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Stepan Bandera
Illustration.
Stepan Bandera avant 1934.
Fonctions
Dirigeant de l'OUN-B

(19 ans, 8 mois et 5 jours)
Biographie
Nom de naissance Stepan Andriïovytch Bandera
Date de naissance
Lieu de naissance Staryï Ouhryniv (Galicie, Autriche-Hongrie)
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Munich, Allemagne de l'Ouest
Nature du décès Assassinat
Nationalité Austro-hongroise (1909-1917)
Ukrainienne (1917-1920)
Polonaise (1920-1939)
Apatride
Parti politique OUN puis OUN-B/OUN-R
Diplômé de École polytechnique de Lviv

Signature de Stepan Bandera

Stepan Andriïovytch Bandera (ukrainien : Степа́н Андрі́йович Банде́ра), né le dans la province de Kalouch dans l'Est de l'Empire austro-hongrois et mort assassiné le à Munich, est un homme politique et idéologue nationaliste ukrainien.

Il est l'un des dirigeants de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et le dirigeant de l'Organisation des nationalistes ukrainiens, dite « OUN-B », à tendance extrémiste. Dans sa lutte pour l'indépendance de l'Ukraine contre la Pologne et l'Union soviétique, il collabore avec l'Allemagne nazie en créant la légion ukrainienne, sous commandement de la Wehrmacht.

Le à Lviv, il rédige avec Iaroslav Stetsko une déclaration d'indépendance de l'Ukraine. Celle-ci étant rejetée par l'occupant nazi, il est arrêté et envoyé après janvier 1942 dans le camp de Sachsenhausen. Libéré en , il collabore à nouveau avec l'Allemagne nazie depuis Berlin.

Il fuit en Suisse avant la fin de la guerre pour réapparaître en Allemagne de l'Ouest, où il est assassiné par les services secrets soviétiques.

Sommaire

BiographieModifier

Origines et familleModifier

 
Stepan Bandera en tenue de Plast (1923).

Stepan Bandera naît dans le village de Staryï Ouhryniv, situé dans la province de Kalouch, en Galicie, qui fait à l'époque partie de l'Empire austro-hongrois (actuellement dans l'oblast d'Ivano-Frankivsk, en Ukraine).

Son père, Andriy Bandera, prêtre gréco-catholique (uniate), est un militant nationaliste, membre de l'Organisation militaire ukrainienne (UVO) et de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN)[1]. Sa mère, Myroslava Bandera, fille du prêtre de Staryï Ouhryniv, est issue d'une vieille famille de prêtres catholiques grecs ; elle meurt des suites d’une tuberculose en 1922, lorsque Stepan Bandera a 13 ans[2].

La plupart des membres de la famille connaissent un destin et une fin tragiques. Le , le père, Andriy Bandera, est arrêté par le NKVD, qui l’exécute le . Le même jour, les sœurs de Bandera, Maria-Marta et Oksana, sont déportées en Sibérie en tant que membres de la famille d’un « ennemi du peuple » ; elles sont libérées en 1960 sans droit de retour en Ukraine. Maria-Marta meurt en Sibérie en 1982. Oksana ne peut retourner en Ukraine qu'en 1989. Volodymyra est arrêtée par le NKVD en 1946 et condamnée à dix ans de camp de travail. Ses frères Vasyl et Oleksandr, arrêtés par la Gestapo en 1941, sont internés à Auschwitz, où ils meurent en , frappés à mort par un kapo polonais[a],[3],[4],[5]. Quant à son frère cadet, Bohdan, qui a pris la direction d’un groupe de résistance pendant l’occupation allemande, des doutes subsistent sur son sort[b].

Enfance et formationModifier

Il passe son enfance dans la maison familiale de Staryï Ouhryniv, grandissant dans une atmosphère de patriotisme ukrainien et de nationalisme. De 1919 à 1927, il fréquente le lycée de Stryï. De 1928 à 1932, il étudie l'agronomie à l'École polytechnique de Lviv[6].

Débuts dans le nationalismeModifier

En 1928, il devient membre de l'Organisation militaire ukrainienne, où il s'occupe de la propagande[c],[7],[6]. En 1929, il entre dans l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui vient d'être fondée. Deux ans plus tard, en 1931, il prend la tête de la propagande anti-polonaise de l’OUN[8].

Il part pour l'Allemagne en 1932 pour apprendre les techniques de renseignement dans une académie à Dantzig[9]. À son retour, en 1933, il devient directeur adjoint des guides régionaux et commandant de l'UVO. Cette période se caractérise par une tension grandissante entre les autorités polonaises et la minorité ukrainienne. Les revendications des Ukrainiens se heurtent à une action punitive de « pacification » menée par les autorités polonaises. En 1933, Richard Yari et Yevhen Konovalets engagent des pourparlers avec la Gestapo en vue d'une collaboration et d'un soutien financier[10]. Selon un rapport de l'ONU rédigé en 1947, Stepan Bandera, dès 1934, est agent de renseignement au profit de l'Allemagne nazie, et opère dans la section spéciale de la Gestapo[11].

