karaté et du nunchaku), on décèle une ressemblance frappante entre le chef de gang de chacun des deux films (costume impeccable et lunettes noires de rigueur, esprit fier et de la vieille école, volontiers frondeur envers les vieux caïds), de même qu'entre les deux idylles éphémères mais sincères que vit le héros.

Ce qui surtout laisse peu de doute quant à l'inspiration de Kitano par Fukasaku, est la chanson en dialecte d'Okinawa, accompagnée au shamisen (un instrument de musique traditionnel à cordes) qui se répète tout au long des deux films. La chanson est interprétée en costumes traditionnels, comme dans le film de Fukasaku. Mais dans le film de Kitano, elle y est aussi « parodiée », par Susumu Terajima et son compère d'Okinawa qui se travestissent un soir d'ennui et de boisson sur la plage… La dérision d'une scène dite sérieuse ou tragique est une constante dans l'œuvre de Kitano.

Plutôt qu'un plagiat, il s'agit vraisemblablement ici plus d'un hommage que Kitano rend à Fukasaku car il ne faut pas oublier que la première expérience de Takeshi en tant que réalisateur est due au désistement in extremis de Kinji Fukasaku sur Violent Cop.

Animateur de télévisionModifier

C'est aussi un animateur de télévision populaire.

Takeshi's Castle est un jeu télévisé diffusé depuis les années 1980. Ce programme, caractérisé par un style de concours physiques proche de la farce, a gagné une popularité culte aux États-Unis (où certaines parties passent dans l'émission MXC sur Spike TV, ainsi qu'au Royaume-Uni). En Italie, le programme était connu sous le titre Mai dire Banzai avec le personnage de Kitano renommé Mashiro Tamigi. En Espagne, il est également devenu culte sous le nom de Humor amarillo (es), pour lequel le doublage, humoristique, n'a rien à voir avec les dialogues réels.

Takeshi dirige aussi un programme de télévision hebdomadaire appelé Beat Takeshi's TV Tackle, regroupant un panel de politiciens et de comiques discutant d’événements d'actualité.

Plus récemment, il a animé Koko ga hen da yo, nihonjin (« Hé les Japonais, ça c'est bizarre ! »), un talk show dans lequel un grand panel d'étrangers parlant le japonais débattent des questions actuelles de la société japonaise.

Depuis 1997, il est le narrateur de Kisekitaiken! Unbelievable.

Autres activitésModifier

Takeshi Kitano s'est également essayé à la chanson, il a sorti plusieurs albums dont certains ont eu un petit succès commercial au Japon. Il réalise également des peintures, présentes en grand nombre dans son film Hana-bi, ainsi que des sculptures.

Kitano a écrit plus de cinquante livres de poésie, des critiques de films et plusieurs romans, dont quelques-uns ont aussi été adaptés dans des films par d'autres réalisateurs.

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

ActeurModifier

DoublageModifier

Films d'animationModifier

Jeux vidéoModifier

Œuvre littéraireModifier

Roman et nouvellesModifier

  • Naissance d'un gourou (2005), roman - À la suite d'une rupture, Kazuo Takayama, un jeune garçon crédule, rallie une communauté religieuse dirigée par un maître spirituel habile et dépourvu de sens moral.
  • Boy (2012), trois nouvelles sur le monde de l’enfance et de l’adolescence, publiées au Japon en 1987 et en France aux Éditions Wombat 2012 et Points Poche 2014

Ouvrages autobiographiquesModifier

  • La Vie en gris et rose (1984), livre autobiographique racontant l'enfance de Takeshi Kitano dans le Japon d'après guerre.
  • Asakusa kid (1998), livre autobiographique, retraçant le début de sa carrière, en tant que comique de manzai au Français, un cabaret d'Asakusa.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

 
Takeshi Kitano recevant le Lion d'or en 1997 pour Hana-bi.

DécorationsModifier

Nominations et sélectionsModifier

Voix françaisesModifier

Box-office des films réalisés par Takeshi KitanoModifier

Les films de Takeshi Kitano en tant que réalisateur ont rapportés 110,5 millions de dollars de recettes mondiales, dont 2,4 millions sur le territoire américain. En France, ses films ont cumulé 1,6 million d'entrées.