Lors de la conférence de l’OUN à Berlin, en , Stepan Bandera devient commandant régional de la zone ouest de l'OUN[6]. Avec Yevhen Konovalets, il discute de la légitimité des assassinats politiques comme moyen de défense contre un État qui utilise la terreur avec impunité[12]. Ils commencent ainsi à élaborer un plan pour assassiner le ministre de l'Intérieur polonais, Bronisław Pieracki[10]. L'OUN assassine au total une soixantaine de personnalités, dont le super-intendant de l'école de Lviv, Stanisław Sobiński[13], le ministre des Affaires étrangères polonais, Tadeusz Hołówko, le commissaire de la police polonaise de Lviv, Emilian Czechowski. Le , le ministre Bronisław Pieracki est tué par Hryhorii Matseiko. Cependant, la majorité des victimes des assassinats politiques commis par l'OUN sont des Ukrainiens qui lui sont hostiles[14], à l'instar de l'écrivain Sydir Tverdokhlib[10] ou du directeur du lycée de Lviv, Ivan Babii, assassiné le 25 juillet 1934 sur ordre de Stepan Bandera pour avoir empêché ses étudiants de distribuer des propectus nationalistes[15]. Celui-ci ordonne également d'exécuter un étudiant dénommé Bachynskyi, soupçonné d'être agent double[16].

Condamnations et emprisonnementModifier

À la suite de l'assassinat du ministre de l'Intérieur Bronisław Pieracki, la police polonaise procède à des arrestations de masse dans le milieu nationaliste ukrainien. C'est au cours de cette vaste opération que les autorités polonaises mettent la main sur les archives de l’OUN — appelées aussi « registre de Senyk », du nom d’Omelian Senyk —, qui éclairent sur les activités criminelles du mouvement. Stepan Bandera soupçonne par la suite Omelian Senyk d'avoir collaboré avec les Polonais[17].

Du au , se déroule le procès de l'assassinat de Bronisław Pieracki : Stepan Bandera est jugé avec onze autres prévenus[13],[d]. Avec Mykola Lebed, il est condamné à mort. À l’annonce de la sentence, il crie « Gloire à l'Ukraine »[18]. En , lors d'un autre procès contre les dirigeants de l’OUN, il est à nouveau condamné à mort[13]. Mais les deux décisions de justice sont commuées en emprisonnement à vie dans la prison de Bereza Kartuska, ce qui, selon l'historien ukrainien Vladimir Dovgan, est une clause secrète du pacte de non-agression germano-polonais[16],[19]. Pendant les trois années d'incarcération de Stepan Bandera, Lev Rebet est commandant régional de l’OUN[20] ; ce dernier met alors un terme aux assassinats et réorganise le réseau[18].

Durant son emprisonnement, Stepan Bandera est mis à l'isolement. Il effectue trois grèves de la faim, de neuf, treize et seize jours[21]. Entretemps, le , lors de la seconde grande assemblée de l'OUN, qui se tient à Rome, Andriy Melnyk, alors en exil en Allemagne après l'assassinat de Yevhen Konovalets, est nommé chef du mouvement nationaliste et prend le titre de vozhd[22],[23]. C'est à l'occasion de l'invasion de la Pologne qu'est créée la première unité ukrainienne qui va collaborer avec les nazis : cette unité, forte de six cents hommes issus de l’OUN, est commandée par le colonel Roman Souchko[24]. À la suite de l'offensive allemande contre la Pologne, en , Stepan Bandera est libéré. Le colonel de l'Abwehr Erwin Stolze[25] déclare lors du procès de Nuremberg que les Allemands ont libéré de prison et recruté Stepan Bandera pour leur servir d'agent à l'intérieur de l'URSS avec comme nom de code « consul II »[24],[16],[26]. En , fraîchement libéré de prison, Stepan Bandera part faire traiter ses rhumatismes à Piešťany dans la toute récente République slovaque[27].

Seconde Guerre mondialeModifier

Scission de l'OUN : OUN-M et OUN-BModifier

Sous l'impulsion de Stepan Bandera, un congrès est organisé le à Cracovie pour s'opposer à la direction de l'OUN par Andriy Melnyk[28],[29]. Ce congrès aboutit à la division en deux de l'OUN, la frange menée par Bandera souhaitant entreprendre une politique et des actions plus radicales. De cette scission émergent l'OUN-M, menée par Andriy Melnyk, et l’OUN-B, dirigée par Stepan Bandera et ses partisans, appelés « bandéristes »[30],[16],[31].

Le , au château du Wawel, les nationalistes de l’OUN-B affichent leur loyauté au Troisième Reich devant le gouverneur général de la Pologne, Hans Frank ; en gage de leur bonne foi, ils offrent 38 cloches d'église aux fonderies allemandes[32]. En , par l'intermédiaire de Richard Yari, Stepan Bandera et l'Abwehr installent le siège de l'OUN-B à Vienne. En , à la suite du second congrès général de l'OUN-B, à Cracovie, Stepan Bandera est reconduit comme dirigeant du mouvement[6]. L'OUN-B prend la résolution de combattre les Juifs, considérés comme favorables aux Soviétiques, qui sont d'après lui l'avant-garde de l'impérialisme moscovite en Ukraine et aussi le « principal ennemi »[33],[34],[35],[36]. En 1941, l'OUN-B et le prêtre nationaliste Ivan Hrynokh créent une unité de renseignement, le SB (Sloujba Bezpeky, pour « service de sécurité »), aux méthodes similaires à la Sicherheitsdienst[37] et commandé par Mykola Arsenytch-Berezovskiy[e].

Indépendance de l'UkraineModifier

 
Des Ukrainiens accueillant des soldats allemands en 1941.

La Gestapo et l'Abwehr protègent les partisans de Stepan Bandera, considérant que les organisations qu'il dirige peuvent leur être utiles[Trad 1],[38]. En , à Zakopane, la Gestapo entraîne Mykola Lebed et d'autres bandéristes au sabotage, à la guérilla et aux assassinats[39],[40].

Le , à la suite de tractations avec le chef de l'Abwehr, Wilhelm Canaris, Stepan Bandera reçoit deux millions et demi de marks au nom de l'OUN-B pour former le corps de la future armée d'une Ukraine indépendante[41],[42]. En , cette légion ukrainienne — composée de 600 bandéristes, incorporés dans les bataillons Roland et Nachtigall, tous deux équipés par l'Abwehr — est créée dans le but de combattre les Soviétiques pour le compte du Troisième Reich[29],[43]. Lors de l'opération Barbarossa, qui commence le , la légion ukrainienne se bat aux côtés de l'armée allemande contre l'Armée rouge. Stepan Bandera envoie 1 500 bandéristes supplémentaires pour soutenir l'avancée allemande[29].

Du au a lieu un important massacre de Juifs à Lviv. Les Einsatzgruppen organisent les attaques avec l'aide des unités paramilitaires ukrainiennes pro-nazies menées par Stepan Bandera[36],[44]. La Wehrmacht a pour ordre de ne pas s'interposer entre les milices et les Juifs[45]. Lors du massacre des professeurs de Lviv, les noms des enseignants juifs de l'école polytechnique de Lviv, où Stepan Bandera avait fait ses études d'agronomie, sont sur les listes des personnes à éliminer[46].

Dès que la Wehrmacht a chassé l'Armée rouge, le , la population ukrainienne de l'ouest accueille l'armée allemande comme des libérateurs[47]. La déclaration d'indépendance de l'Ukraine est proclamée à Lviv par l'OUN sous la direction à distance[f] de Stepan Bandera[g]. Le Premier ministre du nouveau gouvernement est Iaroslav Stetsko, et le président du Conseil des Anciens Kost Levytsky. La troisième clause de la déclaration est sans équivoque à l'égard de la collaboration[Trad 2],[48] : « L’État ukrainien nouvellement formé travaille en étroite collaboration avec le national-socialisme de la « Grande Allemagne », sous la direction de son chef, Adolf Hitler, qui veut créer un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide les Ukrainiens à se libérer de l'occupation soviétique. L'Armée révolutionnaire populaire ukrainienne, qui a été formée sur les terres ukrainiennes, veut continuer à se battre aux côtés de l'armée allemande alliée contre l'occupation moscovite pour un État souverain et uni et un nouvel ordre dans le monde entier »[h].

Rupture avec les occupantsModifier

Malgré les conseils d'Alfred Rosenberg, qui expliquait que Stepan Bandera serait utile et facilement manipulable si les nazis le laissaient diriger son gouvernement[49], ce nouvel État ukrainien ne sera finalement pas reconnu par Hitler, car en contradiction avec les projets nazis de transformer les territoires de l'est en simples colonies allemandes, le fameux espace vital[i]. Les artisans de sa proclamation sont arrêtés. Le , Stepan Bandera est arrêté à Cracovie et transféré à Berlin avec Iaroslav Stetsko[50]. Stepan Bandera proteste devant la chancellerie du Reich au sujet de l'arrestation de son gouvernement[51]. Il est assigné à résidence, tandis que Iaroslav Stetsko est libre de circuler dans la ville jusqu'en août 1941[52]. Selon l'historien Timothy Snyder, il est gardé en réserve dans l'hypothèse où il pourrait un jour être utile aux nazis[Trad 3],[53],[j],[54].

La Gestapo et l'Abwehr se disputent les services de Stepan Bandera et de l’OUN-B, la première pour des opérations de basse police dans le Reichskommissariat Ukraine, la seconde pour une infiltration derrière les lignes soviétiques[38]. Les deux dirigeants de l'OUN soumettent à l'OKW comme au RSHA des projets de collaboration mais, internés à la prison centrale de Berlin-Spandau dès le à la suite de l'assassinat le de deux chefs de l'OUN-M, Omelian Senyk et Mykola Stsiborskyi[55], qui ont refusé de rejoindre l’OUN-B[56], ils perdront la partie définitivement avec la dénonciation le d'un complot indépendantiste[Trad 4],[57],[58].

Pendant l'incarcération de son chef, l'OUN-B est dirigé par Mykola Lebed[59] qui, malgré un avis de recherche, ne sera jamais arrêté car ayant des amis bien placés[56] comme le père Ivan Hrynokh. À l'automne-hiver 1941, les bataillons Nachtigall et Roland sont dissous. Certains de leurs combattants sont intégrés volontairement au 201e bataillon de la Schutzmannschaft pour mater la résistance ukrainienne et continuer les massacres contre les Juifs, les Polonais et les communistes, notamment lors du massacre de Babi Yar où 33 771 personnes[60] (Juifs, prisonniers de guerre soviétiques, communistes, Roms, Ukrainiens et otages civils) ont été assassinés par les nazis et leurs collaborateurs ukrainiens.

Stepan Bandera est emprisonné, après , au camp de concentration de Sachsenhausen, dans la section réservée aux hautes personnalités politiques[61].

 
Monument aux victimes assassinées par l'UPA à Liszna, Voïvodie des Basses-Carpates, Pologne.