Film Budget   États-Unis[15]   France[15]   Monde
Violent Cop NC 1 960 $[15] 18 857 entrées[15] NC
Jugatsu NC 1 471 $[16] 41 542 entrées[15] NC
A Scene at the Sea NC NC 40 382 entrées[15] NC
Sonatine, mélodie mortelle 4 500 000 $[17] 58 834 $[18] 37 402 entrées[18] NC
Getting any ? NC NC 7 805 entrées[15] NC
Kids Return NC NC 28 111 entrées NC
Hana-bi 2 300 000 $[19] 500 000 $[15] 273 787 entrées[20] 6 517 823 $[15]
L'Été de Kikujiro NC 198 238 $[21] 427 777 entrées[22] NC
Aniki, mon frère 10 000 000 $[23] 450 594 $[15] 252 775 entrées[15] 15 284 235 $[15]
Dolls NC 4 067 $[15] 182 136 entrées[15] 5 405 725 $[24]
Zatoichi 4 000 000 $[25] 1 118 163 $[26] 252 772 entrées[15] 32 285 593 $[26]
Takeshis' NC NC 19 340 entrées[27] 1 270 717 $[28]
Glory to the Filmmaker! NC NC 2 402 entrées[15] 409 179 $[29]
Achille et la Tortue NC NC 37 750 entrées[30] 950 000 $[15]
Outrage NC 44 745 $[15] 29 087 entrées[15] 8 428 636 $[15]
Outrage: Beyond NC 3 878 $[15] NC 16 215 856 $[31]
Ryuzo 7 NC NC NC 11 757 243 $[32]
Outrage Coda NC NC NC 11 974 433 $[33]
  • Légendes : Budget (entre 1 et 10 M$, entre 10 et 100 M$ et plus de 100 M$), États-Unis (entre 1 et 50 M$, entre 50 et 100 M$ et plus de 100 M$), France (entre 100 000 et 1 M d'entrées, entre 1 et 2 M d'entrées et plus de 2 M d'entrées) et monde (entre 1 et 100 M$, entre 100 et 200 M$ et plus de 200 M$).

ExpositionsModifier

  • Gosse de peintre à la Fondation Cartier (printemps-été 2010) : L'univers de Beat Takeshi, peintures, objets "improbables", vidéos, sculptures... À cette occasion, Takeshi Kitano se voit remettre les insignes de commandeur des Arts et des lettres[12].

Notes et référencesModifier

Notes
Références
  1. (ru) « Archived copy » [archive du ] (consulté le 2 octobre 2013)
  2. « "Beat" Takeshi: The Hollywood Flashback Interview », thehollywoodinterview.blogspot.com, (consulté le 13 décembre 2015)
  3. a et b https://www.lesinrocks.com/2010/03/12/actualite/takeshi-kitano-lhomme-qui-tombe-1132980/
  4. voir page 82, Asian Pop Cinema: Bombay to Tokyo, Lee Server, Chronicle Books, San Francisco, 1999
  5. a b c d et e http://next.liberation.fr/cinema/2003/11/05/mes-dates-cles-par-kitano-takeshi_450633
  6. « Dans Battle Royal, Takeshi Kitano défraye la chronique », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2018)
  7. (fr) Eric Simonovici, « Reality show », sur OverGame.com (via Internet Archive), (consulté le 29 février 2008)
  8. (ja) « Site officiel du film Ryuzo 7 », sur AAA (consulté le 27 décembre 2014)
  9. http://fr.ign.com/ghost-in-the-shell-theater/11986/news/ghost-in-the-shell-takeshi-kitano-au-casting-du-fi
  10. http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Takeshi-Kitano-est-le-premier-acteur-japonais-au-casting-de-Ghost-in-the-Shell
  11. (en) Ollie Barder, « First Look At Takeshi Kitano In 'Yakuza 6’ »,
  12. a et b « Takeshi Kitano Commandeur dans l’ordre des Arts et des lettres », (consulté le 22 février 2011)
  13. « Fiche de doublage V.F. de Battle Royale », sur voxofilm.free.fr (consulté le 18 février 2016)
  14. « Fiche de doublage V.F. de Zatoichi », sur voxofilm.free.fr (consulté le 18 février 2016)
  15. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u « Takeshi Kitano », sur Jp's Box-office.com (consulté le 9 juillet 2012).
  16. http://www.imdb.fr/title/tt0098967/business
  17. http://www.kitanotakeshi.com/index.php?content=biography
  18. a et b « Sonatine (1993) », sur Jp's Box-office (consulté le 4 mai 2018).
  19. Kitano, Takeshi, Fireworks DVD booklet, 1998, New Yorker Films. Consulté le 26 décembre 2015
  20. « Box-office français de Hana-Bi », sur Lumière (consulté le 4 mai 2018).
  21. http://www.imdb.fr/title/tt0199683/business
  22. « Film : Kikujiro no natsu », sur Lumiere (consulté le 4 mai 2018)
  23. http://www.imdb.fr/title/tt0222851/business
  24. Dolls, Box-office mojo
  25. Zatoichi, PowerGrid
  26. a et b (en) « Zatoichi (2003) », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 4 mai 2018).
  27. Takeshis, box-office français
  28. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&wk=2005W44&id=_fTAKESHIS01
  29. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&wk=2007W22&id=_fKANTOKUBANZAI01
  30. http://lumiere.obs.coe.int/web/film_info/?id=35443
  31. http://www.boxofficemojo.com/movies/default.htm?id=beyondoutrage.htm
  32. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&wk=2015W18&id=_fRYUZOTONANANINNO01
  33. « Outrage Coda : International Box Office », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 4 mai 2018).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Rencontre du Septième Art, éditions Arléa, 2003 (ouvrage rassemblant quelques entretiens de Takeshi Kitano avec différentes personnes du monde du cinéma)
  • Casio Abe, Beat Takeshi vs. Takeshi Kitano, Kaya Press, 2005
  • Aaron Gerow, Kitano Takeshi, British Film Institute, 2007
  • Benjamin Thomas, Takeshi Kitano : outremarge, éd. Aléas, 2007
  • Takeshi Kitano et Michel Temman, Kitano par Kitano, Grasset & Fasquelle, 2010

VidéographieModifier

Liens externesModifier

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