Début 1942, en Volhynie, l'OUN-B distribue des tracts pour encourager les Ukrainiens à aider matériellement et moralement les nazis dans leur combat contre le bolchevisme[62].

En , en Volhynie, mécontents de la politique nazie en Ukraine, les Ukrainiens forment une armée qu'ils baptisent l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), avec comme objectif de combattre l'Allemagne nazie, l'URSS et les partisans polonais. Mykola Lebed et Roman Choukhevytch prennent la tête de cette armée qui passe sous l'autorité de l'OUN-B[53]. Stepan Bandera, depuis sa prison, s'y oppose d'abord, car il croit qu'une armée clandestine ne peut pas gagner la guerre. Cependant, lorsque l'UPA devient réalité, il lui donne son appui[63].

Le , il lance aux auxiliaires de police ukrainiens, l'UP, un appel à déserter avec leurs armes. C'est la « sortie par la forêt »[Trad 5],[Trad 6] : refusant de combattre contre leurs compatriotes, dix mille membres de l'UP prennent le maquis pour échapper aux sanctions[64]. Ils en constitueront les éléments aguerris[64]. En , au cours du troisième grand rassemblement du mouvement, l'OUN-B procède à une révision majeure de sa politique en préconisant le pluralisme et la social-démocratie, mais Stepan Bandera, depuis sa prison, rejette toute idée d'abandon du nationalisme pur et dur[6]. En 1943, l'UPA massacre entre 40 000 à 60 000 Polonais dont beaucoup de femmes et d'enfants[53] en copiant les méthodes de purification ethnique des nazis[65].

Nouvelle collaboration contre l'ennemi communModifier

À partir de , l'UPA commence à combattre franchement l'occupation nazie[66], lutte qui sera finalement de courte durée car en la direction de l'OUN-B donne l'ordre de « basculer complètement de la lutte menée contre les Allemands à la lutte totale contre l'Union soviétique »[63].

Le , le colonel de l'Abwehr, Hanns Linhardt, signale à ses supérieurs que « les renseignements militaires livrés par l'UPA sont assez abondants (10-15 rapports par jour). Parfois, les unités ukrainiennes se battent en coopération avec la Wehrmacht contre l'Armée rouge et les bandes bolcheviques... Les unités de l'UPA ont subi de lourdes pertes et nous ont déjà rendu des services incalculables dans certaines affaires politiques. Fait important, les bandes ukrainiennes ont cessé de se battre contre les Allemands »[67].

 
Affiche de propagande pour le recrutement d'Ukrainiens au sein de la division SS Galicie.

Le [6], alors que l'Armée rouge progresse rapidement, les nazis veulent créer un organisme politique ukrainien favorable aux nazis et placer à la tête de ce comité national ukrainien une personnalité consensuelle. Le responsable du SD et du RSHA, Ernst Kaltenbrunner[68] propose de libérer Stepan Bandera pour représenter le comité afin de collaborer de nouveau. Stepan Bandera est libéré avec d'autres chefs du courant nationaliste ukrainien le jour même. Toutefois, Stepan Bandera n'adhère pas au comité national ukrainien, pensant que l'Allemagne nazie est en train de perdre la guerre et que toute collaboration avec elle est désormais inutile. Malgré tout, en , il aide les nazis en incitant la population ukrainienne à prendre les armes contre l'avancée soviétique et envoie des troupes de l’OUN-B et de l'UPA, équipées et armées par les Allemands, derrière les lignes ennemies avec les moyens de transport mis à leur disposition par les nazis jusqu'à début 1945[69],[70]. D'après l'universitaire américain Mordecai Paldiel, en , jusqu'à 220 000 Ukrainiens ont combattu du côté allemand[71].

De plus Stepan Bandera et son adjoint, Iaroslav Stetsko sont approchés par Otto Skorzeny pour discuter de plans de sabotage contre l'Armée rouge[Trad 7],[70]. Stepan Bandera en profite pour installer son quartier-général à Berlin[72]. La presse allemande publie un grand nombre d'articles sur les succès de l’UPA dans la lutte contre le bolchevisme et appelle les membres de l'UPA « les militants ukrainiens pour la liberté[73] ».

Puis, en , voyant que la défaite allemande est inéluctable, Stepan Bandera décide de fuir Berlin par le sud[74] et d'attendre la fin de la guerre[75].

Exil en AllemagneModifier

 
Maison dans laquelle Stepan Bandera vivait et où il a été tué.

Fin 1944, Stepan Bandera est en Suisse. Dans sa cavale, afin d'échapper aux espions soviétiques, il change sans cesse de ville : Berlin, Innsbruck, Seefeld[76]. Ensuite, sur les recommandations des services secrets britanniques, il rejoint la zone américaine de Munich, où il s'installe avec sa femme, Iaroslava Oparivska, et leurs trois enfants, Natalka (née en 1941), Andriy (né en 1942) et Lessia (née en 1948), sous l'identité du correspondant apatride[77] Stefan Popel[78], né à Jarosław. Sous cette fausse identité, Stepan Bandera peut continuer à diriger l'OUN-B. Dès , l'URSS demande officiellement le retour de Stepan Bandera. Le général américain Franklin C. Sibert répond en que Stepan Bandera est un employé de Reinhard Gehlen et qu'il n'a aucune idée de l'endroit où il peut se trouver[79].

Avec le retour de l'Armée rouge en Ukraine de l'Ouest, l'UPA livre une guerre sans merci, les deux côtés commettant des atrocités. Les combats ne cessent qu'en 1953-1954. Pendant toute cette période, depuis l’Allemagne de l'Ouest, Stepan Bandera encourage l'insurrection et essaie de la diriger. Il donne son appui inconditionnel à toutes les actions de l'UPA[80].

À la conférence de l’OUN-B de , Stepan Bandera est toujours reconnu comme membre de la direction de l'organisation. En , il fonde, à Munich[81], le département étranger de l’OUN-B, baptisé OUN(Zch)[82]. Puis, le nom de l'organisation OUN-B devient OUN-R (R pour révolution)[83],[k]. En 1947, il devient le chef unique de l’OUN-R. Mais en 1956, le mouvement OUN-R se divise en deux entités, ce qui donne naissance à l’OUN-Z mené par Lev Rebet et Zinovy Matla[84], qui suit le programme modéré d' que Stepan Bandera a rejeté[85]. En 1952, en protestation contre « l’influence croissante de l’opposition à son leadership parmi les leaders nationalistes, qui s’opposaient à ses tactiques totalitaires », Stepan Bandera démissionne temporairement de son poste de chef de l'OUN-R[86].

En dépit de son combat contre l'Union soviétique, Stepan Bandera n'obtient jamais officiellement l'appui des États-Unis. En effet, l'agent double Kim Philby a rapporté à la CIA que Stepan Bandera est anti-américain et que son organisation est ultranationaliste et fasciste[87], ce qui effraye la CIA, qui considère Stepan Bandera comme dangereux[88],[89]. Jusqu'au début de l'année 1951, seuls les services secrets britanniques (SIS) entretiennent encore de façon officielle des liaisons avec Stepan Bandera, mais ils cessent sous la pression américaine[90],[87]. Toutefois, les services de contre-espionnage américains travaillent main dans la main avec les cadres de l’OUN-R comme Mykola Lebed, Iaroslav Stetsko et Stepan Bandera, à l'occasion de l'opération Ohio[37], dont l'objectif est de recruter des membres de l'OUN en territoire soviétique pour des missions d'espionnage ou d'assassinat.

Dans les années 1950, l'ancien nazi et dorénavant chef du BND, Reinhard Gehlen, travaille avec Stepan Bandera pour fournir de l'aide aux bandéristes ukrainiens afin d'entraver la mainmise soviétique jusqu'en 1956[91] et infiltrer des agents en Union soviétique depuis l’Allemagne. Cependant, dans les années 1950, l'organisation Gehlen est infiltrée par des agents doubles du KGB. Le , Stepan Bandera déjeune avec un haut gradé allemand pour parler des opérations en Ukraine[86]. Le lendemain, il est retrouvé mort.

AssassinatModifier

 
Tombe de Stepan Bandera à Munich (2014).

Le , à 13 h 15, Stepan Bandera est retrouvé étendu au sol, le visage ensanglanté[92] à l'entrée du 7 rue Kreittmayr (Kreittmayrstraße) à Munich, alors qu'il rentrait de l'épicerie[93] ; il meurt, sur le chemin de l’hôpital, d'un empoisonnement au cyanure de potassium, dans un premier temps considéré comme un suicide[94]. Le , il est enterré au cimetière Waldfriedhof de Munich.

Deux ans plus tard, la justice ouest-allemande établit que le meurtrier de Stepan Bandera est Bohdan Stachynsky, un espion à la solde du KGB depuis ses années d'étudiant à Lviv[95]. Selon ses aveux[94], il a utilisé un ingénieux pistolet à gaz[96], créé par les laboratoires Khozyaïstvo Jeleznovo, pour tuer sa victime. Cette arme projette une capsule de cyanure qui, par écrasement, vaporise en fines gouttelettes le poison, provoquant un arrêt cardiaque[97].

Après une enquête approfondie, un procès a lieu du au . Le verdict du tribunal est annoncé le  : Stachynsky est condamné à huit ans d'emprisonnement ferme. La Cour fédérale allemande (la plus haute instance judiciaire de l'Allemagne) confirme que le gouvernement soviétique[l] est le principal responsable du meurtre de Stepan Bandera[94].

Relation avec les différentes forcesModifier

Pologne et URSSModifier

Le premier ennemi chronologique de Stepan Bandera est la Deuxième République de Pologne, qui administre la ville de Lviv. Ensuite vient l'Union soviétique après la disparition de la République populaire ukrainienne (1917-1920). Les années 1931 à 1933 sont marquées par une série de famines en Ukraine qui emporte de 2,6[98] à 5 millions[99] de personnes. De nombreux historiens soutiennent que Staline a utilisé le Holodomor, voire l'a sciemment provoqué, pour briser la paysannerie et le nationalisme ukrainiens[100].

JuifsModifier

Le nationalisme ukrainien n'a pas toujours inclus l'antisémitisme au cœur de son programme et considère les Russes et les Polonais comme les principaux ennemis, les Juifs venant en second[101]. Néanmoins, le nationalisme ukrainien ne fut pas à l'abri de l'influence du climat antisémite qui régnait en Europe orientale et centrale[101], qui[pas clair] avait déjà été fortement racialisé à la fin du XIXe siècle et avait développé un discours antijuif élaboré[102].

L'hostilité à l'égard du gouvernement central soviétique et de la minorité juive a été mise en évidence, en mai 1941, au congrès de l'OUN-B à Cracovie, où la direction de la faction OUN de Bandera adopta le programme Lutte et activité de l'OUN pendant la guerre (en ukrainien : « Боротьба й діяльність ОУН під час війни »), qui esquissait les plans d'activités pour le début de l'invasion nazie de l'Union soviétique et des territoires occidentaux de la RSS d'Ukraine[103]. Le programme déclare que « les Juifs de l'URSS constituent le soutien le plus fidèle du régime bolchevique au pouvoir et à l'avant-garde de l'impérialisme moscovite en Ukraine. Le gouvernement moscovite-bolchevique exploite les sentiments anti-juifs des Ukrainiens pour détourner leur attention de la véritable cause de leur malheur et pour les canaliser, à une époque de frustration envers les pogroms touchant les Juifs. L'OUN combat les Juifs du fait de leur soutien au régime moscovite-bolchevique et, simultanément, il sensibilise les masses au fait que le principal ennemi est Moscou[104]. »

Ainsi, le , quelques jours avant l'invasion de l'URSS[105], un tract bandériste menaçait les Juifs : « Vous avez accueilli Staline avec des fleurs, vos têtes seront jetées aux pieds de Hitler »[106]. Bien plus, avant même l'invasion de l'Ukraine par les armées du Troisième Reich, des affiches disant en ukrainien « Nos ennemis, ce ne sont pas les Allemands, mais les Russes et les Juifs » auraient été placardées dans les rues de Lviv[107].

Troisième ReichModifier

Les relations avec le Troisième Reich sont restées plus nuancées : l'historien David Marples les qualifie de relations ambivalentes, où chacun cherche à exploiter l'autre sans vraiment y parvenir[Trad 8]. Une sorte d'alliance avec un mal pour se prémunir contre un autre, comportant des périodes de coopération et des périodes d'animosité[108]. Il relève que les historiens ukrainiens préfèrent rester silencieux sur les négociations menées avec les Allemands, contrairement aux historiens soviétiques qui les ont mises en avant dans le but de faire passer un ennemi du régime pour un collaborateur[Trad 9],[108].

Nationalistes rivauxModifier

Après que la Wehrmacht a chassé l'Armée rouge de Lviv, Stepan Bandera proclame aussitôt l'indépendance de l'Ukraine le afin de devancer les autres factions nationalistes qui cherchent à prendre la tête d'un État ukrainien[49].

L'OUN-B ne reconnaît pas l'autorité de la République populaire ukrainienne, la cause que défend Taras Borovets, considérant que l'OUN-B est une sorte de proto-État. De plus, Taras Borovets est en désaccord sur la politique de nettoyage ethnique perpétrée par l'UPA contre les Polonais de Volhynie. Alors, le , l'armée révolutionnaire du peuple ukrainien de Taras Borovets est cernée et désarmée par l'UPA de Stepan Bandera. Taras Borovets, qui refuse de rejoindre le mouvement extrémiste des bandéristes, réussit toutefois à s'échapper. En représailles, les officiers de l'armée révolutionnaire du peuple ukrainien et la femme de Taras Borovets sont torturés et exécutés par l’OUN-B[109] ; le reste des troupes de Taras Borovets est soit dispersé, soit intégré à l'UPA. Des soupçons existent aussi sur la responsabilité de l’OUN-B dans le meurtre du colonel Roman Souchko en 1944.

Lorsqu'il est en exil, Stepan Bandera est considéré comme « extrêmement dangereux » dans un rapport du service de renseignements de l'Armée de terre des États-Unis, en raison de son recours à la violence, à la terreur et à l'intimidation contre ses rivaux en Allemagne[82] pour rester à la tête du nationalisme ukrainien.

Partisans soviétiques ukrainiensModifier

L'Ukraine est la première des républiques socialistes soviétiques à être envahies par l'Axe mais aussi la plus durement touchée. Bien que les Ukrainiens de l'Ouest approuvent l'arrivée des Allemands, les dirigeants nazis choisissent une ligne dure : ils préservent le système de fermes collectives, déportent les populations locales dans la « Grande Allemagne » comme main-d'œuvre forcée et engagent la solution finale de la question juive sur le territoire de la République. Dans ces conditions, les Ukrainiens des régions orientales résistent à l'occupation nazie et forment les premiers détachements de partisans soviétiques en Ukraine autour de Oleksiy Fedorov, Mykola Popoudrenko et Sydir Kovpak. Bien que leur objectif soit de libérer l’Ukraine, Stepan Bandera ne s'en fait jamais des alliés ; au contraire, les troupes de l'UPA les combattent aux côtés des nazis.

Opposants ukrainiensModifier

Stepan Bandera a aussi des ennemis ukrainiens. Outre les rivaux de l’OUN-M, il fait exécuter des opposants, comme le directeur de lycée Ivan Babii qui interdit toute agitation politique à ses étudiants[16] : il est tabassé avant d'être abattu de plusieurs balles dans le dos par un étudiant, qui se suicide par la suite[15].

En 1943, les jeunes Ukrainiens qui refusent de rejoindre l'UPA ou de participer aux meurtres de Polonais sont considérés comme traîtres et exécutés[110].

ŒuvresModifier

  • (uk) Stepan Bandera, Українська національна революція, а не тільки протирежимний резистанс [« Révolution nationale ukrainienne, et pas seulement résistance anti-régime »], RFA,‎ .
  • (uk) Stepan Bandera, Перспективи Української Революції [« Perspectives de la révolution ukrainienne »], Drohobych, Vidrodzhennia,‎ .

PostéritéModifier

Stepan Bandera est une figure controversée en Ukraine, certains le considérant, dans sa région natale, comme un héros national, d'autres comme un collaborateur des Allemands[95]. L'assassinat de Bandera par l'URSS confère à ce dernier un statut de martyr de l'indépendance côté ukrainien, tandis que les Soviétiques appellent indistinctement les nationalistes ukrainiens des « banderovtsi »[33],[72].

Tentatives de réhabilitationModifier

Stepan Bandera est élevé à la dignité posthume de Héros d'Ukraine par un décret signé le par le président ukrainien Viktor Iouchtchenko « pour l'invincibilité de l'esprit dans la poursuite de l'idée nationale, l’héroïsme et le sacrifice dans le combat pour l'indépendance de l'État ukrainien »[111]. Cette distinction provoque une vague de protestations dans la Fédération de Russie, de la population russophone d'Ukraine ainsi que la désapprobation et des mises en garde du Parlement européen[112] et d'associations d'anciens combattants en Europe. Des Ukrainiens russophones accusent Viktor Iouchtchenko de « blanchir un fasciste »[113]. En 2010, après l'arrivée au pouvoir de Viktor Ianoukovytch, le tribunal régional de Donetsk invalide le décret.

En février 2010, le député Andriy Paroubiy demande au Parlement européen de revenir sur son opposition à la décision prise par l'ancien président ukrainien Viktor Iouchtchenko d'attribuer à Stepan Bandera, le titre de Héros de l'Ukraine[114]. Or la décision est rejetée en 2011 par le haut tribunal administratif d'Ukraine, sous le prétexte formel que Stepan Bandera, n'étant pas citoyen ukrainien, est inéligible à cette dignité, et l'attribution de ce titre est annulée[115].

La réhabilitation de Stepan Bandera et de son mouvement continue en automne 2014, quand Petro Porochenko remplace le Jour du défenseur de la patrie, fête de la tradition soviétique célébrée chaque année le 23 février, par la Journée des défenseurs de l'Ukraine le 14 octobre, date qui commémore la fondation de l'UPA[116].

Héros de la nationModifier

L'organisation paramilitaire ukrainienne d'extrême droite Tryzub[117], fondée en 1993 par le Congrès des nationalistes ukrainiens, utilise comme nom complet « Tryzub Organisation pan-ukrainienne Stepan Bandera » (en ukrainien : Всеукраї́нська організа́ція «Три́зуб» і́мені Степа́на Банде́ри) dont l'objectif principal est de créer un État ukrainien indépendant[118].

Le , le parti d'extrême droite Svoboda organise une marche aux flambeaux pour célébrer le 105e anniversaire de Stepan Bandera. À cette occasion, des manifestants portent l'uniforme de la division SS Galicie qui a collaboré et combattu avec les nazis[119].

Le , à l'appel des partis nationalistes Secteur droit et Svoboda et du bataillon Azov, une marche aux flambeaux est organisée pour une manifestation commémorant la naissance de Stepan Bandera[120].

En avril 2015, Efraim Zuroff, directeur du centre Simon-Wiesenthal, déclare que cette marche sert « à cacher ou à minimiser le rôle des collaborateurs nazis locaux dans les crimes de l'Holocauste, à promouvoir le bobard de l'équivalence entre les crimes des nazis et ceux des communistes et à glorifier les résistants anti-communistes [...], lesquels étaient des collaborateurs locaux nazis ayant participé aux crimes de la Shoah »[121]. Pour Edouard Dolinsky, directeur du Comité juif d'Ukraine, cette marche n'a rien à voir avec l'antisémitisme mais est plutôt un hommage aux efforts fournis par les Ukrainiens pour obtenir leur indépendance et à leur résistance face à l'agression russe. Quant à Shmuel Kaminezki, le grand rabbin de Dnipropetrovsk, il estime que la majorité des Ukrainiens ne soutient pas l'antisémitisme des organisateurs de cette marche. Il ajoute que Stepan Bandera n'a pas une image d'antisémite en Ukraine mais a plutôt celle d'un héros de la nation[121].

Durant les crises en Ukraine en 2014Modifier

Pendant la crise de Crimée, le président russe Vladimir Poutine salue l'annexion de la péninsule par la Fédération de Russie en déclarant que la Crimée « a été sauvée des nouveaux dirigeants ukrainiens qui sont les héritiers idéologiques de Bandera, le complice de Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale[122] ».

Dans la nuit du au , des inconnus ont essayé de creuser la tombe de Stepan Bandera dans le cimetière Waldfriedhof à Munich. Le consul ukrainien de Munich, Vadym Kostiuk, a confirmé les faits[123].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les témoins ukrainiens l'affirment, les témoins polonais le démentent.
  2. Selon une version, il aurait été tué par balle par les troupes de l'Armée rouge lors de la libération de la région de Mykolaïv le , ayant été pris pour un Allemand. D’après une autre version, au printemps de 1944, il s'était d'abord enfui à l'ouest de l'Ukraine, puis à Vienne, où il aurait vécu jusqu'en 1963. Selon une troisième version, il est victime de la trahison de Peter Voinovsky à Mykolaïv, sur le Boug.
  3. L'UVO collabore déjà avec l'Abwehr dès les années 1920 au détriment de la Pologne, puis l'OUN prendra la relève.
  4. Dont Iaroslav Stetsko, Roman Choukhevytch et Volodymyr Ianiv.
  5. Mykola Arsenych a commandé le SB depuis sa création, jusqu'à son suicide en 1947 quand son bunker fut encerclé par l'Armée rouge.
  6. Selon les sources, Bandera se trouvait alors à Paris ou à Cracovie.
  7. Bandera ne se donne aucun rôle dans le gouvernement, mais se fait acclamer comme chef de l'OUN.
  8. Texte de cette résolution en ukrainien : « 3. Новоповстаюча Українська Держава буде тісно співдіяти з Націонал-Соціалістичною Великою Німеччиною, що під проводом свойого Вождя Адольфа Гітлера творить новий лад в Европі і світі та допомагає Українському Народові визволитися з під московської окупації. Українська Національна Революційна Армія, що твориться на Українській Землі, боротимесь дальше з Союзною Німецькою Армією проти московської окупації за Суверенну Соборну Державу і новий лад у цілому світі. »
    Texte en russe : « 3. Вновь создающееся Украинское Государство будет тесно взаимодействовать с Национал-Социалистической Велико-Германией, которая под руководством своего Вождя Адольфа ГИТЛЕРА создает новый порядок в Европе и в мире и помогает украинскому народу освободиться из-под московской оккупации. Украинская Национальная Революционная Армия, которая создается на украинской земле, будет бороться дальше совместно с СОЮЗНОЙ НЕМЕЦКОЙ АРМИЕЙ против московской оккупации за Суверенное Соборное Государство и новый порядок во всем мире ».
  9. Hitler veut faire de la Crimée, la Riviera des nazis.
  10. Selon un membre du OUN-B dénommé Ievhen Stakhiv, si Stepan Bandera n'avait jamais été emprisonné il aurait été un deuxième Quisling.
  11. Parallèlement, l’OUN-M change de nom pour devenir « OUN-S » (S pour soldarist).
  12. Notamment Alexandre Chélépine et Nikita Khrouchtchev de par leurs fonctions.

Citations en langues étrangèresModifier

  1. « У владних структурах рейху знайшлися сили яки з прагматичних міркувань стали на захист бандерівців. Керівники гестапо сподівалися використовувати їх у власних цілях а керівники абверу а радянському тилу ».
  2. « 3. Новоповстаюча Українська Держава буде тісно співдіяти з Націонал-Соціалістичною Великою Німеччиною, що під проводом свойого Вождя Адольфа Гітлера творить новий лад в Европі і світі та допомагає Українському Народові визволитися з під московської окупації. Українська Національна Революційна Армія, що твориться на Українській Землі, боротимесь дальше з Союзною Німецькою Армією проти московської окупації за Суверенну Соборну Державу і новий лад у цілому світі ».
  3. « Like other east European nationalists of stature, he was being held in reserve for some future contingency when he might be useful to the Nazis ».
  4. « Order by the einsatz-kommando C/5 to its branch offices, 25 November 1941: All functionaries of the ukraine Bandera Movement are to be liquidated on account of their preparations for a revolt ».
  5. « Значно загострилася воєнно-політична ситуація на ПЗУЗ по ініційованому ОУНСД "виході в ліс" у березні-квітні 1943 р. спровокованої німецькими репресіями української допоміжної поліції та пов'язані з цим подальші події. (...) По виході "в ліс", на основі досить розгалуженої підпильної організаційної мережі, розгорнулось творення військово-партизанських структур ОУНСД у великих масштабах ».
  6. « The military-political situation on PZUZ territory was sharpened considerably by the "move into the forest" initiated by OUNSD in March-April 1943 in response to German repressions against the Ukrainian auxiliary police and later related events. (...) After the "move into the forest", OUNSD partisan military structures began to be organized on a large scale on the bases of the branched underground organizational network ».
  7. « Завдання підривної діяльності проти Червоної армії обговорювалося на нараді під Берліном у квітні того ж року (1944) між керівником таємних операцій вермахту О.Скорцені й лідерами українських націоналістів С.бандерою та Я.Стецьком ».
  8. « The relationship between the German occupiers and the nationalists was ambivalent. Possibly one could say that both sides tried to exploit the other for their own benefit ».
  9. « Koval’ comments that the “indisputable fact” of the OUN-B-UPA leadership conducting negotiations with the Germans was something about which Ukrainian historians in the Diaspora preferred to remain silent. Soviet historians, on the other hand, chose to emphasize it, since it depicted the OUN-UPA as collaborators ».

RéférencesModifier

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AnnexesModifier

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BibliographieModifier

LivresModifier

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  • (en) Myroslav Shkandrij, Ukrainian Nationalism: Politics, Ideology, and Literature, 1929-1956, Yale University Press, , 344 p. (ISBN 978-0300210743, lire en ligne).
  • (uk) Académie nationale des sciences d'Ukraine/Institut d'histoire de l'Ukraine, Organisation des Nationalistes Ukrainiens et Armée insurrectionnelle ukrainienne, Kyïv Naukova Dumka, , 495 p. (ISBN 966-00-0460-5, lire en ligne).
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  • (en) Tadeusz Piotrowski, Genocide and Rescue in Wołyń: Recollections of the Ukrainian Nationalist, McFarland & Compagny, Inc, Publishers, , 321 p. (ISBN 0-7864-0773-5, lire en ligne).

JournauxModifier

  • (uk) Déclaration d'indépendance, Stanislaviv, Journal "Ukraine indépendante" numéro 3, (lire en ligne).

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